Amazon fait de l’AB Testing aux US sur sa nouvelle Home

Grâce à Benjamin, on c’est rendu compte que Amazon avait bien changé sa home US, mais pas pour tout le monde !

J’ai fait des tests, et réussi, sur la même machine, à avoir simultanément les deux versions :

Cela veut dire que l’AB testing d’Amazon n’est pas dépendant de l’adresse IP ;).

Je vous propose une analyse, complémentaire par rapport à ce que j’ai décrit hier.

Hier, j’ai principalement parlé du menu de gauche. Important ce menu, mais le header du site a bien changé, et cela vaut le coup de bien regarder les changements.

Les deux headers donc:

L’ancien :

 

 

Le nouveau : 

 

Ce qui saute aux yeux, c’est à quel point le nouveau header est dépouillé, sobre.

Le bouton, pour ouvrir le menu principal est discret, ce qui est un choix audacieux, parce que c’est la porte d’entrée sur l’ensemble du catalogue !

Fini également la barre bleue, qui permettait de bien mettre en avant le moteur de recherche, la panier et la wish list.

Bon, la barre est remplacée par une barre légèrement dégradée de gris, qui fait la part belle au moteur de recherche. Le bouton pour lancer la recherche est l’élément le plus visible. Le choix du rayon pour spécialiser la recherche est bien plus discret. Peut être Amazon c’est il rendu compte que finalement, les internautes utilisaient pas tant que ça cette fonction ?

A droite de la zone de recherche, un bloc permet de gérer l’identification. Cette identification se déplace donc par rapport à l’ancienne version (tout en haut sur l’ancienne version, à droite du logo).

Ensuite, on retouve le panier, et la wish list.

Le fonctionnement dynamique est changé, puisque maintenant, ces boutons s’ouvrent au survol de la souris :

J’y passerais des heures 😉

Alors, vous aimez mieux l’ancienne version ou la nouvelle ?

A suivre, il sera intéressant de voir ce que fera Amazon suite à cette campagne d’AB testing.

Breaking news : Oracle achète Endeca

A peu près un an après avoir acheté ATG, Oracle vient d’annoncer l’acquisition de Endeca, solution de searchandising.

Le searchandising, pour ceux qui découvrent ce blog ( 😉 ), c’est une solution logicielle, qui enrichie le système e-commerce, et qui vise à « proposer le bon produit, au bon moment, au bon client ».

C’est donc un composant logiciel, qui se branche sur le front, et qui permet de :

  • Gérer les catégories, avec des notions de filtres avancées
  • Gérer un moteur de recherche, avec des résultats même si la recherche est imprécise (correction de fautes de frappe ou d’orthographe)
  • Trier intelligemment les produits, pour présenter en tête de liste les produits qui se vendent plus
  • Proposer automatiquement des liens entre les produits (cross selling automatique intelligent)
  • …
Oracle devrait proposer une intégration packagée entre les produits ATG et Endeca.
Cela ciblera probablement les très gros projets (ce qui est déjà le cas de ATG).
Les autres acteurs du domaine sont :
  • FredHopper, racheté par SDL, mais qui reste une entité autonome sur son métier
  • Compario, solution française
  • Et d’autres solutions, comme Autonomy, Celebros, FactFinder
A suivre, il y aura sans doute d’autres annonces sur ce secteur stratégique.
(merci Adrien pour l’info)

Amazon US change de look

Quand Amazon change sa charte, le moins que l’on puisse faire, c’est d’analyser les changements.

Amazon, c’est quand même le numéro un mondial !

Donc, la home et les menus du site US ont été revus :

C’est surtout le header qui a été revu, avec un bloc recherche retravaillé.

Le menu principale est bien changé aussi, et il apparait, sur la home, replié.

Si on le déplie, ça donne ça :

A comparer au menu d’avant, toujours en ligne sur le site Français :

Au delà des changements cosmétiques, ce qui marque, c’est la mise en avant de tout ce qui est digital : Amazon croit fortement en la vente de produits dématérialisés, et met cette offre bien en avant !

