Archives de catégorie : e-commerce

Amazon US change de look

Quand Amazon change sa charte, le moins que l’on puisse faire, c’est d’analyser les changements.

Amazon, c’est quand même le numéro un mondial !

Donc, la home et les menus du site US ont été revus :

C’est surtout le header qui a été revu, avec un bloc recherche retravaillé.

Le menu principale est bien changé aussi, et il apparait, sur la home, replié.

Si on le déplie, ça donne ça :

A comparer au menu d’avant, toujours en ligne sur le site Français :

Au delà des changements cosmétiques, ce qui marque, c’est la mise en avant de tout ce qui est digital : Amazon croit fortement en la vente de produits dématérialisés, et met cette offre bien en avant !

Ainsi, les 7 premiers items sont tous des offres dématérialisées !

A voir aussi, les sous menus, bien plus travaillés que dans l’ancienne version  :

C’est très sobre, très clean, avec du merchandising (push d’un produit en bas).

Le comportement dynamique du menu est également bien plus travaillé, avec des « tempo » donnant un comportement bien plus agréable que dans l’ancienne version :

Cette version devrait arriver en France d’ici quelques semaines / mois ?

Data publica ouvre sa boutique en ligne et fête ça !

Data Publica, c’est une jeune société, qui fédère a peu près tout ce qui se fait au niveau données, et les publient sur son site.

Jusqu’à aujourd’hui, le site donnait accès a des milliers de sources de données, très variées :

Et bien d’ici quelques heures, le site va, en complément, proposer des données payantes.

Dans un premier temps, le fonctionnement sera basé sur un mode de téléchargement :

  • Je recherche l’info qui m’intéresse
  • Une fois trouvée, je la mets dans mon panier
  • Je paye
  • J’accède à une URL qui me permet de télécharger le fichier de données.
Il n’y a pas de DRM, mais le client s’engage, via les CGV, à ne pas partager les données.
Mais pourquoi vendre des données me direz vous ?
Et bien c’est simple :
  • Soit une donnée est publique, elle fait partie du « bien publique », et elle doit être gratuite
  • Soit une donnée n’est pas publique : c’est une entreprise, une personne qui a travaillé pour la fabriquer, et tout travaille mérite salaire (je ne vais pas vous faire le coup de travailler plus pour… non, je ne le ferais pas 😉 )
Bon, par le suite, le système évoluera pour proposer d’autres modes d’accès aux données : 
  • Abonnement : je m’abonne, pendant un an par exemple, pour recevoir toutes les mises à jour d’un fichier de données
  • API : dans ce cas, le client paye à l’accès.
Dès l’ouverture du site e-commerce, Data-Publica proposera une centaine de jeux de données payantes (le site propose des milliers de jeux de données gratuites).
Exemples de données payantes :
  • Listes à utiliser pour du marketing direct (liste de tous les établissements publics sur une région par exemple. Vendu quelques centaines d’euros.
  • Liste de tous les modèles de voiture, quelques dizaines d’euros
  • Modèle prédictif politique : il s’agit d’une offre qui mixe les données politiques avec des données d’analyse de population (métier, revenus, …). Assez pointu ;).

Pour fêter ça, Data Publica propose un petit évènement public.

C’est mercredi, 18 à 20h, chez Data Publica (23 avenue d’Italie – Métro Place d’Italie).

Pour s’inscrire, c’est ici. J’ai entendu dire que Gilles Babinet, Mr président du CNN himself, serait de la partie :).

note : pour qu’il n’y ai pas d’embiguïté, sachez que je suis actionnaire de Data-Publica. Araok a été à l’origine, avec d’autres sociétés, de ce (très beau) projet.

J’ai lu le livre d’Orianne Garcia

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est « l’invité permanent » de François sur ce blog.

Livre Orianne Garcia

Dans un précédent article, je sortais de la naphtaline l’Annuaire de l’Internet Francophone, ouvrage que j’avais co-réalisé début 1996 et qui est un témoignage unique des premiers temps de l’internet en France. Cet annuaire avait été réalisé à partir de la base données du moteur de recherche francophone Lokace créé par l’un de mes associés de l’époque, Thierry Lunati (il a même été fait chevalier des Arts et Lettres pour cela !).

