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Petite analyse du marché pour le e-commerce délégué

Le e-commerce délégué peut être vu de différentes façons :

  • ça peut être vu comme une sorte d’équivalent à une « franchise web » : une structure tiers ouvre une boutique web pour le compte d’une marque. Elle vend les produits de la marque, et se rémunère « à la marge ».
  • Cela peut également être vu comme une prestation de service : le prestataire apporte à une marque l’ensemble des services pour opérer les ventes en ligne : logistique, boutique en ligne, e-marketing et relation client.

Aujourd’hui, en France, ce marché est principalement couvert par deux sociétés : Mix Commerce et Brand Online Commerce.

En fait, ces sociétés opèrent sur des secteurs différents.

Mix Commerce est clairement sur le domaine de la distributions de marques de mode, avec des références comme Kookai, Celio, …
Pour ces marques, le prix est un facteur clé. Mix commerce développe donc nécessairement une stratégie de distribution Web adaptée à ce type de produits.

Brand Online Commerce est positionné sur le domaine du luxe, avec des marques comme Nars, Sequoïa ou Serge Lutens.
Pour ces marques, le marketing est un marketing très spécifique, permettant de créer une relation exclusive entre le client et la marque.
Il ne s’agit donc plus de marché de masse, ni de prix promotionnels, mais plutôt d’image, de qualité, d’exclusivité.
Brand Online Commerce a développé une offre de service compatible avec ces entreprises.

Cette segmentation est inévitable, parce que chaque type de marché à des besoins très spécifiques. Les sociétés de services doivent être « génétiquement compatibles » avec leur marché.

PS : par soucis de transparence, il est sain que je rappelle mon contexte personnel par rapport à ces sociétés :

J’ai travaillé, en tant que consultant, pour Inspirational Stores (qui a aujourd’hui apparemment quitté ce marché).

J’ai également contribué à monter Brand Online Commerce, ou je suis l’un des associés.

Enfin, je connais et apprécie Philippe Rodriguez et ses équipes.

Complément suite aux commentaires

Petit complément, en particulier suite au commentaire de Michel.

Donc, contrairement à ce que je disais, Inspirational Stores n’a pas quitté le marché du e-commerce délégué, et se concentre, via son « gros » partenaire GSI sur de « grosses » marques. Le positionnement est donc en frontal par rapport à Mix.

Ce billet parle des acteurs en France. Il y a de très gros acteurs sur ce secteur, comme Yoox, GSI donc, mais aussi PFS Web, … qui ne sont pratiquement pas présents en France…

Formation Flex 3 et AIR gratuite !

Vous souhaitez mieux comprendre ce que permet Flex et AIR d’Adobe ?

BaaO, société spécialisée en formation sur ces technos propose des formations, gratuites :

  • Le Mardi 19 Janvier 2010 à Paris
  • Le Mardi 16 Février 2010 à Paris
  • Le Mercredi 24 Mars 2010 à Paris

C’est par ici pour avoir plus d’info et vous inscrire.

En fait, ces formations sont payées par Adobe : c’est pour eux un moyen d’évangéliser !

J’y étais allé il y a quelques mois, ces formations sont très bien.

Les méthodes pour passer d’un service gratuit à un service payant

Tout d’abord, démontons un mythe :

Certains prétendent qu’on ne peut pas passer d’un modèle gratuit à un modèle payant.

L’idée serait que, une fois que les Internautes sont habitués à ne pas payer un service, on ne pourrait plus basculer vers un modèle payant.

Cette affirmation est fausse, et il existe plusieurs belles réussites, de bascule du gratuit vers le payant.

Exemples :

  • eBay, qui a commencé gratuit, puis à ajouter tout un tas de frais, en continuant (à l’époque) à gagner des parts de marchés ;
  • LinkedIn qui a également commencé tout gratuit, avant de proposer des options « premium ».

Bon, donc la question de ce billet, c’est :

Vous avez un service avec une partie gratuite et une partie payante.

Comment conduire les utilisateurs à utiliser la partie payante ?

C’est la situation dans laquelle est Viadeo par exemple, ou encore Trombi.

L’idée, c’est d’attirer les clients, avec une partie du service gratuit.

