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Choix d’une plateforme SAAS : LE critère clé à ne pas oublier

Quand on veut se lancer sur le e-commerce, une bonne solution peut être de passer par une solution SAAS.

Il y a le choix : Oxatis, Power Boutique, ePages, RentAShop, sans oublier les solutions open sources avec leur option SAAS : prestabox et magento go

Comment choisir ?

Il y a plusieurs critères à prendre en compte, et il faut prendre son temps pour choisir, parce qu’une fois qu’on est parti avec une solution, on ne change pas si facilement que ça.

Après quelques années, si la boutique c’est bien développée, et qu’on souhaite évoluer, et changer de solution, on va devoir récupérer ses données : catalogue, clients, commandes.

C’est justement LE critère auquel je pense : vérifiez bien que vous pourrez récupérer ces données, dans un format facile à exploiter, pour relancer la nouvelle boutique sans devoir tout refaire.

C’est particulièrement délicat pour la partie catalogue, parce que les données ne sont « pas plates » : produits déclinables, …

Un format exploitable, c’est donc probablement plus un dump SQL qu’un fichier plat.

Il faudra également pouvoir récupérer l’ensemble des médias, les photos associés aux produits.

Le modèle de données, au coeur du métier du e-commerce

C’est marrant la vie.

J’ai commencé par me passionner pour la modélisation des données, et les systèmes pour gérer ces données, les systèmes de gestion de bases de données (SGBD pour les intimes).

j’avais travaillé, pendant mes études, sur un système innovant, orienté objet.

La réflexion, dans le courant de ce que faisait O2 à l’époque, était de travailler sur un système de modélisation, permettant de faire « plus et mieux » que ce que propose les SGBD relationnels.

J’avais même acheté un NeXT pour développer une première version du système ! A l’époque, c’était un investissement très élevé, le prix d’une belle voiture neuve…

A la base, la réflexion, c’est de ce dire que la modélisation c’est super important, parce que c’est la « racine », et qu’ensuite, on empile les couches par dessus cette brique.

C’était bien avant le Web, bien avant le e-commerce.

Et aujourd’hui, je me rends compte à quel point ces réflexions restent d’actualités.

Dans les systèmes web, les bases de données sont, plus que jamais, au coeur du système.

Plusieurs experts du domaine, que je connais, commencent leurs analyses à partir de l’audit du système de gestion des données, relationnel dans 99% des cas.

Si une donnée est mal modélisée dans la base de données, il y a peu de chance pour que les choses s’améliorent sur les couches supérieures.

Le modèle relationnel est il fondamentalement pourri ?

Non, bien sûr que non !

Comme souvent en informatique, le pouvoir d’expression n’est pas en cause : on peut tout modéliser avec une base de données relationnelle.

C’est bien pour ça d’ailleurs que ce modèle a survécu, et même écrasé les modèles alternatifs des années 80 / 90.

La théorie, c’est qu’on n’a qu’à rajouter les couches qui vont bien, par dessus le modèle relationnel.

Ainsi, on peut très bien ajouter une couche objet, entre la programmation et le base de données.

Cela marche bien… Sauf que le Web challenge tout ça.

Les serveurs web se servent de la base de données pour beaucoup de choses, en permanence, en temps réel.

Résultat, la base de données devient rapidement « le maillon faible » du web, vis à vis des performances. On doit optimiser la base pour qu’elle réponde vite, et donc avoir de bons temps de réponses sur le site web.

Conséquence : on oublie la qualité de la modélisation, les formes normales pour ceux qui connaissent, et on fait de bons grosses tables plates, capable d’afficher rapidement les informations dont on a besoin.

Bon, l’autre problème, c’est que les bons concepteurs de bases de données ne courent pas les rues

Je suis convaincu que les choses doivent évoluer… Vont évoluer !

On doit, par exemple, ajouter des couches, de manière à séparer le coeur du modèle de données – ou l’on doit privilégier la qualité de la modélisation – et la couche de présentation, on l’on doit privilégier les temps de réponses.

Bref, la modélisation de données, c’est un bon fil rouge, entre hier, aujourd’hui et demain !

