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La beauté du modèle MVC

L’architecture, la conception du logiciel du site marchand, c’est l’affaire de la technique…  Mais tout est imbriqué.  Il me semble important que chacun ait un minimum de culture logicielle. C’est, il me semble, la meilleure solution pour faire les bons choix, et mieux dialoguer entre les uns et les autres : marketing, technique, …

MVC, ça veut dire : Modèle – Vue – Contrôleur.

Concrètement, c’est une façon d’organiser un logiciel pour qu’il soit plus robuste, plus fiable, plus facile à faire évoluer.

L’idée est de séparer le code en trois modules: les données, les traitements et les interfaces.

Le module de données a la responsabilité de gérer l’accès aux données, donc en général, ça veut dire l’accès aux bases de données.

Le module des interfaces a la responsabilité de gérer … les interfaces (trop puissant comme phrase). Donc, pour ce qui nous concerne, soit un site marchand, c’est dans ce module que doit être géré toute l’interface du site marchand, qu’elle soit en Flash, en Ajax ou en HTML plus classique.

Le module Modèle contient les traitements, les logiques applicatives du logiciel.  Par exemple, pour un site marchand, c’est dans ce module que sera géré les sessions des clients, les processus d’achat, …

On peut imaginer en fait deux schémas :

Modèle MVC vertical

Dans ce schéma « vertical », le module Interface ne peut dialoguer qu’avec le module Modèle, qui lui même accède au modèle Données. Donc, concrètement, ça veut dire que le module Interface ne peut pas (n’a pas le droit) d’accéder au module Données… Je ne vois pas bien l’intérêt (ça me semble plus un dogme qu’autre chose…). D’où ce schéma :

Modèle MVC non vertical

Dans ce schéma, le module Interface peut directement interroger le module Données. Si par exemple on est sur l’affichage de la liste des produits, pourquoi passer par le module Modèle : ce qu’on veut, c’est récupérer des données. Pas la peine d’alourdir les choses donc.

La plupart des logiciels pour sites marchands disent avoir une telle architecture. Mais ce qui est très important, c’est d’avoir ce modèle en tête quand on réalise le site marchand lui-même. Chaque développeur devra adhérer à ce modèle de conception, et respecter les règles. Concéquence : même si on est en retard, on n’a pas le droit de mettre du code d’accès aux bases de données partout.

Le seul module qui contient le code SQL d’accès aux bases de données, vous l’avez compris, c’est le module Données !

Sqoops : nouvelles interfaces et Intershop

Pour développer sur site marchand, on peut choisir un environnement de type Intershop Enfinity (je vous en avais déjà parlé dans ce billet) et vouloir une interface innovante.

C’est ce qu’à fait le site de jeux allemand sqoops :

Page d'accueil de sqoops, en flash + html

Le résultat me semble intéressant.

La structure de l’interface d’accueil est réalisé avec la partie haute en Flash et le bas en HTML. C’est je crois l’une des meilleure solution pour faire une interface un peu innovante tout en ayant un bon niveau de réléfencement naturel.

La partie Flash permet de voir très rapidement les produits, en fonctions de critères sélectionnés graphiquement : Console, âge, type de jeux, …

Quand on clique sur un produit, la fiche produit est toujours avec la structure Flash + HTML.

Quand on clique sur « Acheter », on bascule dans une interface plus classique, 100% HTML.

Tous commerçants avec Zlio

Le e-commerce, c’est en France 25 000 nouveaux magasins en ligne en 2006, et 250 000 aux US.

Comment atteindre le maximum de clients avec une telle concurrence ?

Une des solutions est de transformer les clients en revendeurs. Un client est le meilleur prescripteur qui soit, parce qu’il est « du même côté de la barrière » que les autres clients, qui auront tendance à avoir plus confiance en lui.

Logo Zlio

C’est tout simplement ce que propose Zlio, dont je vous avais déjà parlé dans ce billet.

Zlio propose à chacun d’ouvrir sa boutique personnelle.

Chacun peut ouvrir une ou plusieurs boutiques, sur un thème, une passion…

Dans l’annuaire des boutiques, on peut ainsi trouver une boutique sur l’écriture, le yoga, Woody Allen, …

Zlio compte près de 50 000 boutiques, soit autant de revendeurs pour les e-commerçants.

Comment ça marche ?

Pour un commerçant, Zlio est un canal d’affiliation complémentaire, ni plus, ni moins.