Dans les deux cas, il est fondamental d’avoir une « masse critique » : c’est à dire d’évoir beaucoup d’utilisateurs (le propre de tous les réseaux sociaux).

La partie gratuite, qui va attirer la plus grande quantité d’Internaute, doit donc être suffisamment attrayante.

Mais la partie payante permet de vivre… Elle doit donc avoir de vrais atouts pour les Internautes.

Pour Viadeo, la méthode est de proposer régulièrement à l’internaute de passer en mode payant, pour être plus « performant » dans l’exploitation de son réseau « pro ».

La méthode est un peu « lourde » puisque l’écran qui propose l’option payante apparait très régulièrement, mais on reste dans l’incitatif.

Les choses sont bien différentes pour Trombi. Ici, le système me semble bien plus « vicieux ».

Trombi propose de retrouver ses amis d’enfance.

Le système intègre son propre système de messagerie, pour échanger des messages avec les contacts retrouvés.

Et bien, quand on ne prend pas d’option payante, on peut très bien envoyer un message… Mais ce message ne pourra pas être lu par le destinataire !

Celui ci aura juste un message lui indiquant que vous lui avez écrit. Il faudra que soit votre interlocuteur, soit vous, basculiez en mode premium pour afficher le précieux message.

Le sentiment, en tant qu’utilisateur, n’est pas très agréable, puisqu’on a clairement le sentiment de se faire « forcer la main ».

Mais bon, c’est sans doute très efficace…

Exemple de marketing 121 chez Amazon

Je viens de recevoir un mail d’Amazon :

Comme vous pouvez le voir, le contenu est 100% personnalisé : on me propose un produit qui, au vu de mes achats précédents, devrait me plaire.

C’est ce qu’on appelle le marketing 121, par opposition au marketing « broadcast », type « diffusion de news letter » ou là, on envoie la même information à tout le monde.

Entre les deux modèles, la différence de performance est en général plus que significative…

Mais pour faire du marketing 121, il faut un système CRM adapté.

Hum, pour faire du e-commerce, il faut donc bien plus qu’un simple site e-commerce ?

Oui.

C’est bien pour ça que chez Araok, on parle de système e-commerce, ce qui englobe le moteur e-commerce, et également d’autres modules, comme le CRM, un éventuel CMS, pourquoi pas un moteur de merchandising (type endeca ou Fredhopper). Les briques du système e-commerce dépendent de tout un tas de facteurs. C’est du sur-mesure adapté à chaque entreprise.

Bref, l’architecture e-commerce, c’est un métier.

Un beau compliment !

J’ai rencontré une belle équipe d’entrepreneurs ce matin.

J’étais recommandé par un client.

La recommandation mettait en avant le fait que, dans mon activité de conseil, j’avais contribué à baisser le budget du projet sur lequel j’intervenais.

Ce feed back m’a fait très plaisir.

C’est effectivement une de mes obsessions : aider, apporter le maximum de valeur, en fonction de chaque projet.

Et cela peut me conduire à recommander de baisser une enveloppe, ou de gérer un projet plus dans le temps (et donc de lisser les investissements).

Le retour du Minitel via Google

Finalement, si on y réfléchi bien, l’annonce du Netbook Chrome de Google est l’annonce d’un super minitel.

Fini les données et applications locales.

Le terminal Chrome de Google n’a pratiquement plus rien en local : pas de stockage, ni pour ses données ni pour les applications.

Tout est centralisé, chez Google bien sûr.

Hugo Lunardelli explique dans son article tous les dangers que cela représente, avec des gouvernements un brin totalitaires.

Marrant comment les choses changent. Microsoft, en défenseur des libertés individuelles ? Je n’aurais pas imaginé ça ;).

En tout cas, je partage l’avis de l’auteur de cet article intéressant : il est important de ne pas tomber dans un tel modèle, bien trop centralisé.

Nouvelle année, nouvelle interface

Bon, je sais bien que pour la plupart d’entre vous, cette information n’est pas du tout intéressante.

Pourquoi ?

Parce que vous lisez ce blog depuis un agrégateur RSS (Google Reader en tête).

Mais bon, quand même.

Le design actuel ne me convient plus.