Tout ça pour dire que, entre le début de ma vie professionnelle et aujourd’hui, je me rends compte à quel point tout cela est cohérent.

 

 

Formation : Choix des composants e-commerce

Je donne, principalement avec le CCM Benchmark, des formations.

Le sujet de la prochaine session est : « choix des composants pour le système e-commerce« .

De mon point de vue, c’est un super sujet ;).

Quels sont les composants clés à choisir ?

Comment construire son système e-commerce, entre le searchandising, le CRM, la logistique, … ? Sur quels critères ?

Au delà des briques, comment conduire le projet e-commerce ? Les technos, les boites, il s’agit de ne pas se tromper !

Ces questions sont très impactantes pour la suite, pour la vie du site.

Pendant cette journée, après un « overview » de quelques sujets clés, on prend le temps de se poser les bonnes questions, de prendre du recul, et d’échanger sur ces problématiques clés.

Pour tout savoir, c’est ici. La formation a lieu le 12 janvier, à Paris.

 

Dans la série « le e-commerce dans le monde », je demande « la chine »

Tout le monde le sait, la chine est LE pays avec une croissance de folie.

La société translated.net propose une projection, en 2015.

D’après cette projection, le premier pays du e-commerce, à cette date sera… La chine.

Même si l’accès à internet est encore limité aujourd’hui pour la plupart des habitants, vu la population totale, ce résultat n’est pas très étonnant.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’étude ici.

Ces chiffres et données sont intéressants, mais à challenger. Je suis, par exemple, un peu surpris par la place de l’Inde, qui me semble également avoir un très fort potentiel…

Interview de Julien Chaumond, à propos de Giftmania

Je vous propose une petite interview de Julien Chaumond, CEO de Digital Mammouth (j’adore ce nom 😉 ).

Digital Mammouth est l’éditeur de Prodca.st

Julien est co-auteur sur ce blog.

Bonjour Julien. Peux-tu nous présenter Giftmania ?

Bonjour François.

Giftmania est une application Facebook que nous (= Prodcast) avons développé avec Pixmania et Like Shop (une autre startup de recommandation de produits sur Facebook) pour permettre de trouver le cadeau de Noël idéal pour ses amis en fonction de leurs Likes, et donc pour une fois, d’être 100% sûr de ne pas faire des cadeaux ratés 🙂


L’application permet aussi de faire sa propre liste de cadeaux en fonction de ce qu’on a aimé sur Facebook, et de la partager en utilisant les nouveaux leviers sociaux de Facebook (Ticker, Timeline, Open Graph 2.0, etc.). Nous sommes d’ailleurs parmi les premiers en France et en Europe à avoir intégré ces nouveaux leviers de viralité de Facebook dans un contexte e-commerce.

Quel est l’intérêt pour l’utilisateur ?

La promesse pour l’utilisateur, c’est d’abord d’être sûr de faire des cadeaux qui vont faire plaisir (c’est un peu compliqué parfois :)).

C’est aussi dans l’autre sens, la possibilité de faire sa propre liste et de l’envoyer « subtilement » à ses amis pour recevoir des cadeaux que l’on aime, et ne pas avoir à les revendre en ligne début janvier !

Quel est l’intérêt d’une application Facebook pour un e-commerçant comme Pixmania ?

L’intérêt pour un e-commerçant d’avoir une application Facebook sociale (cf. aussi ma réponse à la question suivante), c’est de pouvoir toucher ses clients en amont de leur processus d’achat (lorsque le client arrive sur le site e-commerce, il sait déjà à peu près quel produit acheter et à quel prix), au moment où ils discutent avec leurs amis des produits qui les intéressent pour Noël, c’est-à-dire au moment où le pouvoir de la recommandation sociale est le plus fort.

Dans le cas de Giftmania, la recommendation sociale est encore plus forte car les produits sont suggérés en fonction des Likes des utilisateurs et de ses amis : nous avons développé un algorithme permettant de « matcher » des produits du catalogue Pixmania avec des Likes dans un certain nombre de catégories (films, artistes, mais aussi marques, etc.). Les résultats sont parfois surprenants mais sont en grande majorité très pertinents !

Le Ticker

En quoi une appli de Social commerce est-elle plus puissante qu’une appli « store front » ?

