Archives par mot-clé : e-commerce

L’empathie, un fondamental du commerce ?

Comment se mettre dans la posture qui permet de vendre mieux et plus ?

Pourquoi certains trouvent « naturellement » comment vendre et d’autre n’y arrivent pas ?

Et si, pour vendre, la principale qualité, c’était l’empathie ?

L’empathie, c’est se mettre à la place de l’autre jusqu’à ressentir ce qu’il ressent.

Appliqué au e-commerce, c’est faire des choix en fonction des attentes du client et pas uniquement en fonction des envies de marchand.

Exemple concrêt : le marchand souhaite avoir le maximum d’informations sur le client. Quoi de plus naturel alors que de faire remplir au client des formulaires, avec tout plein de questions, toutes très utiles pour la base CRM : l’âge, la date de naissance, la situation familliale,…

Mais le client, c’est quoi son intérêt là dedans ?

Je ne dis évidement pas qu’on ne peut rien demander au client !

Ce que je dis, c’est que dans la réflexion sur ce qu’on fait faire au client, il faut à tout moment faire l’effort de ce changement de posture : quel est l’intérêt du client, comment va-t-il « vivre » les différentes étapes qu’on lui impose ?

Et parfois, on peut être en face de choix simples : veut on absolument toutes ces données CRM, au risque de baisser le chiffre d’affaires, ou préfère-t-on maximiser les ventes, et collecter ces données quand on peut, et si le client le veut ?

(j’en parlais ce midi à ma femme, qui m’a dit que l’empathie, c’était carrément le fondement de notre société, c’est ce qui fait la différence entre une société « humaine » et la barbarie… 3 remarques : 1) Vous remarquerez que j’ai même pas peur d’embêter tout le monde chez moi avec mes réflexions professionnelles. 2) Là, ça dépasse carrément le cadre de ce blog. 3) Elle est patiente ma femme, non ?)

Le capitaine nous donne des conseils concrets pour les sites marchands

Deux billets que j’ai trouvé passionnant sur le site de capitaine-commerce :

Dans ce premier billet, notre cap’taine nous donne son point de vue sur l’ergonomie du bouton « Acheter » : sa taille, sa position dans la page…

Ce deuxième billet parle de l’abandon du panier : pourquoi, comment limiter la casse…

CrispyShop : un moteur de recherche de produits avec une interface innovante

CrispyShop est un service fourni par Yahoo dans la ligné des Kelkoo : c’est un outil pour chercher, comparer des produits, et chercher un marchand pour acheter le produit.

Comparateur de produits CirspyShop

La hauteur du point, c’est le prix du produit. Quand on déplace la souris, le long de la courbe, on voit apparaitre les différents produits.

Le système permet d’affiner la recherche avec tout un tas de filtres :

Options pour filtrer

quand on clique sur un produit, ça permet de voir une fiche produit. Si on clique sur plusieurs produits, ils apparaissent chacun dans un onglet (comparaison plus facile donc). Et puis naturellement (parce que c’est bien le but de ces moteurs), en dessous de la fiche produit, il y a les marchands qui proposent le produit :

Comparateur de produits sélectionnés

Comme vous le voyez, on peut trier par prix (mais c’est pas l’option par défaut !).

Tout ça est réalisé avec un savant mélange de Flash et d’Ajax/Javascript.

(plus d’infos ici)

Petit jeu sur l’affiliation : quel business aujourd’hui en France ?

A partir des chiffres de l’affiliation en France (j’en parle dans mon précédent billet, ici), je me suis dit qu’on pourrait estimer le business réalisé par les marchands via ce canal.

Essayons !

Donc, le business de l’affiliation serait de 80 M€ sur 2006.

ça, c’est le chiffre d’affaires de l’ensemble des plates-formes d’affiliation en France.

Si on considère que ce nombre, c’est l’ensemble des reversements effectués par les marchands vers les plates-formes d’affiliation, ça fait donc :

  • 70% de ce business pour les affiliés : 56 M€
  • 30% pour les plate-formes (c’est comme ça qu’elles vivent) : 24 M€

OK, mais ça correspond à quel part du business ?

On peut prendre l’hypothèse que les marchands reversent 5% des ventes quand la vente se fait via un affilié (c’est probablement moins, autour de 3% ?).

Devise Shadok

Donc, 80M€ correspond à 5% des reversements, on serait donc sur un business de : 80 / 5%, ce qui fait : 1,6 Milliard € (2,6 Milliard si les reversements sont de 3%).

Le business total du e-commerce en France, c’est environ 10 Milliard d’€ en 2006.

L’affiliation, c’est donc environ 16% du commerce en ligne en France en 2006.

Que penser de ce chiffre ?

Si on estime qu’on est probablement avec une règle du type 80/20 (20% des marchands font 80% du chiffre d’affaires de l’affiliation), ça laisse à penser que certaines grosses enseignes font de très gros chiffres d’affaires via l’affiliation (Amazon france, évidement…).

Maintenant, le jeu que je propose :

Est-ce que ma formule est bonne, est-ce qu’il y a des erreurs de calcul ou de raisonnement ?