On se lasse…

Et puis, je trouve la colonne de présentation principale des billets trop étroite.

Je trouve également dommage que le format soit fixe.

enfin, c’est à mon gout trop chargé. Je voulais du « dépouillé », hyper basique.

Alors voilà, la nouvelle version est prête :

Cela répond à mes attentes :

  • Très simple, épuré
  • Largeur de taille variable
  • Pratiquement à 100% basé sur du texte, plus d’images
  • Ergonomie simple

Alors, vous aimez ?

Stratégie Web : quand la simplicité paye

On a tous (en tout cas, ceux qui suivent l’actualité du e-commerce) suivi les exploits du site leboncoin.fr.

Comment ce site, plutôt simple (simpliste ?) a-t-il pu détrôner des « mastodontes » comme ebay, ou priceminister ?

Mon analyse est la suivante.

A l’origine, pour vendre sur Internet, il y avait eBay, point.

PriceMinister c’est positionné à côté d’eBay, en ajoutant un élément clé : le tier de confiance.

Là ou eBay ne garanti rien du tout, PriceMinister garanti que le vendeur sera bien payé, et que l’acheteur aura bien le produit commandé.

leboncoin à joué sur un tout autre axe : l’extrême simplicité, la gratuité, et la localisation des annonces.

Voici le formulaire de création d’une annonce :

Si on compare à eBay, il doit y avoir un rapport 1000 en terme de complexité…

Sur eBay, il m’est arrivé de ne pas réussir à activer certaines options….

Vous avez vu, pas de lien facebook, pas de twitter…

Le résultat est là…

A tout ceux qui veulent toujours plus de fonctions, leboncoin doit aider à réfléchir, à simplifier, toujours plus !

Pour en savoir plus, interview d’Olivier Aizac.

7 768 466 415 157 250

7 768 466 415 157 250,

Cela fait :

  • 250 octets
  • 157 kilos octets
  • 415 mega octets
  • 466 giga octets
  • 768 tera octets
  • 7 peta octets

C’est quoi ce monstre ?

La capacité de stockage de GMail, tout simplement.

Cette information est affichée, en page d’accueil de GMail, quand on n’est pas connecté.

Comme chaque compte permet de stocker près de 6 Go, cela ne représente « que » 1,3 millions de comptes…

Hum, en fait, comme GMail compte plus de 100 millions de comptes (au fait, quelqu’un sait il combien il y a de compte GMail ?), cela représente un espace de stockage moyen de 74 mega octets par compte, ce qui me semble assez réaliste.

8 peta octets donc (en arrondissant un peu), cela ne fait « que » 16 000 disques durs de 1 tera, si on sécurise un minimum (RAID 1).

Synthèse subjective du e-commerce en 2009 et perspectives 2010

Si on me demandait ce qui c’est passé en 2009, dans notre « petit écosystème », je dirais…

Le e-commerce ne connait pas la crise

Croissance du chiffre d’affaires à 2 chiffres, croissance du nombre de sites en ligne, … Les chiffres de la Fevad ne sont pas encore sortis, mais on sait déjà que 2009 aura bien résisté à la crise dans notre domaine, même si, dans la réalité, le bilan est contrasté.

Pour certains, l’année fut rude, alors que j’en connais chez qui la croissance a été très forte.

Cela dépend de la situation de chacun en fait. Pour un site en conquête sur son marché, c’est « la conquête de l’ouest ». Pour un site plus mature, déjà bien développé sur son marché, les choses sont plus difficiles.

Les gros mangent les petits

Zappos, 1 milliard $ de chiffre d’affaires, racheté par Amazon ;

Chez nous, Alapage, racheté par RueDuCommerce : bon, ok, c’est différent, France Télécom, ancien propriétaire, cherchait à se débarrasser de son activité e-commerce ;

Mais je pense que ce mouvement va s’accélérer. Pourquoi ?

Pour plusieurs raisons :

  • Cela peut sembler être une bonne solution, pour une entreprise qui souhaite acquérir rapidement une position sur le e-commerce, que d’acheter le « kit complet » : équipe, site, clients.
  • Pour un site bien développé sur son marché, cela peut être une bonne idée que de chercher à élargir son offre via d’autres sites, positionné sur d’autres niches. D’une certaine manière, c’est ce qu’à fait Amazon avec Zappos.