Giftmania n’est pas une appli de type « store front », c’est-à-dire une boutique alternative directement sur Facebook : nous générons et redirigeons du trafic depuis Facebook vers le site du e-commerçant. Dans une appli store-front, l’utilisateur va pouvoir acheter son produit directement sur Facebook, mais bien souvent, il n’y a rien de social là-dedans. Ce n’est pas parce que c’est sur Facebook que c’est social !

Nous ne sommes pas non plus un « simple » outil de communication du e-commerçant vers les réseaux sociaux : ce n’est pas le e-commerçant qui parle directement à ses clients (comme sur une page Fan par exemple), mais les clients qui recommandent eux-mêmes des produits du e-commerçant à leurs amis. Ce qui est fondamentalement différent !

Tu nous parlais récemment des nouveaux leviers sociaux de Facebook, qu’est-ce qu’ils permettent de faire concrètement sur Giftmania ?

Concrètement, nous avons défini avec Pixmania un certain nombre d’actions Open Graph 2.0, c’est-à-dire des actions analogues au Like mais spécifiques à l’application : dans notre cas, « ajouter à sa liste » et « partager à sa liste », par exemple.

Cela nous permet d’utiliser au mieux le Ticker (screenshot n°1) puis de définir des agrégations, qui sont des « widgets » affichés directement sur la Timeline, le nouveau profil Facebook (screenshot n°2).

Une agrégation sur la Timeline

Comment vois-tu l’avenir ? Quelles nouvelles fonctions pensez-vous développer ?

Je pense que les applis comme Giftmania vont vraiment marcher, notamment parce que les APIs de Facebook vont permettre de faire de plus en plus de choses. Les e-commerçants sont aussi de plus en plus motivés pour développer des applis vraiment originales et spécifiques.

Ce n’est pas un hasard si Walmart vient de lancer Shopycat, une application analogue à Giftmania 🙂

Sur Giftmania, nous comptons encore améliorer la pertinence des produits suggérés et optimiser la viralité de l’appli. Ensuite nous passerons du temps à analyser les différentes données sur le trafic apporté vers Pixmania et la conversion — mais ça pourra faire l’objet d’un autre article 🙂

Merci Julien. A bientôt !

Dans la série « je teste pour vous » : le livre numérique animé

En allant sur iTunes, j’ai vu cette pub :

 

La promesse, c’est « livre numérique enrichi », « joyau de grâce », « bouquet varié d’interactions »…

Comme je suis convaincu que le livre numérique doit évoluer, pour proposer une expérience bien plus riche qu’un simple PDF, j’ai voulu tester ça.

J’ai donc acheté ce livre.

Vient ensuite le temps du téléchargement. Faut être patient quand on est à la campagne 😉 :

Ensuite, via la synchro itunes – iphone, qui est maintenant gérée en tâche de fond, j’ai fini par récupérer le livre sur l’iPhone :

Bon, faut quand même être patient également à ce moment là, car la synchro des ebook est bugué, et il faut s’y reprendre à deux fois…

Bref, je fini par ouvrir le livre :

Première mauvaise surprise, le livre est bloqué en format horizontal. Sur iPhone, c’est un problème, car les deux pages, dans ce format, ne sont pas du tout lisibles :

Bon, le zoom marche, mais clairement, le livre a été prévu pour iPad… Il aurait été mieux de le dire…

Le livre propose des pages avec des éléments animés :

Dans l’image ci dessus, on peut « entrer » dans l’image, les premièrs plans disparaissent, pour laisser apparaître d’autres éléments, cachés derrière. C’est assez bien fait.

Sur d’autres pages, on peut consulter n’importe quel élément, « posé » sur le bureau :

C’est plutôt sympa (même si mon écran d’iPhone m’é défavorisé… Qui a dit que j’ai qu’à m’acheter un iPad 😉 ).

Bon, je vais pas vous raconter l’histoire 😉

Au final, ce que j’en pense :

On est au tout début de ce type d’expérience. On sent bien que le framework ebook atteint ses limites. Il n’a pas été forcément fait pour ça, ou alors, les développeurs ne savent pas bien l’utiliser.

