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Concentration or not ?

J’ai vu fonctionner de très grand groupes.
Ce qui m’a marqué à l’époque, c’est à quel point la volonté de « contrôle central » peut être contre productive, démotivante….

Ce type de boite, ou une petite équipe dirigeante cherche à organiser une énorme boite, de manière complètement centralisée, m’avait semblé contre productif.

Je me sentais plus proche d’une organisation bien plus souple, ou la priorité n’est pas à la rationalisation, mais plutôt à la « joyeuse coopération » entre des entités à taille humaine, avec plus d’autonomie et donc plus de redondance et de compétitions (ou « saine émulation ») entre les entités.

Dans mon travail, je vois différentes organisations, et j’ai été séduit par certains groupes, qui cultivent justement cette vision, ce management basé sur l’esprit d’initiative, l’envie d’entreprendre.

Je m’étais donc forgé la conviction que c’est une meilleure organisation.

Cette conviction est challengée, en lisant la bio de Steve Jobs.

Quel rapport ?
Vous allez voir 😉

La conviction de Steve Jobs a toujours été dans une construction très verticale : vendre un produit ou tout est contrôlé par Apple.

Sur certains aspects, Steve Jobs a su lâcher du lest. Mais cette logique est fondamentalement gravée dans les choix d’Apple :
Regardez l’iPhone par exemple : La boite qui fabrique l’écran a été rachetée. L’OS est maison, le hard est maison, le produit est vendu en ligne ou via des Apple Stores, …

L’analyse de Steve Jobs, quand il s’est lancé sur le marché de la musique, c’est que des boites comme Sony avaient loupé le coche, et ne pourraient pas proposer des bons produits, parce que ces boites n’ont pas de « contrôle centralisé » capable de réellement coordonner les différentes branches de la boite. Sony produit de la musique, sait fabriquer des écrans, des appareils électroniques, faire du logiciel, … Mais toutes ces activités ne peuvent pas travailler dans une vrai synergie pour produire des produits d’excellence.

Au contraire, chez Apple, tous travaillent sur un nombre très limité de produits, et Steve jobs contrôlait très attentivement ce nombre de produits, de manière à pouvoir bien faire avancer chaque produit.

Regardez, si il s’agissaient d’entités indépendantes, les Apple Stores pourraient vendre des ordinateurs Sony ou Dell, les développeurs de l’OS pourraient revendre en OEM leurs produits, … D’un point de vue purement business court terme, ça serait un bon moyen d’augmenter les revenus, en valorisant mieux chaque entité.

Mais, s’il s’agissait d’entités indépendantes, ils seraient alors complètement incapable de produire ces appareils si bien intégrés.

Alors, je me suis trompé dans mon analyse ?

Je n’en suis pas sûr, mais je trouvais la réflexion intéressante ;).

Ce que je me dis, c’est que le contrôle complètement centralisé à du sens s’il sert une stratégie super claire, incroyablement focalisée.

Bref, je pense que ce contrôle, cette organisation sert une boite comme Apple, mais dessert bien des boites.

Qu’en pensez vous ?

Visa propose un nouveau système de sécurité : CodeSure

Visa travaille sur une nouvelle carte, qui va contenir un petit écran LCD, qui permet d’afficher un code :

Cela permettrait de mettre en place un système de vérification bien plus efficace que ce qui existe actuellement avec 3D Secure (Date de naissance ou code envoyé par SMS).

Ils disent démarrer la commercialisation en Europe. On devrait donc voir ces cartes arriver.

Plus d’infos ici.

Forum ecommerce de Rennes

Le 7 novembre, la CCI de Rennes organise un forum e-commerce.

J’y ferais deux interventions :

10h00 : cahier des charges e-commerce.

12h30 : une présentation générale sur les enjeux du e-commerce. J’espère pouvoir faire ça de manière très interactive.

Je suis très content de participer à cet évènement 🙂

Alors, vous y serez ?

Infos pratiques :

  • Ou : CCIT Rennes Bretagne, 2 av. de la préfecture, Rennes
  • Quand : le 7 novembre, 9h – 19h
  • S’inscrire

Bien choisir sa plate forme e-commerce

C’est une question qu’on me pose régulièrement, via le blog, par mail, lors de conférences ou dans le cadre de missions de conseils.

Bien souvent, mon interlocuteur, posant une question simple, attend une réponse tout aussi simple.

Malheureusement, il n’y a pas de réponse simple à cette question.

Et méfiez vous de ceux qui disent le contraire…

Alors, pourquoi ne pas faire un classement, de la moins bonne plateforme à la meilleure ?

Pour plusieurs raisons :

Il y a de nombreux critères à prendre en compte, quand on choisi une solution, et ces critères sont différents, d’un projet à l’autre.

Comment mettre dans un même panier des solutions pour des sites adaptés à des TPE et des solutions pour les grands groupes, orienté multi canal ?

Quand on se lance dans le e-commerce, si on le peut, le mieux est de partir sur des solutions SAAS, permettant de démarrer pratiquement sans investissement. Citons Oxatis, Powerboutique, Wizishop, Rentashop.

