Archives de catégorie : e-commerce

Référencement payant : ça devient hors de prix !

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est « l’invité permanent » de François sur ce blog.

Google requête Mutuelle Santé

Cela n’a échappé à personne dans le milieu du référencement payant : l’afflux régulier de nouveaux acteurs dans le e-commerce donne lieu à une surenchère permanente pour l’achat des mots-clés sur Google.

A tel point, que la notion même de ROI (retour sur investissement) positif est en danger, et que certains grands comptes finiraient par alléger leurs budgets d’achats de mots-clés, faute de tenir leur niveau de ROI à périmètre constant…

Dernier exemple en date que je viens de glâner à l’occasion d’un déjeuner : la requête « mutuelle santé », qui coûtait entre 4 et 5 euros le clic en septembre 2009, coûte aujourd’hui 11 euros ! Et encore, sans garantie d’être en première position sur certains horaires clés !

Du coup, il est de plus en plus difficile aujourd’hui pour un nouveau e-commerçant d’aller chercher des clients par le biais du référencement payant, et surtout de manière rentable.

D’ailleurs, reste-t-il des mots-clés génériques rentables, en dehors de super niches ?

Les grandes ruptures pour Google

Quels sont les ruptures auxquelles Google est confronté ?

Des pages multi média

Les pages contiennent de plus en plus de médias.

C’est un sujet sur lequel les grands acteurs travaillent depuis longtemps, mais qui n’a toujours pas de réponse satisfaisante…

Dernière actualité, connectée à ce sujet : la volonté de Facebook d’intégrer un moteur de reconnaissance automatique de visages.

De véritables applications en ligne

C’est un sujet dont j’ai déjà pas mal parlé…

Regardez GMail par exemple : c’est une véritable application interactive.

L’indexation, la recherche sur de tels sites n’a pas grand rapport avec l’indexation de pages de contenus.

La pression du « google spamming »

Le métier de Google, pour la recherche, c’est de proposer, aux internautes, les sites correspondant au mieux à ce que cherche l’internaute.

Mais pour tous les sites ayant un enjeu commercial par rapport au web, être bien référencé par Google, c’est juste fondamental.

D’ou le développement du SEO, avec des pratiques plus ou moins clean, pour remonter, coute que coute, dans les pages de Google… et, quoi qu’on en dise, ça marche.

Donc, d’une manière ou d’une autre, les pages de Google se remplissent de liens, qui remontent parce que leur référencement naturel a bien été travaillé…

Le web mobile

Les usages se développent très vite maintenant.

Pour google, il s’agit bien d’une rupture, parce que les usages sont bien différents en mobilité, par rapport à l’usage du web « traditionnel ».

Et puis, le modèle de revenu de Google, c’est avant tout la publicité. Hors, le modèle de publicité change sur mobile. regardez par exemple ce que propose Apple sur mobile avec iAd ;).

Et c’est pas prêt de s’arrêter, avec la multiplications des modes d’accès à internet (iPad aujourd’hui, et quoi demain ?)

Le web temps réel

Google, historiquement, fait remonter une page qui a « pleins de liens » entrants. La logique est simple : si une page a pleins de liens entrant, c’est que son contenu est apprécié par pleins de mondes.

Cette logique est mise à mal, par les points précédents, et par le développement d’un web temps réel, bien représenté par Twitter.

Une info, reprise très très rapidement, fait un « buzz », en quelques minutes.

Google ne pouvait pas ignorer ce type d’information, et c’est donc logiquement intéressé à ce type d’info.

Mais comment faire cohabiter ce type d’information (l’info temps réel donc) avec l’info « de fond », qui a pris de la valeur dans le temps ?

C’est un sujet d’autant plus délicat que l’accord, qui permettait à Google d’utiliser les résultats issus de Twitter a pris fin début Juillet….

Le web social

Le développement de Facebook est forcément un bouleversement majeur pour Google…

Le bouton Like est une rupture à lui tout seul 😉

Dans la logique social, ce qui est important, c’est ce que « disent mes amis ». Et si mes amis me disent que telle page est « cool », c’est probablement une bonne idée que j’aille voir par moi même.

Demain, sur Google, peut on imaginer que l’impact des boutons type +1 devienne plus important que tout le reste ?

Ceci dit, attention. Les enjeux du « Google spamming » restent bien présents, et si les actions de type +1 prennent du poids, on verra forcément se développer des boites pour influencer ce classement…

Et puis là encore, il faut s’intéresser à la publicité : si les internautes passent leur temps dans Facebook, ils ne voient plus les publicités de Google !

Alors ?

Tout ça fait pas mal de changements, à prendre en compte par Google.

