Archives de catégorie : e-commerce

Experian : les résultats de l’enquête sur la distribution cross canal

Experian a réalisé une étude, sur un panel de plus de 2000 personnes.

Les résultats sont intéressants, et confirment les grandes tendances actuelles de la distribution multi canal :

  • 83% ont acheté en ligneaucoursde l’année
  • 86% disent utiliser Internet pour sedocumenteravant l’achat
  • 16% ont réalisés un achat via leur mobile
  • 10% utilisent leur mobile en magasin pour comparer les prix

Sur l’achat en magasin :

  • 88% apprécient de pouvoir voir les produits
  • 56% aiment avoir des infos de spécialistes sur place

Sur le e-commerce :

  • 63% apprécient pouvoir acheter quand ils veulent
  • 59% mettent en avant les prix sur Internet

Les freins à l’achat en ligne sont :

  • 73% : complexité des procédures de retour
  • 70% craignent être dessus par le produit
  • 60% craignent de payer en ligne (piratage)

Experian propose un livre blanc sur le cross canal : je ne l’ai pas encore lu, vous me direz 😉

 

 

Des icônes qui ont la vie dure

Une icône, c’est un symbole graphique, qui doit permettre de comprendre ce qu’il faut faire, sans avoir à « lire le manuel ».

C’est super mais c’est un « art » très exigent. Bien souvent, on ne sait pas à quoi correspond le « joli dessin ».

Exemple, trouvé pas plus loin que sur l’extension Flash pour Chrome :

Vous reconnaissez ce symbole ?

Pourtant, il fait référence à un objet disparu : la disquette.

Bientôt, pour les plus jeunes, ce symbole ne voudra juste rien dire.

Ou alors, il deviendra le symbole de « enregistré », sans lien avec l’objet disquette ? Un peu comme une lettre de l’alphabet : la forme n’a pas de rapport avec le son associé.

Amazon fait du Responsive Design

On sait tous qu’Amazon a un template élastique, qui s’adapte à la largeur de la page.

Je viens de découvrir que le nouveau template US du site pousse bien plus loin l’adaptation.

Premier exemple sur la page d’accueil :

En mode pleine largeur (1400 pixels) :

Vous voyez à gauche, le menu est déployé. Et bien en 1000 pixels de large, ça donne :

Le menu a disparu.

L’adaptation est sympa aussi au niveau de la fiche produit.

En 1400 pixels, ça donne :

Et en 1000 pixels :

Vous voyez, l’image à droite, ce n’est pas la même, elle n’a pas la même taille du tout.

Bref, Amazon s’inspire du Responsive Design pour enrichir l’expérience de l’internaute.

 

Salon b-ecommerce – conférence B2B

J’animais hier une conférence sur le B2B, au salon b-ecommerce.

Déjà, j’ai été marqué par l’affluence pour cette conférence : la salle était bondée, cela devait faire environ 200 personnes.

Le sujet intéresse donc, à juste titre : le e-commerce B2B est, on le sait, un gisement de valeur très important et sous exploité.

Quand j’anime une conférence, j’aime bien que ça soit un vrai débat ;). Et sur ce sujet, c’était assez facile, parce que c’est un sujet très riche en fait, et très varié.

Exemples

Certains sites e-commerce B2B sont en fait uniquement tournés vers les clients existants, et proposent une relation client améliorée, accélérée.

Mais pour d’autres, le site e-commerce est un canal de vente à part entière, et l’acquisition de nouveaux clients par ce canal est juste fondamental.

Pour le paiement : pour certains sites, il s’agit plus de collecter des demandes de devis alors que pour d’autres, on pourra mettre en place un paiement en ligne.

Je suis un peu sorti de mon rôle d’arbitre neutre, parce que j’avais le sentiment que la discussion correspondait trop à un profil restrictif du e-commerce B2B…

Au niveau du salon, bien sûr il y a moins de monde qu’à la convention e-commerce, mais il m’a semblé que le public est plus « qualitatif ».

Parts de marché des solutions e-commerce

Je viens de regarder ces graphiques, qui présentent les parts de marchés des solutions e-commerce.

Premier graphique, qui présente le marché pour les 1 000 000 premières boutiques :

Deuxième graphique, qui présente la répartition pour les 100 000 plus gros sites :

Toujours difficile de savoir si ces graphiques sont exact ou pas. On peut de plus se poser la question de l’impartialité de l’auteur, qui est prestataire Magento.

