Archives par mot-clé : stratégie

Multi Canal : mythe et réalité

En voila un titre ambitieux !

Bon, d’abord, de quoi parlons nous ?

Quand on parle de multi-canal, on peut parler de plusieurs choses :

  • Publier un site, un service sur plusieurs canaux (Web et mobiles par exemple)
  • Offrir un service commercial sur plusieurs canaux (Web et magasins physiques par exemple)

Dans ce billet, nous parlons du deuxième contexte, en nous concentrant sur l’exemple donné, vente en ligne et vente en magasin.

C’est un point stratégique, pour beaucoup d’enseignes, beaucoup d’entreprises.

La demande à la base est simple : donner au client un service cohérent, sur le web ou dans les magasins.

Mais concrètement, cela veut dire quoi ?

Cela veut dire potentiellement plusieurs choses :

  • Avoir une expérience d’achat cohérente
  • Avoir un service après vente homogène sur tous les canaux

Expérience d’achat cohérente

Pour faire cela, il faut déjà que le catalogue, en magasin ou en ligne soit le même.
Cela peut parraître simple, mais ça ne l’est pas forcément tant que ça, pour plusieurs raisons. Exemples :

  • Certains produits peuvent ne pas être simple à vendre en ligne (transport, conservation)
  • Il peut être judicieux de « packager » les produits différemment suivant les canaux
  • Enfin, la construction du système informatique peut avoir conduit à avoir plusieurs catalogues, non synchronisés

En fait, la raison principale qui peut amener à avoir une offre différente, au delà des problèmes techniques, c’est la performance commerciale.

Et oui, comme l’espace concurrentiel n’est pas du tout le même, entre la vente en ligne et les magasins physiques, il est normal que l’offre soit spécialisée par canal.

On est donc en face d’un dilemme :

  • Soit on vise avant tout la cohérence de l’offre, et dans ce cas, on sait qu’on va perdre des parts de marchés ;
  • Soit on vise l’excellence commerciale, par canal, et l’on sait que dans ce cas, on va devoir adapter l’offre, par canal.

C’est bien sûr aux dirigeants de trancher, mais ma conviction, c’est que la deuxième piste est tout à fait jouable : prioriser la performance commercial et adapter l’offre à chaque canal, et maintenir une « perception de cohérence ».

Service après vente homogène

Le plus simple pour appréhender ce point, c’est de partir de scénarios concrêts :
Premier exemple : Le client achète le produit en ligne, et ramène son produit à son magasin le plus proche.
Deuxième exemple : le client achète en magasin, et contacte le SAV en ligne s’il a un problème.

Ca n’a peut être l’air de rien, mais ces exemples ne sont pas si simple à traiter.
En tout cas, il faut y avoir pensé avant.

Et ensuite ?

Bon, ce billet n’est naturellement qu’une introduction à ce sujet, qui pourrait mériter un blog à lui tout seul…

A suivre donc !

Résultats et perspectives pour Price Minister

Price Minister m’a (gentiment) envoyé quelques informations sur leurs résultats 2009 et perspectives 2010.

Quelques éléments de ce bilan 2009

Près de 11 Millions de membres

Proportion des vendeurs, qui passe en un an de un sur quatre à un sur trois (un client sur trois est un vendeur).

Les clients : 46% de femmes, 78% de provinciaux, 17% de 50 à 65 ans

Progression du chiffre d’affaires en 2009 : 25%

Rubriques en forte croissances :

  • Mode : +80%
  • Livres : +50%
  • Articles de sport : +60%

Part de pros : 40%

Part des produits neufs : 30%

Perspectives 2010

Pour PKM, l’objectif est tout simplement de faire de Price Minister le premier site Français, en terme d’audience.

Deuxième axe stratégique : accélération du développement international.

Au niveau marketing, les évolutions seraient de renforcer l’aspect « communautaire » (avis clients…), ainsi qu’un travail pour augmenter la notoriété de la marque.

A suivre donc !

Pourquoi Apple ne veut pas du Flash sur ses terminaux ?

C’est un des points saillant de l’annonce de l’iPad d’Apple : lors de la démo, par Steve Jobs, quand il surf sur les sites, on voit un grand blanc à la place des espaces Flash.

Pourquoi Apple bloque-t-il le flash ?

En fait, le moteur d’interface, présent dans les iPhone, iPod et iPad, est concurrent du Flash.

Ce moteur permet de réaliser des applications, y compris multimédia, avec tout un tas d’effets graphiques, qui rendent l’utilisation de l’iPhone (et autres terminaux apple) si agréable.