D’ailleurs, Zlio travaille directement avec la plupart des plates-formes d’affiliation du marché :

Relations entre le site marchand, la plate forme d'affiliation, Zlio, et les boutiques Zlio

Dans cet exemple, King Jouet est la boutique e-commerce. Les clients peuvent évidement acheter directement depuis le site marchand.

King Jouet a également un programme d’affiliation avec une plate-forme. Dans cet exemple fictif, j’ai pris TradeDoubler.

TradeDoubler a un certains nombre d’affiliés, dont Zlio.

Ensuite, les boutiques de Zlio peuvent mettre en ligne des jouets qui viennent du catalogue de King Jouet (ou de tout autre marchand lié à Zlio en direct ou via les plates-formes d’affiliation).

Dans cet exemple, j’ai mis deux boutiques Zlio spécialisées. Pour info, quand on tape « jouet » dans le moteur de recherche des boutiques de Zlio, on trouve 721 boutiques !

Quand un client achète via une des boutiques de Zlio, c’est comme quand on passe via un moteur de comparaison de prix : le client est redirigé vers la boutique. L’acte d’achat se finalise donc chez le marchand.

Comme pour tous ces business liés à l’affiliation, le business model, c’est du reversement.

Pour Zlio, il y a deux modèles de reversement :

  • Reversement au clic : le marchand rémunère l’arrivée de clients sur le site, qu’il y ait achat ou pas ;
  • Reversement à l’achat : le marchand rémunère l’achat d’un produit, s’il se fait via une boutique Zlio.

Evidement, on gagne beaucoup plus d’argent dans le deuxième cas !

Zlio reverse la majeure partie des commissions du marchand aux propriétaires des boutiques Zlio. Evidement, plus les volumes sont important, plus Zlio est en position de force pour négocier des reversements importants.

Marketing des boutiques zlio

Grâce à un accord avec Google, Zlio offre un avoir de 50 € sur Adwords, pour faire la promotion d’une boutique Zlio :

Coupon de 50€ sur Adwords pour les boutiques Zlio

L’idée, c’est d’initier chaque utilisateur à la publicité en ligne.

Est-ce de la concurrence pour les marchands ? Oui et non :

  • Oui parce que ça draine du trafic sur les boutiques Zlio, trafic qui n’arrivera donc pas directement sur le site marchand ;
  • Non parce que ce trafic revient, via les boutiques Zlio.

C’est donc un « conflit de canal » entre la vente directe et la vente indirecte. Je dirais qu’au final, le commerçant est gagnant parce qu’il vend plus (mais avec une marge plus faible) !Zlio ne s’arrête pas là, puisqu’on peut très facilement vendre les produits des boutiques directement depuis un blog. Exemple :

Promotion de produits, dans un blog

Zlio permet donc de faire du marketing dans les communautés, directement via ses membres !

Quelques infos complémentaires

  • 3 Millions de pages vues par mois, 500 000 visiteurs uniques ;
  • Pour les revenus générés par les boutiques, on est comme bien souvent sur une règle du genre 80 / 20 (une minorité de boutiques font la plus grande part du chiffre d’affaires) ;
  • Zlio est présent en France, aux US, et va ouvrir l’Angleterre et la Suede dans les semaines à venir.

Bravo Jérémie pour cette très belle idée et sa mise en oeuvre impeccable !

La recherche dans le site marchand avec Fredhopper

La fonction recherche est tout à fait fondamentale dans un site marchand !

En fait, il faut parler de deux fonctions de recherche :

  • Il y a celle à l’extérieur du site marchand : Google quoi !
  • Il y a la recherche quand on est dans le site lui même.

La recherche « Google » est fondamentale pour un e-marchand, mais ce n’est pas l’objet de ce billet.

On parle donc ici de la recherche intra-site et c’est donc une fonction super importante, parce que c’est un moyen clé pour augmenter le taux de transformation.

Les Internautes ont maintenant à peu près tous le « réflexe google » : « ne triez pas, cherchez ! ». Donc, quand on arrive sur un site, si on sait ce qu’on veut acheter, bien souvent, on va taper le nom du produit dans le champs « recherche » du site… Et puis… Et puis ça dépend. ça dépend du site, et de l’effort qui a été fait lors de la mise en place de cette fonction.

C’est là que des spécialistes peuvent intevenir.

Logo de fredhopper Fredhopper (En anglais) est un éditeur de logiciel, 100% focalisé sur ce métier : fournir la brique de recherche pour les sites marchands.

Ce que permet cette solution, c’est de pas mal travailler sur des règles, pour définir ce qui se passe suite à une recherche : quels sont les produits qui apparaissent, dans quel ordre. Il y a également la possibilité de « pousser » des produits qui semblent correspondre, et qui sont par exemple en promotion, ou qui sont particulièrement populaires, sur un bandeau latéral.

