Accès, sur un site e-commerce, via un iPhone, sur deux ans :
Vous voyez l’idée ?
François Ziserman : entrepreneur, IA et ébénisterie
Pour une entreprise, le choix est toujours difficile :
Vaut il mieux être focalisé, et « le meilleur du monde » sur son cœur de métier, ou vaut il mieux s’étendre, encore et encore, et ainsi tirer le maximum de revenus des clients, en leur proposant « la totale » ?
Cette question se pose dans des contextes très différents.
Premier exemple avec Google.
Pendant longtemps, Google nous expliquait que pour eux, moins un client restait longtemps sur leurs pages et mieux c’était : cela veut dire que l’internaute à trouvé ce qu’il cherche.
Mais Google change, et propose toujours plus de services.
Et ces services sont de plus en plus envahissants, sur les pages de Google.
Ainsi, quand on fait une recherche, ce qui est mis en avant, ce sont avant tout les services proposés par Google : voir les vidéos associées sur Youtube, voir l’actualité via le service de… Google bien sûr, ou encore cet encart, dès la home page de Google, me proposant de changer de navigateur, et d’utiliser Chrome.
Google est clairement dans une logique « d’en prendre le plus possible » et de lier au maximum les services, les uns entre les autres.
Dans le monde des éditeurs de logiciels, cette question, de la focalisation, est complètement centrale.
La tentation est extrêmement forte de tout faire pour répondre à tous les besoins des clients, principalement parce que la plupart des clients n’ont pas (ou très peu) de ressource technique. Si l’éditeur propose une réponse partielle, le client va devoir assembler plusieurs solutions, et c’est pas simple.
C’est bien comme ça que ce sont développés les solutions de type ERP : une solution qui fait tout.
Pour notre petit monde du e-commerce, cette question est bien sûr clé.
Le cœur d’une solution e-commerce, c’est quoi ?
Après, des solutions se proposent de compléter le moteur e-commerce :
Sans parler de tous les liens à faire avec les systèmes d’informations de l’entreprise : ERP, comptabilité, logistique…
Et c’est sûr que pour faire une solution basée sur l’assemblage de briques, il va falloir de la technique, et, si on n’a pas d’équipe technique interne, une société de développement informatique (intégrateur, SSII, on l’appelle comme on veut).
L’internaute saisie son adresse mail… et ne reçoit jamais rien.
Normal, il a mal saisie son adresse avec une faute de frappe…
Première solution, lui demander de saisir deux fois son adresse. Pour ma part, je ne suis pas fan de cette solution, parce qu’elle rajoute un champ, et que l’idée, c’est surtout d’en enlever.
De plus, en ce qui me concerne, quand on me demande ça, je fais un rapide copier – coller entre les deux demandes… Bref, c’est pas la solution géniale.
L’autre solution, c’est de valider, de tester la validité de l’adresse.
Le premier travail est un contrôle « lexical » : on peut facilement vérifier, directement dans le navigateur du client, que l’adresse est « plausible » : elle doit comporter des lettres, un « @ » suivi d’un domaine (c’est un peu simplifié mais c’est l’idée générale).
On peut aller plus loin, en testant si le domaine est correct, et si un serveur de mail est « branché » dessus.
Mais c’est à peu près tout. On ne peut pas, à ma connaissance, être certain que l’adresse saisie est ok.
Bon, on peut demander à l’internaute un double opt-in : on envoie un mail à l’adresse saisie, et le client doit aller sur sa messagerie, ouvrir le mail (ou attendre qu’il arrive), puis cliquer sur un lien contenu dans le mail.
C’est LA méthode pour être sûr… Mais c’est également LA méthode pour baisser le taux de transformation…
(Merci Thomas, plus d’infos ici pour les développeurs)
A l’annonce de l’iPad, je dois dire que j’ai été un peu sceptique.
Je pense aujourd’hui que l’iPad devrait très bien se vendre, pour une raison simple :
Ce n’est pas un ordinateur, c’est une tablette pour tout un tas d’usages grand public : lire, écouter de la musique, voir des photos ou des films, jouer, surfer sur internet, …
Bref, l’iPad permet de faire beaucoup de choses, sans avoir a s’embêter avec des problèmes techniques, ce que n’a jamais permis l’ordinateur (tous ceux qui doivent aider leurs parents ou grands parents à utiliser leurs ordinateurs voient de quoi je veux parler…).
Ce ne sont donc pas les réflexions techniques qui m’on conduit à réviser mon point de vue, mais plutôt les commentaires des uns ou des autres, expliquant qu’une personne, jusqu’ici plutôt réflactaire à l’ordinateur, était tenté par l’iPad.
L’autre moteur qui va très probablement booster ce terminal, c’est l’industrie du livre et de l’audio-visuel, mis à mal par la révolution numérique, et qui voie (ou va voir), avec l’iPad, un excellent moyen de se réinventer.
Et c’est vrai que quand on voit les plus belles démos de livres interactifs, ou les objets sortent du livre, pour s’animer, on sens bien qu’il y a vraiment quelque chose, là.
Discussion passionné avec Laurent ce matin.
