Archives de catégorie : e-commerce

Les bonnes vielles méthodes marketing ont encore de beaux jours

J’ai été interviewé, la semaine dernière, par un journaliste de l’Atelier (vous pouvez lire l’article ici).

Sujet :

Une étude montre que le même produit est mieux perçu s’il est utilisé après « matraquage » publicitaire ventant ses mérites.

A contrario, un produit est mal vu si la communication parle de ses défaut

Au final, les clients les plus heureux sont ceux qui ont eu une communication exclusivement positive.

Cela met en évidence le bien fondé des bonnes vielles méthodes marketing :

On vente les mérites du produit, on le fait briller, et, d’une manière ou d’une autre, on cache les défaut, les faiblesses.

On nous parle d’évolution, de révolution dans les relations entre les vendeurs et les clients.

Je pense pour ma part qu’il faut mettre en perspective les évolutions actuelles.

Un marketing bien « bourrin », pour vanter les mérites d’un produit, c’est toujours très efficace.

Pour expliquer ce phénomène, j’utilise le terme d’ « étiquetage positif ».

N’est-ce pas, d’ailleurs, le talent d’un Steve Jobs ?

Il nous fait un « méga » étiquetage positif, en nous matraquant, sur tous les médias, que ses produits sont les meilleurs du monde.

Une fois qu’on a acheté le produit, on passe sur les défauts, parce qu’on est convaincu, contre vents et marées, que le produit est réellement le meilleur du monde.

Cela ne veut pas dire qu’on ne doit pas écouter ses clients, discuter avec eux…

Le Jabra Halo : Un casque qui ne tient pas la durée

Je m’étais acheté un casque Bluetooth pour l’iPhone.

Il n’y en a pas tant que ça, des casques Bluetooth, stéréo, avec micro.

Le Jabra Halo avait fière allure (au début) :

Vue du casque plié :

Le casque marche effectivement avec l’iPhone.

Le son est de très bonne qualité… mais « décroche » de temps à autre.

On peut régler le volume, arrêter ou redémarrer la musique depuis le casque.

On devrait pouvoir changer le morceau de musique, mais ça ne marche pas. Pas grave.

Non, ce qui est plus grave, c’est que ce casque, qui coute quand même cher (autour de 100 €) ne tient pas du tout la durée.

Voici l’état du mien, après quelques mois d’utilisation :

Et oui, le tissu de protection des écouteurs se défait complètement…

Autre problème : le mécanisme d’articulation, qui permet de plier et déplier le casque devient de plus en plus fragile… Il ne devrait plus résister très longtemps…

Enfin, autre problème majeur : ce casque ne tient pas très bien sur la tête. On doit donc faire très attention en permanence pour être sûr qu’il ne tombe pas.

Au final, ce n’est pas un très bon casque.

J’avais cherché des avis sur ce casque.

Il y a bien quelques sites spécialisés, qui avait fait des essais… Mais pour vraiment qualifier la qualité d’un produit, il faut aller un peu plus loin que la demi-heure d’un test.

UPDATE : j’ai fini par ajouter deux « chaussette », anciennes protections pour iPod.

Demandware en France

demandware a donc ouvert en France.

Ils réalisent déjà une bonne part de leur chiffre d’affaires hors des US (pls de 30%), mais principalement en Allemagne et en Angleterre. Il était donc temps de corriger le tir.

La stratégie de Demandware est de venir en direct. Il y a donc une société Demandware SA, dirigée par William Tamaloust.

Cette entreprise aura sa propre force de vente, avant vente, et support après vente.

Demandware est une solution à suivre de très près : c’est une solution réellement innovante, qui a fait ses preuves auprès de très belles références.

La solution est étonnante, je ne connais pas d’équivalent.

D’abord, elle est « full SAAS ».

C’est donc Demandware qui héberge la solution, et garantit tant les opérations quotidiennes que les mises à jours.