Je n’ai pas eu le droit de faire de captures d’écrans de leur produit (dommage !) mais on peut voir le résultat, simplement en allant voir certaines références, dont Conrad France (dont j’avais déjà parlé ici) :

Résultat d'une recherche sur le site de Conrad France, avec Fredhopper

Voici une copie d’écran, après avoir taper « bateau ». Ce qui est intéressant, c’est qu’à gauche, on peut affiner la recherche, en sélectionnant une catégorie, une game de prix, une marque, …

Les règles, qui se configurent directement depuis une interface web, permettent d’agir sur de nombreux facteurs (faut il afficher les produits en rupture de stock, …). Le moteur permet également de trouver des produits, même si les mots contiennent des fautes de frappe.

Maintenant, « la douloureuse » : c’est un produit cher : il faut compter au moins 30 000 € pour installer cette solution. On peut également avoir une location mensuelle, autour de 1500 € par mois…

Des produits en « pleine page »

Vous avez vu, sur la plupart des e-marchands US, la page produit est « pleine page » :

Page produit sur le site Amazon France

Plus de bandeau à gauche ou à droite : l’attention de l’utilisateur est complètement centrée sur le produit et sur l’acte d’achat (on ne peut pas louper le bouton « Ajouter au panier » !).

(Merci Jérémie pour le tuyau !) 

SlitGames : réalisé avec Symfony

J’en parlais ici, Symfony, c’est un environnement pour développer très rapidement une application Web. Avec Symfony, on peut réaliser un prototype, mais on peut aller plus loin et développer un vrai service, opérationnel.

La preuve : SplitGames, développé avec Symfony, par Clever Age

Fred était de la parti, il en parle dans ce billet.

Quand il faut changer de paradigme…

Titre un peu mystérieux : C’est voulu !

D’abord une histoire qui me fascine.

Quand, en 1984, un inconnu du nom de Dell se lança dans la fabrication de PC dans son garage, avec un modèle de vente par correspondance, le monde des PC était dominé par des géants, IBM, HP, Compaq.

Pendant 7 ans (!) Dell a pu se développer sur son marché, sans qu’aucun des grands acteurs présents ne bougent : ils n’ont rien fait pour barrer la route à Dell pendant de nombreuses années.

Quand Compaq s’y est mis, il était trop tard, et ça a pris trop de temps.

On connait la suite, Dell est aujourd’hui leader mondial des PC et Compaq a simplement disparu, racheté par HP.

Pourtant, pas d’innovation technologique chez Dell : qu’est-ce qui a empêché les grands acteurs de s’adapter ?

Une seule chose quand on y réfléchit bien : changer de paradigme, sortir de la logique « on construit des ordinateurs, on les stoke et on les vend via des distributeurs » pour attaquer la vente sous un autre angle : « demander aux clients ce qu’ils veulent comme PC, le constuire à la demande et faire cette vente en direct, via Internet ».

Et la réalité, c’est que les entreprises ont énormément de mal à changer de paradigme.

Je raconte cette histoire car je pense qu’il est toujours intéressant de regarder ce qui c’est passé dans le passé pour analyser le présent et le futur.

Aujourd’hui, le e-commerce se développe à très grande vitesse, propulsé par plusieurs moteurs : l’ADSL pour tous, les technologies matures, …

Qui va prendre les meilleures places de cet eldorado ?

Michel de Guilhermier, dans ce très bon billet explique, à juste titre, que les acteurs de la grande distribution ont toutes les cartes en main pour prendre de bonnes places sur ce marché : les moyens financiers, le sourcing, la logistique…

En fait, il n’y a qu’un seul véritable obstacle : il leur faut changer de paradigme, et se mettre complètement dans la logique e-commerce.

Un sacré challenge pour ces acteurs !

Salesforce.com : une solution SAAS qui fait son chemin

Comme je l’ai déjà dit ici, je crois beaucoup au modèle SAAS, déclinaison moderne du modèle ASP, ou pour dire plus simplement, au modèle où le logiciel et le service sont hébergés chez un professionnel dédié, avec le web comme interface d’accès au service.

Le modèle, en soit, offre beaucoup d’avantages pour l’utilisateur :

  • Pas d’investissement (matériel, licences logicielles) ;
  • Pas de coûts de maintenance ;
  • Pas de problème de gestion des versions, et donc de mise à jour complexe et chère ;
  • Pas de problème de gestion de la montée en charge et des problèmes liés : faire évoluer l’architecture, le matériel, …

Un des plus gros frein pour les clients, c’est d’avoir ses données gérées et stockées par un tiers.

