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Quand la vidéo devient (encore plus) interactive

La vidéo interactive, on connait ça depuis un bout de temps…

Mais finalement, c’est assez rarement bien utilisé.

Une vidéo interactive, c’est une vidéo ou l’internaute peut agir.

Ici, tout commence calmement, avec une vidéo d’accueil plutôt classique :

Vous voyez le bouton qui clignote sur la fermeture éclair ?

En tirant le bouton vers le bas, on ouvre la veste !

On peut continuer à déshabiller le gaillard :

Essayez vous même sur le site (lien sur la première image), vous verrez, c’est bluffant.

On est bien plus loin dans l’interaction que ce qu’on voit d’habitude !

(Lien via Sophie Gironi, Blonde outside, Geek inside !) pas étonnant que cette vidéo interactive plaise aux filles !

La qualité d’une interface est dans le détail – Exemple avec Sears.

Sears, vous ne connaissez peut être pas… Mais c’est le huitième plus gros site e-commerce, avec probablement 3 milliard $ de revenus annuel, 20 millions de visiteurs uniques par mois, … Bref, c’est du « lourd ».

L’interface du site est intéressante, avec en particulier le menu des catégories, un peu inspiré d’Amazon : le menu est à gauche, en colonne. Cela permet de libérer un peu de place en hauteur.

Bon, je m’égare : ce n’est pas le sujet de ce billet.

Ce dont je veux vous parler, c’est de la qualité de mise en œuvre de ce menu.

Si on déplace la souris sur ce menu, la catégorie juste sous la souris change de couleur. Intuitivement, c’est dire à l’internaute : « clique moi dessus » :

Ensuite, si la souris reste un peu plus de temps, le menu se déplie vers la droite :

Si on vous demande de décrire comment ce menu s’ouvre ou se ferme, vous allez dire un truc du genre :

Le menu s’ouvre quand la souris passe sur une catégorie

Il se ferme quand la souris quitte la ligne de la catégorie ou quand la souris quitte la zone du menu.

Et bien ça, ça fait une interface pas très agréable à utiliser, parce qu’il arrive qu’on bouge un peu vite sa souris. Une telle mise en œuvre n’est pas qualitative. C’est pourtant celle qu’on trouve sur la majorité des sites.

Sur le site de sears, il y a comme un amortisseur. Des petits « timer » sont posés, pour que l’interface réagisse de manière plus « arrondie ».

Exemple : quand la souris quitte, pour une fraction de seconde, le menu, celui ci ne se referme pas.

Le résultat est une vrai réussite. Et ne vous y trompez pas : au final, c’est tout sauf du détail !

Un configurateur avancé pour Home Depot

Tout chaud, le nouveau configurateur avancé, développé par Scene 7 pour Home Depot.

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit d’un outil, permettant de concevoir complètement la décoration d’une pièce.

L’internaute peut choisir la matière et la couleur du sol, des murs, les décorations pour les meubles, …

Bien, allons-y.

Premier écran, il faut choisir la pièce que l’on va décorer :

J’ai choisi « cuisine » pour la suite de cette visite guidée.

On doit ensuite choisir un modèle de pièce :

Ici, l’intérêt est de ne pas avoir à dessiner l’ensemble de la pièce, ce qui est nécessairement long et fastidieux.

Une fois qu’on en est là, on va pouvoir choisir ses décorations pour le sol, les murs et les meubles :

Si on choisi le sol, on va avoir à choisir le type de revêtement :

Une fois qu’on a choisi un revêtement donné, on peut choisir précisément la déclinaison :

On pose le parquet choisi par drag & drop. La zone affectée apparait en contour vert. Si le système estime que l’application est impossible, la zone apparaît en contour rouge.

Naturellement, on peut aller voir directement la fiche produit associée au produit sélectionné.

Voici le résultat final pour cet exemple, avec le planché, les carreaux aux murs, et le choix du revêtement pour l’électroménager :

Au final, l’application est plutôt bien faite.

Il y a en particulier une vrai volonté pour guider l’internaute.

Je trouve cependant que l’interface n’est pas toujours si clair que ça.

Il faut dire que, sans qu’on s’en rende nécessairement compte, ce type d’application est réellement très complexe. Il y a donc un gros travail à faire pour rendre tout ça simple.


E-Commerce sur iPad

Cette vidéo date de 2 mois.

Elle donne, je trouve, une assez bonne illustration de ce que pourrait être une nouvelle expérience e-commerce sur iPad.

Maintenant, pour avoir ce résultat, il faut penser application native, et surement pas site web adapté.

Chez Araok !, avec notre culture e-commerce et l’expérience dans la conception d’applications, on est prêt à vous concevoir votre application !