Mais, et c’est là la véritable innovation, la solution est complètement personnalisable !

Je ne parle pas d’un simple paramétrage, via un back office. Demandware propose nativement des API complètes  et un studio (dérivé d’Eclipse), pour étendre et adapter Demandware à tous les besoins spécifiques.

Inspiré par Salesforce, la solution peut également être étendue, via ses mêmes API, par des éditeurs tiers (place de marché de composants complémentaires).

J’ai passé un bon bout de temps avec les équipes, et j’ai pu jouer avec tout ça : réellement bluffant !

A suivre, je vous dit !

Autres articles sur le sujet :

Le dernier email Lacoste a mal à son français…

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est « l’invité permanent » de François sur ce blog.

Polos Lacoste
Photo Lacoste.com

La boutique en ligne Lacoste, lancée début juin 2010 en Europe, c’est du solide : un gros budget, une très belle réalisation technique, et de grandes ambitions dont j’ai déjà parlé.

Le business est géré en délégation par la société allemande Netrada (disclaimer : ma société Brand Online Commerce est concurrente de la société Netrada). Nul doute que l’équipe en charge du compte Lacoste doit être conséquente, en nombre et en qualité des profils.

N’empêche, le dernier email reçu il y a deux jours par les français inscrits à la newsletter ressemble fort à un gros raté. Le traducteur en charge de la version française de la campagne a dû prendre ses vacances en septembre, et son remplaçant devait être un peu débordé.

Voici l’email dans son intégralité (cliquez sur l’image pour l’agrandir) :

email Lacoste

Et voici un zoom sur la partie la plus croustillante :

email Lacoste zoom

Bien sûr, les fautes d’orthographe ça arrive, et on peut en laisser passer une. Mais là, on est plus proche des qualités rédactionnelles de Google Traduction que de celles d’un humain…

Passe encore la « collection Tropée » (au lieu de « Trophée »), c’est souvent dans les titres les plus gros que se nichent les plus belles coquilles que personne ne voit, même après plusieurs relectures.

Le texte en-dessous, à le relire, n’est pas très compréhensible, notamment les « details premium » (« détails » sans accent) et les « touches dorés » (il manque un e à « dorées »). – Dit chérie, tu as vu les détails premium des chaussures que je viens de m’acheter ?

Pas mal non plus, les « En voir plus » situés à côté des visuels des chaussures. C’est de la traduction mot à mot de l’anglais « View more »… En français, on écrirait plutôt « En savoir plus », non ?

Enfin, au-dessus de tout cela, on est heureux d’apprendre que « tous les modèles existent en plusieurs coleurs » (au lieu de « couleurs ») !

Bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas du meilleur effet pour une grande marque française d’envoyer un email aussi mal rédigé à ses clients et prospects français !

Pourtant, des collaborateurs français au marketing ou au e-commerce chez Lacoste, il doit y en avoir un certain nombre. C’est probablement le process de validation de l’email avant envoi qui est à revoir, car il n’a pas eu l’efficacité attendue. Et, je le dis et le redis en permanence à mes clients et prospects, une grande marque doit garder le contrôle de toute son activité e-commerce, même si elle est sous-traitée.

Et pour finir,  je vous ai mis de côté la meilleure perle de l’email (que vous avez peut-être déjà notée) : vous le connaissez, vous, le « fameux crocodile blanc » ? Parce que pour moi, Lacoste, c’est un fameux crocodile vert…

Quelques trucs à ne pas manquer au salon e-commerce

Comme tous les ans, je me dis que je ne peux pas manquer ça, et comme tous les ans, le temps me manque…

Je vais quand même faire un tour sur le salon, au moins demain après midi, et probablement un peu jeudi après midi.

Voici ce qui me semble incontournable :

Et bien sûr, c’est l’occasion de croiser tous les copains !

Sinon, je viens de parler avec un copain (justement), qui est passé aujourd’hui sur le salon :

Il m’a dit :

C’est incroyable, il y a tellement de boite !