Laisser le Flash entrer, c’est donc pour Apple prendre le risque de permettre le développement « parallèle » d’applications multimédia, sans passer par l’appstore, et donc sans passer par la grille de validation d’Apple.

Mais bloquer le Flash, c’est bien sûr prendre le risque de baisser la richesse de l’offre, la valeur du terminal finalement (il a moins de valeur parce que je ne peux pas surfer sur les sites Flash).

Alors ?

Tout d’abord, diriger, c’est naviguer entre plusieurs risques et faire des choix.

Ensuite, les choses peuvent évoluer dans deux directions simples :

Soit Flash perd la bataille, et disparait au fur et à mesure des sites Web. Flash est d’ailleurs également challengé par le HTML 5.

Soit Apple baisse la garde, et fini par laisser entrer le Flash dans l’iPhone.

Maintenant, il y a tellement de sites qui utilisent le Flash aujourd’hui que je suis près à parier que d’ici quelques mois, Apple baissera la garde et laissera rentrer le Flash dans son navigateur. Mais c’est un pari risqué, car Steve Jobs est têtu ;).

On en parle également ici :

Vendre sur Internet, quand on est producteur

Votre entreprise fabrique des produits.

Ces produits sont distribués par différents canaux de distributions : des revendeurs, …

Naturellement, vous avez vu évoluer le e-commerce, et vous vous êtes nécessairement posé la question : est-ce pour moi ? Dois-je ouvrir un nouveau canal de vente et me mettre au e-commerce ?

La question a encore plus de poids si certains revendeurs poussent déjà vos produits sur Internet.

Même chose si vos concurrents ont ouvert la vente en ligne.

Donc, vous pensez à vendre en ligne.

Premier point, assez évident : vos produits sont ils compatibles avec la vente sur Internet ?

En fait, les critères sont assez intuitifs à ce niveau : la question qu’il faut se poser, c’est comment stocker, transporter et livrer vos produits.

Si vous produisez des salades, la réponse n’est pas évidente (produit très fragile, rapidement périssable, nécessitant un transport frigorifique…).

Mais si votre produit ce stock pas trop difficilement, et passe via les transporteurs, vous êtes sans doute bon !

Ensuite, puisque vos produits sont techniquement vendables sur un site e-commerce, la question est : puis-je vendre en ligne sans fragiliser mes canaux de distributions existants ?

C’est LA question clé pour ce type d’entreprise. L’entreprise vie grâce à ces canaux existants. Ils ne vont pas forcément voir d’un bon œil que vous leur fassiez concurrence.

La pression dépendra en grande partie de l’équilibre des forces en présence. Si vous avez quelques très gros distributeurs, et que ces distributeurs voient d’un mauvais œil le fait que vous vendiez directement en ligne, c’est pas gagné…

Pourtant, justement dans un tel cas, vendre en direct aux consommateurs est pour vous probablement stratégique. Ces gros distributeurs vous tiennent par les… (pieds).

Comment faire alors ?

Plusieurs solutions :

  • Vous y allez franco. Vous êtes du genre « même pas peur » et vous vous dites que ça va « remuer » un peu, mais ça passera ;
  • Vous les associez au projet, en travaillant avec eux pour qu’ils aient un intérêt dans le succès de cette entreprise. Exemple : les ventes sont reconnues par les points de ventes de ce distributeur ;
  • Vous le faites avec un « faux nez » : vous ouvrez bien un site de vente en ligne, mais vous faites ça sous une nouvelle identité, une nouvelle marque.

Entre les différentes options, pas de recette magique, tout dépend de la situation de chacun.

Vous voulez en parler ?

Tendances e-commerce : web 2.0 ou bon vieux basiques ?

Je faisais une présentation sur le e-commerce devant une petite assemblée.

A la question du future du e-commerce, je parle des enjeux clés pour pas mal d’entreprises, de bien réussir leur montée en puissance sur le e-commerce…

Déception : le gars attendait que je parle de Web 2.0, de crowd sourcing, de e-commerce communautaire, …

Je pense que pour les entreprises qui veulent réussir l’ouverture du canal e-commerce, l’enjeux principal est dans la compréhension et la mise en oeuvre des basiques du e-commerce :

  • L’offre bien sûr : Quel produit, à quel prix, avec quel service ;
  • Le contexte Internet : quelles sont les concurrents sur cette offre, et comment se battre, sur Google en particulier ;
  • La mise en ligne d’un site performant : de belles photos, un catalogue clair, des textes adaptés pour chaque produit, un site qui répond vite, une interface soignée et claire, avec une ergonomie web performante ;
  • La mise en place d’une organisation adaptée, pour la logistique, la relation client (avant et après vente) ;
  • Enfin, bien sûr, le e-marketing en ordre de marche pour faire venir les clients (adwords, email, affiliation, …) et les fidéliser.

