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VP Summer Camp : belle communication de crise !

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est “l’invité permanent” de François sur ce blog.

Vente-privee_logoIl suffit que j’écrive hier que Jacques-Antoine Granjon, le boss de Vente-privée.com, devait bien rigoler des déboires de certains e-commerçants avec Google, pour que je prenne connaissance (merci Axelle) de cette communication de crise envoyée hier soir par Vente-privée.com à toute sa base de données :

email VP summer Camp
(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Je trouve qu’il s’agit-là d’une communication de crise réussie, le texte n’étant pas langue de bois, et répondant notamment clairement à certaines rumeurs ayant fleuri ces derniers jours sur les forums shopping (notamment celle qui veut que les collaborateurs de Vente-privée.com et leurs familles raflaient tous les produits mis en vente).

Quand on lit “Je vous certifie que personne n’accède aux ventes avant l’heure ; aucun passe-droit pour qui que ce soit, aucun membre de VP, aucun collaborateur de l’entreprise”, on est libre d’y croire ou de ne pas y croire, mais au moins c’est un engagement écrit très fort.

A propos de ces fameuses ventes estivales VP Summer Camp, j’ai lu quelque part sur le net qu’il y avait par moment jusqu’à 400.000 membres connectés simultanément !

Vente-privée.com dépassé par son succès, qui l’eut cru ?

Ouverture de la 1045ème e-boutique de déco !

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est “l’invité permanent” de François sur ce blog.

Les insolentes statistiques du e-commerce en France (vs le commerce traditionnel, et l’état global de l’économie) provoquent chaque jour l’afflux de nouveaux acteurs venant tenter leur chance dans cet “eldorado”. La FEVAD constate avec satisfaction une croissance extraordinaire du nombre de sites marchands, mais note aussi la très grande proportion de ces sites qui ne fonctionnent pas du tout (moins de 10 transactions par mois…).

Comme le e-commerce est un marché qui cartonne, tout le monde a finit par s’y intéresser (ah, le pack e-commerce du Crédit Agricole Pyrénées Gascogne…). Mais le secteur s’est professionnalisé à une vitesse folle, et n’a pas attendu l’arrivée massive de nouveaux explorateurs.

Il y a 5 ans, je ne cessais de dire à mon entourage : “vas-y, crée ton site marchand, y’a des offres à quelques dizaines d’euros seulement, fais un peu tout toi même, tu vas apprendre sur le tas, et tu verras ton business va décoller doucement mais surement, sans budget marketing, mais avec beaucoup d’huile de coude”.

Aujourd’hui, je leur répète sans cesse : “non, ce n’est plus une bonne idée de créer un site marchand sans investir des sommes importantes, tes ventes ne décolleront jamais, tu vas être noyé dans une masse dont tu n’as même pas idée de la taille ; laisse tomber, le marché est trop concurrentiel désormais”.

Et c’est sûr que pour le créateur de la 1045ème boutique en ligne de vente d’objets déco, ce n’est pas gagné… Il ne sortira jamais du lot dans Google, il n’aura pas d’avantage prix faute d’acheter en masse, et il ne pourra délivrer un service de qualité que tant qu’il ne se sera pas lassé de perdre son temps pour pas grand chose.

Le e-commerce est une affaire de pros, il faut des moyens, répétons-le en permanence plutôt que de voir nos proches se casser les dents et finir dans le mur.

Du paiement des primes AIG

C’est le “gros truc” du moment :

AIG, après avoir reçu des aides “colossales” de l’état américain, se prépare à verser des parts variables à ses cadres (qui semblent tout aussi colossales !).

Raisonnable ou surréaliste ?

Bien sûr, c’est évidemment surréaliste, qu’une boite au bord de la faillite, “perfusée” par les contribuables, puisse payer des primes à des salariés…

Sauf que… Sauf que ces cadres ont des contrats. En particulier, les parts variables sont dans la plupart des boites définies dans des annexes au contrat de travail.

Voilà : dans un tel contexte, l’entreprise se sent dans l’obligation de payer, parce qu’elle s’est engagé par écrit à le faire.

Même si c’est débile, l’entreprise est coincée. Si elle ne paye pas, les salariés peuvent se retourner contre l’entreprise, pour exiger que le contrat soit honoré.

Pour sortir d’une telle situation, on se dit que c’est pas compliqué : il “suffit” que les dit cadres, conscient de la situation, refusent cette prime.