(Source Ben)

Vendre sur Internet, quand on est producteur

Votre entreprise fabrique des produits.

Ces produits sont distribués par différents canaux de distributions : des revendeurs, …

Naturellement, vous avez vu évoluer le e-commerce, et vous vous êtes nécessairement posé la question : est-ce pour moi ? Dois-je ouvrir un nouveau canal de vente et me mettre au e-commerce ?

La question a encore plus de poids si certains revendeurs poussent déjà vos produits sur Internet.

Même chose si vos concurrents ont ouvert la vente en ligne.

Donc, vous pensez à vendre en ligne.

Premier point, assez évident : vos produits sont ils compatibles avec la vente sur Internet ?

En fait, les critères sont assez intuitifs à ce niveau : la question qu’il faut se poser, c’est comment stocker, transporter et livrer vos produits.

Si vous produisez des salades, la réponse n’est pas évidente (produit très fragile, rapidement périssable, nécessitant un transport frigorifique…).

Mais si votre produit ce stock pas trop difficilement, et passe via les transporteurs, vous êtes sans doute bon !

Ensuite, puisque vos produits sont techniquement vendables sur un site e-commerce, la question est : puis-je vendre en ligne sans fragiliser mes canaux de distributions existants ?

C’est LA question clé pour ce type d’entreprise. L’entreprise vie grâce à ces canaux existants. Ils ne vont pas forcément voir d’un bon œil que vous leur fassiez concurrence.

La pression dépendra en grande partie de l’équilibre des forces en présence. Si vous avez quelques très gros distributeurs, et que ces distributeurs voient d’un mauvais œil le fait que vous vendiez directement en ligne, c’est pas gagné…

Pourtant, justement dans un tel cas, vendre en direct aux consommateurs est pour vous probablement stratégique. Ces gros distributeurs vous tiennent par les… (pieds).

Comment faire alors ?

Plusieurs solutions :

  • Vous y allez franco. Vous êtes du genre « même pas peur » et vous vous dites que ça va « remuer » un peu, mais ça passera ;
  • Vous les associez au projet, en travaillant avec eux pour qu’ils aient un intérêt dans le succès de cette entreprise. Exemple : les ventes sont reconnues par les points de ventes de ce distributeur ;
  • Vous le faites avec un « faux nez » : vous ouvrez bien un site de vente en ligne, mais vous faites ça sous une nouvelle identité, une nouvelle marque.

Entre les différentes options, pas de recette magique, tout dépend de la situation de chacun.

Vous voulez en parler ?

Tendances e-commerce : web 2.0 ou bon vieux basiques ?

Je faisais une présentation sur le e-commerce devant une petite assemblée.

A la question du future du e-commerce, je parle des enjeux clés pour pas mal d’entreprises, de bien réussir leur montée en puissance sur le e-commerce…

Déception : le gars attendait que je parle de Web 2.0, de crowd sourcing, de e-commerce communautaire, …

Je pense que pour les entreprises qui veulent réussir l’ouverture du canal e-commerce, l’enjeux principal est dans la compréhension et la mise en oeuvre des basiques du e-commerce :

  • L’offre bien sûr : Quel produit, à quel prix, avec quel service ;
  • Le contexte Internet : quelles sont les concurrents sur cette offre, et comment se battre, sur Google en particulier ;
  • La mise en ligne d’un site performant : de belles photos, un catalogue clair, des textes adaptés pour chaque produit, un site qui répond vite, une interface soignée et claire, avec une ergonomie web performante ;
  • La mise en place d’une organisation adaptée, pour la logistique, la relation client (avant et après vente) ;
  • Enfin, bien sûr, le e-marketing en ordre de marche pour faire venir les clients (adwords, email, affiliation, …) et les fidéliser.

Alors, une fois qu’on a fait ça, qu’on a bien en main l’ensemble des ces fondamentaux, on peut bien sûr aller plus loin, et se dire qu’il serait sans doute intéressant d’avoir un vrai échange avec les internautes, …

Fredhopper racheté par SDL !!!

Je viens de tomber sur la nouvelle :

Fredhopper propose une offre très avancée pour les sites e-commerce.

La solution est en fait composé d’un moteur de recherche orienté e-commerce, ainsi qu’un moteur de merchandising (présenter les produits pour vendre plus).

La solution est, par exemple, déployée sur le site de boulanger (couplé au moteur IBM Websphere Commerce Server).

Et bien FredHopper donc, vient de se faire racheter par SDL.

SDL ?

C’est un éditeur, qui propose principalement des solutions de CMS.

Trop tôt pour dire si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle.

Peut être une bonne nouvelle, si les deux boites ont plus de moyens, et donc ça permettra de booster le développement commercial, et les investissements R&D, très importants pour ce type de produits.