Quelques chiffres sur l’affiliation

J’en ai déjà parlé (ici avec l’étude de cas Promovacances, ou là avec l’étude de cas SnapFish), vous le savez, l’affiliation, je suis convaincu que c’est un canal de vente très important, souvent mal exploité.
Les boites peuvent faire jusqu’à 30 voir 40% de leur chiffre d’affaires via l’affiliation !

L’affiliation a été inventée par Amazon dès 1995, et quand on voit ce qu’il font sur le sujet, on se rend compte de l’avance qu’ils ont : Amazon reste un modèle !

(pour ceux qui ne connaissent pas l’affiliation, j’ai écrit ce billet, qui décrit simplement (en tout cas j’espère) ce qu’est l’affiliation)

Quelques chiffres donc :
L’affiliation en France, c’est environ 1000 programmes d’affiliation (on peut dire en simplifiant 1000 marchands qui proposent donc de vendre leurs produits via des sites tiers).

Toujours en France, il y aurai 15.000 sites affiliés.

Mais le chiffre qui me semble le plus intéressant, c’est le chiffre d’affaires généré par les principales plates-formes d’affiliation : on parle de 80 M€ pour 2006.

Salon Online 2007 : encore un salon e-commerce !

Vous connaissez Online 2007 ?

Pub sur le salon Online 2007

Je sors d’une discussion super intéressante avec Philippe Audibert, d’Intershop (je vous en reparlerais très prochainement), et c’est lui qui m’a parlé de ce salon ou ils interviennent.

C’est étonnant le nombre de salons, sur des thématiques assez proche finalement, avec :

Il y a de la concurrence !

Et il y en a d’autres à venir :

J’ai loupé des évènements intéressants ?

e-commerce 2.0 et e-commerce 2.0

Vous voyez la différence ?

Mais si, il y a deux e-commerce 2.0 :

Il y a le e-commerce, comme on le fait aujourd’hui, avec d’un côté les commerçants et de l’autre les clients. C’est le « business classique » sauf que le moyen de vendre, c’est Internet. On passe à l’e-commerce 2.0 pour « marquer le coup », et exploiter les nouveaux outils du Web 2.0 pour se différencier et booster les ventes.

Dans ce scénario là, les outils du Web 2.0 (les nouvelles interfaces, la communauté, les mashups, les RSS, …), c’est pour vendre plus et mieux.

C’est plutôt sur ce scénario que je suis positionné. En tant que consultant, ma mission, c’est d’aider les marchands à vendre plus, en particulier grâce au Web 2.0. Le client s’y retrouve : avec des sites marchands mieux faits, des services mieux adaptés, au final, le client a un service de meilleure qualité.

Il y a un autre e-commerce 2.0 : c’est l’idée que le business va complètement changer : les échanges se feront au sein des communautés, en faisant éclater la bipolarité entre les marchands d’un côté et les clients de l’autre.

On deviendrait tous égaux, acheteurs et vendeurs à tour de rôle.

C’est vrai qu’Internet permet de vendre plus facilement (eBay…). C’est également vrai que dans l’esprit « Web 2.0 », l’Internaute est acteur, et les rôles des uns et des autres sont symétrisés. Je pense que ces réflexions sont réellement passionnantes.

Dans le même temps, je pense que le e-commerce restera, pour une très grande part, entre les mains de grandes sociétés, qui auront su, plus vite et mieux que les autres, exploiter Internet pour vendre plus et mieux.

Mon magasin à moi avec Criteo

Avoir un magasin hyper personnalisé, en fonction du client, de ses goûts, de ses achats précédents, c’est important !

C’est important car ça permet tout simplement d’augmenter les taux de transformation, le panier moyen et la fidélité :

  • « J’achète car on m’a présenté des produits dont j’avais vraiment envie »
  • « J’ai acheté plusieurs produits, car les produits qui me sont recommandés correspondent vraiment à mes envies »
  • « Je reviens dans le magasin car je sais qu’on me connait, et qu’on me proposera ce dont j’ai besoin »

Pour faire ça, il faut un moteur qui analyse la base de données où sont stockées les données sur les clients (profil, achats, navigation…).

Logo corp de CriteoC’est ce que propose Critéo, une startup française.

Criteo propose son offre en ASP : elle héberge elle même la solution, et donne accès au service via des Web-services.

Concrètement, ça marche comment ?

Pour le site marchand, il faut ouvrir un compte en ligne sur Criteo, puis progammer le lien entre le site marchand et le service en ligne Criteo (Web-Services standard).

Le lien est dans les deux sens :

  • Le marchand doit alimenter la base de données Criteo, avec les produits et les comportements des utilisateurs (là ou ils vont, les produits qu’ils achètent, …
  • En retour, Criteo propose des recommandations adapté à chaque client.