Ces solutions permettent de mettre en ligne des boutiques très correctes, et de concentrer son budget sur d’autres éléments tout à fait fondamentaux : le stock, l’acquisition de trafic.

Pour choisir, entre ces solutions, je vous suggère de passer beaucoup de temps sur les différentes boutiques en lignes réalisées avec ces solutions. Analysez les parcours clients, l’ergonomie, les temps de réponses. Contactez les e-marchands, qui bien souvent seront tout à fait prêt à vous parler de leur expérience.

Mais après, quand on est sur des projets plus complexes, plus riches, ou ces solutions ne sont plus adaptés, les choses deviennent bien plus compliquées.

Ce que je peux dire, c’est  qu’il ne faut absolument pas se limiter à une analyse fonctionnelle. C’est tout à fait insuffisant, voir inutile.

Pourtant, les éditeurs mettent en avant des listes à rallonge de fonctionnalités….

Pourquoi l’analyse fonctionnelle est elle limitée ? Prenons un exemple : vous avez besoin de mettre en place des mécanismes de promotions. Vous allez donc chercher, dans la liste des fonctions, s’il y a une ligne du type « promotion ». Mais quelles types de promotions voulez vous faire, et ces promotions sont elles possibles sur telle plate forme e-commerce ? Vous voyez ? La simple liste fonctionnelle est bien insuffisante.

Vous voyez ce que je veux dire ? Pour vraiment creuser au niveau fonctionnel, il faut rentrer dans le détail, à un niveau vraiment très fin, pour savoir si une solution est vraiment adapté à votre besoin.

D’autres critères sont au moins aussi importants.

Ce que fait la solution « out of the box » comme on dit, c’est une chose. Mais vivre plusieurs années avec la solution, c’est autre chose. Il est donc très important d’avoir une solution qui sera vraiment évolutive. Cela veut dire que vous pourrez faire évolution votre site, votre plate forme e-commerce, rapidement et avec des coûts raisonnables.

Pour ça, il faut plusieurs choses :

  • Il faut que la solution soit bien écrite à la base, que la structure soit évolutive ;
  • Il faut également que des équipes techniques maîtrisent bien ce code. Il est donc tout à fait important de voir quels sont les prestataires qui pourront travailler sur la solution ;
  • La solution peut évoluer via un éco système, une communauté. C’est bien sûr le cas pour les solutions open-sources, comme Magento, RBS Change, Prestashop, Oxid eSales… Dans ce cas, il est important de mesurer la taille et la dynamique de la communauté
Plus largement, ce qu’il faut prendre en compte également, c’est :
  • Le prix de la solution, et le prix des développements à faire pour avoir votre boutique ;
  • La technologie employée (Java, PHP, C#…) et sa compatibilité avec les autres solutions que vous utilisez
  • Le mode de solution : SAAS ou pas. Il existe des solutions SAAS pour les très rands projets, je pense bien sûr à Demandware.
  • Le dynamisme de l’éditeur et de la communauté : a quel rythme sortent les nouvelles versions ? Et quelles sont les nouveautés proposées
  • Les références, bien sûr, qui reste un facteur important, quelque soit la taille de la boutique
Bon, vous le savez, je fais des billets courts, je ne vais donc pas faire le tour de cette question ici, cela mériterait un livre…

Programmer simplement pour iOS : Codify

La meilleure expérience, sur un terminal, reste de développer une application native.

Cela fait longtemps que je me dis qu’il manque une application, pour coder plus simplement sur iOS (iPhone, iPad, …).

C’est bien ce que propose Codify, avec un mélange de code « normal » (du texte) et des outils graphiques.

Le plus simple est de voir la vidéo pour comprendre ce que propose Codify :

Alors, qui sera le premier à utiliser un tel outil pour développer une application e-commerce ?

OPA sur Rue Du Commerce par un acteur immobilier des centres commerciaux

Altarea Cogedim est en train de mettre la main sur Rue Du Commerce.

Rue Du Commerce, c’est 380 Millions d’euros de CA, pour un bénéfice de 1,2 Millions d’euros.

La valeur du rachat, à 9 € l’action, correspond à une valorisation totale de près de 100 M€.

Si on ramène la valo d’achat au chiffre d’affaire, cela fait un facteur 1/4, mais si on calcul à partir de la marge, le facteur est bien plus grand ;).

Rue du commerce a été fondé en 1999.

Au delà des chiffres, que va faire Altarea Cogedim d’un site e-commerce ? Quelles synergies créer avec les centres commerciaux, ou pas ???

Vous pouvez lire le communiqué de presse ici.

Tealeaf – Solution pour améliorer l’expérience client

Tealeaf est une solution de CEM.

CEM ? C’est quoi ça ?

Cela veut dire : Customer Experience Management.

Concrètement, il s’agit d’outils qui aident à améliorer l’expérience des utilisateurs.

Sur ce créneau, Tealeaf propose une solution intéressante.

Quand on conçoit un site e-commerce (ou un service web en fait), on cherche bien sûr (enfin j’espère 😉 ) à proposer des choses simples, intuitives.

