Vous avez vu la présentation de Steve Jobs au WWDC ? A son habitude, il n’hésite pas à comparer ses produits aux produits concurrents :
J’avais regardé il y quelques jours, sur Plein écran, la présentation de Bose par Mr Bose himself.
Chez Bose, il est interdit de dénigrer la concurrence. C’est même une faute professionnelle, et Mr Bose explique qu’il a du virer un commercial qui faisait ça.
Pourquoi ? Bose explique que ces produits doivent être les meilleurs, et qu’on doit se différentier grâce à la qualité intrinsèque de ses produits, et non en dénigrant les concurrents.
Deux grands patrons, et deux méthodes très différentes. Intéressant, non ?
Je devais préparer un trajet ce matin (et je n’ai pas encore l’iPhone 2 avec GPS 😉 )
J’ai commencé par utiliser un service national, mais le trajet ne m’allait pas, puisqu’il passait par le périf, et le périf en scoot, …
J’ai donc fait une nouvelle tentative avec Google Maps. Voici le premier itinéraire proposé :
En cochant une case, j’ai pu préciser que je ne voulais pas passer par l’autoroute. Google Maps m’a alors proposé ce nouvel itinéraire :
En faisant un drag & drop d’un point de l’itinéraire, j’ai pu préciser que je préférais passer par les rives de la seine (bien plus rapide et sympa que le Bd Brune) :
Et voilà, j’ai mon itinéraire. Simple et efficace.
On doit prendre modèle sur ce genre de service. Pas de détails inutiles, mais les fonctions qui répondent à de vrais besoins !
Ouriel est un peu deçu par les annonces d’Apple pour l’iPhone :
Pas grand chose de plus de ce qui avait été annoncé sur les sites de « rumeurs » ;
Il manque des fonctions fondamentales, comme le copier-coller (!) ;
Il n’y a pas d’application vraiment killer, et même le GPS, présent dans le nouvel iPhone, n’a pas d’application à la hauteur ;
…
Peut être, peut être, mais je pense qu’Apple a surtout construit les fondamentaux pour préparer la suite.
D’ailleurs, si l’annonce a eu lieu pendant une conférence qui cible les développeurs n’est à mon avis pas un hasard !
Pour réussir sur les services mobiles, Apple met en place, brique par brique, l’ensemble de l’environnement :
Environnement complet de développement : API et outils ;
Plate-forme de distribution ;
Modèle économique.
La vidéo que j’ai regardé, de la conférence est très explicite : tous les éléments sont en place pour booster les développements.
L’enjeu actuel est bien là : mettre en place l’infrastructure pour que les industriels investissent et développent des applications, et booste ainsi la demande et les usages.
Deux exemples montrés hier :
Cette copie d’écran montre une démo d’un jeu, développé par Sega.
L’iPhone sera une super console de jeux, cela apparait comme évident quand on voit cette démo : l’écran est très bien, la forme de la console est parfaite (proche de la PSP) et les capteurs intégrés dans l’iPhone (inclinaison, accéléromètres) permettent de développer des jeux ou on interagit « comme avec la Wii » : en bougeant l’iPhone.
Deuxième exemple, avec une application ebay. L’utilisateur peut consulter le catalogue, poser des enchères, …
Surement comme plusieurs d’entre vous, je voulais suivre en direct les annonces de Steve Jobs, au WWDC.
J’avais repéré un flux sur Twitter : TUAW.
Voici la page affichée par Twitter :
Dire que c’est la deuxième fois que ça m’arrive.
Finalement, j’ai pu suivre « quasiment » en direct les annonces, via un bon vieux blog (tuaw).
Fondamentalement, Internet n’est pas adapté au « broadcast » : la diffusion, le one-to-many, ce que fait si bien la télé.
On ne peut pas toujours avoir le beurre et l’argent du beurre : Internet est interactif, mais pas adapté à la diffusion massive.
Bon, sur les annonces de Steve, pas de surprise, tout avait été dit sur les blogs informés : 3G, GPS, 32 Gb, moins cher, le tout avec une nouvelle coque en plastique (a la place du fond métalique donc) dans 22 pays, le 11 juillet.