ça rame donc pas mal, et, même avec un 4S, il y a intérêt à ne pas avoir d’autres applications en cours.

Problème d’ergonomie également : l’application a tendance à tourner les pages quand on cherche à interagir.

C’est marrant, parce qu’on aurait pu dire qu’on était au début des livres interactifs il y a … 20 ans ? 😉

Clairement, aujourd’hui, pour créer une « expérience immersive », il vaut mieux créer une application qu’un ebook.

Mais ça va évoluer gentiment tout ça. Noël 2011 sera le Noël des ebook, et c’est pas prêt de s’arrêter !

UPDATE (6 Janvier 2012)

J’ai chargé la nouvelle version de ce livre, suite au commentaire m’indiquant que le livre avait été mis à jour.

La mise à jour n’est pas simple, il semble que cette fonction n’ai pas été prévue par Apple. Il faut donc supprimer le livre, puis le recharger.

Ceci étant fait, effectivement, le livre peut maintenant se lire au format vertical, ce qui est bien plus adapté à une lecture depuis l’iPhone !

Interview d’Antoine Cahen, sur allobois.com

Bonjour Antoine, peux tu te présenter en quelques mots ?

Antoine Cahen, 48 ans ergonome et spécialiste du commerce électronique. J’ai notamment dirigé le lancement d’alapage.com en 1997, de marcopoly en 2000, participé au début des aventures de leguide.com, 123presta.fr et Prestashop.

Peux tu présenter ton site, la place de marché pour le bois de chauffage ?

Nous étions sur l’info-médiation avec www.bois-de-chauffage.net et passons à la conso-médiation avec www.allobois.com.
C’est une places de marché dont le but est d’offrir de la confiance, du choix et de la simplicité d’achat.

Pourquoi as tu ouvert un site sur ce secteur ?

C’est un secteur en pleine extension depuis quelque années et qui se construit très fortement avec une clientèle nouvelle et plus jeune, qui à besoin de pédagogie et de confiance à l’achat. La vente en ligne est le média idéal pour cela. De plus nous sommes à la frontière entre le web et le green IT (TIC et énergies durables), c’est un fort atout stratégique de valorisation.

Comment fais tu pour avoir une offre, c’est à dire aller chercher des vendeurs ?

Nous avons déjà eu 1700 fournisseurs de bois inscrit sur www.bois-de-chauffage.net nous souhaitons travailler avec les meilleurs d’entre eux. Ils y ont tout intérêt car la clientèle d’allobois.com est plus agréable, ce que nous confirment les retours heureux des premiers fournisseurs.

Comment fais tu pour aller chercher les clients ? Quels sont les canaux d’acquisition ?

Nous avons déjà la chance de toucher 2 000 000 de personnes par an grâce à nos sites www.poelesabois.com, www.bois-de-chauffage.net, www.alloramonage.fr, etc.

Nous nous reposons d’abord sur cet acquis tout en faisant « feu de tout bois » et « de tous buzz ».

Quel est le modèle économique pour ton site ?

Une commission sur les ventes

Peux tu nous donner quelques chiffres ? Panier, trafic, évolutions ?

Une augmentation importante de septembre à octobre 2011, mais qui va encore s’accélérer avec le nombre de fournisseurs dans toute la France.

Comment vois tu l’avenir ? Application iPhone, …

Déjà bien faire ce que l’on veut faire, la tâche est considérable; nous pensons toutefois à des produits annexes à mettre en vente.

Quels conseils donnerais tu à un p’tit jeune qui voudrait se lancer dans le e-commerce ?

Utiliser PrestaShop bien sûr 😉 (Note de François : Antoine est associé à l’aventure Prestashop 😉 )

Plus concrètement, faire bien plutôt bien que mieux, apporter de l’exhaustivité dans son catalogue, travailler fortement sur la confiance et se mettre dans une dynamique de volume et d’économie d’échelles car les marges fortes n’existent plus.

Merci Antoine, à bientôt !

Auto interview

Bonjour François

Bonjour François

Peux tu te présenter ?

Oui, avec plaisir. Je suis consultant, consultant en e-commerce.
Cela veut dire que j’accompagne des entreprises, dans leurs projets e-commerce.