Bien sûr, google est acteurs sur pas mal de sujets (Androïd, Google+, …).

Mais il n’empêche : ce sont bien des révolutions, qui secouent le modèle.

La future solution X-Commerce de eBay

X-Commerce, c’est le nouveau projet de eBay.

Donc, la vision X-Commerce, c’est un hub e-commerce.

un hub, c’est un « tuyau », sur lequel on peut brancher et débrancher des briques :

  • Catalogue
  • Paiement
  • Logistique
  • CRM

Cela peut être vu comme un ESB métier, orienté e-commerce.

eBay parle d’ouverture, très large, vers la communauté des développeurs.

Cela peut laisser penser que eBay mettra en ligne un X-Commerce-Store, pour vendre et acheter des composants, compatibles avec le hub.

Bon, ça, c’est une première analyse.

e-Bay n’a surement pas acheté GSI pour intégrer Intershop dans le hub…

GSI, pour rappel, c’est une offre de e-commerce délégué.

Une autre analyse est que X-Commerce soit un « étendard » plutôt marketing, permettant de proposer un ensemble de services adaptés aux e-commerçants. C’est donc plus un « packaging » qu’une plate forme technique.

Dans cette hypothèse là, GSI, Paypal, … pourraient être complètement intégrée à X-Commerce.

A ce stade, je pense qu’on va probablement plus aller vers le deuxième scénario, plus marketing que technique donc.

Si e-Bay veut construire un un vrai hub, avec un X-Commerce-Store, c’est un challenge technique. Regardez Apple, il me semble qu’un élément clé du  succès de l’App-Store, c’est  la qualité de la solution technique qui est proposée (API, environnement de développement et de test).

Pour eBay, comment construire un tel édifice, avec des techniques aussi hétérogènes que Magento, Intershop, Paypal ?

A suivre de près bien sûr !

3D Secure intelligent

Bon 3DSecure, vous voyez ce que c’est :

C’est le système qui permet de fiabiliser les paiements, avec authentification du porteur de carte.

Concrètement, c’est une option, que vous activez, ou pas, quand vous êtes e-marchands.

si vous l’activez, vous avez moins de risque de fraude, mais votre taux de transfo risque de baisser.

Pourquoi ? Parce que pour authentifier l’internaute, ça passe par des « processus », pas si évidents que ça, et pas homogènes d’une banque à l’autre.

Bon, mais le jeu en vaut la chandelle, et on sait bien, même si on ne se dépêche pas, qu’on va devoir y aller ;).

L’offre évolue, avec la possibilité d’activer de manière assez subtile 3DSecure.

En effet, puisque 3DSecure permet de gérer la fraude, on peut tout à fait choisir les moments ou on active l’option, et ceux ou on la désactive.

Exemples de stratégie :

  • N’activer 3DSecure que pour les commandes à plus de XXX €. Ce sont les commandes comportant le plus de risque.
  • N’activer 3DSecure que pour le premier achat. Le client qui revient, on a une relation de confiance avec lui. Vous avez déjà vu un fraudeur fidèle 😉 ?
  • N’activer 3DSecure que pour certaines commandes, jugées risquées…

Je sais pas vous, mais je pense que ça va dans le bon sens.

Autres articles sur 3D Secure :

Le m-Paiement en septembre avec Buyster ?

Les principaux opérateurs de teléphonie, Orange, SFR et Bouygues, se sont associés, avec Atos, pour créer Buyster.

Buyster a pour but de proposer une solution de paiement mobile plus simple.

On n’a pas encore les détails de la mise en oeuvre.

Ce que j’ai compris, c’est que le système permettra d’associer un n° de CB à un n° de portable.

On pourrait donc utiliser l’authentification du mobile (code PIN) pour valider son achat.

Cela devrait permettre un achat depuis le mobile facilement.

A suivre, une communication est prévue début septembre : tout dépend de la capacité de nos chers opérateurs à bien coopérer…

 

Au secours, Facebook mange le web !

On sait tous que Facebook est un « gros truc », que pas mal de monde y est, et y passe pas mal de temps…

Mais, avant de lire cet article, je n’avais pas conscience, en fait, de l’ampleur du « machin ».

L’article part de l’analyse suivante :

Ce que dit ce diagramme, c’est que

  • Le temps passé, sur l’ensemble du web, décline de 9% en 1 an
  • Alors que ce temps explose, pour Facebook, avec une progression de 69%

Si ce diagramme est juste (ça reste à vérifier !), cela veut dire que Facebook devient, est devenu « le » web, pour pas mal d’internautes.

Est-on passé d’un « web ou l’on cherche » à un « web ou on est en relation » ?

Qu’en pensez vous ?

(merci Benjamin !)

