Archives de l’auteur : François

Bou hou hou

Je sors d’une présentation e-commerce, j’y ai parlé de cahier des charges, contour du projet e-commerce, …

Une personne m’aborde, et me dit :

Vous avez raison,

C’est bien dommage tout de même.

C’est bien par là qu’on va, un commerce sans relation physique avec le client.

Heu, oui, non, il y a des relations, des échanges, … Bref, que répondre, quand la question se retrouve à ce niveau, non technique, non fonctionnel, même pas marketing ou stratégique, mais sur ce point « philosophique » : le e-commerce, ou plus généralement, le web, crée une société déshumanisée…

On peut avoir la nostalgie du « bon vieux temps », mais jusqu’ou faut il revenir ? Le téléphone éloigne également les gens. Faut il revenir également avant l’ère du téléphone ? Et le courrier ?

Ah, le bon temps ou on faisait un feu de bois, et ou toute la tribus se retrouvait ;).

Plus sérieusement, comment expliquer que le e-commerce est un outil, qui peut faire gagner du temps, de l’argent au client ?

que c’est une solution écologique ?

Pour le marchand, c’est un canal de revenus complémentaires, une façon d’apporter un service différent aux clients ?…

Bazzarvoice analyse les avis clients

Bazzarvoice est une solution SAAS pour ajouter les avis clients sur un site e-commerce.

L’avantage de la solution est qu’elle est intégrée, avec « modération inside » en plusieurs langues.

La solution est utilisée par pas mal de gros sites e-commerce dans le monde et en France (Castorama, 3Suisses, Sephora, …).

Depuis quelques semaines, Baazarvoice propose un nouveau produit nommé Customer Intelligence .

Cette solution analyse les avis des clients, ce qui permet :

  • D’alimenter des tableaux de bords, et de mieux suivre en temps réel les tendances ;
  • D’alimenter d’autres programmes du système e-commerce : comme un système de cross selling par exemple ;
Je n’ai pas encore vu la solution, mais d’après la doc, l’analyse serait basée en partie sur de l’analyse sémantique.

Le site officiel ici.

Le temps des dinosaures

Donc, le web est dominé par de très grosses bestioles.

Google, Facebook, Apple, Amazon.

Google, en premier, qui règne en maître absolu sur la recherche, qui est devenu le passage obligé « avant » votre site.

Google, qui décide qui sera visible et qui ne le sera pas sur son moteur de recherche, et qui change les règles du jeux, sans préparation possible.

Facebook, qui a su attirer tant et tant d’utilisateurs, que c’est devenu un web à lui tout seul, un monde presque autonome, avec la personne, les amis de la personne, l’espace personnel, l’espace partagé, les images, les applications, la messagerie, … Facebook qui décide de fermer un compte sans préavis, sans discussion.

Apple, qui, avec sa politique d’intégration verticale absolue, propose un monde si fermé : as tu branché ton iphone sur ton mac, et récupéré les achats faits sur itunes ? Tu pourras toujours lire le ebook sur l’ipad ;).

Apple qui décide quelle application a droit de vie ou de mort, sans discussion.

Amazon enfin, qui, en plus d’être le leader mondial du e-commerce, s’étend tout azimuth : toujours plus de rayons, toujours plus de marchands sur la place de marché, toujours plus de services… Et maintenant, une intégration verticale avec le Kindle. Amazon, qui a, par exemple, supprimé un ebook à distance, sur tous les Kindle des gens qui avaient téléchargé ce livre…

Vous voyez le point commun : ce sont des acteurs globaux, qui dominent complètement le web, et qui sont dans une situation de pouvoir incroyable. En particulier, ces boites ont toutes un rôle de censure inacceptable et bien trop dangereux.

En parlant de dinosaure, il y a un espoir, espoir que le web évolue différemment, avec une moins grande concentration.

Mais c’est pas gagné !

D’un côté, je pense que ces boites peuvent « rater un virage » et se faire dégager.

Mais cela risque d’être un « remplacement » d’un mastodonte  par un autre…  En sachant que, ce qui est marquant dans notre monde web, c’est la vitesse a laquelle on peut devenir un leader mondial (Facebook est l’exemple le plus frappant), mais ça sera la même vitesse pour la fin !

Qu’en pensez vous ?

(c’est cet article qui m’a inspiré)

Lengow, solution de création de sites mobiles ? ;)

Le métier de Lengow, c’est de prendre votre catalogue, et de le publier, sur des moteurs de shopping.

Bon, Mickael a une stratégie simple d’innovation : comme il y a d’autres acteurs sur le marché, il pense que la meilleure façon d’avancer est d’innover, en permanence.