Ainsi, les 7 premiers items sont tous des offres dématérialisées !

A voir aussi, les sous menus, bien plus travaillés que dans l’ancienne version  :

C’est très sobre, très clean, avec du merchandising (push d’un produit en bas).

Le comportement dynamique du menu est également bien plus travaillé, avec des « tempo » donnant un comportement bien plus agréable que dans l’ancienne version :

Cette version devrait arriver en France d’ici quelques semaines / mois ?

Data publica ouvre sa boutique en ligne et fête ça !

Data Publica, c’est une jeune société, qui fédère a peu près tout ce qui se fait au niveau données, et les publient sur son site.

Jusqu’à aujourd’hui, le site donnait accès a des milliers de sources de données, très variées :

Et bien d’ici quelques heures, le site va, en complément, proposer des données payantes.

Dans un premier temps, le fonctionnement sera basé sur un mode de téléchargement :

  • Je recherche l’info qui m’intéresse
  • Une fois trouvée, je la mets dans mon panier
  • Je paye
  • J’accède à une URL qui me permet de télécharger le fichier de données.
Il n’y a pas de DRM, mais le client s’engage, via les CGV, à ne pas partager les données.
Mais pourquoi vendre des données me direz vous ?
Et bien c’est simple :
  • Soit une donnée est publique, elle fait partie du « bien publique », et elle doit être gratuite
  • Soit une donnée n’est pas publique : c’est une entreprise, une personne qui a travaillé pour la fabriquer, et tout travaille mérite salaire (je ne vais pas vous faire le coup de travailler plus pour… non, je ne le ferais pas 😉 )
Bon, par le suite, le système évoluera pour proposer d’autres modes d’accès aux données : 
  • Abonnement : je m’abonne, pendant un an par exemple, pour recevoir toutes les mises à jour d’un fichier de données
  • API : dans ce cas, le client paye à l’accès.
Dès l’ouverture du site e-commerce, Data-Publica proposera une centaine de jeux de données payantes (le site propose des milliers de jeux de données gratuites).
Exemples de données payantes :
  • Listes à utiliser pour du marketing direct (liste de tous les établissements publics sur une région par exemple. Vendu quelques centaines d’euros.
  • Liste de tous les modèles de voiture, quelques dizaines d’euros
  • Modèle prédictif politique : il s’agit d’une offre qui mixe les données politiques avec des données d’analyse de population (métier, revenus, …). Assez pointu ;).

Pour fêter ça, Data Publica propose un petit évènement public.

C’est mercredi, 18 à 20h, chez Data Publica (23 avenue d’Italie – Métro Place d’Italie).

Pour s’inscrire, c’est ici. J’ai entendu dire que Gilles Babinet, Mr président du CNN himself, serait de la partie :).

note : pour qu’il n’y ai pas d’embiguïté, sachez que je suis actionnaire de Data-Publica. Araok a été à l’origine, avec d’autres sociétés, de ce (très beau) projet.

J’ai lu le livre d’Orianne Garcia

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est « l’invité permanent » de François sur ce blog.

Livre Orianne Garcia

Dans un précédent article, je sortais de la naphtaline l’Annuaire de l’Internet Francophone, ouvrage que j’avais co-réalisé début 1996 et qui est un témoignage unique des premiers temps de l’internet en France. Cet annuaire avait été réalisé à partir de la base données du moteur de recherche francophone Lokace créé par l’un de mes associés de l’époque, Thierry Lunati (il a même été fait chevalier des Arts et Lettres pour cela !).

Ce week-end je me suis plongé dans le livre (*) que vient de sortir Orianne Garcia, jeune femme que toute la France de plus de 20 ans connaît ; au moins grâce à son sourire permanent et communicatif.

