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La persistance du panier associée au compte : une exclusivité Amazon ?

Sur un site e-commerce, on n’est pas toujours sur le même ordinateur. On peut très bien commencer ses courses le midi, au bureau.

Le soir, tranquillement, on peut poursuivre ses achats, et finir sa commande.

Ce scénario, qui n’a l’air de rien, ne fonctionne, à ma connaissance, que sur Amazon.

Visite guidée :

Je suis sur un premier ordinateur, au bureau donc.
Je suis sur le site d’Amazon, et je suis identifié.

Je parcours le catalogue, et je mets des produits au panier.

J’en reste là.

Plus tard, le soir par exemple, depuis l’ordinateur de la maison, je retourne sur le site.
Et là, je retrouve dans mon panier les produits que j’ai ajouté depuis le bureau.

Je n’ai plus qu’à terminer ma commande.

Pas mal non ?

Cela ne pose pas de problème technique particulier. C’est juste qu’il fallait y penser !

Baromètre C2C PriceMinister – La Poste

Intéressant de suivre l’évolution du marché du C2C (6ème édition quand même !) :

Quelques indicateurs :

  • plus d’un internaute sur deux est vendeur
  • Croissance de 9% entre 2010 et 2011 du canal internet
  • En 2011, 76 % des Français internautes (68 % en 2010) ont eu recours à l’achat et/ou à la vente entre particuliers, tous canaux confondus
  • Les deux catégories leaders : les livres et les vêtements
(étude réalisée en partenariat avec La Poste et PriceMinister par OpinionWay)

Looklet, pour combiner les looks à l’infini

Looklet est un site qui permet de manipuler mannequin et fringues, de manière à « fabriquer » des looks :

Tout commence avec ce configurateur :

En fait, tout est paramétrable :

  • Le mannequin : silhouette, tête, chevelure, regard ( ! )
  • Les habits, très variés
  • Et enfin, la mise en forme, puisqu’on peut travailler le fond et le traitement d’image
Exemple :
(bon, je ne suis pas un spécialiste de mode moi 😉 )
Ensuite, on peut sauvegarder sa création, participer à des concours, partager sa création sur les réseaux sociaux.
Ce n’est pas la première application à proposer ça, mais j’ai trouvé que c’était particulièrement bien fait : un juste mélange entre puissance et simplicité.
C’est à mon avis un très bon outil pour aider le client à se projeter.
On pourrait imaginer un service de ce type, avec une ergonomie spécifique pour iPad ou iPhone.
(merci Cédric pour l’info)

Ce que n’ont pas compris les acteurs de la presse

A mon humble avis, les acteurs de la presse qui se regroupent contre Apple n’ont pas bien analysé la situation.

Ces acteurs n’acceptent pas les commissions ponctionnées par Apple sur la vente de contenus et de revues électroniques.

Et pour bien montrer leur indépendance, ils développent des solutions alternatives, permettant de contourner le système d’Apple.

Malin !

Sauf que…

Sauf que ce que n’ont pas compris ces acteurs, c’est qu’Apple est leur plus grand alié.

Apple est le seul à proposer un modèle complètement fermé, un modèle plutôt bien protégé, un modèle sans équivalent, ni sur PC, ni sur androïd.

Ils n’ont pas compris ces acteurs, qu’Apple propose aujourd’hui une incroyable opportunité, ou le contenu peut « encore » être vendu, dans un monde ou l’échange de médias numérique est de plus en plus facile et de plus en plus rapide.

Benjamin, de Presque Parfait, nous parle de Facebook

Je lis un peu partout que le f-commerce c’est nul, que ça marche pas….

J’ai proposé à Benjamin un échange sur ce sujet.

Voici les notes que j’ai prises suite à cet échange :

Déjà, il faut dire que Presque parfait est une marque. Les produits que propose la boutique, on ne les trouvent que chez moi.

La situation est donc différente pour un revendeur, pour qui les produits ne sont pas exclusifs, et qui doit pour exister se battre sur les prix, les services.

Presque parfait existe maintenant depuis un an.

J’ai tout misé sur le bouche à oreille.

Le bouton « Like » sur les pages produits est plutôt bien utilisé.
Exemple : sur un produit comme ce body, on est à plus de 450 like.

Chaque fois qu’une personne clique sur ce lien, l’info remonte dans son flux Facebook, et ces amis reçoivent cette info.

15% du trafic arrivent sur la boutique directement par ce moyen.

