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Ne pas se tromper d’objectif

Quand on monte une boite, il est sain de « faire le ménage » dans ses objectifs.

Quand j’ai monté ma première boite (Wokup!), ce n’était pas le cas du tout.

J’avais depuis bien longtemps une envie profonde d’entreprendre.

J’avais même poussé plusieurs idées… Je m’était par exemple acheté un NeXT dans les années 90 pour développer un logiciel de bases de données objet… J’ai eu la chance de pouvoir revendre mon NeXT quelques jours avant la fermeture de NeXT France…

Bref, revenons à nos moutons : l’objectif.

Donc, quand j’ai monté Wokup, j’avais une très grande envie de monter une boite. Mais pour quelles raisons ?

Je dois avouer qu’à l’époque, mes motivations n’était pas claires : volonté d’indépendance à l’évidence. Volonté de changer le monde… Mais après ? Je ne savais pas trop, et j’étais en particulier pas très clair sur les aspects développement de l’entreprise, ni sur les objectifs financiers.

En fait, avant la création, je ne me projetais pas tellement au delà de la création… Bref, mon principal objectif était de monter une boite, comme si c’était une fin en soi !

Plus tard, j’ai rencontré un gars, qui fait de la formation, et avec qui j’ai pas mal discuté. Il m’a dit que ce cas était en fait assez classique. On se trompe d’objectif, on ne se projette pas au delà du premier obstacle. Résultat, quand cet obstacle est franchi, on est dans le grand vide.

Le choc a été violent quand le marché c’est retourné (2001…) : j’ai du réduire les effectifs, licencier. Fini le rêve : une boite doit gagner de l’argent !

Aujourd’hui, j’ai toujours envie de changer le monde… Mais j’ai bien appris ma leçon : mon premier objectif est de faire une boite qui gagne de l’argent.

Publicité sur site e-commerce : bonne idée ?

L’une des difficulté du e-commerce, c’est la marge.

Comme la comparaison de prix est facile (à un clic), beaucoup de marchands se retrouvent à se faire la guerre des prix. Conséquence : une marge très très faible.

Alors, comment avoir d’autres revenus avec une marge forte ?

Certains marchands ont trouvé une solution : vendre de la publicité !

L’idée est simple : vous avez une certaine notoriété, donc du trafic, donc vos espaces publicitaires ont de la valeur.

On peut effectivement facilement imaginer que la publicité va augmenter les revenus… dans un premier temps !

Mais pour un site marchand, la mission est de vendre, et cette vente passe par le site e-commerce.

Vendre de l’espace, c’est perdre de l’espace pour la promotion de ses propres produits.

De plus, si les publicités sont bien faites, un certain pourcentage de clients vont cliquer dessus, et donc quitter le site marchand.

Au final, pour dire les choses clairement, je pense que faire de la publicité pour des tiers dans son site n’est pas une bonne idée.

News du blog (suite) : Feedburner a des vapeurs ?

Vous pouvez lire ce billet via plusieurs canaux : par abonnement mail, par le web directement, ou via un lecteur RSS (Netvibes, Google Reader, …)

Comme beaucoup de blogs, j’utilise Feedburner pour publier ces flux.

Il y a quelques semaines, j’avais apparemment perdu 50% des lecteurs de ce blog.

Après une semaine, c’était revenu au niveau « normal ».

Aujourd’hui, il semble que j’ai gagné 50% de lecteurs supplémentaires !

En analysant le détail fournis par Feedburner, il semble qu’encore une fois, ce soit Netvibes qui soit en cause…

Ou est la vérité ? On verra bien par la suite.

Management : l’art de la décision

S’il y a bien quelque chose qu’on attend d’un manager, c’est bien ça : qu’il prenne des décisions, qu’il tranche !

Au delà de ce qu’on attend du manager, c’est bel et bien l’avenir de la société qui est en jeu.

Maintenant, décider, c’est vraiment un art.

D’abord, passons par la case « critique » : c’est la plus facile 😉

Il y a ceux qui ne décident pas : « on verra plus tard », ou alors qui prennent des décisions qui n’en sont pas : « je décide que nous allons étudier la question » ;

Il y a ceux qui décident, mais trop rapidement, à l’emporte pièce. Résultat, les décisions ne tiennent pas la route. En général, on peut mettre dans la même catégorie ceux qui changent d’avis trop rapidement, trop facilement. En un mot : les girouettes : un jour blanc, le lendemain noir.

Il y a ceux qui cherchent le consensus à tout prix.

Il y a ceux qui mettent en place des processus pour sa rassurer.

Il y a ceux qui mettent en place un système démocratique…

Bon, voilà, il y a pleins de mauvaises méthodes….

Mais comment bien faire ?

Les fondamentaux (les points sur lesquels je suis sûr de ne pas me tromper) :

Ecouter, prendre les avis des uns et des autres, à tous les niveaux, en interne comme en externe ;

Prendre du recul, et ne pas décider à chaud. En tout cas, moi, je ne décide pas en « live » (pour des points important, on est d’accord).

(j’avais déjà évoqué ce sujet dans ce billet).

Le sens du détail, mis en œuvre par Firefox 3

La nouvelle version de firefox est nettement mieux intégrée dans la charte de chaque OS.

Sur Mac, l’interface reprend l’effet « acier brossé » du meilleur gout.

J’en parlais dans mon billet précédent, dans une bonne interface, il faut différencier, pour le même bouton, plusieurs états : repos, quand la souris passe dessus, et quand on a cliqué.