L’analogie avec la banque, que j’avais déjà évoquée est, il me semble, une bonne réponse : on délègue bien la gestion de son capital à un tiers, pour peu qu’on ait confiance.

En fait, c’est intéressant de noter que la réalité est à l’opposé de l’intuition !

Intuitivement, on a tous tendance à se dire que ses données sont plus en sécurité « à la maison » que chez un autre. Pour autant, la sécurité n’est en général pas le métier des boites, qui ont très rarement les moyens de mettre en place des bonnes solutions pour gérer la sécurité des données.

Pour un acteur comme Salesforce.com (plus de 8 ans d’existence, environ 70 Millions de transactions par mois !), c’est carrément au coeur de leur métier. S’ils sont mauvais sur ce point, ils perdront très vite leur crédibilité. Ils ont donc en place des solutions vraiment très propres, très avancées, bien loin devant ce que font les entreprises !

Et ça, ce sont les clients de Salesforce qui le disent, comme Infovista (qui est en bourse et qui est donc particulièrement attentif à la sécurité de ses données).

Au delà de ces généralités, on peut faire quoi avec Salesforce ?

Salesforce est à la base une solution de type CRM, qui permet de gérer les bases de données des clients.

Ces données permettent :

  • D’aider les équipes marketing : campagnes marketing (email, télémarketing, …) ;
  • D’aider les équipes commerciales : gestion des prospects ;
  • D’aider les dirigeants avec des solutions de reporting.

Le produit a été étendu, et intègre maintenant des fonctions plus larges pour :

  • Gérer la maintenance ;
  • Gérer le support : application en ligne pour les clients et gestion des incidents.

Comme Salesforce est basé sur des standards ouverts, les clients peuvent accéder à toutes leurs données via des web-services, et connecter les autres systèmes informatiques (ERP, …).

Prix

Il y a deux postes :

  • La location du service. On paye à l’utilisateur et par mois. Le prix « public » oscille entre 70 et 130€ par mois, suivant les fonctions achetées. Il faut ajouter, également par mois, le prix des services tiers complémentaires si on en utilise (AppExchange En anglais, j’en reparlerai) ;
  • La mise en oeuvre du service (à l’installation donc) qui comprend l’intégration et la customisation : quand je parle d’intégration, comme il n’y a pas d’installation proprement dite, il s’agit du branchement entre les services Salesforce et les applications existantes de l’entreprise (ERP, …). La customisation, c’est l’adaptation des applications de Salesforce à l’entreprise : ajouter ou supprimer des champs, adapter des formulaires, …

Dans la pratique, la phases durent entre 3 et 6 mois. La customisation de l’application Salesforce est très rapide, complètement graphique (drag & drop) et en ligne.

Le plus long, c’est clairement l’intégration avec des applications tiers. Un autre poste qui peut grever le budget initial : il faut prévoir des moulinettes pour récupérer et intégrer les données existantes de l’entreprise (bases clients et prospects, historiques, …).

Quel usage pour le e-commerce ?

Aujourd’hui, Salesforce.com est principalement utilisé par des clients qui vendent en B2B. Mais on peut tout à fait brancher une application e-commerce sur Salesforce, et gérer le marketing, le suivi de l’activité et le support. Alors, qui sera le premier site à tenter le coup ? En plus, on peut essayer pour vraiment pas cher, puisque le prix est à l’utilisateur et pas au nombre de transaction. On peut donc tenter le coup pour 70€ !

Il y a beaucoup trop à dire sur Salesforce pour un seul billet… Je vous reparlerai donc très bientôt de cas clients et d’AppExchange.

Une approche « génie logiciel » pour le e-commerce avec Intershop Enfinity 6

Le génie logiciel, c’est quoi ?

C’est l’art de faire du logiciel avec tout plein de qualités pour l’utilisateur : du logiciel souple, robuste, réutilisable, évolutif, … Et en plus, quand c’est bien fait, ça doit répondre aux besoins de l’utilisateur !

Je suis convaincu qu’il est important de prendre en compte la dimension génie logiciel pour faire du e-commerce dans la durée.

Attention, il faut, comme souvent, être très prudent : il ne s’agit pas « d’utiliser un marteau piqueur pour écraser une mouche ». Chaque projet e-commerce, en fonction de son contexte, n’a pas besoin des mêmes outils, des mêmes méthodes !

