On le sait bien, un bon moyen pour augmenter le taux de transformation, c’est de raccourcir le chemin de l’internaute :
Moins de clic, moins de fuite 😉 !!!
Amazon l’a bien compris, et propose un chemin on ne peut plus court, quand il envoie un email ciblé :
Vous voyez : le mail contient la description du produit proposé et, au lieu de proposer un lien vers la fiche produit (ce qui est déjà pas mal), propose directement un bouton d’ajout au panier.
Un clic sur le bouton, depuis l’email, et hop, on arrive sur le site d’Amazon, sur une page très dépouillée :
J’imagine qu’Amazon a fait de l’AB testing, pour valider la nécessité de passer par cette étape.
Si on clique sur Continuer, on arrive sur la page suivante :
Bien sûr, sur cette page, l’axe est au cross selling bien ciblé.
Il s’agit donc de bien maîtriser ce métier… Ces métiers en fait !
Comment un développeur peut évoluer ?
En fait, il peut évoluer de plusieurs façons.
Il peut poursuivre dans une voie technique, prendre de la hauteur de vue, et devenir un architecte.
Un architecte, c’est un gars qui a une culture technique très large, et qui, à l’écoute des différents besoins et contraintes techniques, propose des solutions adaptées. C’est un rôle tout à fait fondamental.
L’architecte garde donc une maîtrise technique, il doit coder. Vis à vis des autres développeurs, il est un « référent ». Pas de relation hiérarchique, mais un rôle d’expert, que l’on consulte.
L’autre voie, c’est le chef de projet bien sûr. Il s’agit d’une évolution moins technique, pour aller vers le fonctionnel et le management. Le chef de projet encadre, gère le planning, et est en « tête de pont » pour les relations avec le client, interne ou externe.
Le métier de chef de projet est souvent bien compris, bien reconnu, et présent sur les projets.
C’est moins le cas pour l’architecte, et, de mon point de vue, cela fragilise bien des projets.
Cet article est écrit par Julien Chaumond, co-fondateur et CEO de Productism, un réseau social centré sur les produits, et développeur Prestashop freelance. Vous pouvez aussi suivre Julien sur Twitter.
Il m’arrive souvent de naviguer sur une boutique bien designée, performante et ergonomique, et de me demander sous quel logiciel e-commerce elle tourne : une solution open-source, comme Prestashop, Magento, ou OpenCart ? ou bien une solution hébergée en SaaS, comme Oxatis, Powerboutique ou Shopify ?
Dans le cas de Prestashop, j’ai réalisé un petit outil bien utile permettant de déterminer en un click si la boutique tourne sous Prestashop, et si oui, quelle version (approximativement) elle utilise. L’outil s’appelle RunPrestashop.com :
Techniquement, l’outil analyse un ensemble de fichiers ressources librement accessibles sur le serveur en question (CSS, JS) et les compare aux signatures des fichiers des différentes versions de Prestashop. La détection n’est pas encore tout à fait parfaite (par exemple, cela ne marche pas encore si vous avez activé CCC, le système de cache de CSS et JS apparu dans la 1.4) mais cela marche déjà plutôt bien ! Dites moi si vous voyez des faux positifs (des sites étant détectés comme tournant sous Prestashop alors que ce n’est pas le cas) ou si vous avez des suggestions d’amélioration 🙂
Pas mal de journaux proposent une application iPhone :
Le modèle classique, c’est celle du Monde. Au début, la plupart des applications étaient sur ce modèle, assez bien fait il faut dire.
Le Figaro a souhaité se différentier.
Les premières tentatives étaient plutôt ratées, mais ils ont persévéré, et cela a abouti une version vraiment intéressante.
Cette page d’accueil présente les rubriques et les articles par rubrique. On navigue dans les articles verticalement, et on change de rubrique en faisant défiler la page, à gauche ou à droite.