Ceci étant dit, ces graphiques m’inspirent plusieurs commentaires :

  • Comme on le sait bien, quand on travaille sur le terrain, les besoins, et les solutions, pour les « sites de taille moyenne » ou pour les très grands sites ne sont pas les mêmes.
  • La part de magento apparait comme très importante, quelque soit le le secteur (100 premiers ou 1 Million).
  • Le graphique pour les 100 premiers sites me semble incomplet : je pense qu’Hybris devrait y apparaitre. Cela montre le côté US de ce graphe. Lors de ma virée US, j’ai pu échanger avec un ami consultant basé à NY, qui me disait ne pas connaitre Hybris. Ils ont donc un déficit d’image côté US.
  • A voir l’évolution, dans les mois à venir, pour ATG et IBM. ATG, racheté par Oracle, a voir comment oracle va réussir à booster les ventes de cette solution, et lui donner un second souffle… Ou pas. A voir également comment IBM peut insuffler à sa solution un second souffle également…
  • Demandware a une belle progression sur ce segment, et cela me semble justifié, leur solution est bien faite, et répond à de vrais besoins.
  • Prestashop se défend bien sur le graphique des 1 million. A suivre 😉
  • Ces graphiques ne font pas apparaitre les développements maison. C’est étonnant, car pas mal de grands sites sont en fait basés sur des devs maisons, et non sur des solutions packagées.
  • Au final, ce qui me semble le plus marquant, c’est l’extrême segmentation du marché, et sa grande volatilité : je pense que les choses vont continuer a évoluer rapidement.

(Merci Antoine !)

Prestashop – Template Responsive

Le Responsive Design, c’est un design élastique, qui s’adapte aux différents terminaux du Web.

Lors du voyage à New York avec Prestashop, j’ai pu échanger avec Grégoire, qui est en train de préparer un template Responsive, pour la prochaine 1.5.

Plutôt que de grandes explications, j’ai réalisé quelques montages, pour mettre en situation le template, sur iPhone et iPad :

Sur l’ipad en mode paysage :

Et en mode portrait :

Sur l’iphone :

Le thème est prévu pour s’adapter sur différents supports :

  • écran traditionnel,
  • tablettes résolution 1024*768 (avec gestion de l’orientation landscape – portrait),
  • smartphones grands écrans résolution entre 767 et 481,
  • smartphones résolution 480*320,
  • possibilité d’adapter pour les écrans inférieurs à 320px.

Ce template responsive est basé sur le framework foundation (http://foundation.zurb.com/).

Il sera dispo en même temps que la 1.5, gratuitement.

Le design est très épuré, de manière à permettre aux designer de se l’approprier, pour chaque boutique.

Quelques notes sur la bio de Steve Jobs

J’ai lu, il y a quelque temps maintenant, la bio de Steve Jobs.

Voici, dans le désordre, ce qui m’a marqué :

Je savais que Steve Jobs avait mauvais caractère, qu’il était capable de s’emporter en réunion.

J’ai découvert qu’il était carrément caractériel, capable de pleurer, d’humilier, de crier… Bref, un gars bien loin de toutes idées de « management positif ».

Cela fait se poser la question de la mesure de la qualité, de la performance d’un manager. Comme je l’ai déjà dit, il me semble que le critère clé, c’est la réussite de la boite. Si on s’en tient à ce seul critère, Steve Jobs à 10/10. Pourtant, c’est probablement quelqu’un pour qui je n’aurais pas pu travailler…

Autre point : la « tactique » qu’il a utilisé, pour reprendre les reines d’Apple m’a impressionné :

Apple rachète NeXT, pour sortir un nouvel OS.

Steve Jobs commence par prendre un role plutôt light, mais place des hommes à lui aux postes clés.

Il jette négligemment des peaux de bananes sous les pates du PDG de l’époque, de manière à bien convaincre les administrateurs, que l’actuel PDG était nul.

Quand le conseil d’administration s’en convainc, et le dégage, Steve Jobs commence par sembler non intéressé par le poste de PDG… Il laisse les administrateurs venir « pleurer » pour qu’il accepte ce rôle.

Quand il se dit prêt à un essai, il soumet une première décision au board. Comme celui ci tergiverse, il leur demande simplement de … partir : il demande un changement de l’ensemble du board !

Sa tactique est donc parfaitement clair : il a appris, de son éviction d’Apple, quelques années plus tôt : pour pouvoir manœuvrer, il a besoin d’avoir un contrôle sur les équipes, mais également d’avoir des hommes de confiances au board.

Up selling & Cross selling

Scène 1 :

Je suis dans le train, il est 21h, je rentre sur Rennes.
Je souhaite manger un morceau avant d’aller m’installer pour bosser encore un peu.
Le serveur me demande ce que je veux.
Je choisi le « wrap aux légumes grillés ».
Il me propose de prendre le menu, et m’explique que, pour 8€65, j’ai droit à une boisson et une entrée.