Et puis, une fois qu’on a les données du catalogue, on peut faire pleins de trucs ;).

D’ou la nouveauté proposée par Lengow : permettre aux marchands de créer un site spécifique pour les mobiles et les tablettes.

Voici quelques copies d’écrans :

Pour le paiement, Lengow propose de passer par Paypal, ce qui permet d’avoir un paiement plutôt bien adapté sur mobile, et de ne pas avoir a faire trop de développements complexes.

Concentration or not ?

J’ai vu fonctionner de très grand groupes.
Ce qui m’a marqué à l’époque, c’est à quel point la volonté de « contrôle central » peut être contre productive, démotivante….

Ce type de boite, ou une petite équipe dirigeante cherche à organiser une énorme boite, de manière complètement centralisée, m’avait semblé contre productif.

Je me sentais plus proche d’une organisation bien plus souple, ou la priorité n’est pas à la rationalisation, mais plutôt à la « joyeuse coopération » entre des entités à taille humaine, avec plus d’autonomie et donc plus de redondance et de compétitions (ou « saine émulation ») entre les entités.

Dans mon travail, je vois différentes organisations, et j’ai été séduit par certains groupes, qui cultivent justement cette vision, ce management basé sur l’esprit d’initiative, l’envie d’entreprendre.

Je m’étais donc forgé la conviction que c’est une meilleure organisation.

Cette conviction est challengée, en lisant la bio de Steve Jobs.

Quel rapport ?
Vous allez voir 😉

La conviction de Steve Jobs a toujours été dans une construction très verticale : vendre un produit ou tout est contrôlé par Apple.

Sur certains aspects, Steve Jobs a su lâcher du lest. Mais cette logique est fondamentalement gravée dans les choix d’Apple :
Regardez l’iPhone par exemple : La boite qui fabrique l’écran a été rachetée. L’OS est maison, le hard est maison, le produit est vendu en ligne ou via des Apple Stores, …

L’analyse de Steve Jobs, quand il s’est lancé sur le marché de la musique, c’est que des boites comme Sony avaient loupé le coche, et ne pourraient pas proposer des bons produits, parce que ces boites n’ont pas de « contrôle centralisé » capable de réellement coordonner les différentes branches de la boite. Sony produit de la musique, sait fabriquer des écrans, des appareils électroniques, faire du logiciel, … Mais toutes ces activités ne peuvent pas travailler dans une vrai synergie pour produire des produits d’excellence.

Au contraire, chez Apple, tous travaillent sur un nombre très limité de produits, et Steve jobs contrôlait très attentivement ce nombre de produits, de manière à pouvoir bien faire avancer chaque produit.

Regardez, si il s’agissaient d’entités indépendantes, les Apple Stores pourraient vendre des ordinateurs Sony ou Dell, les développeurs de l’OS pourraient revendre en OEM leurs produits, … D’un point de vue purement business court terme, ça serait un bon moyen d’augmenter les revenus, en valorisant mieux chaque entité.

Mais, s’il s’agissait d’entités indépendantes, ils seraient alors complètement incapable de produire ces appareils si bien intégrés.

Alors, je me suis trompé dans mon analyse ?

Je n’en suis pas sûr, mais je trouvais la réflexion intéressante ;).

Ce que je me dis, c’est que le contrôle complètement centralisé à du sens s’il sert une stratégie super claire, incroyablement focalisée.

Bref, je pense que ce contrôle, cette organisation sert une boite comme Apple, mais dessert bien des boites.

Qu’en pensez vous ?

Visa propose un nouveau système de sécurité : CodeSure

Visa travaille sur une nouvelle carte, qui va contenir un petit écran LCD, qui permet d’afficher un code :

Cela permettrait de mettre en place un système de vérification bien plus efficace que ce qui existe actuellement avec 3D Secure (Date de naissance ou code envoyé par SMS).

Ils disent démarrer la commercialisation en Europe. On devrait donc voir ces cartes arriver.

Plus d’infos ici.

Forum ecommerce de Rennes

Le 7 novembre, la CCI de Rennes organise un forum e-commerce.

J’y ferais deux interventions :

10h00 : cahier des charges e-commerce.

12h30 : une présentation générale sur les enjeux du e-commerce. J’espère pouvoir faire ça de manière très interactive.

Je suis très content de participer à cet évènement 🙂

Alors, vous y serez ?

Infos pratiques :

  • Ou : CCIT Rennes Bretagne, 2 av. de la préfecture, Rennes
  • Quand : le 7 novembre, 9h – 19h
  • S’inscrire

Bien choisir sa plate forme e-commerce

C’est une question qu’on me pose régulièrement, via le blog, par mail, lors de conférences ou dans le cadre de missions de conseils.