C’est à dire ?

Ben je peux intervenir très en amont, quand l’entreprise se demande si elle va vendre en ligne, si c’est une bonne idée, et comment y aller.
J’interviens également plus en aval, pour aider sur des projets de refonte ou d’ouverture de site e-commerce. Je fais les cahiers des charges, j’aide à sélectionner les meilleurs prestataires, j’aide à suivre le projet.

Tu fais ça pour quels types d’entreprises ?

Je fais ça pour de petites boites qui se lancent, ou pour de gros projets.
Dans le monde de la grande distribution, j’ai par exemple accompagné Alinéa, dans un projet de refonte e-commerce.
J’ai également travaillé avec des pur players, comme lepape, leader de la vente d’équipements sportifs.
J’ai aussi travaillé avec des marques, comme Salomon.
Enfin, il y a pleins de projets dont je ne peux pas parler, parce que dans bien des cas, il y a des contraintes de confidentialités…

Quelle est ta valeur ajoutée à ton avis ?

Je pense que ma culture mixte, technique, marketing, …, apporte beaucoup.
La technique parce que pour un projet e-commerce, le système d’information e-commerce est évidemment fondamental : on ne pourra faire commercialement que ce que permet le système.
Le marketing, parce que pour vendre, il faut, de manière universelle, travailler le marketing, avec, en plus, la dimension web.
D’autres connaissances me servent : le management, parce que souvent, les projets e-commerce vont avec des enjeux de conduite du changement, de réorganisation.

T’es trop fort, tu connais tout toi ! La technique, le marketing, le management !!!

Attention, je ne suis pas spécialiste de tous les sujets.
La meilleure façon d’expliquer mon rôle est l’analogie avec la construction, et le maître d’oeuvre.
Il coordonne l’ensemble des artisans, maçons, plâtriers, couvreurs, électriciens, … Il sait sélectionner les meilleurs artisans pour chaque corps de métiers, les faire travailler sur le même chantier, mais il ne saurait pas les remplacer.
Moi, c’est pareil, pour le e-commerce.
Je ne suis ni développeur, ni expert SEO, ni designer, ni hébergeur, … Par contre, je bosse beaucoup pour maintenir une connaissance suffisante de chacun de ses sujets, permettant d’identifier les besoins, et de sourcer les bons acteurs. Cette connaissance me permet également de faire des accompagnements e-commerce de qualité.
Après, mon parcours d’entrepreneur m’aide à avoir une couverture assez large. Avoir monté deux startups m’a beaucoup apporté, sur le management (wokup, 100 personnes en 18 mois !), le marketing, l’organisation de l’entreprise, les bases de la finance, … Quand on est patron de startup, on apprend très vite sur beaucoup de sujet !

Tu es un généraliste alors ?

C’est paradoxal : je suis généraliste en ce sens que je développe une culture sur l’ensemble des métiers du e-commerce. Dans le même temps, je suis spécialiste, spécialiste e-commerce.

Les projets que tu accompagnes se passe-t-ils toujours bien ?

Bien sûr que non ;).
Je suis humain, je peux faire des erreurs, mais surtout, la réussite d’un projet, c’est un travail collectif. Je suis un élément de ce travail collaboratif.
Enfin, certains clients prennent du conseil et n’écoutent pas toujours les recommandations. C’est d’ailleurs à mon sens un élément clé de mon métier de conseil : apprendre à bien conseiller. Bien conseiller, c’est aider le client à aller dans la bonne direction. Ce n’est pas exactement la même chose que « lui dire ce qu’il faut faire ».

Tu penses que les gens qui font du e-commerce doivent forcément passer par du conseil ?

Bien sûr que non !
Mais, contrairement à ce que beaucoup s’imaginent, le choix est très rarement sur un critère de prix.
Je te donne un exemple : un auto entrepreneur se lance. Il a identifié une niche avec un potentiel sympa, mais n’a pas creusé les autres aspects. En achetant 1/2 journée ou 1 journée de conseil, on pourra couvrir pas mal d’item, et permettre d’économiser beaucoup d’argent.
Je peux raconter la même histoire, de manière négative : j’ai par exemple reçu un coup de fil d’un e-marchant, qui avait dépensé 30 000 € pour une boutique pourri, réalisée en Flash. Je me suis dit que c’était bien dommage qu’il m’appelle après ce choix. J’aurais sans doute pu le convaincre de faire d’autres choix. Là, il ne restait plus qu’à tout jeter, ça peut être très dure.