Beaucoup de nostalgie à la lecture du bouquin, surtout les années Réaumur (les locaux étaient 19 rue Réaumur à Paris), puisque j’en fus. C’est amusant et rare de pouvoir lire un livre qui raconte une histoire qu’on a eu la chance de vivre de l’intérieur.

Le récit d’Orianne permet de se rendre compte de la folie internet de la fin des années 90, juste avant la première bulle, lorsque tous les patrons d’entreprises « brick and mortar » se pressaient dans les médias pour expliquer que oui, bien sûr, ils ne juraient que par internet depuis leur plus tendre enfance… tout en essayant d’acheter à la va-vite et à prix d’or des sites comme Caramail, Multimania, Nomade ou iFrance !

Le livre d’Orianne est plein d’anecdotes et de rencontres qui vous permettront de vous plonger dans une période (surtout les années 1999 et 2000) où tout était possible. Le choc frontal de deux cultures, les grands industriels du moment face à de petits jeunes portés par la révolution internet. Dans un contexte de recul du chômage, de cagnotte fiscale et de surf sur la victoire en Coupe du Monde de Foot en 98 !

Rappelons-nous, c’était même pendant quelques mois un vrai barnum ! Qui, à mon avis, a culminé au printemps 2000 avec le cas de Vivendi achetant en quelques heures un nom de domaine pour 24 millions de francs (3,6 millions d’euros) au leader des sans-papiers de l’époque. Ca ne s’invente pas, il fallait le vivre pour y croire !

Et puis la vente de Lokace, puis de Caramail, a fait pleuvoir des millions sur des actionnaires habitués à se contenter de très peu ; j’ai pour ma part enduré plusieurs interdits bancaires durant les années Réaumur… avant de profiter in fine de la revente de mes quelques 5% de Caramail.

Bref, je vous conseille le livre d’Orianne qui, comme il est écrit gros et sur pas trop de pages (on est chez Albin Michel, hein…), devrait vous faire passer un bon moment sans trop peser sur votre emploi du temps !

(*) Orianne Garcia « Comment je suis devenue millionnaire grâce au net… sans rien y comprendre »
Albin Michel, 15 euros

Gabriel : de la Magento Academy à l’e-commerce Academy

Je vous propose quelques notes, prisent lors d’un échange avec Gabriel Bouhatous, l’un des fondateur de la Magento Academy.

La Magento academy a été ouverte en novembre 2009.

Les fondateurs avaient tous une vrai expérience sur Magento.

Initialement, on ne faisait que de la formation Magento, décliné en trois formations : utilisateur, développeur et intégrateur.

A partir de septembre 2009, on a enrichi l’offre, avec de nouvelles formations : chef de projet, ingénieur commercial et formation ad-hoc.

On s’est rendu compte que les équipes formés avaient besoin d’autres types de suport.

On a donc décidé de lancer des prestations de conseil et d’audit, début 2011.

Audit : c’est maintenant une offre « packagée » :  3 jours pour le Front, 3 jours pour le back, ou 4 jours pour l’ensemble. On a développé des outils qui permettent d’automatiser en partie ces audits, et de nous faire gagner beaucoup de temps.

Le prix à la journée est de 800 € par jour.

Le résultat d’un audit est une véritable feuille de route, avec des actions à réaliser, le niveau d’urgence et le coût estimé.

Un audit porte sur le respect des bonnes pratiques, la performance du site, et des éléments spécifiques.

On a réalisé dix audits le mois dernier.

Ce que j’ai remarqué, c’est que les responsables ont une grande confiance dans leur site, sur la façon dont il a été réalisé… jusqu’à la catastrophe. Exemple resent : un site qui a raté les soldes parce que le site c’est écroulé. Bilan estimé : 300 000 € de pertes… qui auraient pu être gagnée en traitant le problème au bon moment.

Conseil : Il s’agit de différents types de missions, d’accompagnement sur des projets e-commerce. On aide, par exemple, à cadrer un cahier des charges de manière à ce que la réalisation soit facile avec Magento. L’objectif de ces missions est bien souvent de faire gagner de l’argent, en développant plus vite,et mieux.