Pour les ventes, j’ai deux scénarios :

1) L’achat impulsif :

  • Découverte de la boutique sur Facebook,
  • Arrivée sur le site
  • Achat

2) L’achat « multi couche » :

  • Découverte de la boutique via Facebook,
  • Visite « de courtoisie », pour voir
  • Achat plus tard, en retrouvant la boutique via Google

Pour arriver à ce résultat, j’ai mis en avant les éléments de Facebook sur le site :

Sur la page produit, il y a deux boutons biens visibles : le bouton d’ajout au panier et le bouton like.

Il y a aussi l’encart Facebook associé à la boutique, en bas des pages.

Le bouton Like de cet espace là est bien plus fort, puisque là, le client dit : j’aime la marque.

Après, la question est : comment communiquer sur Facebook.

Il faut bien voir que les gens ne sont pas sur Facebook pour travailler. On est dans le fun, le loisir.

Il faut donc être très attentif à communiquer de manière adaptée.

En particulier, il faut se garder d’une communication trop « push » commercialement.

Je communique plutôt sur l’actualité des produits, ou sur des choses « fun », en rapport avec la marque :

Attention aussi à ne pas trop publier ! Il faut bien voir que par rapport à un blog, Facebook, c’est du push : les personnent qui aiment la marque reçoivent, sur leur mur, les publications. Si ils ont le sentiment d’être spammés, ils vont se désabonnés.

Je conseille 3 communication par semaine, pas plus. Par contre, il est très important de répondre, de réagir en temps réel.

Bien sûr, de temps en temps, je peux également envoyer une information commerciale :

Au début, je communiquais de la même manière entre le blog et Facebook. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, parce qu’il s’agit en fait de deux cibles différentes.

Sur le blog, il s’agit principalement de personnes qui suivent l’activité e-commerce de la marque. Alors que sur FaceBook, il s’agit de personnes qui aiment la marque.

Tout cela fonctionne, mais je suis dépendant de Facebook.

Facebook gère un « espèce de quality score » à la Google.

Quand on publie sur la page, l’info n’est pas systématiquement relayée sur les murs des fans. Plus un message est commenté, plus le quality score monte, et plus les billets seront diffusés. Cela marche aussi dans l’autre sens : si un message n’a pas de commentaire, le quality score baisse, et les prochains messages seront moins diffusés…

Le fonctionnement de Facebook n’est pas du tout transparent, c’est une sorte de « boite noir ».
Des fois, j’ai un buzz qui monte, mais je ne sais pas forcément d’ou cela vient. Facebook ne propose pas de moteur de recherche !

Au final :

Facebook est très bien pour se faire connaitre.
Je conseille de rester sur quelque chose de simple : le bouton « Like », j’aime, est très bien, très simple.

Spread-Button

 

Spread-Button se propose de faire le lien entre un site e-commerce et les réseaux sociaux :

Tout le monde est d’accord pour dire qu’il y a là un positionnement stratégique, une opportunité, un besoin…

Maintenant, la question est : comment faire ce lien ? Que proposer, tant pour le marchand que pour le client ?

L’approche de Spread Button est intéressante :

Il s’agit de connecter les deux mondes via une base client.

Une fois cette connection réalisée, c’est gagné : la base a accès aux données de chaque univers, et peut les exploiter.

Les fonctions proposées sont :

  • Segmentation : Segmenter la base, à partir de données du e-commerce croisées avec des données sociales
  • Acquisition : Lancer des opérations virales, pour capter de nouveaux clients et de nouvelles commandes
  • Tracking : Suivre et mesurer les opérations réalisées grâce aux opérations d’acquisitions
Petit exemple illustré :
Un site intègre un bandeau « attractif » (gagnez un bon de réduction de 10%)
Un clic sur la pub, et l’internaute rentre dans le « tunnel » permettant de se connecter sur l’un des réseaux sociaux (prenons Facebook) :
L’internaute clique donc sur le logo Facebook :
Après avoir renseigné ses identifiants, il doit valider l’utilisation de l’application SpreadButton :
Retour sur la boutique pour l’étape suivante :
Encore un clic, pour arriver sur le code tant recherché 😉 :
Un clic sur partager, permet d’arriver sur la page suivante :
A cette étape, Facebook redemande une autorisation :
Bon, si on valide, on arrive au bout :
Petite copie d’écran du back office, pour montrer à quoi ressemble un « client connecté » :
Je trouve l’idée d’Olivier très intéressante, mais je pense qu’il est indispensable de raccourcir ce chemin !

 

 

Page d’identification – petit tour d’horizon

Vous pensez que tous les sites se ressemblent : catalogue, fiche produit, gestion du compte et du processus achat… Du standard je vous dis !

Erreur !

Petit exemple avec la page d’identification.