Bon, et tu fais ça depuis longtemps ?

Oui. Araok existe depuis 6 ans maintenant !

Et tu ne t’ennuies pas ? Ce n’est pas un peu toujours la même chose ?

Non, ce n’est pas toujours la même chose ;).
Le plus important dans mon métier est l’humain. Et l’humain, il est différent, sur tous les projets.
Ensuite, la techno évolue très vite. Je suis en veille permanente. J’ai un devoir « d’un coup d’avance ». C’est super motivant.

Bon, c’est combien de personnes Araok ?

Je suis tout seul pour l’instant.

Tout seul ? La louze ! D’autres boites sur ce type d’activité sont bien plus grosses.

Oui, c’est vrai.
Mais pourquoi juger une boite à sa taille ?
Bon, ceci dit, tu soulèves un point délicat ;).
J’ai parlé de ce sujet dans ce billet.

Et comment vois tu la suite ?

Pour moi ? Je vais poursuivre dans cette voie. Tant que j’apprends, que j’apporte, c’est bien.
En parallèle, on (ma femme et moi) s’occupe de Rue Coquette. Ce site, de vente de bijoux de créateurs, est un super laboratoire pour Araok. Ce site permet de tester des trucs, de valider des hypothèses…
Et puis, en travaillant ce site, j’ai découvert des choses. Cela me donne l’angle de vue du e-commerçant.

Et la suite du e-commerce ? Tu vois ça comment ?

Alors là, c’est une super bonne question, mais je pourrais en remplir un livre ;).
Pour faire court, le pense que cela va continuer à se développer. On est loin du « taquet ».
Et puis il y a de nouvelles ruptures en cours ou à venir. En vrac : le HTML5, le m-commerce, la géolocalisation, l’impact des réseaux sociaux sur le e-commerce, le développement du multi canal…

Quand j’entends « la fin du e-commerce en 2020 », je ne me sens pas du tout en phase. De plus, je pense que c’est un message dangereux.
Je passe mon temps à évangéliser sur les spécificités du e-commerce, pendant que d’autres disent : « le e-commerce n’existe pas, ce n’est que du commerce ».

Ok ok, keep cool. Un mot pour finir ?

Oui, merci pour ces questions 😉

A bientôt

Quand tu veux 😉

Un catalogue « riche »: Alinéa

J’ai participé à l’élaboration de ce nouveau site. Je ne suis donc pas neutre 😉

Alinéa a revu entièrement son site e-commerce.

Je vous propose une petite visite guidée, qui met en avant quelques éléments intéressants.

Premier point, le site propose une navigation avec un menu vertical, à gauche :

Le menu est déplié sur la page d’accueil, permettant de bien présenter les différentes entrées aux internautes. Il est replié sur les autres pages.

Le menu propose différentes « clés » d’entrées, par type de produits, mais aussi par pièces.

Ce menu est complété par un menu horizontal, présentant des entrées plus marketing : Promos, Nouveautés, …

Chaque entrée du menu de gauche permet de déplier un sous menu, affichant toutes les entrées de la catégorie choisie. Exemple :

L’un des gros avantage de cette présentation est qu’elle permet de présenter un choix assez précis au client, avec des profondeurs de catalogue variées, en fonction des catégories. Ce que je veux dire, c’est tout simplement que ces menus peuvent avoir des contenus variés et des tailles variés. A mon sens, une bonne conception doit prendre en compte ce type de contraintes : présenter clairement les choses aux internautes, et être facile à vivre, pour les équipes métiers.

Une fois une catégorie choisie, on arrive sur une page « liste de produits ». L’une des particularité, importante par rapport aux produits vendus, c’est de proposer soit une vue en 3 colonnes :

…cette vue permet de présenter de grands visuels, dès cette page. Soit une vue en 4 colonnes :

Cette vue est plus adapté pour des produits « déco », et permet d’aficher un choix bien plus large en un coup d’oeil.