Autre point, sur les applications, qui devraient débarquer en masse, avec des applications qui utilisent la qualité graphique et ergonomique du mobile, mais également des applications qui utilisent la communication… Surement pleins de choses intéressantes de ce côté là.
D’autres blogs qui parlent des annonces de Steve Jobs :
Tout le monde ne le sait peut être pas : Dassault System est aussi un éditeur de logiciel, dans le domaine du PLM.
3DS, c’est 8000 personnes (quand même !), dont la moitier en R&D.
3DS est leader sur son marché, et propose tout un tas d’outils, permettant de modéliser en 3D des produits. Ces outils sont historiquement utilisés pour les produits industriels (avions, voitures, …) mais aujourd’hui, le cadre d’utilisation de ces outils à bien changé, et sont également utilisés pour l’électronique grand public, ainsi que, par exemple, par les grands magasins, pour visualiser une mise en rayon virtuelle.
Bon, jusque là, on est encore dans un contexte purement B2B.
Mais cela évolue, surtout avec l’acquisition de Virtools (2005).
La vision, c’est qu’après le texte, l’image, le son et la vidéo, la prochaine grande révolution pour le web sera la 3D.
Ce portail essaie de construire cette vision, avec tout un tas d’outils et de services.
On peut par exemple naviguer dans une bibliothèque de modèles 3D, qu’on peut consulter directement dans le navigateur (avec un plugins à installer). L’idée, c’est de construire le Youtube du 3D :
Mais les ambitions de 3DS vont plus loin, avec d’autres idées plus futuristes.
3DS a ainsi signé un deal OEM avec Microsoft, pour enrichir MS Virtual Earth, et permettre à chaque utilisateur d’ajouter des objets 3D sur le monde virtuel de Microsoft. On peut ainsi modéliser sa propre maison sur son emplacement :
3DS propose d’aller encore plus loin, avec plusieurs idées « Web 2.0 ».
Ils ont ainsi développés une application FaceBook, permettant d’ajouter et de manipuler des objets 3D directement dans le réseau social.
Mais le plus étonnant est sans doute l’idée de la 3D « long tail » : une application permet de co-créer un modèle 3D sur Internet. On serait donc tous de futures créateurs 3D…
Exemple donné : un constructeur automobile diffuse le modèle 3D de la voiture en préparation, et propose à tout un chacun de modifier ce modèle. On peut ainsi changer la forme d’un tableau de bord qui ne plait pas, déplacer ou ajouter des éléments, …
Partagez vous cette vision ?
Pour ma part, je ne suis pas complètement convaincu.
Je pense bien sûr que la 3D va être de plus en plus utilisée, surtout avec la généralisation des player 3D (Flash ou même nativement dans les navigateurs).
La 3D peut être un bon vecteur pour améliorer la « proximité » avec certains produits, surtout pour les produits complexes.
Mais je ne pense pas que la 3D va prendre une place si importante que ça sur le Web, et je crois encore moins à l’idée qu’on va tous manipuler des modèles 3D (il faut s’entraîner vraiment longtemps avant d’arriver à faire ce qui est montré dans la vidéo ci-dessus).
Quand on doit développer un service, on ne peut pas toujours partir d’une « souche métier » (Prestashop, Magento pour le e-commerce).
Il faut alors partir de plus « bas ».
Dans ces cas là, pour aller vite, et ne pas réinventer l’univers, on peut partir d’un framework.
Utiliser un framework permet de partir avec une « souche logicielle » qui permet de structurer le développement, et des outils, pour automatiser certaines tâches.
Des frameworks, il en existe pas mal…
Symfony apporte pas mal de choses et permet de mettre en ligne rapidement une application.
La solution est porté par la société Sensio.
Sensio est à la base une web agency. C’est à partir de cette expérience, auprès de leurs clients donc, qu’ils ont monté Symfony.
Cela se ressent, avec une solution qui fait des choix pragmatiques, efficaces.
