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Gabriel : de la Magento Academy à l’e-commerce Academy

Je vous propose quelques notes, prisent lors d’un échange avec Gabriel Bouhatous, l’un des fondateur de la Magento Academy.

La Magento academy a été ouverte en novembre 2009.

Les fondateurs avaient tous une vrai expérience sur Magento.

Initialement, on ne faisait que de la formation Magento, décliné en trois formations : utilisateur, développeur et intégrateur.

A partir de septembre 2009, on a enrichi l’offre, avec de nouvelles formations : chef de projet, ingénieur commercial et formation ad-hoc.

On s’est rendu compte que les équipes formés avaient besoin d’autres types de suport.

On a donc décidé de lancer des prestations de conseil et d’audit, début 2011.

Audit : c’est maintenant une offre « packagée » :  3 jours pour le Front, 3 jours pour le back, ou 4 jours pour l’ensemble. On a développé des outils qui permettent d’automatiser en partie ces audits, et de nous faire gagner beaucoup de temps.

Le prix à la journée est de 800 € par jour.

Le résultat d’un audit est une véritable feuille de route, avec des actions à réaliser, le niveau d’urgence et le coût estimé.

Un audit porte sur le respect des bonnes pratiques, la performance du site, et des éléments spécifiques.

On a réalisé dix audits le mois dernier.

Ce que j’ai remarqué, c’est que les responsables ont une grande confiance dans leur site, sur la façon dont il a été réalisé… jusqu’à la catastrophe. Exemple resent : un site qui a raté les soldes parce que le site c’est écroulé. Bilan estimé : 300 000 € de pertes… qui auraient pu être gagnée en traitant le problème au bon moment.

Conseil : Il s’agit de différents types de missions, d’accompagnement sur des projets e-commerce. On aide, par exemple, à cadrer un cahier des charges de manière à ce que la réalisation soit facile avec Magento. L’objectif de ces missions est bien souvent de faire gagner de l’argent, en développant plus vite,et mieux.

Le prix à la journée pour ces missions de conseil est de 1400 € la journée.

Depuis cet été, on a fait évoluer la Magento Academy en e-commerce Academy.

Nous avons intégré trois nouvelles solutions :

Chaque solution a son propre « pool » d’experts.

Chaque expert est donc spécialisé sur une solution.

Nous n’intervenons pas en conseil sur le choix d’une solution, mais sur du conseil, audit et formation sur chacune des solutions.

L’offre est complètement adapté à chaque solution.

On regarde ce qui se passe, et on ajoutera probablement d’autres solutions dans les mois qui viennent. Pas nécessairement des solutions open source PHP ;).

Dans notre univers, les choses évoluent très vite. Hier, le leader était OS-Commerce. D’autres acteurs sont leaders aujourd’hui, et il y en aura sans doute de nouveaux dans quelques mois… La roue tourne.

Ce qui est important, quand on choisi une solution, ce n’est pas tant la richesse fonctionnelle que la taille et le dynamisme de la communauté associée.

 

Premier contact avec l’iPhone 4S et Siri

Je viens de recevoir l’iPhone 4S.

La fonction que je voulais tester est SIRI bien sûr.

Bon, ça fonctionne plutôt bien mais :

  • Les services sont encore très limités. A voir si il sera possible d’étendre ces services, via une API. 
  • Dans bien des cas, il ne comprend pas bien, et l’usage devient vite énervant.
  • Il a besoin d’une connection, et quand on est en Edge, les temps de réponses sont très mauvais.

Moi : Je voudrais acheter un livre à la Fnac

Siri : je ne peux pas vous aider à vendre ou acheter des actions

Moi : Je voudrais prendre le train demain entre Rennes et Paris

Siri : Je ne pense pas pouvoir vous donner le cours de la valeur boursière AU – AngloGold Ashanti pour demain (???)

Moi : Je voudrais prendre l’avion entre Rennes et Marseille, demain

Siri : A bon ? (???)

Bref, sorti des 10 scénarios de bases (envoyer un message, programmer une alarme ou une alerte, la météo, les cours de bourses, recherche sur le web), ça rame pas mal.

A suivre donc, le système est plutôt pas mal au niveau reconnaissance, reste donc à l’enrichir avec beaucoup plus de scénarios.