Ce week-end je me suis plongé dans le livre (*) que vient de sortir Orianne Garcia, jeune femme que toute la France de plus de 20 ans connaît ; au moins grâce à son sourire permanent et communicatif.

Beaucoup de nostalgie à la lecture du bouquin, surtout les années Réaumur (les locaux étaient 19 rue Réaumur à Paris), puisque j’en fus. C’est amusant et rare de pouvoir lire un livre qui raconte une histoire qu’on a eu la chance de vivre de l’intérieur.

Le récit d’Orianne permet de se rendre compte de la folie internet de la fin des années 90, juste avant la première bulle, lorsque tous les patrons d’entreprises « brick and mortar » se pressaient dans les médias pour expliquer que oui, bien sûr, ils ne juraient que par internet depuis leur plus tendre enfance… tout en essayant d’acheter à la va-vite et à prix d’or des sites comme Caramail, Multimania, Nomade ou iFrance !

Le livre d’Orianne est plein d’anecdotes et de rencontres qui vous permettront de vous plonger dans une période (surtout les années 1999 et 2000) où tout était possible. Le choc frontal de deux cultures, les grands industriels du moment face à de petits jeunes portés par la révolution internet. Dans un contexte de recul du chômage, de cagnotte fiscale et de surf sur la victoire en Coupe du Monde de Foot en 98 !

Rappelons-nous, c’était même pendant quelques mois un vrai barnum ! Qui, à mon avis, a culminé au printemps 2000 avec le cas de Vivendi achetant en quelques heures un nom de domaine pour 24 millions de francs (3,6 millions d’euros) au leader des sans-papiers de l’époque. Ca ne s’invente pas, il fallait le vivre pour y croire !

Et puis la vente de Lokace, puis de Caramail, a fait pleuvoir des millions sur des actionnaires habitués à se contenter de très peu ; j’ai pour ma part enduré plusieurs interdits bancaires durant les années Réaumur… avant de profiter in fine de la revente de mes quelques 5% de Caramail.

Bref, je vous conseille le livre d’Orianne qui, comme il est écrit gros et sur pas trop de pages (on est chez Albin Michel, hein…), devrait vous faire passer un bon moment sans trop peser sur votre emploi du temps !

(*) Orianne Garcia « Comment je suis devenue millionnaire grâce au net… sans rien y comprendre »
Albin Michel, 15 euros

Gabriel : de la Magento Academy à l’e-commerce Academy

Je vous propose quelques notes, prisent lors d’un échange avec Gabriel Bouhatous, l’un des fondateur de la Magento Academy.

La Magento academy a été ouverte en novembre 2009.

Les fondateurs avaient tous une vrai expérience sur Magento.

Initialement, on ne faisait que de la formation Magento, décliné en trois formations : utilisateur, développeur et intégrateur.

A partir de septembre 2009, on a enrichi l’offre, avec de nouvelles formations : chef de projet, ingénieur commercial et formation ad-hoc.

On s’est rendu compte que les équipes formés avaient besoin d’autres types de suport.

On a donc décidé de lancer des prestations de conseil et d’audit, début 2011.

Audit : c’est maintenant une offre « packagée » :  3 jours pour le Front, 3 jours pour le back, ou 4 jours pour l’ensemble. On a développé des outils qui permettent d’automatiser en partie ces audits, et de nous faire gagner beaucoup de temps.

Le prix à la journée est de 800 € par jour.

Le résultat d’un audit est une véritable feuille de route, avec des actions à réaliser, le niveau d’urgence et le coût estimé.

Un audit porte sur le respect des bonnes pratiques, la performance du site, et des éléments spécifiques.

On a réalisé dix audits le mois dernier.

Ce que j’ai remarqué, c’est que les responsables ont une grande confiance dans leur site, sur la façon dont il a été réalisé… jusqu’à la catastrophe. Exemple resent : un site qui a raté les soldes parce que le site c’est écroulé. Bilan estimé : 300 000 € de pertes… qui auraient pu être gagnée en traitant le problème au bon moment.