On se dit, c’est pas compliqué : après avoir validé son panier, l’internaute est dans trois situations possibles :

  1. Il est déjà identifié, on peut passer à la suite
  2. Il n’est pas identifié, et n’a pas de compte (premier achat)
  3. Il n’est pas identifié et a déjà un compte
Le cas 1 est géré automatiquement. L’internaute arrive sur l’étape qui suit l’authentification.
Pour les autres cas, il « suffit » de proposer les deux options : créer un compte ou s’identifier.
Sauf que… Sauf qu’il y a pleins de façons de faire ça, et c’est assez important de s’appliquer, parce que cette étape est bien souvent sujette aux « fuites » (abandon à cette étape).
Pour poursuivre cette réflexion, je vous propose un parcours sur un panel de sites.
Go !
Commençons par CDiscount :
CDiscount propose de garder le format général du site. On retrouve donc en ce début de processus achat les menus pour naviguer dans les catégories produit.
Autre élément « marquant » : CDiscount propose de la publicité, très voyante, sur cette étape. Cela veut dire que CDiscount préfère que les clients « achètent plus » quite à baisser un peu le taux de transformation.
Pour l’identification, CDiscount propose deux colonnes : Déjà client ou Nouveau client.
Si on est déjà client, on a tout ce qu’il faut pour s’identifier.
Si on n’a pas de compte client, on doit, dès cette première étape, renseigner son email et choisir un mot de passe. CDiscount demande confirmation pour les deux champs.
Enfin, on peut noter que les boutons de validation des formulaires sont particulièrement discrets.
Pixmania propose a peu près la même présentation :
Sauf que si je suis un nouveau client, on ne me demande d’entrer que mon email.
Autre exemple, La redoute :
L’étape d’identification n’est pas proposée dans une nouvelle page, mais dans un « popup calc », affiché par dessus le panier.
Pourquoi pas, mais dans ce cas, il serait sans doute plus efficace de griser le fond de la fenêtre, de manière à mieux faire ressortir la popup d’identification.
Dans cette popup, l’organisation est très différente de celle proposée par CDiscount :
Ici, on me demande en premier mon email, et ensuite, je dois choisir entre créer un compte ou m’identifier.
Au fond, cela revient au même que ce que propose Amazon (on y reviendra). Ce qui me semble délicat, c’est l’organisation de la page :
  • Organisation verticale entre l’email et la suite (le point 1 puis 2)
  • Organisation horizontale entre déjà client ou nouveau client
Il faut savoir, quand on analyse ce type de page, que l’internaute ne lit pas ce qui est écrit, et en tout cas, ne lit pas de manière linéaire.
sur cette page, je ne suis pas sûr que les choses soient très claires pour un internaute.
Dans cet esprit, on peut faire beaucoup plus simple :
On a bien deux options, proposées en colonnes. Mais tout est simplifié, pour plus de clarté. D’abord, la page est complètement nettoyée, pour éviter que l’internaute soit perdu. ensuite, en cas de création de compte, on a juste a cliquer, on ne demande rien à ce stade.
LDLC, qui vient re faire une refonte de son site, propose une solution différente :
La solution proposée par LDLC consiste à demander, à tous, l’eMail du client.
La différence, c’est qu’ensuite, l’internaute doit choisir par un bouton radio s’il est nouveau client ou déjà enregistré.
L’avantage, c’est que cela permet de n’avoir qu’un seul bouton d’action et donc de mettre en place une ergonomie incitative.
Sauf que LDLC ne l’a pas fait, puisque le bouton d’action a la même couleur que le gros bandeau du haut.
Bon, bien sûr, cela rappelle un peu cela :
Sauf que pour Amazon, on est sur une page complètement dépouillée. Plus de menu, plus de boutons (comme pour Apple).
Et bien sûr, Amazon propose une ergonomie incitative très forte. Le bouton d’action a un code couleur, une identité visuelle unique.
Sears, très gros acteur américain propose quelque chose d’assez proche :
Toujours une page très propre, et toujours un seul champ pour tous : entrer son email.
La différence par rapport à Amazon est à plusieurs niveaux :
  • La question posée à l’internaute est très différente. Ici, on demande à l’internaute s’il a déjà un mot de passe. Cela n’a l’air de rien, mais c’est clairement une question plus simple que « avez vous déjà un compte client ». Ca, c’est quoi un compte client ?
  • Le formulaire change dynamiquement, en fonction de la réponse :
Bon, je pourrais continuer, il y a encore bien d’autres façons de faire.
Vous pensez que je chipote, que ce sont des détails ?
Sans doute, mais ce sont bien ces détails qui font la différence entre un site qui marche et un site qui bricole.