 

e-Merchant de Pixmania signe avec Carrefour

e-Merchant est l’offre de e-commerce délégué de Pixmania.

Cela veut dire que les clients de e-Merchant peuvent bénéficier des solutions Pixmania : plateforme logicielle, relation client, logistique…

Carrefour vient de signer un deal avec e-Merchant !

Le montage est la suivante :

e-Merchant va proposer sa plateforme, permettant à Carrefour de vendre les produits, hors alimentaire, sur plusieurs pays européens.

Les produits à vendre seront les produits « sourcés » par Carrefour, ainsi que des produits issus de la market place de Pixmania.

Je n’ai pas beaucoup plus de détails à ce stade, et cette annonce me fait me poser des questions :

  • Les clients de la market place de Pixmania seront ils « obligés » de publier leurs offres sur les deux plateformes (pixmania et carrefour donc) ou est-ce qu’il pourront choisir ?
  • Comment va s’articuler l’offre de Carrefour sur l’alimentaire, et l’offre de Carrefour-e-Merchant ? Comment faire pour offrir une expérience cohérente ?
  • A mois que cela soit présenté sur deux sites distincts ?

Bref, à suivre !

En direct live de la soirée Prestashop

J’ai la chance d’être invité à la soirée « privée » Prestashop.

Voici donc mes notes de cette présentation.

Prestashop :

  • 62 personnes, dont 32 développeurs, probablement 120 d’ici 1 an
  • Chiffre d’affaires 2011 prévisionnel : 4,1 millions
  • 76 000 sites en ligne, 22% en France

Ouverture de Prestashop US :

Bruno, le fondateur de Prestashop est parti développer la boite aux US.

  • Tête chercheuse, depuis les US
  • Viser des clients directement depuis les US, pour des sites internationaux (multi langue, multi devise, multi boutiques)

Objectif : la filiale US doit rattraper la France rapidement !

Le sentiment, c’est que les américains comprennent très peu la technique (moins qu’en France), mais on un très bon « sens terrain », et arrivent à mettre des sites en ligne qui marchent assez vite.

Le mobile

enjeu stratégique pour Prestashop.

Démo : on installe un module, sur une boutique standard.

Nouvel onglet dans le back : permet de configurer l’apparence du site mobile.

La boutique est en ligne en 30 minutes.

Démo avec la boutique Menlook

C’est une application native iPhone, pas une Webapp.

ça permet de bénéficier des fonctions du mobile : géoloc, faire vibrer le mobile, …

4 projets pilotes jouent en mode beta, avant un lancement officiel.

A venir très rapidement : paiement et push. Version industrielle en Oct / Nov, Androïd et iPhone.

Multi Boutique

Plusieurs boutiques pour un seul back office

Partage des comptes clients

Partage des stocks entre les boutiques, ou pas (au choix)

Multi thème

Implémenté dans le coeur, pas via un module.

Tous les paramètres sont configurables par boutique : langue, devise, ….

Back office : on peut passer d’une boutique à l’autre via une liste déroulante.

Sortie d’une alpha dans quelques jours. Lancement en septembre.

La structure de données ne changera pas : possible de commencer les développements dès maintenant.

Autres actus

Mise à disposition d’une plate forme de tests unitaires.

Tests unitaires : basé sur selenium et PHPUnit, Jenkins (plateforme d’intégration continue)

Objectif : avoir 90% de prestashop passé à la moulinette des tests unitaires, d’ici cet été.

Store Manager : client lourd, sur Windows et Mac (bientôt)

Partenariat signé avec cette solution.

Développé en Ukraine.

Avantages :

  • Gain de productivité
  • Avantages d’un client lourd : pas de temps de chargement, …
  • Possible de faire des actions en masse (appliquer 20% de remise sur toute une catégorie de produits)
  • Peut fonctionner en mode off line
  • Intègre déjà la fonction multi boutique, de déclinaison produits
  • Gestion des photos par drag & drop, en masse

Ca coute autour de 150 €

Aujourd’hui, le branchement se fait pas via web services, mais ça devrait évoluer.

1 million d’articles

Test réalisé, permettant de faire tourner une boutique, avec un million d’articles.

Fait avec plusieurs partenaires : Smile, Dell (pour le serveur), Coreye (hébergeur)

Réalisé sur une boutique « out of the box » 1.4.3.

Campagne de test, réalisé sur un serveur 4 CPU, 6 coeur, 64 Go

Scénarios très intrusifs : 15% de mise au panier, 5% d’achat.