Mais la réalité est souvent différente, et on l’a tous expérimenté.

Pourquoi ? Parce que :

  • Les chemins que peut prendre le client sont très variés. Difficile de tout prévoir (on est en face d’une explosion combinatoire) ;
  • Les sites évoluent, et au fil des évolutions, on ne se rend pas forcément compte d’incohérences qui apparaissent ;
  • On doit aller vite, et on ne prend pas toujours le temps de bien analyser l’ensemble des conséquences d’une mise à jour ;
  • On est dans une boite ou « un chef a décidé que »…
  • Simplement ce n’est pas évident de se mettre à la place des clients, des utilisateurs. Ce qui peut nous sembler évident, quand on conçoit un système, peut s’avérer pas du tout évident pour l’utilisateur.
Bref, les raisons, qui font qu’un site n’est pas si performant que ça sont nombreuses.
L’analytics, et les tableaux de bord permettent de constater « les fuites ».
Tealeaf propose une approche différente :
Cette solution enregistre et indexe chaque parcours de chaque utilisateur, sur le site à analyser.
Ces données permettent de créer des tableaux de bords, mais, surtout, on peut rejouer, côté serveur, chaque parcours, un par un.
Exemple concret :
Grace aux tableaux de bords, on voit que pour un produit particulier, le taux d’abandon est particulièrement important.
On peut alors extraire chaque enregistrement, des internautes ayant abandonné leur achat, pour analyser, et voir d’ou vient le problème (un problème javascript par exemple).
Pour vendre son produit, Tealeaf à une approche très orienté ROI (Retour sur investissement). C’est effectivement adapté, parce qu’une erreur corrigée permet de vendre plus. Sur les gros sites, une erreur qui touche un petit pourcentage de client se traduit par une perte importante de chiffre d’affaires… Et, on le sait, les petites erreurs s’accumulent…
Quelques infos sur Tealeaf  :
La solution est issu d’un essaimage SAP.
La société est basée à San Francisco, et existe depuis 1999 (quand même !).
Si vous voulez en savoir plus, contactez Patrick Chancelier (pchancelier@tealeaf.com) : il a pris la direction commerciale de la région « south EMEA » comme disent les boites US ;).

Vision du futur par Microsoft

On voit régulièrement ce type de vidéo, présentant un futur bien plus connecté :

Pour le coup, je trouve que Microsoft n’a pas été très créatif, non ?

On voit bien des écrans partout, tactiles et multi touch.

On a quelques écrans 3D, des lunettes permettant de projeter de la réalité augmentée.

Petite innovation complémentaire proposée : on a des écrans ou la zone de projection « sort du cadre ». Il s’agit de projetction holographique ?

Donc, au delà de cette profusion d’écrans, je n’ai pas trouvé ça tellement en rupture….

A sa grande époque, Nokia avait proposé cette vidéo, beaucoup plus futuriste pour le coup, avec un « téléphone polymorphe » :

Si j’étais méchant, je dirais que pendant qu’ils travaillaient là dessus, Apple développait son iPhone…

Alors, quelles seront les grandes ruptures à venir, qui vont changer notre vie et notre rapport avec ces équipements ?

Apple est-il dans la bonne voie, avec Siri ? L’interface vocale sera-t-elle la prochaine évolution majeure ?

Madame Choup vous propose des réductions contre un peu de communication sur Facebook

Si tout le monde est à peu près ok pour bien voir qu’il y a des choses à faire, entre Facebook et les sites e-commerce, la « martingale » magique n’a pas encore été trouvée.

Benjamin m’avait parlé de Madame Choup, site de vente de vêtements de cuisine, qui propose un module Facebook original.

Visite guidée :

Regardez bien, au niveau des produits, le site propose deux prix :

Acheter « malin », cela veut dire que je peux économiser 6 €, soit près de 10%.

Comment ? Simplement en acceptant de communiquer, sur Facebook, auprès de 10 « amis ».

Allons y : j’achète malin ;).

Mon panier affiche bien le produit, mais au prix de base. Pour l’instant, je ne suis pas très malin…

Ensuite, je vous passe les étapes, classiques, de création de compte.

Sur validation du panier, une popup s’ouvre, qui me demande l’autorisation d’accéder à mes informations Facebook :

Bon, je valide. Madame Choup, ou plutôt son application Facebook a maintenant accès à mes contacts… L’application me demande de choisir, parmi mes contacts, a qui je veux envoyer un message sur ce site :

Après avoir choisi 10 « cobayes » (désolé les amis 😉 ), je peux personnaliser le message qui sera envoyé :

Bon, ensuite, je peux poursuivre mes achats.

J’imagine que normalement, j’aurais du avoir une réduction, mais pour cet essai, ça n’a pas marché. J’ai spammé mes amis pour rien, désolé ;).

Alors, bonne idée ou pas ?

Etes vous prêt à spammer vos amis, pour avoir une réduction ?

Les internautes sont ils prêt à passer par des chemins pas si court que ça ?

Pleins de bonnes questions. A suivre !