Pour faire ses recommandations, Criteo cherche à déterminer des critères de ressemblance entre les utilisateurs. Une fois que le moteur se dit qu’un utilisateur a des goûts proches d’un autre (achat de mêmes produits), il suffit de recommander les produits choisis par l’autre (je suis pas sûr que ce soit très clair… Si c’est le cas, le mieux est d’aller voir la suite, où je présente le site de démo avec les films…).
Criteo a un prix basé sur les 1000 recommandations, qui va de 7€50 à 1€60 les mille reco (dégressif en fonction du volume de reco).

On peut jouer avec le service, sur le site de démo avec les DVD d’Amazon :

D’abord, on commence par voter pour les films qui sont proposés :

Liste des films proposé, pour donner son avis

Cette phase permet au moteur de Criteo d’analyser mes choix, de les comparer à ceux des autres utilisateurs, et de faire des recommandations « pertinentes » :

Recommendations proposées par Criteo

C’est un site qui se veut pédagogique, et qui permet de mieux comprendre comment ça marche. On a des infos sur la fiabilité de la recommandation : plus on donne d’infos au moteur de Criteo, plus les recommandations sont fiables.

Garder le contact : CDiscount avec Nosibay

Garder le contact avec ses clients, c’est le rêve de tous les marchands.

C’est pas forcément le rêve des clients 😉 , mais si l’offre est de bonne qualité, si le contenu est bien ciblé et adapté, les clients peuvent trouver un vrai intérêt à avoir un logiciel permettant d’avoir un lien plus étroit avec le commerçant, et être tenu informé des nouveautés, des promotions, …

Logo NosibayNosibay propose une solution logicielle, permettant de développer un logiciel, qui s’installe sur le PC, et qui permet de générer des alertes qui sont « poussées » automatiquement sur l’écran de l’utilisateur.

CDiscount s’y est essayé, et j’ai joué avec… Démonstration !

D’abord, quand on arrive sur le site de CDiscount, il y a maintenant une page qui présente cette nouvelle offre :

Fenêtre d'installation du logicielle d'alerte de CDiscount

Si on clique sur ‘installation’, on passe par la traditionnelle phase de téléchargement puis d’installation :

Fenêtre d'installation du logicielle d'alerte de CDiscount

Après l’installation, on peut configurer les alertes :

Fenêtre de configuration des alertes

Et voilà, c’est fini.

Ensuite, l’application apparait dans la barre Windows :

Icône de l'application dans la barre Windows

Un clic droit permet d’ouvrir le menu :

Clic droit sur l'icône dans la barre des applications Windows

Après, de temps en temps, on reçoit une alerte avec des offres commerciales :

Fenêtre d'installation du logicielle d'alerte de CDiscount

En synthèse

L’installation d’une application reste une vraie barrière. Les utilisateurs ne vont pas installer comme ça des dizaines d’applications…

L’application de CDiscount est vraiment consommatrice de ressources du PC. C’est également un point clé : ne pas être trop intrusif sur le PC.

Nosibay propose sa solution en ASP.

Etude de cas de réalisation d’un site marchand : Conrad avec IBM

Conrad est une société allemande, qui souhaite ouvrir un site marchand en France, avec une solution maîtrisée par la filiale française.
Conrad, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est tout le matériel pour les bricoleurs « électronique ». Ils ont donc un très grand nombre de références (80.000 à la maison mère, 25.000 en France).

(page d’accueil du site Conrad.fr, inspiré par le marketing de CDiscount ?)

Conrad vend soit au travers ses magasins, soit via de la Vente par correspondance classique (catalogue), soit via le Web.
Quels sont les spécificités de la France ? Le paiement par carte bleue et les mécanismes de codes actions (codes pour des promotions). Ces usages ne sont pas développés en Allemagne.

Conrad a réalisé son cahier des charges, puis lancé un appel d’offre.

Comment choisir entre du « sur mesure » et une solution portée par un grand éditeur comme IBM ? Les réponses de Conrad :

  • Les budgets sont équivalents (cela veut dire que dans le cas de Conrad, et avec les sociétés consultées, les coûts de développements spécifiques étaient plus élevées que les coûts de licence) ;
  • Avoir un partenaire solide pour faire évoluer la solution dans le temps ;
  • Savoir qu’on pourra, dans la durée, racheter des modules complémentaires pour faire évoluer la solution ;
  • On peut également imaginer que le choix d’IBM est un choix « rassurant » pour une filiale française, par rapport à la maison mère allemande.

Une des fonctions essentielle pour Conrad : automatiser le lien entre la base de données de référence des produits (Base Genome ?) et le site marchand.

Finalement, Conrad est satisfait : le site est en ligne et les revenus sont là. Mais la réalisation n’a pas été sans douleur, avec six mois de retard par rapport à la date de livraison initialement prévue.

Le site a permi de gérer 350.000 visiteurs uniques en décembre 2006, contre trois fois moins en 2005.

Le site est hébergé chez Pictime, sur 14 serveurs (des seveurs de productions, de pré-production et de développement).

Conrad a payé 300.000 € de frais de licences + matériel à IBM. Ils ont du ensuite payer pour les développements (mais je n’ai pas les chiffres, probablement autant ?). Les développements d’intégration ont été réalisés par Pictime.