Conseil : Il s’agit de différents types de missions, d’accompagnement sur des projets e-commerce. On aide, par exemple, à cadrer un cahier des charges de manière à ce que la réalisation soit facile avec Magento. L’objectif de ces missions est bien souvent de faire gagner de l’argent, en développant plus vite,et mieux.

Le prix à la journée pour ces missions de conseil est de 1400 € la journée.

Depuis cet été, on a fait évoluer la Magento Academy en e-commerce Academy.

Nous avons intégré trois nouvelles solutions :

Chaque solution a son propre « pool » d’experts.

Chaque expert est donc spécialisé sur une solution.

Nous n’intervenons pas en conseil sur le choix d’une solution, mais sur du conseil, audit et formation sur chacune des solutions.

L’offre est complètement adapté à chaque solution.

On regarde ce qui se passe, et on ajoutera probablement d’autres solutions dans les mois qui viennent. Pas nécessairement des solutions open source PHP ;).

Dans notre univers, les choses évoluent très vite. Hier, le leader était OS-Commerce. D’autres acteurs sont leaders aujourd’hui, et il y en aura sans doute de nouveaux dans quelques mois… La roue tourne.

Ce qui est important, quand on choisi une solution, ce n’est pas tant la richesse fonctionnelle que la taille et le dynamisme de la communauté associée.

 

Premier contact avec l’iPhone 4S et Siri

Je viens de recevoir l’iPhone 4S.

La fonction que je voulais tester est SIRI bien sûr.

Bon, ça fonctionne plutôt bien mais :

  • Les services sont encore très limités. A voir si il sera possible d’étendre ces services, via une API. 
  • Dans bien des cas, il ne comprend pas bien, et l’usage devient vite énervant.
  • Il a besoin d’une connection, et quand on est en Edge, les temps de réponses sont très mauvais.

Moi : Je voudrais acheter un livre à la Fnac

Siri : je ne peux pas vous aider à vendre ou acheter des actions

Moi : Je voudrais prendre le train demain entre Rennes et Paris

Siri : Je ne pense pas pouvoir vous donner le cours de la valeur boursière AU – AngloGold Ashanti pour demain (???)

Moi : Je voudrais prendre l’avion entre Rennes et Marseille, demain

Siri : A bon ? (???)

Bref, sorti des 10 scénarios de bases (envoyer un message, programmer une alarme ou une alerte, la météo, les cours de bourses, recherche sur le web), ça rame pas mal.

A suivre donc, le système est plutôt pas mal au niveau reconnaissance, reste donc à l’enrichir avec beaucoup plus de scénarios.

Baromètre C2C PriceMinister – La Poste

Intéressant de suivre l’évolution du marché du C2C (6ème édition quand même !) :

Quelques indicateurs :

  • plus d’un internaute sur deux est vendeur
  • Croissance de 9% entre 2010 et 2011 du canal internet
  • En 2011, 76 % des Français internautes (68 % en 2010) ont eu recours à l’achat et/ou à la vente entre particuliers, tous canaux confondus
  • Les deux catégories leaders : les livres et les vêtements
(étude réalisée en partenariat avec La Poste et PriceMinister par OpinionWay)

Looklet, pour combiner les looks à l’infini

Looklet est un site qui permet de manipuler mannequin et fringues, de manière à « fabriquer » des looks :

Tout commence avec ce configurateur :

En fait, tout est paramétrable :

  • Le mannequin : silhouette, tête, chevelure, regard ( ! )
  • Les habits, très variés
  • Et enfin, la mise en forme, puisqu’on peut travailler le fond et le traitement d’image
Exemple :
(bon, je ne suis pas un spécialiste de mode moi 😉 )
Ensuite, on peut sauvegarder sa création, participer à des concours, partager sa création sur les réseaux sociaux.
Ce n’est pas la première application à proposer ça, mais j’ai trouvé que c’était particulièrement bien fait : un juste mélange entre puissance et simplicité.
C’est à mon avis un très bon outil pour aider le client à se projeter.
On pourrait imaginer un service de ce type, avec une ergonomie spécifique pour iPad ou iPhone.
(merci Cédric pour l’info)

Actualité Google : Google Trusted Store et Dart

Google est prolifique en ce moment ;).