Alors, une fois qu’on a fait ça, qu’on a bien en main l’ensemble des ces fondamentaux, on peut bien sûr aller plus loin, et se dire qu’il serait sans doute intéressant d’avoir un vrai échange avec les internautes, …

Petite analyse du marché pour le e-commerce délégué

Le e-commerce délégué peut être vu de différentes façons :

  • ça peut être vu comme une sorte d’équivalent à une « franchise web » : une structure tiers ouvre une boutique web pour le compte d’une marque. Elle vend les produits de la marque, et se rémunère « à la marge ».
  • Cela peut également être vu comme une prestation de service : le prestataire apporte à une marque l’ensemble des services pour opérer les ventes en ligne : logistique, boutique en ligne, e-marketing et relation client.

Aujourd’hui, en France, ce marché est principalement couvert par deux sociétés : Mix Commerce et Brand Online Commerce.

En fait, ces sociétés opèrent sur des secteurs différents.

Mix Commerce est clairement sur le domaine de la distributions de marques de mode, avec des références comme Kookai, Celio, …
Pour ces marques, le prix est un facteur clé. Mix commerce développe donc nécessairement une stratégie de distribution Web adaptée à ce type de produits.

Brand Online Commerce est positionné sur le domaine du luxe, avec des marques comme Nars, Sequoïa ou Serge Lutens.
Pour ces marques, le marketing est un marketing très spécifique, permettant de créer une relation exclusive entre le client et la marque.
Il ne s’agit donc plus de marché de masse, ni de prix promotionnels, mais plutôt d’image, de qualité, d’exclusivité.
Brand Online Commerce a développé une offre de service compatible avec ces entreprises.

Cette segmentation est inévitable, parce que chaque type de marché à des besoins très spécifiques. Les sociétés de services doivent être « génétiquement compatibles » avec leur marché.

PS : par soucis de transparence, il est sain que je rappelle mon contexte personnel par rapport à ces sociétés :

J’ai travaillé, en tant que consultant, pour Inspirational Stores (qui a aujourd’hui apparemment quitté ce marché).

J’ai également contribué à monter Brand Online Commerce, ou je suis l’un des associés.

Enfin, je connais et apprécie Philippe Rodriguez et ses équipes.

Complément suite aux commentaires

Petit complément, en particulier suite au commentaire de Michel.

Donc, contrairement à ce que je disais, Inspirational Stores n’a pas quitté le marché du e-commerce délégué, et se concentre, via son « gros » partenaire GSI sur de « grosses » marques. Le positionnement est donc en frontal par rapport à Mix.

Ce billet parle des acteurs en France. Il y a de très gros acteurs sur ce secteur, comme Yoox, GSI donc, mais aussi PFS Web, … qui ne sont pratiquement pas présents en France…

Les méthodes pour passer d’un service gratuit à un service payant

Tout d’abord, démontons un mythe :

Certains prétendent qu’on ne peut pas passer d’un modèle gratuit à un modèle payant.

L’idée serait que, une fois que les Internautes sont habitués à ne pas payer un service, on ne pourrait plus basculer vers un modèle payant.

Cette affirmation est fausse, et il existe plusieurs belles réussites, de bascule du gratuit vers le payant.

Exemples :

  • eBay, qui a commencé gratuit, puis à ajouter tout un tas de frais, en continuant (à l’époque) à gagner des parts de marchés ;
  • LinkedIn qui a également commencé tout gratuit, avant de proposer des options « premium ».

Bon, donc la question de ce billet, c’est :

Vous avez un service avec une partie gratuite et une partie payante.

Comment conduire les utilisateurs à utiliser la partie payante ?

C’est la situation dans laquelle est Viadeo par exemple, ou encore Trombi.

L’idée, c’est d’attirer les clients, avec une partie du service gratuit.

Dans les deux cas, il est fondamental d’avoir une « masse critique » : c’est à dire d’évoir beaucoup d’utilisateurs (le propre de tous les réseaux sociaux).