Philippe Audibert, qui bosse chez Intershop France,Logo Intershop m’a fait faire un tour de la solution e-commerce d’Intershop (Enfinity Suite 6), et j’ai trouvé l’approche orienté génie-logiciel intéressante.

Concrètement, la solution d’Intershop, basée sur Java, intègre un outil appelé « Pipelines » qui permet de »programmer visuellement » les processus du site marchand :

Image de l'éditeur de processus dans Intershop Enfinity 6

L’intérêt de ces outils, c’est de permettre une analyse des processus partagée avec les différents intervenants, dont les décideurs (vous les voyez regarder du code ?).

C’est également une solution qui aide à avoir un logiciel bien construit, et donc plus facile à faire évoluer.

Cette solution est-elle souple ?

Oui, car le logiciel Enfinity est lui même codé en grande partie avec des pipelines. On peut donc les adapter au contexte du site.

Peut on faire des sites marchands avec des interfaces innovantes ? Oui, j’y reviendrai dans un prochain billet…

Bon, c’est pas la solution pour les petits projets… on est sur des budgets de 150 K€ minimum (comprenant les licences et le service).

Mon grain de sel par rapport aux univers 3D

On parle pas mal en ce moment, des univers 3D.
Fred, avec ce billet a en particulier généré pas mal de buzz.

Mon avis est qu’il y a beaucoup de confusion : essayons d’y voir plus clair !

A mon sens, il y a deux cas d’usages : le jeu et l’univers de rencontre.

Le jeu

Pour les jeux, je pense qu’il n’y a pas de débat.

Il existe plusieurs jeux, massivement multi-joueurs, qui utilisent des univers 3D. Ce marché va évidement se développer, avec la généralisation des consoles de jeux connectées.

World Of Warcraft

Il y a un lien entre ces plates-formes de jeux et le business. On peut ainsi faire de la publicité pour sa société à l’intérieur des univers de jeux 3D, via des panneaux publicitaires ou des objets à l’image d’une marque (F1 « brandé » Renault par exemple, un immeuble qui représente une marque, …).

Les plates-formes de rencontre

Ce sont des espaces pour rencontrer d’autres personnes.

Les usages ? La drague évidemment, mais c’est également une forme de relation sociale. Et puis, il commence à y avoir des usages plus professionnels (organiser une réunion virtuelle, pour une entreprise, une association ou un parti politique).

L’icône montante de ces derniers mois, qui représente cette catégorie, c’est évidement Second Life.

Image de second Life

Second Life est assez « capitaliste » : on peut à peu près tout acheter et tout vendre.

Conséquence logique : l’espace a été rapidement envahi par des annonceurs de tous poils.

Dans cet univers, je pense qu’il est important de segmenter trois types de business très différents : 1) le business « à l’intérieur de l’environnement », 2) le business vers l’extérieur et 3) la publicité virtuelle.

1) Le business à l’intérieur de l’environnement », c’est le business purement virtuel : les habitants de Second Life peuvent fabriquer des objets virtuels (meubles, vêtements, …) et les vendre à d’autres habitants. C’est du business virtuel mais qui rapporte des vrais dollars.

C’est un business qui peut très bien marcher, mais il faut vraiment bien comprendre les besoins des habitants du monde virtuel pour bâtir des offres adaptées. Aujourd’hui, ce sont plutôt des particuliers qui se lancent dans ce business.

2) Le business vers l’extérieur, c’est pouvoir acheter depuis le monde virtuel des objets réels. Exemple, j’achète des baskets (bien réelles), dans le magasin virtuel Nike de Second Life.

Ce business est assez délicat. La raison principale est la suivante : quel est l’intérêt pour l’utilisateur d’acheter depuis le monde virtuel ? La question est d’autant plus valable qu’en fait, aujourd’hui, l’acte d’achat se termine dans le navigateur Web…

3) la « publicité virtuelle » : c’est la possibilité d’acheter des espaces de publicité, qui permettront de mettre en avant une marque dans le monde virtuel. Ce modèle (le même donc que celui des jeux) fonctionne, pour peu qu’on ait pris soin de bien qualifier l’environnement de l’annonce : fréquentation du lieu, type de public, …

Pour conclure…

Ce qui rend la situation plus complexe, c’est que les deux cas d’usage ne sont en fait pas bien séparés. Les univers de jeux sont également des espaces de rencontre, de chat, et réciproquement, on peut jouer dans la plupart des espaces de rencontre.

Ma conviction, c’est que ces univers vont se développer, quelques soient les acteurs qui réussiront sur ces marchés (donc pas nécessairement Second Life).

Pour les entreprises, il faut donc se préparer à intégrer ces nouveaux médias.