Mais voilà, vous en connaissez beaucoup des gars qui diraient, dans une telle situation : le “global” est plus important que “ma pomme” ?

Et vous, que feriez vous ?

Et puis, au delà des cas “en haut de la pyramide”, on peut facilement imaginer que beaucoup d’entre eux ont pu prendre des engagements par rapport à cet argent qui est du !

C’est bien ça le problème pour réformer un système : les choses s’enchaînent, et il est long et difficile de changer de cap !

Cela doit nous servir de leçon. Il faut en particulier être particulièrement attentif, dans une entreprise, par rapport aux promesses et aux engagements que l’on prend !

Vie et mort des entreprises : CircuitCity

CircuitCity est une entreprise américaine, qui commercialise des équipements électroniques, des ordinateurs, des logiciels…

C’est une société avec une histoire, commencée il y a 60 ans…

Cette société possède des supermarchés aux US sur ce secteur, de 1 400 à 4 000 m2 !

Ils ont également des magasins au canada (près de 800 !).

Et bien entendu, CircuitCity vend en ligne.

Vend ?

Non, vendait ! La société vient de déposer le bilan.

Plus de 43 000 employés sur le carreau !

Que c’est il passé ?

Comment une société sur un secteur aussi porteur que l’électronique grand public a pu en arriver là ?

Pourtant, la société innovait sur plusieurs axes :

  • Nouveau plan pour les supermarchés, permettant aux clients de voir et d’acheter plus de produits, sur un même niveau ;
  • Stratégie multi-canal ;
  • Et même vente sur SecondLife !

Bon, il semble que depuis pas mal d’années, les actionnaires et dirigeants ont accumulés plusieurs erreurs : espace immobilier inutilisé (100 000 m2 quand même !), valse des dirigeants, manque de vision, de stratégie…

Et puis bien sûr, il y a la concurrence féroce d’autres acteurs, comme Amazon, avec une guerre des prix sans merci.

Le climat actuel a donné le coup de grâce, faisant fondre les actifs immobiliers, et faisant fuir tout repreneur potentiel.

Cette histoire m’inspire plusieurs choses, dont celle ci :

Mal conduite, une stratégie multicanal est potentiellement extrêmement dangereuse.

J’y reviendrais…

(Voir notament l’article sur la CircuitCity de Wikipedia)

Crise et allégorie chinoise

Je discutais avec Claire (qui souhaite rester anonyme) de la situation actuelle : la crise quoi.

Elle m’a raconté l’histoire suivante (l’allégorie chinoise donc) :

Un paysan a un âne.

L’âne tombe dans un puits.

Le paysan ne voit pas comment le sortir de là.

Il va dans sa ferme, et se couche.

L’âne braie, le plus fort qu’il peut, toute la nuit.

Les villageois, excédés, viennent au puits, et décident de “finir” l’âne, en lui lançant des pierres.

Mais voila, les pierres font remonter le fond puits, et l’âne sort !

Moralité ?

Et quel rapport avec la situation actuelle ?

Je ne vois pas, j’ai pas d’âne, pas de puits, pas de pierre et personne ne braie dans mes oreilles ;).

Bon, plus sérieusement, les pistes que ça m’a inspirées :

  • On ne voit pas toujours la solution à un problème, même quand il y en a une ;
  • Un groupe de personne peut, sans s’en rendre compte, faire du bien et améliorer la situation ;
  • Les ânes n’ont pas le beau rôle : tomber dans le puis, braire toute la nuit, puis recevoir des pierres… Mais ils s’en sortent. Moralité ? On peut se mettre dans la “m…”, ne rien faire de très constructif pour s’en sortir, et s’en sortir quand même ;).
  • Il faut parfois laisser les choses empirer pour s’en sortir.

Vous voyez autre chose, vous ?

Alors, dans la situation actuelle, ça vous inspire quoi ?

Comment passer la crise ?

Comme vous j’imagine, je lis pas mal de choses sur la situation actuelle, son impact en général et sur le e-commerce en particulier :

La crise ?

A mon sens, la difficulté vient qu’on a pas de réponse aux deux questions suivantes :

  • Durée de la crise : verra-t-on le jour fin 2009 ou la recession sera-t-elle plus longue ?
  • Profondeur : va-t-on “patauger” et garder un niveau d’activité “stable” (en phase avec le budget du gouvernement par exemple…) ou va-t-on plonger, comme le prévoit Jacques Attali ?

