Les boites se rachètent les unes les autres.
C’est la vie des entreprises : les petits se font manger par les gros.
Et là dessus, c’est un peu comme les poupées russes : il y a « pratiquement toujours » un plus gros que vous…
Autre modèle : deux boites de taille similaire fusionnent pour être plus fort.
On peut regrouper deux boites pour plusieurs raisons : complémentarité des offres : technique, géographique, marketing…
On peut aussi racheter un concurrent, pas du tout complémentaire donc, juste pour « dégager le terrain ».
La question qui me semble intéressante est : comment faire pour que la nouvelle entreprise, désormais mélange des deux « parents », crée un maximum de valeur ?
C’est une excellente question, merci.
Idéalement, la valeur résultante doit être supérieure à la valeur de chaque « parent » (d’où le titre : 1 + 1 = 3) ?
Dans bien des cas, la réalité n’est pas super drôle… Le racheteur se comporte en maître, et le racheté se retrouve réduit au status peu enviable « d’esclave ».
Le maître veut rationnaliser : les offres, les équipes, les équipements…
Alors on casse tout, on ne prend pas vraiment le temps de comprendre ce qui marche, ce qui ne marche pas… C’est l’opération « tracto-pelle ».
Le résultat est en général un vrai massacre. Les équipes qui fonctionnaient ne fonctionnent plus, les meilleurs sont parti depuis longtemps…
Alors, comment faire mieux ?
A mon avis, la meilleure solution consiste à faire vivre les différentes entités, comme de vrais entités business, relativement indépendantes.
Chacune est responsable de son P&L (Profit & Lost : bilans financiers quoi).
Dans un tel schéma, chacun est donc respecté, en tant qu’entrepreneur pour le « top management » et en tant qu’équipe motivée, pour les équipes.
Certains savent faire cela, mais ça demande une vrai humilité : l’humilité d’écouter, de comprendre, de chercher la valeur chez l’autre…
NOTA :
Ce billet est très généraliste… Je l’ai écrit suite à l’histoire que me comptais un amis, victime de ce type d’acquisition. Comme toujours dans ce genre de cas, les généralités ont leurs exceptions. Il y a par exemple des boites qui font des croissances très fortes, basées sur des mécanismes d’acquisition qui ont l’air plutôt bien huilé…