Google Adwords : fin de la protection des marques en France !

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est « l’invité permanent » de François sur ce blog.

Google trade markSous le sobre titre Changement pour les marques en Europe, le Directeur de la stratégie commerciale Google France, Sébastien Badault, vient d’annoncer que dès le 14 septembre prochain, plus aucune marque ne sera protégée en France pour ce qui est de l’achat de mots-clés dans Google Adwords.

Il s’agit là de l’application d’une mesure déjà en place dans certains pays européens depuis 2008/2009 (notamment le Royaume-Uni et l’Irlande) et aux USA et au Canada depuis 2004 ; Google tient d’ailleurs à jour la liste complète des zones géographiques dans lesquelles il « n’enquête pas sur l’utilisation des marques en tant que mots-clés ».

Concrètement, n’importe qui pourra désormais acheter les mots-clés « dior », « chanel » ou « hermes » sur Google Adwords en France.

Alors, les marques doivent-elles avoir peur de ce changement en France pour leur image ? Risque-t-on de voir sur certaines marques une forte augmentation des coûts au clic ? Les boutiques officielles des marques risquent-elles de perdre du business au profit de revendeurs achetant le mot-clé de la marque ?

L’avenir proche nous le dira. Ce qui est certain dès aujourd’hui, c’est que le business de Google ne s’en portera que mieux à court terme…

Achète-t-on vraiment des costumes sur internet ?

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est « l’invité permanent » de François sur ce blog.

Costume TM Lewin

Photo copyright TM Lewin

Me voilà donc tenancier du présent blog par la volonté du vacancier François ! J’espère être à la hauteur…

Et pour commencer cet intérim estival, je me penche sur la question lancinante du e-commerce de la mode : peut-on, oui ou non, vendre des costumes sur internet ?

J’ai personnellement franchi le pas la semaine dernière et fait mon premier achat d’un costume en ligne chez mon fournisseur de chemises favori, l’anglais TM Lewin.

Bon, je l’ai fait parce que je suis client depuis 15 ans de cette marque et que je connais la qualité de leur service client. Je n’ai donc pas eu peur de me lancer et de choisir « au feeling » ma taille de veste et de pantalon. Résultat : heureusement que j’ai acheté chez eux ! Car si j’ai bien visé pour la veste, je me suis loupé d’au moins 2 tailles sur le pantalon…

Pas de panique, j’ai reçu le bon de retour en même temps que ma commande, il me « suffit » donc de reconditionner le colis avec le pantalon et de renvoyer le tout en Angleterre. En espérant que la taille que j’ai demandée en échange soit la bonne…

Il me restera toutefois un autre problème à régler une fois reçu le nouveau pantalon, c’est celui de la finition du bas du pantalon. Et c’est ce qui me dérange le plus, car il va falloir que je trouve un retoucheur dans mon quartier…

Bref, je n’ai pas fait d’étude marché de l’offre de costumes en ligne (on trouve une offre de plus en plus large, du réseau de boutique de type Men’s Wearhouse aux pure-players du sur-mesure comme Tailor4less), je me demande surtout si ce marché va décoller en France, en Europe ou aux US ?

Et vous, vous avez déjà acheté un costume en ligne ?

Vacances !

Je pars en vacances, pour 15 jours.

Enfin, vacances, si on veut.

En fait, je vais pas mal m’occuper du déménagement.

En fait, cela peut vous étonner, mais je prends vraiment ça comme des vacances :

Plus d’ordinateur pour 15 jours, et une activité physique bien soutenue. Bref, tout ce qu’il faut pour vraiment se vider la tête !

Christophe va « tenir la boutique » pendant les 15 prochains jours.

Salon e-commerce de paris 2010

Le salon e-commerce de paris est devenu, en quelques années, l’évènement incontournable de notre petite et joyeuse communauté.

Ce salon est l’endroit pour rencontrer, en peu de temps, la plupart des prestataires du marché : conseil, éditeurs de logiciels, e-marketing, …

Cette année, le salon a lieu du 21 au 23 septembre, porte de versailles.

Et cette année, je participe au programme des formations.

Le thème de cette formation, c’est :

Maîtriser toutes les étapes du lancement d’un site : de la conception à l’exploitation

Le programme est :

Introduction au e-commerce et approche métier
Quelles sont les succes story et les failure story ? Quels sont les différents acteurs qui interviennent dans la réalisation d’un site ? Quels sont leurs rôles respectifs ? Comment interagissent-ils entre eux ? Quelles sont les étapes d‘un projet ?

Les analyses préliminaires au lancement d’un site
Comment adapter son business plan stratégique et son business plan opérationnel aux spécificités d’internet? Quelles adaptations effectuer sur ses canaux ? Quelle forme juridique adopter ? Comment définir son offre ? Comment faire son étude de marché ?

Le cahier des charges et l’appel d’offre
Comment faire les choix technologies nécessaires ? Comment planifier la réalisation ? Comment budgéter l’ouvrage ? Comment choisir son prestataire ?

Cette demi journée de formation a lieu le jeudi 23 après midi.

Pour vous inscrire, c’est par ici !

Le trou du back

Bon, un peu de sérieux, pas de mauvais esprit, je vous en prie !

Donc, on parle ici de Web Analytics.

Avec ces outils, on a presque l’impression qu’on est derrière chaque internaute, et qu’on peut tracer tout ce qui se passe derrière l’écran…

En fait, non !

Il y a quantités de choses qu’on ne peut pas voir.