Résultat :

  • 72 hits/sec
  • 69 pages /sec
  • Temps de chargement des pages moyen : 0,25 s
  • 240 k pages par heure
  • Testé sur 1h

Tests avec cache externe :

  • 3000 vu

Conclusion (Coreye) : C’est bon ( 😉 )

il fait hyper chaud, je commence à décrocher les amis

Version Garantie Editeur

Version pour les clients qui veulent l’engagement de l’éditeur.

Version payante, 4800 € par an.

Garantie Editeur de 180 jours

Support Editeur, à plusieurs niveaux (je n’ai pas le détail)

Outils de migration

OS commerce -> Prestashop

Magento -> Prestashop, en cours de développement (POC)

Marketing

Pas mal d’activité : 9 manifestations en Juin

Prochain barcamp prestashop (4ème opus) : 24 Novembre 2011 !

Au Tapis Rouge.

Présence également au Salon ecommerce de Paris : 25 000 visiteurs attendus.

ça doit être la fin de cette présentation, on va aller manger, dans la salle du haut : ouf, il fera moins chaud 😉 Merci à tous 😉

Le M-Commerce selon e-Bay : une machine à cash !

Cela fait pas mal de mois maintenant que eBay a développé son offre sur mobiles.

Quelques chiffres sur le business mobile actuel :

  • Application pour iPhone et iPad, disponible pour 190 pays
  • Meilleure journée 1010 sur mobile : 13 millions $ (!!!)
  • Chiffre d’affaires 2010 sur mobile : 2 Milliards $
  • Nombre de téléchargement des applications : 45 Millions
  • Temps moyen passé sur l’application mobile : 10 minutes
  • Panier moyen sur mobile : plus de 100 $
  • Fréquence des achats : 1 achat par seconde

Quelques chiffres sur les perspectives :

  • Chiffre d’affaires prévisionnel 2011 sur mobile : 4 milliards $
  • Chiffre d’affaires mondial sur le mobile estimé en 2015 : 120 Milliards $

Pas mal, non ?

Et vous, vous faites quoi sur le mobile 😉 ?

(source : eBay)

Retour sur le bouton « J’aime » d’Amazon

Cet article est écrit par Julien Chaumond, co-fondateur et CEO de Productism, un réseau social centré sur les produits, et auteur du livre Social commerce. Vous pouvez aussi suivre Julien sur Twitter.

En plein milieu de la Guerre des boutons dont parlait François il y a deux semaines (Boutons +1 de Google, Facebook Like, Tweet this, etc.) et qui continue à faire rage, un bouton est passé relativement inaperçu, en tout cas en France, alors même qu’il émane directement, non pas d’un réseau social, mais d’un e-commerçant : c’est le bouton « J’aime » d’Amazon.

Amazon a commencé à tester son bouton Like sur Amazon US vers novembre 2010, mais il n’a été mis en production sur Amazon.fr qu’il y a un mois environ (vers fin mai-début juin).

Ce qu’il y a d’intéressant avec le bouton J’aime d’Amazon, c’est qu’il permet de faire de la recommandation basée sur des signaux explicites (Amazon le dit clairement : « nous vous recommanderons des articles basés sur les produits que vous aimez ») alors que jusqu’à maintenant la recommandation était plutôt basée sur des signaux implicites (par exemple : j’ai consulté cet article, j’ai acheté cet autre article, etc.).

En revanche, le bouton « J’aime » n’est pas — pour l’instant ! — utilisé d’une manière sociale, c’est-à-dire que je peux facilement consulter la liste des produits que j’aime (sur la page « Chez vous« ), mais pas ceux des autres clients, amis, personnes ayant les mêmes centres d’intérêts, etc.  Même sur Amazon.com, où le e-commerçant a expérimenté l’intégration avec Facebook, ce qui a fait beaucoup de bruit (Voir ce bon article en anglais : Amazon’s Facebook Integration Is The Future Of Commerce), son bouton « J’aime » n’est pas relié à Facebook ou aux profils des clients.

Ce qui est très intéressant en termes d’usages, avec ces boutons, c’est qu’ils permettent au client d’exprimer de manière très simple, informelle, un intérêt pour un produit.

Du coup, comme il est beaucoup plus simple et rapide de cliquer sur « J’aime », que d’écrire un avis consommateur par exemple, le volume des données créées (et donc utilisables) est très important : je me suis amusé à faire un échantillonage aléatoire (ou à peu près…) d’une dizaine de produits, et il y a déjà, un mois seulement après la mise en place, souvent plus de « J’aime » que de commentaires clients, et parfois, 5 voire 10 fois plus !

Ainsi par exemple :

Qu’en pensez-vous ? Et pour les marchands plus petits qu’Amazon, cela a-t-il du sens de mettre en place un bouton « J’aime », plus spécifique que le Like de Facebook (où tout peut être Liké, pas seulement les produits) ?