Le monde des éditeurs logiciels change

Après la fin de l’année très mouvementé dans le monde du décisionnel (Rachat de Cognos par IBM, et de Business Objects par SAP), 2010 a vu des mouvements également forts :

  • Rachat d’Omniture par Adobe ;
  • Après le rachat d’Optimost par Interwoven, interwoven c’est lui même fait racheté par Autonomy. Qui veut acheter Autonomy en 2010 😉 ?
  • Après le rachat de MySQL par SUN, Oracle rachète à son tour SUN. On se retrouve avec MySQL, base de données open source et gratuite, dans le giron du plus grand éditeur de base de données au monde !

Surement pleins d’autres mouvements que j’oublie… (tient, par exemple Skype, qui retrouve son indépendance après avoir été racheté par eBay).

Cela montre que le mode change… et va continuer à changer.

Surtout avec …

Google domine le monde Internet et « tire dans tous les sens »

Incroyable toutes les annonces de Google, avec pas mal de succès : évolution de GMail, moteur de recherche pour sites marchands, Android, qui commence à bien se développer, nouveaux service de navigation GPS, nouvelles fonctions pour Adwords, préparation d’un OS, intégration des contenus dynamiques dans les pages de recherche (Twitter, Facebook, …)…

Le moteur de recherche reste le canal d’acquisition majeur de la plupart des sites, et ça me fait toujours un drôle d’effet de penser qu’un seul gars peut changer une ligne de code, et changer la vie de millions de marchands…

Autre mouvement intéressant : les grandes manœuvres autour de la futur explosion des livres numériques.

A propos du livre numérique…

Amazon domine le monde du e-commerce et « tire dans tous les sens »

Pour 2009, Amazon a bien évolué, avec la monté en puissance de son Kindle, le livre électronique d’Amazon.

Intéressant de voir que, pour télécharger les livres, Amazon essaie de s’affranchir des opérateurs, en embarquant une connexion 3G, avec son propre accès (négocié pays par pays si j’ai bien compris).

Ah là là, ça tire fort pour les opérateurs, qui doivent composer avec des acteurs comme Microsoft, Apple, Amazon…

Amazon a également étendu son offre B2B, de « légo e-commerce », avec la montée en puissance d’Amazon EC2.

Petite révolution ce truc là, puisque ça bouleverse complètement l’hébergement, avec un coût plus faible que les hébergeurs traditionnels, et une souplesse inégalée (monter un serveur complet en 10 minutes par exemple).

Cela répond à un réel besoin du e-commerce, qui a besoin de bande passante pour les pics d’audience (Soldes par exemple).

A ce sujet, je suis près à prendre plusieurs paris :

  • Des offres d’hébergement vont sortir, basée sur Amazon EC2, avec une vrai couche « service verticalisé » par dessus ;
  • De gros sites vont basculés sur EC2, parce que c’est un moyen d’avoir un site en ligne plus rapide pour moins cher.

Montée en puissance des solutions open sources e-commerce

Pour Magento, 2009 est l’année de la consolidation.

Fini les problèmes de performance, la version actuelle a bien corrigé ce problème.

Prestashop a également bien évolué.

Ces deux solutions sont aujourd’hui assez matures.

Et alors ?

2010 promets d’être passionnante, avec des évènements majeurs à venir :

L’évolution du HTML, avec la montée en puissance du HTML 5.

La très probable sortie de la tablette Apple, un nouveau terminal pour acheter depuis le canapé ?

La sortie des premiers Google Netbooks, qui peuvent également changer la donne.

Il y a également des rumeurs, d’une offre de « service client en ligne » powered by Amazon… A suivre, ça serait parfaitement cohérent avec la stratégie actuelle.

La bataille rangée pour l’internet mobile, avec enfin des offres vraiment intéressantes. A ce propos, vous pensez qu’Apple va garder sa dynamique, ou qu’Android va rattraper son retard ?

Et surement pleins d’autres choses, auxquels je ne pense pas, ou qu’on n’a pas encore identifié…

Bref, 2010 promet d’être passionnant, alors, GO !