Voici les trois états, proposés par Firefox, pour le même bouton :

Bouton sur la barre Firefox 3, et ses 3 états

Et le curseur tournant pour attendre l’affichage ? Sur Firefox, il est mis en œuvre à plusieurs endroit : sur l’onglet en cours de chargement et à droite de la barre d’adresse.

Sur une interface Web, on peut positionner ce curseur dans le bouton, mais il y a bien sûr d’autres options possibles.

L’importance du détail pour les interfaces

La qualité d’un site passe par multitude de détails.

Des détails ?

Des détails qui impactent directement le taux de transformation du site. Des détails qui pèsent lourd donc !

Exemple : les boutons.

En premier lieu, le bouton doit avoir une forme sans équivoque, qui sera reconnu par l’Internaute comme un élément appelant le clic.

Un bouton bien clair : on veut cliquer dessus !

La couleur ressort bien du contexte, le libellé est clair. L’effet relief rajoute l’envie de cliquer.

En deuxième point, il me semble qu’on apporte un signal encore plus clair et « incitatif » en changeant la couleur ou la forme du bouton au survol de celui-ci par la souris :

Bouton Up (exemple d'Amazon)

Bouton Down (exemple d'Amazon)

(exemple extrait d’Amazon)

C’est bon ? Oui, mais je pense qu’on va aller dans un avenir proche un cran plus loin.

Je pense en effet qu’on pourrait améliorer l’expérience utilisateur en lui signifiant clairement, après le clic, qu’on a bien pris en compte sa demande.

En effet, le temps de traitement, qui suit le clic, est très variable, en fonction du débit de l’internaute, de l’engorgement du réseau, du taux de charge du serveur, …

Donc, il faut faire patienter l’internaute.

L’interface gagnerait en clarté si, après le clic, un signal visuel indiquait à l’internaute que sa commande est en cours de traitement. On pourrait par exemple ajouter sur le bouton, qui devrait être avoir un code couleur pour signifier que l’utilisateur a bien validé l’option, une animation représentant l’attente, dans le genre :

Représentation de l'attente

Je ne crois pas qu’on puisse faire ça en html / css standard. Il faut un brin de Javascript.

Je n’ai pas vu de site mettant ça en oeuvre (le dernier point je veux dire). Et vous ?

Help : mon mac se prend pour un PC !

Depuis quelques temps, le système Léopard de mon MacBook Pro passe à 50% d’utilisation CPU.

J’ai beau arrêter toutes les applications, le système continue à « tout bouffer ».

Ce qui est bizarre, c’est que tout revient à la normal quand je relance le système (reboot).

Quelqu’un a-t-il une piste, avant que je ne doive tout réinstaller ?

On se croierait sur un PC ;).

— Update du 16 Juin à 22h

Grâce au commentaire de Franck, j’ai identifié le processus en cause : hpdot4d.

Bon, et je fais quoi maintenant ? Apparemment, c’est un processus qui vient de mon imprimante… Je continue l’enquête !

Partage du capital : 50 / 50 ?

Quand on crée une entreprise, un élément « structurant » comme on dit, c’est la répartition du capital initial, entre les fondateurs.

Il y a une configuration bien particulière : le cas ou deux fondateurs créent une boite, en estimant qu’ils sont à égalité, et qu’ils décident de partager de manière équitable le capital : 50 / 50.

Il parait que ça peut marcher. On me parlera du groupe Accor, avec le célèbre tandem (Paul Dubrule et Gérard Pélisson). La légende dit qu’ils ont tout partagé. Je ne connais pas la réalité qui se cache derrière…

Le modèle peut faire rêver :

On partage tout, on décide à deux, …

Je dois vous le dire tout net : je pense que c’est une douce utopie, et à mon sens, c’est le plus mauvais modèle qui soit.

Évidement, quand tout va bien, ça roule.

La question intéressante, c’est ce qui se passe en cas de crise, quand il faut prendre des décisions délicates.

Je pense qu’une entreprise, comme un navire ou un avion ne doit être piloté que par un seul capitaine.

Si ce capitaine est un bon dirigeant, il saura écouter les avis de chacun.

Mais le modèle ou les deux dirigeants doivent se mettre d’accord est une bien mauvaise idée, parce qu’elle pousse au consensus en cas de crise. Et qui a dit que le consensus était la meilleure des solutions ? Si cétait le cas, nos grands groupes seraient très bien gouvernés ;).

Maintenant, il faut dissocier la valeur qu’on a au capital et le pouvoir. Si vous êtes dans la situation ou vous estimé avoir équitablement monté la boite à deux, vous pouvez monter un deal ou vous aurez, en cas de revente, un montant égal, mais ou pendant le chemin de la construction, l’un des deux aura plus de parts. On peut faire ça avec par exemple un plan de stock options pour celui qui a moins de parts. Il peut actionner ses stocks options au moment de la revente et ainsi revenir à l’équilibre.

Encore une fois, ce qui me semble tout à fait fondamental, c’est qu’il n’y ai qu’un seul patron.

Campagne de buzz marketing : une technique bien rodée

1) Une accroche vraiment killer :

« Gagnez un avion (un vrai) »

2)  Un site très bien fait, fun :

Accueil du site

Formulaire d'inscription

3) Un jeu au fonctionnement intrinsèquement viral :

Mode d'emploi du jeux

Bon, ok, il y a un certain décalage entre la promesse et le prix réel, mais on ne va pas chipoter : gagner un voyage en avion (pas exactement la même chose que de gagner un vrai avion…).

Viral : oui, car pour gagner, il faut constituer un équipage de 170 « amis ».

On voit bien l’idée des marketeurs : « Si chacun doit inviter un maximum de relations, on aura un coefficient de viralité maximum.

(via manu)