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Doit on avoir des ressources techniques pour faire du e-commerce ?

Certains prétendent qu’il n’y a pas besoin de ressources techniques pour faire du e-commerce.

Comment ?

Pas compliqué, il suffit d’utiliser des solutions qui « font la technique pour vous » : vous avez une interface « simple » et en quelques clics, vous configurez votre boutique.

Avantages :

  • Vous n’avez pas à piloter des équipes techniques, avec qui vous ne vous sentez pas à l’aise (ils parlent un drôle de dialecte, …)
  • Vous n’avez pas à payer ces ressources, et vous allez donc faire de drôle d’économies !

Ok, ok… vous pouvez effectivement tout à fait commencer comme ça…

Pour démarrez, cette stratégie peut tout à fait avoir du sens.
Elle permet effectivement de vous focaliser sur d’autres aspects, tout à fait fondamentaux : le e-marketing, l’animation de votre boutique, …

D’ailleurs, des entreprises comme Araok! sont là pour vous aider, et vous apporter l’expertise technique et métier.

Mais rapidement, vous allez devoir monter en puissance au niveau technique, pour plusieurs raisons :

  • En avançant, vous avez de plus en plus de demandes, et sans ressources propres, vous devez payer un prestataire à chaque fois que vous voulez faire évoluer une fonction de votre boutique. Vous allez, au fil du temps, vous sentir de plus en plus « dépendant » de vos fournisseurs techniques.
  • Pour bien gérer votre boutique, vous vous rendrez compte, au fil de jours, que l’expertise technique est de plus en plus importante… On ne peut pas séparer marketing et technique comme ça ! Exemple : pour avoir un bon référencement naturel vous allez devoir comprendre comment votre page est vue par Google, donc mettre le nez dans le HTML…
  • Même si vous gardez une équipe technique limitée, il faut au moins apprendre à parler avec les équipes ou prestataires techniques, pour savoir quoi leur demander, et bien les piloter.

Oxatis sort un produit pour les PME

Oxatis est bien connu pour sa solution SAAS « grand public », Oxatis Start & Go.

Et bien Oxatis vient de lancer une nouvelle offre, Oxatis Open Enterprise.

Cette nouvelle solution cible donc les PME.

Si le cœur est bien basé sur la solution SAAS, la solution open-enterprise apporte des caractéristiques plus adaptées aux PME, avec une ouverture vers des solutions tierces, et donc en particulier le lien vers des solutions de gestion ou ERP.

Enfin, Oxatis mise sur tout un réseau de partenaires pour distribuer cette offre, ce qui permet d’apporter un service de proximité aux entreprises.

J’ai rencontré une bonne partie de l’équipe hier, et je dois dire que tout ce que j’ai vu m’a plutôt impressionné : la solution est très riche, et l’équipe a un très haut niveau de maîtrise de son sujet (en plus d’être sympa).

C’est donc une très bonne alternative, pour une entreprise qui veut se lancer dans le e-commerce, sans avoir à dépenser beaucoup d’argent.

Et si google rebelotait un peu les règles ?

On nous annonce donc une nouvelle version du célèbre moteur de recherche.

A en croire les informations, pas de révolution au niveau des résultats de recherches…

Comme on peut tester ce nouveau moteur, j’ai voulu faire quelques essais…

En haut, le nouveau site, et en bas, notre bon vieux Google.

Oublions le fait que le nouveau site ne contient pas de pub (en haut et sur le côté droit).

Concentrons nous sur les résultats.

Et oui, les résultats ne sont pas du tout les mêmes !

Quels sont les règles qui expliques ces changements ?

Je laisse les pros du SEO donner plus d’explications… mais la réalité est que tout le monde ne fait qu’essayer de deviner ce que cache jalousement Google : son algo qui permet de classer les résultats des recherches.

Mais pourquoi ces changements ?

Bon, il est tout à fait normal pour Google de mettre à jour régulièrement son moteur.

Mais Google pourrait tout à fait faire une telle mise à jour en gardant le même tri.

La réponse est plutôt à mon avis la volonté qu’à Google de « rebeloter » les cartes, régulièrement.

Objectif : rester maître du jeux, et faire que l’ordre des résultats soit le « résultat naturel », et non « trafiqué » par des entreprises, ayant analysé le comportement du moteur (les entreprises spécialisées dans le SEO donc).