Comme toute application bien conçue, on peut l’utiliser verticalement ou horizontalement :
Sur cette page, le mode paysage est complètement différent du mode portrait : de haut en bas, on navigue entre les rubriques, et de gauche à droite, on fait coulisser les articles. Très bien vu !
Cette ergonomie reprend les meilleures pratiques, adaptées au terminal (autre exemple : on actualise le contenu en « tirant » vers le bas).
Cela permet, pour l’usager, de prendre en main l’application, sans avoir à réfléchir ou à lire un manuel ;).
C’est bien de cette façon qu’il faut procéder pour créer une application réussie sur mobile (iPhone ou Androïd) :
On peut innover, mais il faut le faire dans le « sens du terminal » et bien sûr dans le sens de l’utilisateur : connaitre les usages du mobile pour créer une « expérience » riche, agréable, fluide.
Finalement, quand on y pense, naviguer entre des articles d’un journal, ou naviguer entre les produits d’un catalogue, c’est pas forcément si différent que ça ! Cela montre, à mon avis, tout ce qu’on peut faire, dans le domaine du m-commerce : créer une expérience plus immersive, plus riche, pour mieux présenter les produits.
Cette semaine, à Paris, c’est le Salon e-commerce, la grand messe de l’internet marchand, avec pas moins de 30.000 visiteurs attendus. Une fois n’est pas coutûme, j’y suis allé pour écouter et humer l’air du temps et les tendances.
Pour l’anecdote, ce qui m’a le plus marqué, c’est le gang des « Men in Black » de Emailvision. Vous ne pouviez pas les louper, placés comme ils étaient juste à l’entrée. Une dizaine de jeunes commerciaux comment dire, très entreprenants… Je ne sais pas ce que leurs voisins de stand en ont pensé, mais moi je faisais soigneusement gaffe à contourner leur champ d’action. Un de mes jeunes collaborateurs a eu toutes les peines du monde à s’en débarrasser. On aime, ou on n’aime pas ce type d’approche commerciale…
Plus sérieusement, ce passage au Salon e-commerce, et ce que j’en ai retenu, m’amène à rappeler que, dans le e-commerce comme ailleurs, tout se paie ! Pas de bras, pas de chocolat.
N’hésitons pas, notamment, à repasser une couche bien épaisse sur ces croyances d’un autre âge (disons période 2000-2005) : lancer – avec succès j’entends – un site marchand en 2011 est une entreprise coûteuse. Et même si Envoyé Spécial sur France 2, Capital sur M6, le gourou digital recruté à prix d’or (et qui n’aime pas le e-commerce parce qu’il aime Flash) ou votre neveu vous laissent à penser le contraire…
Mon entreprise Brand Online Commerce étant implantée en France et aux USA depuis 3 ans maintenant, je suis un observateur quotidien, et pour l’occasion atterré (je pèse mes mots), du gouffre existant aujourd’hui entre ce que comprend un patron français lambda de ce qu’est le e-commerce et ce qu’en fait depuis déjà pas mal d’années un patron américain.
Pour prendre le marché du e-commerce délégué, que je connais très bien, j’ai vu passer ces derniers mois plusieurs appels d’offres européens dans lesquels il était expressément requis que la mise en place du business (5 à 6 mois de boulot, parfois plus) devait être gratuite ! Magique ! Le prestataire qui régale gratis, et qui est censé se « refaire » sur le pourcentage qu’il prendra sur les ventes futures. Enfin, s’il n’a pas déposé le bilan d’ici là…
Dans le même temps, aux USA, les frais de démarrage des business en délégation se comptent minimum en centaines de milliers de dollars ! Et qu’on ne me dise pas que ce n’est qu’une question de taille de marché. C’est vrai que l’Europe impose des contraintes au e-commerce (plusieurs langues, plusieurs devises, gestion de la TVA par pays,…) qui peuvent laisser à penser que le gâteau est très morcelé. Mais il ne faut pas oublier que le e-commerce européen est désormais plus important en valeur que le e-commerce américain, et ce depuis déjà l’année 2009 !