Quelques chiffres, sur l’usage du chat avec iAdvize

La Fnac a mis en place la solution de chat iAdvize, et nous donne quelques résultats :

  • Mise en place : fin 2010
  • 25% du CA du service client réalisé par le chat (75 % par d’autres canaux : téléphone, mail)
  • 25% des clients qui dialoguent via le chat passent commande
  • Chiffre d’affaires 2011 (prévisionnel) : 2 M€
Vous pouvez voir la présentation par la Fnac (filmé au Salon e-commerce : il y a du bruit de fond…)

De l’email au panier !

On le sait bien, un bon moyen pour augmenter le taux de transformation, c’est de raccourcir le chemin de l’internaute :

Moins de clic, moins de fuite 😉 !!!

Amazon l’a bien compris, et propose un chemin on ne peut plus court, quand il envoie un email ciblé :

Vous voyez : le mail contient la description du produit proposé et, au lieu de proposer un lien vers la fiche produit (ce qui est déjà pas mal), propose directement un bouton d’ajout au panier.

Un clic sur le bouton, depuis l’email, et hop, on arrive sur le site d’Amazon, sur une page très dépouillée :

J’imagine qu’Amazon a fait de l’AB testing, pour valider la nécessité de passer par cette étape.

Si on clique sur Continuer, on arrive sur la page suivante :

Bien sûr, sur cette page, l’axe est au cross selling bien ciblé.

Efficace, non ?

« If You Pay Peanuts, You Get Monkeys! »

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est « l’invité permanent » de François sur ce blog.

singe

Cette semaine, à Paris, c’est le Salon e-commerce, la grand messe de l’internet marchand, avec pas moins de 30.000 visiteurs attendus. Une fois n’est pas coutûme, j’y suis allé pour écouter et humer l’air du temps et les tendances.

Pour l’anecdote, ce qui m’a le plus marqué, c’est le gang des « Men in Black » de Emailvision. Vous ne pouviez pas les louper, placés comme ils étaient juste à l’entrée. Une dizaine de jeunes commerciaux comment dire, très entreprenants… Je ne sais pas ce que leurs voisins de stand en ont pensé, mais moi je faisais soigneusement gaffe à contourner leur champ d’action. Un de mes jeunes collaborateurs a eu toutes les peines du monde à s’en débarrasser. On aime, ou on n’aime pas ce type d’approche commerciale…

Plus sérieusement, ce passage au Salon e-commerce, et ce que j’en ai retenu, m’amène à rappeler que, dans le e-commerce comme ailleurs, tout se paie ! Pas de bras, pas de chocolat.

N’hésitons pas, notamment, à repasser une couche bien épaisse sur ces croyances d’un autre âge (disons période 2000-2005) : lancer – avec succès j’entends – un site marchand en 2011 est une entreprise coûteuse. Et même si Envoyé Spécial sur France 2, Capital sur M6, le gourou digital recruté à prix d’or (et qui n’aime pas le e-commerce parce qu’il aime Flash) ou votre  neveu vous laissent à penser le contraire…

Mon entreprise Brand Online Commerce étant implantée en France et aux USA depuis 3 ans maintenant, je suis un observateur quotidien, et pour l’occasion atterré (je pèse mes mots), du gouffre existant aujourd’hui entre ce que comprend un patron français lambda de ce qu’est le e-commerce et ce qu’en fait depuis déjà pas mal d’années un patron américain.

Pour prendre le marché du e-commerce délégué, que je connais très bien, j’ai vu passer ces derniers mois plusieurs appels d’offres européens dans lesquels il était expressément requis que la mise en place du business (5 à 6 mois de boulot, parfois plus) devait être gratuite ! Magique ! Le prestataire qui régale gratis, et qui est censé se « refaire » sur le pourcentage qu’il prendra sur les ventes futures. Enfin, s’il n’a pas déposé le bilan d’ici là…

Dans le même temps, aux USA, les frais de démarrage des business en délégation se comptent minimum en centaines de milliers de dollars ! Et qu’on ne me dise pas que ce n’est qu’une question de taille de marché. C’est vrai que l’Europe impose des contraintes au e-commerce (plusieurs langues, plusieurs devises, gestion de la TVA par pays,…) qui peuvent laisser à penser que le gâteau est très morcelé. Mais il ne faut pas oublier que le e-commerce européen est désormais plus important en valeur que le e-commerce américain, et ce depuis déjà l’année 2009 !

Encore donc beaucoup de chemin devant nous, avant que la perception basique sur le e-commerce (« facile et pas cher ») ne s’estompe réellement, et laisse définitivement place à un marché plus mature.