(Source : Benjamin)

PS : merci Polo … Décidément, retour de vacances vraiment difficile 😉

Du texte comme format d’échange ?

Ce billet est la suite naturelle de mon billet précédent, ou je parle du gachis des performances sur Internet.

Ce qui est ressorti des discussions, c’est que le Web est ce qu’il est, un énorme succès, parce que les formats d’échanges sont des formats textes.

ça me semble un élément intéressant à analyser (même si ce n’est qu’un des axes d’analyse).

Donc au début du Web, notre amis Tim Berners-Lee est donc parti sur un langage texte pour décrire le contenu des pages, le HTML.

Avantage : Pas besoin d’outils pour éditer les pages.

Donc, le Web a pu se développer très vite, sans attendre d’avoir des outils d’édition HTML.

J’ai beau chercher, je ne vois pas d’autres raisons : on peut tout à fait imaginer un format « binaire » standard, ouvert.

Alors oui, à l’époque, ça c’est avéré être une très très bonne idée.

Mais aujourd’hui, rester sur des formats uniquement texte ne me semble carrément pas raisonnable.

On pourrait par exemple imaginer un double format : texte et binaire.

Ceux qui veulent peuvent envoyer un format texte, ça marcherait toujours.

Les autres pourraient utiliser un format binaire, encore une fois il faudrait un format ouvert (donc non propriétaire, non protégé par des brevets), et standardisé (ou tout au moins bien décrit).

Il y a des domaines ou les formats binaires se sont bien développer. Les images (JPG) par exemple…

Bon évidement, pour transporter des images, personne n’a imaginé un format texte…

Alors, aujourd’hui, n’avoir que du texte / xml pour envoyer des pages complexes, des styles (CSS), des programmes (javascript) ou des données structurées (xml), je trouve que c’est…. nul.

Et je suis prends le pari avec qui veut que ça ne restera pas comme ça !

Qui veut jouer ?

(par contre, ça peut prendre du temps 😉  )

Rien de nouveau dans une invention géniale ?

Le gars qui a inventé la roue, il n’a rien inventé dé génial.

On savait depuis bien longtemps mettre des rondins de bois, bien rond, pour faire avancer les grosses pierres.

On savait faire une meule : une grosse pierre ronde, un axe en bois au milieu.

Donc, quand le gars il a dit : j’ai inventé un truc vraiment génial, il y a eu surement tout une pelleté de gens pour dire : bah, il n’a rien inventé… Tout juste détourné quelques trucs qui existaient déjà…

Je pense qu’on peut dire ça de toutes les grandes inventions de l’humanité : il y a une rupture, mais elle n’apparait pas forcément, et ceux qui voient le truc se disent qu’il n’y a rien de génial, parce que l’inventeur assemble des éléments qui existent déjà.

On n’invente pas à partir de rien.

On « sort du cadre, en utilisant les éléments d’une manière différente…

C’est ce à quoi je pense quand je vois Google Wave.

On peut se dire : rien de neuf : des messages entre des personnes, un mélange de tweeter, le mail, l’IM…

On peut également se dire : il y a probablement là une innovation qui va changer les choses…

Le gâchis phénoménal de puissance des systèmes Internet

Quand on regarde se qui se passe, entre l’envoie d’une requête par le navigateur et l’affichage du résultat, on est frappé par l’incroyable gâchis, à tous les niveaux.
Incroyable à un niveau difficile à imaginer. Intuitivement, je dirais au moins 1000, mais la réalité est sans doute bien plus élevée.

1000 ? 1000 quoi ?

1000, entre ce que ferait un système avec des performances optimisées, et ce qu’on fait actuellement.

Un exemple croustillant :

La page à afficher contient du Javascript.
Ce javascript est envoyé en texte sur le réseau. Il prend donc une bande passante correspondante.
De plus, il est bien souvent dans un fichier à part. Cela veut dire un échange spécifique, entre le client et le serveur, pour ramener ce script sur le client.
Bon, le script est là…. Le navigateur doit analyser ce texte, caractère par caractère, pour transformer tout ça en un programme exécutable.
Si, à la place, on avait un « bytecode » : un code binaire universel (comme le java par exemple, ou le flash), il y aurait, sur le client, une lecture incroyablement plus rapide, pour un code beaucoup plus léger.

Des exemples comme celui là, il y en a des dizaines, des centaines, qui s’accumulent les uns aux autres…

C’est toute la chaîne Internet / Web qui est construite sans aucune réflexion de performance, comme si les ressources étaient illimitées.