Le serveur fait une action commerciale, il me propose en fait un « pack », permettant à tout le monde d’y gagner : il permet à sa compagnie d’augmenter son chiffre d’affaires, et moi, j’ai un « ensemble » qui correspond au fond à mon besoin, avec une remise, par rapport à l’achat individuel de chaque produit.

Quelques définitions :

Définition de Capitaine commercecross selling : produits croisés, up selling : montée en gamme

Définition Wikipedia : La vente additionnelle (dite aussi vente croisée ou cross selling) est une technique de vente par laquelle un vendeur (en magasin, en démarchage, par téléphone) profite de la vente ou de l’intérêt manifesté par un acheteur pour un produit donné pour proposer et vendre un produit complémentaire ou un produit supérieur au produit initialement acquis ou visé par l’acheteur

On peut donc appeler ça de l’up selling, en ce sens que cette action a consisté en fait à me proposer un autre produit que celui que j’avais initialement choisi : on me guide délicatement vers un achat plus important (montée en gamme).

Ce qui fait que la vente se fait ou non est assez subtile :
Il ne faut pas proposer le produit, plus cher, trop tôt. En l’occurrence, le vendeur a attendu que j’ai fait mon choix.
Il faut proposer un pack compatible avec mes besoins, mes choix initiaux.

Scène 2 :

Je suis dans le train (encore !). Il est 19h30, et je rentre de Lyon vers Paris.
Je souhaite manger un morceau.
En fait, j’aime bien manger dans le train ;).
Le serveur me demande ce que je veux.
Je choisi une formule, avec un plat, une entrée, et une boisson.
Le serveur, tout en préparant l’ensemble, me propose un dessert, puis me demande si je souhaite prendre un café après mon repas.

Le serveur fait encore une action commerciale, de cross selling. Je reste sur mon choix initial, mais ce choix est complété par des produits, qui sont compatibles avec mon « panier », et qui complètent bien mes choix initiaux.

Là encore, le timing est important, comme la posture. Le serveur n’est pas insistant, il apparait plutôt comme voulant rendre service, s’assurer que je n’oublie rien.

Alors, sur votre site, vous faite du cross selling ? De l’up selling ?

UPDATE suite au commentaire de Régis :

Le vocabulaire est effectivement un peu délicat et pas toujours clair, entre up et cross selling. Mais bon, faire des ventes additionnelles, ça, c’est clair !

Girls Tech in Paris

Cet article est écrit par Augustin GUELDRY, fondateur de COLICOACH Conseil livraison et logistique e-commerce et du blog Livrezfacile.

J’ai assisté cette semaine à la soirée Girls Tech in Paris qui vise à récompenser des femmes entrepreneuses dans les technologies. Le concours était ouvert à l’ensemble de l’Europe et était sponsorisé notamment par Ventech, Orange, Le Web et Founder Institute.

La short- list était de 5 projets en compétition pour le titre suprême.

 » Face aux 5 femmes d’exception sélectionnées en France, UK, Israël, Pologne et Russie, un jury de qualité a tranché. Ce jury était composé, entre autres, de Gilles Babinet (Musiwave, Eyeka, MXP4, Captain Dash), représentant de l’entrepreneuriat en France, de Claudia Helming (Dawanda), représentante de l’entrepreneuriat en Allemagne, de Alena Osipova (Fast Lane Ventures), représentante du capital risque en Russie, de Pascal Latouche, Directeur Nouveaux concepts Marketing chez Orange et de Catherine Barba, The Digital Factory. »

La gagnante est Lina Bachar Kirshon pour la société buzzdoes d’Israel et qui a fait une présentation simple mais très convaincante de son innovation. De quoi s’agit il exactement ?

Cela s’adresse aux développeurs d’application pour les mobiles en permettant à leurs utilisateurs de devenir eux-même promoteur de l’application.

Le concept utilise le principe du bouche à oreille :

L’utilisateur recommande à ses amis l’application et cela lui permet d’être récompensé lorsque sa recommandation amène de nouveaux utilisateurs au développeur de l’application.

L’objectif de ce marketing viral est de faire émerger votre App parmi les centaines de milliers existantes et les 60.000 nouvelles qui paraissent chaque mois …

J’ai demandé à Catherine Barba de bien vouloir nous dire ce qui a retenu son attention dans cette entreprise : « Je trouve que la qualité de la présentation très orientée sur les bénéfices clients (et moins sur la technologie utilisée) et l’enthousiasme ont fait la différence »

Un grand bravo pour les initiateurs de ce Girls Tech in Paris qui démontre tout le potentiel de créativité des femmes dans les technologies