Baromètre C2C PriceMinister – La Poste

Intéressant de suivre l’évolution du marché du C2C (6ème édition quand même !) :

Quelques indicateurs :

  • plus d’un internaute sur deux est vendeur
  • Croissance de 9% entre 2010 et 2011 du canal internet
  • En 2011, 76 % des Français internautes (68 % en 2010) ont eu recours à l’achat et/ou à la vente entre particuliers, tous canaux confondus
  • Les deux catégories leaders : les livres et les vêtements
(étude réalisée en partenariat avec La Poste et PriceMinister par OpinionWay)

Looklet, pour combiner les looks à l’infini

Looklet est un site qui permet de manipuler mannequin et fringues, de manière à « fabriquer » des looks :

Tout commence avec ce configurateur :

En fait, tout est paramétrable :

  • Le mannequin : silhouette, tête, chevelure, regard ( ! )
  • Les habits, très variés
  • Et enfin, la mise en forme, puisqu’on peut travailler le fond et le traitement d’image
Exemple :
(bon, je ne suis pas un spécialiste de mode moi 😉 )
Ensuite, on peut sauvegarder sa création, participer à des concours, partager sa création sur les réseaux sociaux.
Ce n’est pas la première application à proposer ça, mais j’ai trouvé que c’était particulièrement bien fait : un juste mélange entre puissance et simplicité.
C’est à mon avis un très bon outil pour aider le client à se projeter.
On pourrait imaginer un service de ce type, avec une ergonomie spécifique pour iPad ou iPhone.
(merci Cédric pour l’info)

Actualité Google : Google Trusted Store et Dart

Google est prolifique en ce moment ;).

Google vient de sortir Google Trusted Store.

C’est un label, spécialisé pour le e-commerce.

Pour le client, c’est une marque de confiance.

Pour obtenir le label, le commerçant doit offrir un bon niveau de service (délai avant expédition, …) et s’y tenir.

C’est un concurrent de Fia-Net ou Trusted Shop, qui proposent déjà ce type de service.

 

Comme prévu, Google a également lancé son nouveau langage : Dart.

Comme je le disais hier, je suis de près ce qui se passe à ce niveau, parce que j’ai la conviction qu’il y a beaucoup à faire.

Mais, à ce stade, je n’ai pas été convaincu par Dart. C’est un langage qui ressemble à du Java (rien de mal jusque là 😉 ), et qui, pour être utilisé côté client, peut être « traduit » en Javascript. Je n’ai pas vu, dans les éléments fondamentaux du langage, quoi que ce soit de révolutionnaire. Je ne vois pas bien ce que peut apporter ce langage, à part pour Google qui pourrait être tenté par une stratégie qui nous rappelle Microsoft des années 2000 : avoir des éléments spécifiques dans le navigateur, pour avoir des clients captifs.

A vor également sur le sujet :

J’ai testé pour vous Buyster

Buyster est donc un nouveau moyen de paiement, utilisant le mobile comme « clé ».

J’avais présenté le services ici.

J’ai voulu tester.

Pour l’instant, je n’ai pas trouvé d’usage sur mobile.

J’ai fait un test sur Rue du Commerce.

Let’s go :

Le paiement Buyster est bien proposé comme moyen de paiement.

Bon, cette étape ne me semble pas complètement indispensable ;).

Continuons :

On a donc basculé sur Buyster. Comme je n’ai pas encore de compte, je vais donc en créer un.

Première étape ou je m’identifie à partir de mon numéro de mobile.

Deuxième étape, plus classique. Cette étape doit être nécessaire, car les opérateurs ne doivent pas pouvoir (ou vouloir ?) transmettre la base d’adresse associée au compte client (pb CNIL).

Ou alors, il aurait fallu demander l’autorisation aux clients… Bref, ça aurait été plus compliqué.

Etape suivante, on rentre les informations de la carte de paiement.

Enfin, on associe un code secret à 6 chiffres au compte Buyster.

OK, terminé. L’étape d’après, le paiement est validé, le compte Buyster est créé.

Le prochain coup, je n’aurais plus qu’à m’identifier à partir de mon numéro de téléphone, et à entrer le code d’identification.

Bon, tout ça c’est très bien, mais j’aimerais pouvoir le tester sur un mobile !

Qui sera le premier site à le proposer ?

Les autres articles sur Buyster :

 

Ce que n’ont pas compris les acteurs de la presse

A mon humble avis, les acteurs de la presse qui se regroupent contre Apple n’ont pas bien analysé la situation.

Ces acteurs n’acceptent pas les commissions ponctionnées par Apple sur la vente de contenus et de revues électroniques.

Et pour bien montrer leur indépendance, ils développent des solutions alternatives, permettant de contourner le système d’Apple.

Malin !

Sauf que…

Sauf que ce que n’ont pas compris ces acteurs, c’est qu’Apple est leur plus grand alié.

Apple est le seul à proposer un modèle complètement fermé, un modèle plutôt bien protégé, un modèle sans équivalent, ni sur PC, ni sur androïd.