Je pense qu’en fait, personne n’en sait rien, et personne ne peut prévoir, parce que le problème a trop d’inconnus, et que les facteurs humains sont trop importants, trop aléatoires.

Dans quelques mois, quand on en sera sorti, il y aura toujours de malins pour dire : “je l’avais dit”. Je pense simplement que, comme quand on joue au loto, on peut tirer le bon numéro… Cela ne veut pas dire qu’on est plus malin ;).

Donc, on sait pas.

Moi, mes convictions, c’est que l’histoire nous a appris que les sociétés évoluent par saccades, et surement pas de manière linéaire. ça c’est toujours passé comme ça, et je pense qu’il y a une bonne raison : nos sociétés ne savent pas vraiment s’adapter à de nouveaux contextes. Donc, quand le monde a trop changé, l’organisation des sociétés n’est plus adapté, ça fait une “bonne” crise, et hop, ça repars tranquillement…

Il y a je pense une autre raison : les sociétés, les organisations “s’encroutent”… Un peu comme un PC, sur lequel il faut réinstaller le système, parce que sinon, il dépense une bonne partie de son énergie uniquement pour… le système. (heu, peut être que le PS en est là ? mais là, c’est carrément hors sujet…)

Bon, ça, c’est de la philosophie.

Maintenant, ça donne quoi pour le e-commerce ?

J’en ai déjà parlé : je pense que la révolution Internet n’a pas fini de changer le monde, et que la crise économique actuelle ne va pas remettre en cause tout ce programme.

La grosse contrainte est au niveau de la trésorerie : il faut du cash pour passer le gué.

Et puis, bien sûr, chaque période contient, d’une façon ou d’une autre, des opportunités.

Exemple :

Internet n’est pas encore un canal de vente stratégique, pour pas mal d’entreprises.

Dans le contexte actuel, il y a ceux qui vont “reculer” et se recentrer sur les activités “historique”.

Grosse erreur ! Pendant ce temps là, les plus malins prendront des positions clés sur la toile, et seront bien mieux armé quand la croissance reviendra !

La crise, Internet et la politique

Ce billet est un peu la suite du podcast.

Il faut dire que, dans un tel format, on n’a pas le temps de développer ces idées, et c’est normal mais frustrant !

On est donc à un moment pas facile : les clients vont moins dépenser, les banques moins prêter, …

Pourtant, dans ce contexte, il y a un secteur qui devrait croitre : c’est Internet.

Le potentiel de croissance reste très fort, porté par plusieurs vecteurs (population connecté, technologie, …).

Bien sûr, le microcosme Internet ne va pas être épargné par le climat actuel : les startups vont avoir plus de mal pour trouver des sous, …

Mais la révolution profonde apportée par le numérique est bien trop profonde pour être arrêtée par une crise financière.

Donc, dans un contexte difficile, il y a un secteur qui va croitre, et donc apporter des revenus et créer de l’emploi (ok, pas toujours…).

Le politique devrait tout faire pour accompagner ce développement, et permettre ainsi à la France de mieux se sortir de cette période, et de prendre des positions clés sur le monde numérique.

Crise et e-commerce – quel impact ?

Bon, ce coup ci, on est en plein dedans, plus moyen d’y échapper !

Les bourses plongent, et après cette crise financière, la consommation est en baisse : les ventes de voitures sont au plus bas, avec chômage technique à la clef, l’immobilier n’est pas mieux…

Et ma bagnole fait de l’huile comme dirait le chat.

Le e-commerce est impacté, comment pourrait il en être autrement ?

Oui mais…

Le e-commerce, c’est un canal de vente particulier, avec des poches de croissances fortes :

  • Croissance de la part des clients qui achètent sur Internet ;
  • Croissance de la part des personnes ayant un accès haut débit.

Quand on compare la pénétration de l’Internet en général et du e-commerce dans certains pays comparé à la France, on se rend mieux compte du potentiel de croissance (Achat sur Internet – Us : 67%, France : 40%).

Autre source de croissance : le nombre d’entreprise qui vendent sur Internet est bas, toujours comparé à ce qui se passe dans d’autres pays (Allemagne, Angleterre).

Voilà, c’est ça la situation aujourd’hui.

Vous êtes dans un “bain froid” parce que le contexte est… froid, mais il y a des zones chaudes.

Bien évidement, les plus gros, les plus généralistes se prennent la crise de plein fouet (Camif, Redoute…).

Mais certains acteurs du e-commerce, bien positionnés sur leur niche, se développent très bien, croyez moi !