La partie gratuite, qui va attirer la plus grande quantité d’Internaute, doit donc être suffisamment attrayante.

Mais la partie payante permet de vivre… Elle doit donc avoir de vrais atouts pour les Internautes.

Pour Viadeo, la méthode est de proposer régulièrement à l’internaute de passer en mode payant, pour être plus « performant » dans l’exploitation de son réseau « pro ».

La méthode est un peu « lourde » puisque l’écran qui propose l’option payante apparait très régulièrement, mais on reste dans l’incitatif.

Les choses sont bien différentes pour Trombi. Ici, le système me semble bien plus « vicieux ».

Trombi propose de retrouver ses amis d’enfance.

Le système intègre son propre système de messagerie, pour échanger des messages avec les contacts retrouvés.

Et bien, quand on ne prend pas d’option payante, on peut très bien envoyer un message… Mais ce message ne pourra pas être lu par le destinataire !

Celui ci aura juste un message lui indiquant que vous lui avez écrit. Il faudra que soit votre interlocuteur, soit vous, basculiez en mode premium pour afficher le précieux message.

Le sentiment, en tant qu’utilisateur, n’est pas très agréable, puisqu’on a clairement le sentiment de se faire « forcer la main ».

Mais bon, c’est sans doute très efficace…

Le retour du Minitel via Google

Finalement, si on y réfléchi bien, l’annonce du Netbook Chrome de Google est l’annonce d’un super minitel.

Fini les données et applications locales.

Le terminal Chrome de Google n’a pratiquement plus rien en local : pas de stockage, ni pour ses données ni pour les applications.

Tout est centralisé, chez Google bien sûr.

Hugo Lunardelli explique dans son article tous les dangers que cela représente, avec des gouvernements un brin totalitaires.

Marrant comment les choses changent. Microsoft, en défenseur des libertés individuelles ? Je n’aurais pas imaginé ça ;).

En tout cas, je partage l’avis de l’auteur de cet article intéressant : il est important de ne pas tomber dans un tel modèle, bien trop centralisé.

Stratégie Web : quand la simplicité paye

On a tous (en tout cas, ceux qui suivent l’actualité du e-commerce) suivi les exploits du site leboncoin.fr.

Comment ce site, plutôt simple (simpliste ?) a-t-il pu détrôner des « mastodontes » comme ebay, ou priceminister ?

Mon analyse est la suivante.

A l’origine, pour vendre sur Internet, il y avait eBay, point.

PriceMinister c’est positionné à côté d’eBay, en ajoutant un élément clé : le tier de confiance.

Là ou eBay ne garanti rien du tout, PriceMinister garanti que le vendeur sera bien payé, et que l’acheteur aura bien le produit commandé.

leboncoin à joué sur un tout autre axe : l’extrême simplicité, la gratuité, et la localisation des annonces.

Voici le formulaire de création d’une annonce :

Si on compare à eBay, il doit y avoir un rapport 1000 en terme de complexité…

Sur eBay, il m’est arrivé de ne pas réussir à activer certaines options….

Vous avez vu, pas de lien facebook, pas de twitter…

Le résultat est là…

A tout ceux qui veulent toujours plus de fonctions, leboncoin doit aider à réfléchir, à simplifier, toujours plus !

Pour en savoir plus, interview d’Olivier Aizac.

Synthèse subjective du e-commerce en 2009 et perspectives 2010

Si on me demandait ce qui c’est passé en 2009, dans notre « petit écosystème », je dirais…

Le e-commerce ne connait pas la crise

Croissance du chiffre d’affaires à 2 chiffres, croissance du nombre de sites en ligne, … Les chiffres de la Fevad ne sont pas encore sortis, mais on sait déjà que 2009 aura bien résisté à la crise dans notre domaine, même si, dans la réalité, le bilan est contrasté.

Pour certains, l’année fut rude, alors que j’en connais chez qui la croissance a été très forte.

Cela dépend de la situation de chacun en fait. Pour un site en conquête sur son marché, c’est « la conquête de l’ouest ». Pour un site plus mature, déjà bien développé sur son marché, les choses sont plus difficiles.

Les gros mangent les petits

Zappos, 1 milliard $ de chiffre d’affaires, racheté par Amazon ;

Chez nous, Alapage, racheté par RueDuCommerce : bon, ok, c’est différent, France Télécom, ancien propriétaire, cherchait à se débarrasser de son activité e-commerce ;

Mais je pense que ce mouvement va s’accélérer. Pourquoi ?