Encore donc beaucoup de chemin devant nous, avant que la perception basique sur le e-commerce (« facile et pas cher ») ne s’estompe réellement, et laisse définitivement place à un marché plus mature.
On parle souvent d’interface, de site web… Mais pour vendre, il faut s’occuper de tout un tas de choses, qui se passent « derrière ».
Exemple : comment stocker les produits ?
C’est une question qui n’a l’air de rien… Mais déjà, on peut dire que ça va dépendre des types de produits :
Nécessitent-ils d’être conservés dans une chambre froide ? à l’abris de la lumière ? Des courants d’airs ?
Sont ils sensibles au vol (petit, cher) ?
Sont ils gros, lourd, encombrants ?
Nécessitent-ils des conditions de stockage particulier (à plat, sur cintre, …) ?
Comment sont ils identifiés ? Par un code barre ? Par un nom ? Le nom est il un moyen infaillible d’identifier le produit ?
…
Pleins de questions donc.
En fonction des réponses, on choisi une organisation, pour stocker les produits, et réaliser le picking (opération qui consiste à aller chercher le produit pour préparer une commande).
Je ne vais surement pas tout détailler dans ce billet : des livres sont écrits sur ce sujet, c’est un vrai métier !
Je vais juste donner quelques pistes.
Pour bien travailler, il convient de fixer les objectifs. Comme toujours ;).
Pour un tel sujet, les objectifs peuvent être :
Gain de place : comment bien ranger les produits, pour qu’ils ne prennent pas de place ?
Gain de temps pour le picking : comment bien ranger les produits, pour aller le plus vite possible quand on prépare les commandes ?
Gain de temps pour le rangement des produits : comment gagner du temps quand le camion fournisseur arrive ?
Gain de « confort » : comment ranger les produits, pour ménager le dos des opérateurs
Minimiser les erreurs : Comment organiser le stock pour avoir le moins d’erreurs possibles ?
…
Bien sûr, toutes ces questions ne se posent pas de la même façon, que vous ayez 1, 10, 100, 1000, 10 000 commandes par jour !
On m’a raconté qu’une des « grosse boite » e-commerce française a eu une telle croissance qu’elle a du revoir complètement son organisation tous les ans, directeur logistique compris !
Et pour finir, un petit conseil :
Ne triez les produits par référence !
Une première idée peut être de trier les produits en fonction de leurs références.
Si ça peut marcher au début, on atteint très vite les limites d’un tel rangement :
Cela implique que les produits similaires seront rangés côté à côte : On augmente donc le risque d’erreurs.
Quand on reçoit de nouveaux produits, on doit tout décaler.
Il vaut mieux donc définir un rangement ou chaque emplacement a un identifiant unique (exemple : numéro d’armoire, numéro d’étagère, et ordre dans l’étagère).
Ensuite, on crée un tableau, avec la correspondance entre les produits et l’emplacement.
Quand une commande arrive, grâce au tableau de correspondance, on peut sortir la liste des emplacements ou il faut aller chercher les produits.
bon, une solution peut être de déléguer la gestion de votre logistique à un spécialiste (Orium, Crosslog, Morin Logistic, …).
C’est leur métier que de gérer tout ça, avec des relations privilégiées avec les transporteurs en plus.
Sinon, quand vous serez devenu le « maître du monde », vous pourrez vous équiper avec ces robots, qui permettent de déplacer les rayons plutôt que de déplacer les opérateurs chargés du picking :
En janvier dernier, je publiais un livre sur le Social commerce, que François présentait ici. Le livre a bien marché, j’ai eu beaucoup de retours positifs, et il a même été traduit en coréen ! 🙂
Prodcast (ma startup donc) est un site social où les utilisateurs (il faut Facebook ou Twitter pour s’inscrire) commentent et se recommandent des produits. En plein dans le sujet donc 🙂