Mais risque, d’une fusion raté entre deux boites n’ayant pas la même culture. Quand, dans les articles qui parlent de cette fusion, je lis que ça va permettre à Fredhopper d’adapter son produit pour aller sur les marchés de la finance, ça ne me semble pas être un très bon signal…

A suivre de près donc.

(on en parle ici par exemple)

P’tit dej sur le MVT avec Optimost

le MVT, ça veut dire : Multi Variable Testing.

Concrètement, c’est une solution qui permet de tester, directement auprès des internautes, différentes versions d’un site. J’en ai déjà parlé ici, ici et .

Optimost, spéciste du domaine, organise un p’tit déjeuner sur le sujet, avec un conférencier hors pair (c’est moi, mais malheureusement, sans que je puisse me l’expliquer, mes chevilles me font mal) et un témoignage client : Look Voyage.

Les informations pratiques :

Quand :

Jeudi 18 Février, de 9h30 à 12h

Ou :

Centre Eurosites Liège
7 rue de Liège
75008 PARIS

>> Pour s’inscrire, c’est par ici !

Personnalisation de produits – l’exemple de usineadesign

L’un des avantages de la vente en ligne, c’est la possibilité de proposer des outils, interactifs, pour aider l’internaute à faire son choix.

Exemple avec usineadesign, qui propose des configurateurs plutôt bien fait, pour complètement personnaliser le produit.

Dès la page catégorie, le fait qu’on peut personnaliser le produit est mis en avant :

La personnalisation est mise en avant de deux manières :

  • Le bouton « personnaliser » bien visible
  • Un « nuancié » pour mettre en avant des exemples de couleurs et de matières

Exemple de fiche produit :

La partie du haut affiche le produit, et l’internaute peut choisir ces options en dessous.

Dans l’exemple, on peut personnaliser le revêtement, et chacun des coussins. Évidemment, les options sont différentes en fonction des produits.

Le paramétrage des différentes options se fait via les onglets, juste en dessous l’affichage du produit.

Quand on clique sur une option, le produit est modifié en temps réel :

Il est pas beau mon canapé 😉 ?

Pour faire ça, ce site utilise Scene7.

Avantage, entre autre, de cette solution : pas besoin de « shooter » toutes les combinaisons. Scene7 permet de plaquer une couleur sur une photo, en prenant en compte les contours, et également les matières, les formes.

Autre point original : ce configurateur est réalisé en Ajax. D’habitude, on a plutôt des outils Flash.

Sur ce dernier point, j’ai bien souvent tendance à conseiller Flash (en Flex) pour ce type de fonction.

D’ailleurs, le configurateur m’a plusieurs fois affiché des messages d’erreur Ajax…

Mais bon, ne soyons pas perfectionniste : cette interface est plutôt réussie, et permet d’offrir un choix assez riche, de manière assez simple.

Comment traiter un panier multi marchands ?

Vous l’aurez remarqué, de plus en plus de sites intègrent des produits vendues en fait par d’autres marchands (professionnels ou simples internautes).

On appelle ça en générale une fonction de place de marché.

De plus en plus de sites doivent donc gérer des paniers qui contiennent des produits stockés et livrés par différents acteurs.

C’est un point délicat et important. La marque prend en effet la responsabilité d’encaisser le paiement. Elle doit donc proposer un service de qualité. Sinon, ces ventes additionnelles risquent de se retourner contre le site, en créant une image négative.

J’ai donc passé un peu de temps en étudiant comment ce point était traité par un acteur historique sur ce sujet : Price Minister.

Dans ce panier, j’ai donc mis deux articles, vendus par deux vendeurs différents.

Il y a d’un côté un seul panier, un montant total à payer.

D’un autre côté, les produits sont bien présentés marchand par marchand, avec les frais de port de chacun.

Juste avant le paiement, le récapitulatif de la commande gomme l’aspect multi-vendeurs.

Bref, jusqu’à la fin du processus, l’aspect multi-vendeur est complètement masqué.

Après l’achat, l’internaute peut suivre l’état de traitement de la commande, et voir la situation, produit par produit.

Sur le détail d’un produit, Price Minister explique quelle est la situation et ce qui va se passer (en bas de la copie d’écran) : la commande a été transmise au vendeur, qui a trois jours pour la traiter, faute de quoi la vente sera annulée, et le compte de l’internaute recrédité.

Au niveau des emails, les choses sont moins centralisées, parce que c’est directement le vendeur qui doit envoyer les emails de suivi d’avancement du traitement de la commande :

Au final, j’ai bien reçu les deux produits, via deux expéditions nécessairement distinctes : un bon livre et un chouette hélicoptère pour Araok ;).