Pour plusieurs raisons :

  • Cela peut sembler être une bonne solution, pour une entreprise qui souhaite acquérir rapidement une position sur le e-commerce, que d’acheter le « kit complet » : équipe, site, clients.
  • Pour un site bien développé sur son marché, cela peut être une bonne idée que de chercher à élargir son offre via d’autres sites, positionné sur d’autres niches. D’une certaine manière, c’est ce qu’à fait Amazon avec Zappos.

Le monde des éditeurs logiciels change

Après la fin de l’année très mouvementé dans le monde du décisionnel (Rachat de Cognos par IBM, et de Business Objects par SAP), 2010 a vu des mouvements également forts :

  • Rachat d’Omniture par Adobe ;
  • Après le rachat d’Optimost par Interwoven, interwoven c’est lui même fait racheté par Autonomy. Qui veut acheter Autonomy en 2010 😉 ?
  • Après le rachat de MySQL par SUN, Oracle rachète à son tour SUN. On se retrouve avec MySQL, base de données open source et gratuite, dans le giron du plus grand éditeur de base de données au monde !

Surement pleins d’autres mouvements que j’oublie… (tient, par exemple Skype, qui retrouve son indépendance après avoir été racheté par eBay).

Cela montre que le mode change… et va continuer à changer.

Surtout avec …

Google domine le monde Internet et « tire dans tous les sens »

Incroyable toutes les annonces de Google, avec pas mal de succès : évolution de GMail, moteur de recherche pour sites marchands, Android, qui commence à bien se développer, nouveaux service de navigation GPS, nouvelles fonctions pour Adwords, préparation d’un OS, intégration des contenus dynamiques dans les pages de recherche (Twitter, Facebook, …)…

Le moteur de recherche reste le canal d’acquisition majeur de la plupart des sites, et ça me fait toujours un drôle d’effet de penser qu’un seul gars peut changer une ligne de code, et changer la vie de millions de marchands…

Autre mouvement intéressant : les grandes manœuvres autour de la futur explosion des livres numériques.

A propos du livre numérique…

Amazon domine le monde du e-commerce et « tire dans tous les sens »

Pour 2009, Amazon a bien évolué, avec la monté en puissance de son Kindle, le livre électronique d’Amazon.

Intéressant de voir que, pour télécharger les livres, Amazon essaie de s’affranchir des opérateurs, en embarquant une connexion 3G, avec son propre accès (négocié pays par pays si j’ai bien compris).

Ah là là, ça tire fort pour les opérateurs, qui doivent composer avec des acteurs comme Microsoft, Apple, Amazon…

Amazon a également étendu son offre B2B, de « légo e-commerce », avec la montée en puissance d’Amazon EC2.

Petite révolution ce truc là, puisque ça bouleverse complètement l’hébergement, avec un coût plus faible que les hébergeurs traditionnels, et une souplesse inégalée (monter un serveur complet en 10 minutes par exemple).

Cela répond à un réel besoin du e-commerce, qui a besoin de bande passante pour les pics d’audience (Soldes par exemple).

A ce sujet, je suis près à prendre plusieurs paris :

  • Des offres d’hébergement vont sortir, basée sur Amazon EC2, avec une vrai couche « service verticalisé » par dessus ;
  • De gros sites vont basculés sur EC2, parce que c’est un moyen d’avoir un site en ligne plus rapide pour moins cher.

Montée en puissance des solutions open sources e-commerce

Pour Magento, 2009 est l’année de la consolidation.

Fini les problèmes de performance, la version actuelle a bien corrigé ce problème.

Prestashop a également bien évolué.

Ces deux solutions sont aujourd’hui assez matures.

Et alors ?

2010 promets d’être passionnante, avec des évènements majeurs à venir :

L’évolution du HTML, avec la montée en puissance du HTML 5.

La très probable sortie de la tablette Apple, un nouveau terminal pour acheter depuis le canapé ?

La sortie des premiers Google Netbooks, qui peuvent également changer la donne.

Il y a également des rumeurs, d’une offre de « service client en ligne » powered by Amazon… A suivre, ça serait parfaitement cohérent avec la stratégie actuelle.

La bataille rangée pour l’internet mobile, avec enfin des offres vraiment intéressantes. A ce propos, vous pensez qu’Apple va garder sa dynamique, ou qu’Android va rattraper son retard ?

Et surement pleins d’autres choses, auxquels je ne pense pas, ou qu’on n’a pas encore identifié…

Bref, 2010 promet d’être passionnant, alors, GO !