Ils n’ont pas compris ces acteurs, qu’Apple propose aujourd’hui une incroyable opportunité, ou le contenu peut « encore » être vendu, dans un monde ou l’échange de médias numérique est de plus en plus facile et de plus en plus rapide.

Benjamin, de Presque Parfait, nous parle de Facebook

Je lis un peu partout que le f-commerce c’est nul, que ça marche pas….

J’ai proposé à Benjamin un échange sur ce sujet.

Voici les notes que j’ai prises suite à cet échange :

Déjà, il faut dire que Presque parfait est une marque. Les produits que propose la boutique, on ne les trouvent que chez moi.

La situation est donc différente pour un revendeur, pour qui les produits ne sont pas exclusifs, et qui doit pour exister se battre sur les prix, les services.

Presque parfait existe maintenant depuis un an.

J’ai tout misé sur le bouche à oreille.

Le bouton « Like » sur les pages produits est plutôt bien utilisé.
Exemple : sur un produit comme ce body, on est à plus de 450 like.

Chaque fois qu’une personne clique sur ce lien, l’info remonte dans son flux Facebook, et ces amis reçoivent cette info.

15% du trafic arrivent sur la boutique directement par ce moyen.

Pour les ventes, j’ai deux scénarios :

1) L’achat impulsif :

  • Découverte de la boutique sur Facebook,
  • Arrivée sur le site
  • Achat

2) L’achat « multi couche » :

  • Découverte de la boutique via Facebook,
  • Visite « de courtoisie », pour voir
  • Achat plus tard, en retrouvant la boutique via Google

Pour arriver à ce résultat, j’ai mis en avant les éléments de Facebook sur le site :

Sur la page produit, il y a deux boutons biens visibles : le bouton d’ajout au panier et le bouton like.

Il y a aussi l’encart Facebook associé à la boutique, en bas des pages.

Le bouton Like de cet espace là est bien plus fort, puisque là, le client dit : j’aime la marque.

Après, la question est : comment communiquer sur Facebook.

Il faut bien voir que les gens ne sont pas sur Facebook pour travailler. On est dans le fun, le loisir.

Il faut donc être très attentif à communiquer de manière adaptée.

En particulier, il faut se garder d’une communication trop « push » commercialement.

Je communique plutôt sur l’actualité des produits, ou sur des choses « fun », en rapport avec la marque :

Attention aussi à ne pas trop publier ! Il faut bien voir que par rapport à un blog, Facebook, c’est du push : les personnent qui aiment la marque reçoivent, sur leur mur, les publications. Si ils ont le sentiment d’être spammés, ils vont se désabonnés.

Je conseille 3 communication par semaine, pas plus. Par contre, il est très important de répondre, de réagir en temps réel.

Bien sûr, de temps en temps, je peux également envoyer une information commerciale :

Au début, je communiquais de la même manière entre le blog et Facebook. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, parce qu’il s’agit en fait de deux cibles différentes.

Sur le blog, il s’agit principalement de personnes qui suivent l’activité e-commerce de la marque. Alors que sur FaceBook, il s’agit de personnes qui aiment la marque.

Tout cela fonctionne, mais je suis dépendant de Facebook.

Facebook gère un « espèce de quality score » à la Google.

Quand on publie sur la page, l’info n’est pas systématiquement relayée sur les murs des fans. Plus un message est commenté, plus le quality score monte, et plus les billets seront diffusés. Cela marche aussi dans l’autre sens : si un message n’a pas de commentaire, le quality score baisse, et les prochains messages seront moins diffusés…

Le fonctionnement de Facebook n’est pas du tout transparent, c’est une sorte de « boite noir ».
Des fois, j’ai un buzz qui monte, mais je ne sais pas forcément d’ou cela vient. Facebook ne propose pas de moteur de recherche !

Au final :

Facebook est très bien pour se faire connaitre.
Je conseille de rester sur quelque chose de simple : le bouton « Like », j’aime, est très bien, très simple.

Spread-Button

 

Spread-Button se propose de faire le lien entre un site e-commerce et les réseaux sociaux :

Tout le monde est d’accord pour dire qu’il y a là un positionnement stratégique, une opportunité, un besoin…

Maintenant, la question est : comment faire ce lien ? Que proposer, tant pour le marchand que pour le client ?

L’approche de Spread Button est intéressante :

Il s’agit de connecter les deux mondes via une base client.

Une fois cette connection réalisée, c’est gagné : la base a accès aux données de chaque univers, et peut les exploiter.