Le prix à la journée pour ces missions de conseil est de 1400 € la journée.

Depuis cet été, on a fait évoluer la Magento Academy en e-commerce Academy.

Nous avons intégré trois nouvelles solutions :

Chaque solution a son propre « pool » d’experts.

Chaque expert est donc spécialisé sur une solution.

Nous n’intervenons pas en conseil sur le choix d’une solution, mais sur du conseil, audit et formation sur chacune des solutions.

L’offre est complètement adapté à chaque solution.

On regarde ce qui se passe, et on ajoutera probablement d’autres solutions dans les mois qui viennent. Pas nécessairement des solutions open source PHP ;).

Dans notre univers, les choses évoluent très vite. Hier, le leader était OS-Commerce. D’autres acteurs sont leaders aujourd’hui, et il y en aura sans doute de nouveaux dans quelques mois… La roue tourne.

Ce qui est important, quand on choisi une solution, ce n’est pas tant la richesse fonctionnelle que la taille et le dynamisme de la communauté associée.

 

Premier contact avec l’iPhone 4S et Siri

Je viens de recevoir l’iPhone 4S.

La fonction que je voulais tester est SIRI bien sûr.

Bon, ça fonctionne plutôt bien mais :

  • Les services sont encore très limités. A voir si il sera possible d’étendre ces services, via une API. 
  • Dans bien des cas, il ne comprend pas bien, et l’usage devient vite énervant.
  • Il a besoin d’une connection, et quand on est en Edge, les temps de réponses sont très mauvais.

Moi : Je voudrais acheter un livre à la Fnac

Siri : je ne peux pas vous aider à vendre ou acheter des actions

Moi : Je voudrais prendre le train demain entre Rennes et Paris

Siri : Je ne pense pas pouvoir vous donner le cours de la valeur boursière AU – AngloGold Ashanti pour demain (???)

Moi : Je voudrais prendre l’avion entre Rennes et Marseille, demain

Siri : A bon ? (???)

Bref, sorti des 10 scénarios de bases (envoyer un message, programmer une alarme ou une alerte, la météo, les cours de bourses, recherche sur le web), ça rame pas mal.

A suivre donc, le système est plutôt pas mal au niveau reconnaissance, reste donc à l’enrichir avec beaucoup plus de scénarios.

Mais comment ça se passe dans les équipes techniques d’Amazon ?

Je viens de parcourir un long billet, sur Google+, publié par un gars qui a commencé par travailler plus de 6 ans chez Amazon, puis a peu près le même temps chez Google.

C’est passionnant, parce qu’on n’a pas si souvent que ça une telle vision, un peu « brut de décoffrage », sur ce qui se passe en interne chez Amazon et Google.

On y apprend que, du point de vue de ce développeur, Amazon et très loin derrière Google :

« Amazon does everything wrong, and Google does everything right »

On y apprend également des choses intéressantes sur le management de Jeff Bezos, son obsession de « chaque pixel » du site, son incapacité à « lacher », son « micro management », jugé parfois brutal.

On y parle également architecture, pour très grosses plateformes.

Le gars donne son point de vue sur Google+, par rapport à Facebook.

A lire donc. J’en ferais peut être un article un peu plus fouillé ;).

(via pieroxy)

Baromètre C2C PriceMinister – La Poste

Intéressant de suivre l’évolution du marché du C2C (6ème édition quand même !) :

Quelques indicateurs :

  • plus d’un internaute sur deux est vendeur
  • Croissance de 9% entre 2010 et 2011 du canal internet
  • En 2011, 76 % des Français internautes (68 % en 2010) ont eu recours à l’achat et/ou à la vente entre particuliers, tous canaux confondus
  • Les deux catégories leaders : les livres et les vêtements
(étude réalisée en partenariat avec La Poste et PriceMinister par OpinionWay)