La navigation dans le site se fait soit en affinant sa catégorie, soir en utilisant la navigation par facettes.

Autre solution proposée par le site : l’internaute peut naviguer dans les « idées déco » .

L’internaute choisi la pièce, le style. Le site lui propose une image ou il peut sélectionné chaque produit proposé :

 

Allé, un dernier point pour cet article : le moteur de recherche. Le site met en oeuvre un moteur avancé, permettant de proposer des suggestions de recherches, et des produits, aux premiers caractères saisis :

 

Pas mal, non ?

Bravo à toute l’équipe d’Alinéa et aux différents prestataires, pour la qualité du travail :).

Interview de François Bancilhon, PDG de Data Publica

J’ai interviewé François Bancilhon, PDG de la société Data Publica (note : une société dont je suis actionnaire), pour comprendre ce que faisait sa société dans l’éco-système de l’Open Data.

Bonjour François. C’est quoi l’Open Data ?

Bonjour François ;). C’est l’idée selon laquelle les données publiques (celles qui sont recueillies, maintenue et utilisées par les organismes publics) doivent être ouvertes aux citoyens et aux entreprises. Aux citoyens pour des raisons de transparence, aux entreprises pour qu’elles puissent s’en servir pour améliorer leurs processus métiers ou créer de nouveaux services (transports, tourisme, etc.)

Donc ça ne touche pas aux données du secteur privé ?

La loi ne s’applique qu’aux données publiques, mais rien n’empêche une société privé d’ouvrir certaines de ses données, pour des raisons de transparence ou pour contribuer au développement d’un éco-système autour d’eux.

Que fait Data Publica ?

Nous avons d’abord construit un annuaire des données françaises (payantes ou gratuites, publiques ou privées, régionales, nationales ou européennes), nous avons fait l’inventaire de plus de 10 000 jeux de données, nous avons renseigné leur méta-données (date, éditeur, sujet, etc) et nous offrons un moteur de recherche pour naviguer et rechercher des données dans l’annuaire.

C’est gratuit ?

Absolument, il suffit de se connecter à www.data-publica.com et de naviguer !

Donc comment vous gagnez de l’argent ?

Tout d’abord en développant des jeux de données sur les spécifications de nos clients. Le client vient nous voir, nous décrit les données qu’il veut, nous identifions les sources, nous extrayons les données, nous les traitons et les livrons au client.

Exemple ?

Nous construisons en ce moment pour un client le jeu de données des appels d’offres publics : il y a 8000 sources, il faut les crawler, les extraire, les formater, les dédupliquer et les livrer.

Vous vendez de la donnée publique ?

Non, nous aidons gratuitement les gens à accéder plus facilement à la donnée publique par notre annuaire. Nous ne vendons que la valeur ajouté que nous avons incorporé dans les données, publiques ou non.

Autre service que vous fournissez ?

Nous avons ouvert un « Data Store » (comme un App Store, mais pour les données), où l’on peut acheter des données et y accéder immédiatement.

Quel type de données y trouve-t-on ?

De toute sorte : des données sur la fiabilité des entreprises, sur les circonscriptions susceptibles de basculer d’un côté à l’autre aux prochaines élections, ou sur la notation financière des collectivités locales.

Qui peut utiliser le service ?

Toute personne cherchant de la donnée : pour les données sur la fiabilité des entreprises, leurs fournisseurs, ou leurs clients ; pour les données sur élections, les partis politiques et leurs stratèges, pour la notation financière des collectivités locales

Les données sont fournies dans quels formats ?

Dans les formats classiques les plus adaptés à l’usage du jeu de données : XLS, ODP, SQL,CSV, DSPL, etc. D’autres données temps réel seront fournies sous forme d’API ou de services Web.

Dernière question : J’ai des données, je peux gagner de l’argent grâce à Data Publica ?

Absolument, nous rencontrons tous les jours des gens qui ont des données intéressantes et qui n’ont pas pensé à les valoriser. Hier encore par exemple, une PME innovante qui a des données très riches sur les performances et la qualité des applications Web.

Merci François 🙂