Résultat, pour mettre en ligne des services, avec des temps de réponse raisonnable (moins d’une seconde… une éternité pour un ordinateur), on doit mettre en œuvre des monstres de puissance : batterie de serveurs octo-processeurs, giga octet de Ram, systèmes de cache, … Bref, un système capable de performances hallucinantes… Tout ça pour servir quelques pages web à la seconde… Pages qui ne comportent en général aucune complexité au niveau des calculs…

Comment en est-on arrivé là ?

Simplement, très simplement : grâce à Mr Moore, ou, pour être plus précis, à l‘incroyable évolution de la puissance des machines.

Pourquoi optimiser, si les machines gagnent un facteur 2 tous les 18 mois tant côté serveurs que côté client ?

La question suivante est naturellement : mais que va-t-on devenir ?

Je veux dire : va-t-on continuer à « gâcher » à ce point les ressources IT ou les choses vont elles « naturellement » évoluer, pour aller vers un peu plus de raison…

toujours difficile et risqué de répondre…

Je pense que les choses vont évoluer, avec des sauts technologiques, poussés par des nouvelles solutions, qui seront acceptées, parce qu’elles trouveront un axe malin pour se propager…

Google peut naturellement être un acteur de ces révolutions à venir, ils travaillent à plusieurs niveaux pour optimiser un peu « tout ce bazar » !

Endless : la stratégie de l’essai en grandeur réelle

Vous connaissez Endless ?

C’est un site, qui vend différents types de produits, chaussures, sacs à main, …

Ce site a été lancé par Amazon.

Je ne pense pas qu’il s’agisse, pour Amazon, de vendre.

Enfin si, le site permet de vendre bien sûr, mais l’enjeu n’est pas là.

Je pense qu’il s’agit d’une stratégie très intelligente de la part d’Amazon.

Je crois en effet que ce site est en fait un laboratoire, qui permet de tester des nouvelles façons de construire le site :

  • Nouveaux systèmes de filtres dynamiques pour choisir les produits
  • Processus achat géré différemment

Une fois que ces idées ont été validées, Amazon peut les incorporées sur son site.

Je n’ai pas de preuve, mais un exemple particulièrement frappant : Le processus achat, extrêmement dépouillé, utilisé actuellement sur Amazon, a d’abord été en ligne sur Endless.

Je trouve cette stratégie particulièrement percutante !

Quand on a un site qui vous fait vivre, ce n’est pas si facile que ça de la modifier.

Bien sur, on peut (doit !) utiliser l’AB Testing, ou son cousin plus malin MVT pour être certain que les modifications sont positives, mais c’est surement une excellente façon de gérer la R&D : tester sur un cas réel.

Donc, à mon sens, il n’y a pas concurrence entre Endless et Zappos ;).

Discounteo racheté ?

D’après le JDN, Daniel aurait vendu Discounteo à GPDis !

Beau parcours pour Daniel, qui a monté de toute pièce ce site, et a donc créé une marque, une entreprise avec une vrai image de qualité.

Dis, Daniel, tu nous en diras plus ?

En tout cas, ce n’est pas sur la page d’actualité de GPDis qu’on en saura plus : la page est vide !

Cela montre au passage qu’il ne suffit pas de créer des entrées dans un site pour que ça marche : il faut également penser à les alimenter !

Amazon rachète Zappos !

La news est tombé hier soir : Amazon rachète donc Zappos, pour quelques 847 M$ !

Logique de la part d’Amazon, qui reconnait par là même la qualité du travail réalisé par Zappos sur son marché : a l’origine, la vente de chaussures en ligne, bien diversifié aujourd’hui : vêtements, bagages, montres, lunettes de soleil…

Maintenant, quel va être la suite pour Zappos ?

A en croire la note sur le blog du CEO de Zappos, Amazon devrait « respecter » Zappos : sa culture, ses équipes, ses méthodes.

C’est tout l’enjeu pour Amazon : faire que le maximum de valeur soit créé de cette fusion, en respectant l’esprit de Zappos.

(via 2803)

Update

Je me pose deux questions :

1) Pourquoi Zappos s’est il laissé racheté ?

2) Quelle est la logique derrière la valorisation de Zappos ?

Pour la question 2, j’ai trouvé sur Wikipedia des infos sur le chiffre d’affaires de Zappos : 840 M$ en 2007.