Laurent Letourmy est le brillant patron d’Ysance.
Laurent fait parti de ces patrons qui savent de quoi ils parlent !
Bref, on parlait archi Web ce matin, à la fraiche.
J’ai ainsi appris l’émergence d’un nouveau serveur HTTP : NGinx.
C’est un serveur, qu’on peut mettre à la place d’Apache ou IIS.
D’après Laurent, qui connait très bien tout ça, NGinx est beaucoup plus efficace qu’Apache.
C’est une solution pour résoudre un point qui, à mon avis, va devenir crucial dans les années à venir : économiser la ressource serveur.
NGinx, à suivre donc.
Le web, ça peut servir finalement à plusieurs choses pour une marque.
On peut :
La question qui se pose est la suivante :
Vaut il mieux faire un seul site pour proposer tout ça, ou est-il plus raisonnable de « séparer les variables », et proposer plusieurs sites ?
Cette question est naturellement un brin générique. La question doit être posée dans chaque contexte, pour chaque boite.
Mais bon, dans un contexte de « monde parfait », voici mon point de vue :
Mon avis est qu’on doit séparer les variables !
Si le média est le même, les objectifs, entre les différentes activités sont trop différents pour pouvoir être tous regroupés sur un seul site.
Je pense en fait qu’il vaut mieux isoler le e-commerce. Pour les autres fonctions, c’est à voir, mais bien souvent, c’est une bonne idée de regrouper ces fonctions dans un seul site.
Donc deux sites : un site « société » et un site purement e-commerce.
Pourquoi séparer ?
Comme je l’ai dit, les objectifs sont trop différent entre les différents sites.
Pour un site marchand, la priorité doit être … de vendre, oui !
Cela a des impacts hyper structurant, que je ne vais pas développer ici, car… c’est ce dont je parle dans tout ce blog en fait ;).
Pour le site « société », c’est différent : la priorité, ça peut être l’image, l’image que dégage la société, le produit…
Typiquement, le marketing peut très bien piloter ce site, alors que le e-commerce doit être piloté par le… e-commerce.
Non bien sûr !
Tout dépend des objectifs, et de « qui pilote » le site.
J’ai vu plusieurs cas de figures :
En tout cas, on peut tout à fait migrer d’une telle situation et aller vers une séparation, en douceur.
Souvent, l’évolution apparaît comme évidente, quand les enjeux sur le e-commerce évoluent pour devenir stratégique.
Je voulais acheter un produit sur Amazon.
J’ai passé ma commande, le produit était en fait proposé par un marchand tiers (sur la marketplace donc).
Quelques jours après avoir passé cette commande, j’ai reçu un mail, sans queue ni tête, mais ou j’ai quand même compris que ma commande était annulée, et que le produit n’était en fait pas disponible.
Quelques jours plus tard, Amazon me demande de noter les vendeurs associés à mes commandes récentes.
Pour celui qui proposait un produit non disponible, et qui n’a pas pris la peine de mettre un mot pour expliquer le problème, j’avais mis une note plutôt… pas bonne.
Dans les minutes qui ont suivies, j’ai été contacté par le vendeur, qui m’a demandé de retirer mon commentaire négatif, m’expliquant que ça allait pénaliser énormément sa performance sur Amazon.
Ce marchand est allé jusqu’à me proposer un bon d’achat de 5 €.
Si le marchand est autant motivé par rapport à un avis défavorable, cela montre bien l’importance de ces avis !
Ce qui est intéressant, à mon avis, dans cette solution, c’est la « remise à plat » des concepts, pour bien programmer.
L’équipe s’est libérée des dogmes et paradigmes actuels, pour proposer ce qui leur semble le mieux.
Ainsi, la solution n’est pas « purement » objet, puisque la partie programmation est décorellée de la partie données.
Finalement, le modèle proposé est assez critique par rapport à l’approche objet…
Par contre, la solution part d’un modèle « MVC » : Modèle / Vue / Contrôleur, c’est à dire un modèle ou on sépare les activités de développement en trois couches distinctes :
A la lecture d’un article expliquant la position de Steve Jobs pour le Flash, je me suis dit qu’une raison sans doute importante dans cette décision était de l’ordre de … l’égo !
Steve Jobs aurait finalement mal vécu qu’Adobe, initialement très en avance sur les Mac, ait finalement suivi le marché en développant ses outils avant tout sur PC…
C’est comme si Adobe l’avait trahi en somme, et il se venge.
En tout cas, c’est le sentiment que ça donne.
Et ça me semble réaliste : si on savait, a quel point l’égo est un moteur puissant !
Baruk, ancien investisseur de chez Cisco, c’est lancé dans le e-commerce avec Vendome 1699 :

Vous l’avez compris, le positionnement, c’est le bijou haut de gamme, de tradition, avec des prix beaucoup plus intéressant que ce qu’on trouve dans le monde physique. Les bijoux sont en or ou argent massif, avec des diamants, des saphirs, … Du qualitatif !
Le site est sur un modèle type « ventes privées ».
Bonne chance à Baruk et à ses équipes !