Symfony a su s’entourer d’une belle communauté, tant côté utilisation (plus de 10 000 applications) que développeurs, avec de très très belles références, dont notamment Yahoo Bookmarks.
Cette référence, avec la richesse fonctionnelle et l’audience d’un tel site, balaye toute les objections qu’on pourrait avoir, sur les aspects fonctionnels et surtout performance !
Vous avez donc vos produits, vous savez à qui le vendre, et combien.
La question, c’est comment vendre les produits ?
Plusieurs solutions s’ouvrent à vous :
Vous pouvez mettre en place votre propre site en ligne, en développant votre propre boutique, probablement basée sur une solution open-source (prestashop, magento, …) ;
Vous pouvez également utiliser des solutions « prêtes à l’emploi » sur un modèle SAAS ;
Enfin, vous pouvez simplement utiliser des places de marché, qui permettent de mettre en vente les produits en quelques clics.
La première solution est clairement la plus riche fonctionnellement mais également la plus cher, de 10 à 50 000 euros.
Bon, ok, si vous êtes un pro du PHP, alors vous pourrez faire ça vous même…
Cette solution est très bien… un petit peu plus tard, quand vous aurez déjà fait vos premières ventes, et que vous aurez un sens assez précis de ce que vous voulez faire avec votre site.
La deuxième solution est clairement moins cher. Pas d’investissement lourd au démarrage. En général, les seuls coûts initiaux sont liés à la charte graphique (quelques milliers d’euros donc).
Ces solutions permettent de mettre votre boutique en ligne en quelques jours. Ces boutiques sont complètes, avec le catalogue, les fiches produits, le processus achat…
Mais attention, ces solutions sont relativement rigides : vous ne pourrez pas modifier à votre guise votre boutique. Le processus achat ne vous plait pas ? Dommage, il sera difficile de le modifier, et chaque modification risque d’alourdir rapidement la facture initiale…
Comment choisir parmi l’ensemble de ces solutions ?
Deux conseils :
Prenez le temps de bien utiliser les boutiques cités en référence par l’éditeur. Toutes les boutiques d’un éditeur sont pratiquement sur le même modèle. Si la boutique de référence vous plait, la votre vous plaira probablement.
Entrez en contact avec des marchands qui utilisent la solution que vous avez identifié. En général, les marchands sont heureux de parler de leur expérience. Mon conseil : bien creuser les questions… Au début, le marchand dira que tout est bien, ce n’est qu’au fil des discussions que vous comprendrez quels sont les limites du système. Un des points sur lequel il faut être particulièrement attentif est la qualité et la réactivité du support. En cas de bug, de plantage, quelle est la réactivité de l’éditeur ?
La troisième solution est donc la moins cher. On achète quelques produits, et on les mets en vente sur des places de marché comme ebay, priceminister…
Donc, investissement minimum.
Pour autant, cette solution est une très bonne solution pour se lancer : vous pouvez ainsi valider votre positionnement, vos prix, et surtout, votre e-marketing : quels sont les phrases et les mots, les outils qui font vendre ?
Vous pourrez également vous entraîner avec Adwords, pour faire de la publicité et renvoyer les internautes vers vos produits.
Quand on dessine un site, on se pose rapidement la question de la largeur de l’écran, qui va conditionner la largeur d’affichage de la page.
On est ainsi passé du 640 au 800, et maintenant au 1024.
Ce genre de réflexion conduit à faire un site de largeur fixe, adapté à une taille d’écran donné.
Si l’écran est plus petit, il y aura un vilain ascenseur en bas de la fenêtre du navigateur.
Si l’écran est plus grand, il y aura une bordure, à gauche et à droite du contenu… Comme sur ce blog par exemple.
Tout cela est en fait bien dommage, pour plusieurs raisons :
La taille des écrans est très variable, et va continuer à évoluer. On ne peut donc pas avoir un site adapté à tous les cas ;
C’est très réducteur de faire le choix du « plus petit dénominateur commun », faire des écrans étroits, qui ne seront pas adapté aux grands écrans ;
Le navigateur n’est qu’une fenêtre dans l’écran. Qui nous dit que l’internaute veux afficher sa fenêtre en plein écran ? Donc, même si l’internaute à un grand écran, on ne peut pas préjuger de la taille qui nous sera allouée.