Les fonctions proposées sont :

  • Segmentation : Segmenter la base, à partir de données du e-commerce croisées avec des données sociales
  • Acquisition : Lancer des opérations virales, pour capter de nouveaux clients et de nouvelles commandes
  • Tracking : Suivre et mesurer les opérations réalisées grâce aux opérations d’acquisitions
Petit exemple illustré :
Un site intègre un bandeau « attractif » (gagnez un bon de réduction de 10%)
Un clic sur la pub, et l’internaute rentre dans le « tunnel » permettant de se connecter sur l’un des réseaux sociaux (prenons Facebook) :
L’internaute clique donc sur le logo Facebook :
Après avoir renseigné ses identifiants, il doit valider l’utilisation de l’application SpreadButton :
Retour sur la boutique pour l’étape suivante :
Encore un clic, pour arriver sur le code tant recherché 😉 :
Un clic sur partager, permet d’arriver sur la page suivante :
A cette étape, Facebook redemande une autorisation :
Bon, si on valide, on arrive au bout :
Petite copie d’écran du back office, pour montrer à quoi ressemble un « client connecté » :
Je trouve l’idée d’Olivier très intéressante, mais je pense qu’il est indispensable de raccourcir ce chemin !

 

 

e-commerce France vs USA : le gouffre des mentalités !

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est « l’invité permanent » de François sur ce blog.

Pins France USADans mon précédent article If You Pay Peanuts, You Get Monkeys! j’écrivais « je suis un observateur quotidien, et pour l’occasion atterré (je pèse mes mots), du gouffre existant aujourd’hui entre ce que comprend un patron français lambda de ce qu’est le e-commerce et ce qu’en fait depuis déjà pas mal d’années un patron américain. »

Dans les commentaires, un internaute me répondait « Il aurait été intéressant que vous “développiez” la différence entre Américains et Français ».

Bonne idée, mais vaste sujet ! J’y répondrai donc de manière opportuniste, en m’appuyant sur la semaine de travail que je viens juste de passer à New York.

Ce qui me frappe le plus quand je compare les mentalités US et française dans le domaine du e-commerce, c’est la différence de compréhension des enjeux business. [Je mets bien entendu à part les quelques e-commerçants français très développés, pour lesquels les enjeux business sont au coeur du quotidien ; ce sont pour moi les quelques exceptions qui confirment la règle.]

En France, nous sommes encore énormément dans le phantasme et les poncifs. Phantasme de l’argent facilement gagné grâce à une boutique en ligne (relire mon article de l’année dernière Ouverture de la 1045ème e-boutique de déco !)  ; poncifs sur les manières d’y arriver : il faut avant tout un design original, il faut faire un partenariat (i.e. habiller la home) d’un support éditorial pour driver des ventes, le sourcing des produits est primordial, etc…

Aux USA, tout est business et customer driven. On ne décide pas des étapes de développement en fonction de ce que le manager a envie de faire (ou de ce que nous a dit le gars qui cause beaucoup dans les conférences et qui semble s’y connaître), mais on fait en fonction des métriques du business et de ce que disent et veulent les clients.

Alors concrètement, ça donne quoi dans un rendez-vous avec des managers ?

Un manager français va demander « le même site que son concurrence », parce qu’il adore (i.e. il est jaloux) le design de ce site. Pas une interrogation sur le business réellement drivé par le site de son concurrent, tout est dans l’emballage, il n’y a (presque) que cela qu’il retient. Quand on aborde les éléments clés de la création de valeur du projet, en dehors du design du site, l’attention du manager diminue immédiatement. Acquisition de clients, programme de fidélité, plan marketing online,…, autant de sujets que le manager français va rapidement sous-traiter au sein de son équipe sans vraiment s’y intéresser plus tard. En revanche, comptez sur lui pour engueuler tout le monde un lundi matin si par hasard un de ses amis lui a dit durant le week-end qu’il préférait l’esthétique du site de son concurrent. Ah, la partie visible de l’iceberg…

Un manager US va direct aux questions qui tuent sur les leviers de génération de business, sur les différentes métriques de pilotage et d’analyse du business, et s’intéresse sans cesse à l’apport de valeur que cela peut avoir pour le client. Le design est abordé, bien sûr, mais sans y accorder plus d’importance que nécessaire : il comprendra aisément que l’ergonomie doit être comme cela afin de maximiser le business, l’essentiel étant pour lui de faire du chiffre…

Bien sûr, je caricature les choses. Mais peut-être pas autant que cela. Il y a vraiment un gouffre entre ces deux mondes, et l’éco-système gravitant autour de ces managers y contribue grandement. D’ailleurs, en France, on en est encore à récompenser le design d’un site e-commerce, ou ceux qui font le plus parler d’eux, dans des classements parfois payant… Alors qu’aux USA, le classement Internet Retailer du Top 500 des sites selon le chiffre d’affaires fait la loi.

CQFD.