Google vient de sortir Google Trusted Store.

C’est un label, spécialisé pour le e-commerce.

Pour le client, c’est une marque de confiance.

Pour obtenir le label, le commerçant doit offrir un bon niveau de service (délai avant expédition, …) et s’y tenir.

C’est un concurrent de Fia-Net ou Trusted Shop, qui proposent déjà ce type de service.

 

Comme prévu, Google a également lancé son nouveau langage : Dart.

Comme je le disais hier, je suis de près ce qui se passe à ce niveau, parce que j’ai la conviction qu’il y a beaucoup à faire.

Mais, à ce stade, je n’ai pas été convaincu par Dart. C’est un langage qui ressemble à du Java (rien de mal jusque là 😉 ), et qui, pour être utilisé côté client, peut être « traduit » en Javascript. Je n’ai pas vu, dans les éléments fondamentaux du langage, quoi que ce soit de révolutionnaire. Je ne vois pas bien ce que peut apporter ce langage, à part pour Google qui pourrait être tenté par une stratégie qui nous rappelle Microsoft des années 2000 : avoir des éléments spécifiques dans le navigateur, pour avoir des clients captifs.

A vor également sur le sujet :

J’ai testé pour vous Buyster

Buyster est donc un nouveau moyen de paiement, utilisant le mobile comme « clé ».

J’avais présenté le services ici.

J’ai voulu tester.

Pour l’instant, je n’ai pas trouvé d’usage sur mobile.

J’ai fait un test sur Rue du Commerce.

Let’s go :

Le paiement Buyster est bien proposé comme moyen de paiement.

Bon, cette étape ne me semble pas complètement indispensable ;).

Continuons :

On a donc basculé sur Buyster. Comme je n’ai pas encore de compte, je vais donc en créer un.

Première étape ou je m’identifie à partir de mon numéro de mobile.

Deuxième étape, plus classique. Cette étape doit être nécessaire, car les opérateurs ne doivent pas pouvoir (ou vouloir ?) transmettre la base d’adresse associée au compte client (pb CNIL).

Ou alors, il aurait fallu demander l’autorisation aux clients… Bref, ça aurait été plus compliqué.

Etape suivante, on rentre les informations de la carte de paiement.

Enfin, on associe un code secret à 6 chiffres au compte Buyster.

OK, terminé. L’étape d’après, le paiement est validé, le compte Buyster est créé.

Le prochain coup, je n’aurais plus qu’à m’identifier à partir de mon numéro de téléphone, et à entrer le code d’identification.

Bon, tout ça c’est très bien, mais j’aimerais pouvoir le tester sur un mobile !

Qui sera le premier site à le proposer ?

Les autres articles sur Buyster :

 

Faut il fabriquer sa tablette pour vendre en ligne ?

J’avais fait un billet, sur l’intégration verticale.

L’annonce d’Amazon, de sortir sa propre tablette, contenant son propre navigateur, est bien dans cette logique : avoir la maîtrise complète de la chaîne. Mais aucun acteur du e-commerce n’avait été jusqu’à fabriquer et vendre, à perte, le terminal !

Alors : bonne idée ou pas ?

Cela permet, pour la marque, de raccourcir les chemins : plus facile de trouver un produit, plus facile de gérer le compte et l’achat. Bref, cela permet d’augmenter le taux de transformation et d’augmenter le chiffre d’affaires par client (en augmentant la fréquence d’achat).

Et bien sûr, on imagine bien que les chemins seront très court pour tous les medias digitaux : eBook, musique, films…

Les consommateurs seront ils prêt à « vendre leur ame » à Amazon ? Vu le prix de la tablette (199 $), je pense que oui ;).

Maintenant, a voir si Amazon a su investir comme il faut pour proposer une expérience utilisateur au niveau de ce que propose le leader du domaine : Apple.

En tout cas, c’est incroyable la vitesse a laquelle les choses changes : Amazon hier, Apple demain… Et que nous réserve Google ?

la vidéo de présentation :