Bien souvent, mon interlocuteur, posant une question simple, attend une réponse tout aussi simple.

Malheureusement, il n’y a pas de réponse simple à cette question.

Et méfiez vous de ceux qui disent le contraire…

Alors, pourquoi ne pas faire un classement, de la moins bonne plateforme à la meilleure ?

Pour plusieurs raisons :

Il y a de nombreux critères à prendre en compte, quand on choisi une solution, et ces critères sont différents, d’un projet à l’autre.

Comment mettre dans un même panier des solutions pour des sites adaptés à des TPE et des solutions pour les grands groupes, orienté multi canal ?

Quand on se lance dans le e-commerce, si on le peut, le mieux est de partir sur des solutions SAAS, permettant de démarrer pratiquement sans investissement. Citons Oxatis, Powerboutique, Wizishop, Rentashop.

Ces solutions permettent de mettre en ligne des boutiques très correctes, et de concentrer son budget sur d’autres éléments tout à fait fondamentaux : le stock, l’acquisition de trafic.

Pour choisir, entre ces solutions, je vous suggère de passer beaucoup de temps sur les différentes boutiques en lignes réalisées avec ces solutions. Analysez les parcours clients, l’ergonomie, les temps de réponses. Contactez les e-marchands, qui bien souvent seront tout à fait prêt à vous parler de leur expérience.

Mais après, quand on est sur des projets plus complexes, plus riches, ou ces solutions ne sont plus adaptés, les choses deviennent bien plus compliquées.

Ce que je peux dire, c’est  qu’il ne faut absolument pas se limiter à une analyse fonctionnelle. C’est tout à fait insuffisant, voir inutile.

Pourtant, les éditeurs mettent en avant des listes à rallonge de fonctionnalités….

Pourquoi l’analyse fonctionnelle est elle limitée ? Prenons un exemple : vous avez besoin de mettre en place des mécanismes de promotions. Vous allez donc chercher, dans la liste des fonctions, s’il y a une ligne du type « promotion ». Mais quelles types de promotions voulez vous faire, et ces promotions sont elles possibles sur telle plate forme e-commerce ? Vous voyez ? La simple liste fonctionnelle est bien insuffisante.

Vous voyez ce que je veux dire ? Pour vraiment creuser au niveau fonctionnel, il faut rentrer dans le détail, à un niveau vraiment très fin, pour savoir si une solution est vraiment adapté à votre besoin.

D’autres critères sont au moins aussi importants.

Ce que fait la solution « out of the box » comme on dit, c’est une chose. Mais vivre plusieurs années avec la solution, c’est autre chose. Il est donc très important d’avoir une solution qui sera vraiment évolutive. Cela veut dire que vous pourrez faire évolution votre site, votre plate forme e-commerce, rapidement et avec des coûts raisonnables.

Pour ça, il faut plusieurs choses :

  • Il faut que la solution soit bien écrite à la base, que la structure soit évolutive ;
  • Il faut également que des équipes techniques maîtrisent bien ce code. Il est donc tout à fait important de voir quels sont les prestataires qui pourront travailler sur la solution ;
  • La solution peut évoluer via un éco système, une communauté. C’est bien sûr le cas pour les solutions open-sources, comme Magento, RBS Change, Prestashop, Oxid eSales… Dans ce cas, il est important de mesurer la taille et la dynamique de la communauté
Plus largement, ce qu’il faut prendre en compte également, c’est :
  • Le prix de la solution, et le prix des développements à faire pour avoir votre boutique ;
  • La technologie employée (Java, PHP, C#…) et sa compatibilité avec les autres solutions que vous utilisez
  • Le mode de solution : SAAS ou pas. Il existe des solutions SAAS pour les très rands projets, je pense bien sûr à Demandware.
  • Le dynamisme de l’éditeur et de la communauté : a quel rythme sortent les nouvelles versions ? Et quelles sont les nouveautés proposées
  • Les références, bien sûr, qui reste un facteur important, quelque soit la taille de la boutique
Bon, vous le savez, je fais des billets courts, je ne vais donc pas faire le tour de cette question ici, cela mériterait un livre…

Programmer simplement pour iOS : Codify

La meilleure expérience, sur un terminal, reste de développer une application native.

Cela fait longtemps que je me dis qu’il manque une application, pour coder plus simplement sur iOS (iPhone, iPad, …).

C’est bien ce que propose Codify, avec un mélange de code « normal » (du texte) et des outils graphiques.

Le plus simple est de voir la vidéo pour comprendre ce que propose Codify :

Alors, qui sera le premier à utiliser un tel outil pour développer une application e-commerce ?