Voici les autres chiffres récoltés :

2000 $1.6M, 2001 $8.6M, 2002 $32M, 2003 $70M, 2004 $184M, and 2005 $370M (ici)

Si on prend l’hypothèse que Zappos a réussi a poursuivre sa croissance, même ralantie, on arrive donc à une acquisition dont l’ordre de grandeur est inférieure au chiffre d’affaires.

Il ne s’agit donc pas d’une valorisation très élevée.

A titre de comparaison, Amazon réalise un chiffre d’affaires en 2008 de 13 milliard $, et est valorisé autour de 38 milliard $.

J’en déduit que Zappos devait avoir un problème…

Quel problème ?

Peut être au niveau de la plateforme technique, puisque dans son blog, le patron dit qu’il souhaite un coup de main d’Amazon sur ce sujet ?

Le prix d’une boutique en ligne

On me demande souvent le prix à payer pour une solution e-commerce.

Et c’est une question difficile

Comment répondre, quand on peut effectivement payer entre zero et plusieurs millions d’euros ?

Bon, essayons de mettre ça a plat.

D’abord, quand on parle de solution e-commerce, on peut en fait parler de différentes choses :

  • Juste un site, avec son back office d’administration ;
  • Un site qui doit s’intégrer avec d’autres pages de contenu. On a donc un site e-commerce, plus des pages de type « CMS », et le tout doit être parfaitement cohérent ;
  • Un site, qui doit supporter un très grand nombre de visiteurs simultanés, tout en gardant des temps de réponses très courts ;
  • Un site qui doit impérativement rester en ligne tout le temps ;
  • Un site, qui doit être branché sur le reste du système d’information de l’entreprise : comptabilité, gestion des stocks, logistique …
  • Un site, qui doit en fait se décliner en plusieurs sites, pour plusieurs pays ;
  • Un site, qui doit supporter des scénarios multi-canal : achat en ligne, retrait en magasin, …
  • Un site avec des outils bien adaptés à l’organisation de l’entreprise, avec en particulier le support de « workflow » (processus) : machin fait une modification, bidule la valide, …
  • Un site avec des processus de mise à jour un peu solides : les mises à jours sont effectuées sur un serveur de validation, puis quand les modifications sont bien validées, les données sont mises à jour sur le site de production ;
  • Un site robuste, qui supporte une large gamme de panne ;
  • Un site qui intègre une large gamme de médias ;
  • Un site évolutif, sur lequel qu’il doit être possible de faire évoluer à coût maîtrisés ;

Alors bien sûr, si votre besoin, c’est « la totale », que vous avez des centaines de milliers de visiteurs par jour, votre niveau d’investissement sera sans commune mesure avec un site de lancement, sans visiteur et sans branchement complexe vers le reste du système d’information.

Autre point à bien intégrer : on paye plusieurs choses :

  • La conception du système e-commerce (architecture du système d’information) ;
  • La conception du site e-commerce ;
  • La réalisation du site e-commerce
  • Le branchement sur les autres briques de l’entreprise ;
  • Les tests et la documentation ;
  • La réalisation de la conception graphique ;
  • Les licences logicielles ;
  • L’hébergement, avec l’investissement dans les serveurs, et les coûts de maintenances ;
  • La mise en oeuvre des outils de monitoring, pour bien suivre l’activité du site, et alerter en temps réel quand un problème est détecté ;

Pas de panique : vous démarrez, vous n’avez pas à payer tout ça : le système e-commerce est réduit à un simple serveur, pas de branchement, … Vous demandez à votre cousin de faire la charte graphique…

Et puis, on n’a pas nécessairement besoins de tout faire d’un coup.

Mais bon, pour les sites un peu important, on se retrouve à payer pas mal de choses, et on arrive comme ça tranquillement sur des solutions qui coûtes assez cher dans l’absolu.

Mais tout ça, c’est une question de point de vue…

Je rappelle au passage qu’Amazon investi plus d’un miliard de $ dans sa R&D…

Donc, question de point de vue car, si le projet est bien mené, les choix bien fait, il s’agit d’investissements raisonnés, permettant de développer un canal de vente stratégique.

On peut, pour le coup, comparer avec le monde physique : combien cela coûte-il d’ouvrir un magasin « en dur » ?

Donc, le système e-commerce doit à mon sens être considéré comme un actif, qu’il convient de développer dans la durée.