Déjà, très simplement, on peut savoir qu’un internaute ne fait plus rien sur une page, mais ça peut vouloir dire pleins de choses : l’internaute réfléchi, il est parti se promener, ou bien il fait une sieste… On sait juste qu’il ne se passe rien.

En fait, il y a tout un tas d’actions qu’on ne peut pas voir.

L’une de ces actions, et non des moindres, c’est le « back » : et oui, vous savez, le bouton « back » du navigateur.

Cette action est sur le navigateur, et pas dans la page Web. Donc, si l’internaute clique sur ce bouton, qui permet en particulier de choisir dans l’historique de navigation la page ou aller, on peut, au niveau « analytics », juste constater que l’internaute a quitter la page, sans savoir par ou il est parti.

Part de marché des langages de programmation

Quels sont les langages de programmation les plus utilisés dans le monde ?

On m’a donné cette info :

Intéressant !

Ce qu’on peut voir :

La concurrence est rude !

Le java est en pleine décroissance, et ce n’est probablement pas prêt de s’arrêter avec le rachat par Oracle…

Le C est en pleine croissance ( !!! ).

(Merci Patrice)

UPDATE : Suite aux commentaires, j’ai intégré le tableau suivant (issu de la page sur tiobe)

Position
Jul 2010
Position
Jul 2009
Delta in Position Programming Language Ratings
Jul 2010
Delta
Jul 2009
Status
1 1 Java 18.673% -1.78% A
2 2 C 18.480% +1.16% A
3 3 C++ 10.469% +0.05% A
4 4 PHP 8.566% -0.70% A
5 6 C# 5.730% +1.19% A
6 5 (Visual) Basic 5.516% -2.27% A
7 7 Python 4.217% -0.22% A
8 8 Perl 3.099% -1.10% A
9 21 Objective-C 2.498% +1.99% A
10 9 JavaScript 2.432% -1.08% A
11 11 Delphi 2.323% +0.33% A
12 10 Ruby 1.982% -0.59% A
13 12 PL/SQL 0.772% -0.12% A
14 13 SAS 0.701% -0.09% A
15 15 Pascal 0.639% -0.07% A–
16 17 Lisp/Scheme/Clojure 0.622% +0.01% B
17 20 MATLAB 0.581% +0.07% B
18 16 ABAP 0.548% -0.15% B
19 19 Lua 0.535% +0.00% B
20 28 PowerShell 0.493% +0.17% B

Ma chérie est partie…

Ma chérie est parti avec les enfants au bord de la mer. Elle a bien raison, ils sont bien mieux qu’à paris…

Mais voilà le résultat, j’avais un peu de mélancolie, et j’ai mis ça en musique avec Garage Band :

Soyez indulgent, c’est pas mon métier 😉

Bon, ils reviennent cette semaine 🙂

Ultra Violet ou le retour de la revanche des DRM

Vous pensiez que les DRM, c’était fini ?

C’est mal connaitre les majors !

Pour faire simple, le monde est séparé en deux camps : ceux qui veulent mettre des DRM partout, et ceux qui n’en veulent pas.

Ceux qui veulent tout protéger veulent mettre des DRM sur les contenus, mais également mettre des systèmes de protection, un petit peu partout, pour limiter, freiner à l’extrême, la copie sans contrôle des contenus numériques.

Saviez vous qu’il y a des projets, bien avancés d’ailleurs, pour mettre de la sécurité y compris dans les écrans ?

En effet, ça sert à quoi de sécuriser un contenu, si on peut enregistrer le contenu, une fois décodé ?

Donc, pour empêcher ça, certains réfléchissent à pousser un système de codage complet, comme un tube blindé, qui irait jusqu’à l’écran. Si ça se développait, pour copier, il faudrait enregistrer l’écran avec une caméra.

Pour avoir pas mal réfléchi au sujet, ne ne crois pas du tout que de tels systèmes vont se développer. Pourquoi ?

Simplement parce que, pour un fabriquant d’ordinateur, ou d’écran, le piratage n’est pas son problème.

On peut lui imposer un système de sécurité.

Mais si le fabriquant estime que cela va à l’encontre de l’intérêt de ses clients, il s’arrangera pour qu’on puisse « casser » la sécurité… Tout comme le blocage des DVD en zone.

Le monde ou le contenu numérique à une diffusion complètement sous contrôle n’existe pas.

Comme le dit mieux que moi mon ami Serge Soudoplatoff, le partage de la pizza ne réduit pas la taille de chaque part…

La diffusion des contenus est tellement virale qu’elle est inévitable.

Mais les majors, les industries qui vivent sur un modèle de contenu payant ne sont pas prêt d’entendre ça, parce que ça remet en cause tout leur édifice, et que, pour toute entreprise, c’est vraiment très difficile de se remettre en cause.

Ils lutent, pour tenter de bâtir un « barrage contre le pacifique ».

Ultra Violet est la tentative la plus récente pour proposer une « DRM universelle ».

Il y a du beau monde derrière ce projet : Sony, HP, Fox, Paramount, Sony Pictures, Warner Bros, …

La nouveauté, c’est de permettre de lire le contenu protégé sur plusieurs terminaux : pc, tablet, mobile, …

On voit bien l’idée : offrir, avec un contenu protégé, un confort d’utilisation aussi grand que quand on pirate le contenu.

Mais, à mon humble avis, le problème n’est pas là.

Le problème est qu’il y aura toujours quelques gars pour copier le contenu, et ensuite le donner aux amis, puis aux amis d’amis, …

Et copier un contenu, c’est toujours possible après qu’il soit décodé (c’est ce qu’on appelle le « trou analogique de sécurité »).