Comment répondre à cette problématique ?
La meilleure solution est probablement de concevoir sa page avec une largeur variable.
Concrètement, il faut quand même définir une largeur minimum. Tout ne peut pas être variable, il faut bien une taille minimum.
Ensuite, la disposition des éléments HTML s’adapte à la largeur de la fenêtre.
Prenons comme exemple Amazon (par hazard 😉 ).
Voici la fenêtre, la plus petite possible (880 pixels) :
Voici la même page, dans une fenêtre beaucoup plus large (1400 pixels) :
Cet exemple permet de montrer toute la richesse de cette adaptation dynamique :
Les onglets restent de taille fixe et centrés (on doit pouvoir faire mieux 😉 ) ;
La largeur de la colonne de gauche évolue, entre un minimum et un maximum ;
La colonne de droite est de largeur fixe ;
Pratiquement toute l’adaptation se fait en fait au milieu ;
La partie la mieux faite étant la deuxième ligne, ou le nombre de produits évolue dynamiquement, en fonction de la largeur disponible (ajax…).
Dans cet exemple, on a bien une utiliation (presque) optimum de l’espace, quel que soit la taille de cet espace.
Mais voilà, concevoir de tels interfaces est beaucoup plus difficile, et réellement beaucoup plus long, donc, mécaniquement… plus cher !
Le site a éyé développé par votre cousin, les produits, vous aviez un copain qui vous aidait à trouver les bonnes affaires…
Bref, vous avez commencé en bricolant, comme tout le monde, mais voilà, vous avez plutôt réussi.
Mois après mois, le nombre de visiteurs entrant n’a fait qu’augmenter, et mécaniquement, les ventes ont suivient.
Maintenant, la gestion « à la main » pose problème. avec la quantité de commandes à traiter par jours, il devient de plus en plus difficile de garder la même qualité de service.
Pour un e-commerçant, le passage à l’échelle est toujours très délicat à gérer. On ne voit pas le truc venir, on gère le quotidien, et puis d’un coup, vlam, on se rend compte qu’on est dans une situation très risquée :
Les processus ne sont pas à la hauteur ;
Le système informatique est fait de bric et de brocs, et n’est pas non plus très rassurant ;
La relation avec les clients, hier si forte, devient plus difficile à gérer : simplement, vous ne pouvez plus connaître tous les clients…
On s’en rend compte d’un coup, parce qu’un client vous ‘renvoie’ les difficultés à tenir les engagements, ou parce qu’un bug du système, qui semble anodin, se révèle en fait beaucoup plus long à traiter que tout ce qu’on avait imaginé…
Ces ruptures peuvent arriver, à plusieurs phases du développement.
Elles sont pratiquement inévitables, parce que « la vie n’est pas un long fleuve tranquille » et qu’il est pratiquement impossible de tout faire évoluer « au fil de l’eau ».
La différence se fera sur votre capacité à surmonter l’epreuve.
Pour la plupart des e-commerçants, il faut se débrouiller avec finalement peu de moyens d’investissement, parce que les marges sont faibles, et qu’il est donc difficile de constituer un trésor de guerre.
Hors, changer les processus, un système informatique, celà coûte cher…
Pas de recette miracle ! La réponse est à tous les niveaux :
Recruter une bonne équipe est probablement l’élément le plus important pour « passer les bosses ».
Bâtir un système informatique de qualité, et gérer son évolution, est également un élément clé. On est d’accord, tout système informatique à une durée de vie finie. Mais un système bien pensé, bien évolutif, pourra durer deux fois plus de temps. Je me souviens de cet excellent DSI, me disant que son succès venait de sa capacité à anticiper les demandes. Oui, un bon informaticien voit un cran plus loin que la demande immédiate.
Anticiper…
Facile à dire…
Dans la pratique, on est pris sur tous les front. Ces passage à l’échelle sont toujours des moments délicats, qu’on doit réussir, au risque de perdre du terrain face aux concurrents !