Je serais en charge de monter un site e-commerce, je ne saurais pas comment faire pour m’y retrouver !

Tout est dit !

C’est la raison principale qui m’a poussé à monter Araok : le marché des prestataires e-commerce est en même temps très riche, et trop riche 😉 : il y a beaucoup d’acteurs, mais au final, c’est assez difficile de s’y retrouver, tant au niveau des offres (les boites semblent faire plus ou moins la même chose) qu’au niveau de la performance (quelle boite fait du bon boulot ?).

Si vous voulez me voir demain : contactez moi !

iFeelgoods, nouvelle participation de Kima Ventures

Jérémie vient de m’informer de sa nouvelle participation, dans ifeelgoods.

Mais que propose cette nouvelle startup ?

Et bien, iFeelGood va proposer un système, permettant de faire gagner des biens réels virtuels, lors de la participation à des jeux type « social gaming ».

Bonne idée ?

A suivre en tout cas !

Bon, ce qui est sûr, c’est qu’il y a un petit travail pour rendre le concept simple : ça fait 3 mails que m’envoie Jérémie pour me dire « c’est pas ça » 😉

UPDATE :

J’ai recopié le commentaire de Michael, qui explique mieux que moi ce que fait cette nouvelle boite :

Salut Francois, en effet ce n’est pas vraiment cela. En deux mots : Ifeelgoods optimise les promotions des sites marchands en remplaçant les rabais, coupons de réductions ou cadeaux par des virtual goods et virtual currencies.
A ta disposition pour en parler.
Cordialement

Michael

L’astucieux « ajout au panier » de zara.com

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est « l’invité permanent » de François sur ce blog.

Zara boutons panier et commande

Depuis son lancement début septembre, le site e-commerce de Zara a généré beaucoup de commentaires, positifs pour la plupart. Il faut dire que ce site est vraiment bien fait : je ne lui trouve personnellement rien à redire, si ce n’est le zoom sur les produits, qui ne s’active que sur un clic ; il aurait mieux valu me semble-t-il un zoom sur survol de la photo, sans clic (mais cela a peut-être été un choix délibéré pour accélérer le chargement initial de la page et/ou favoriser au maximum le référencement naturel dans Google).

J’ai même trouvé sur le site zara.com une excellente innovation concernant la mécanique d’ajout d’un produit au panier. Découvrons-la ensemble…

Sur ce site, une fiche produit se présente de la sorte :

Zara fiche produit

La grande question que se pose tous les concepteurs de sites e-commerce, c’est comment faire réagir le site lorsque l’internaute clique sur le bouton « Ajouter au panier » ?

Jusqu’à présent, j’avais croisé 3 types de gestion de l’ajout au panier :
– l’affichage direct du panier ; dans ce cas, on favorise une vente mono-produit, rapide et vite terminée,
– l’affichage d’un pop-up demandant si l’on souhaite afficher le panier ou continuer ses achats ; là on invite l’internaute à faire un choix, car le pop-up ne s’efface que lorsqu’une des deux options est choisie,
– l’affichage d’un compteur après le mot panier, avec parfois une petite animation envoyant virtuellement le produit dans le panier ; avec ici le risque que l’internaute se demande ce qu’il doit faire pour terminer son achat.

Et bien les concepteurs du site Zara.com proposent une nouvelle solution, avec l’affichage d’un 2ème bouton intitulé « Passer commande » juste à côté du bouton « Ajouter au panier » :

Zara fiche produit passer commande

C’est très astucieux car, l’internaute venant de cliquer sur le bouton « Ajouter au panier », son attention visuelle se situe dans cette zone de l’écran (et pas en haut, là où se situe le Panier).

Je ne serais donc pas étonné de voir cette astuce reprise par d’autres sites e-commerce dans les prochains mois…

Luxe et performance avec Tiffany

Je donnais une formation la semaine dernière, et l’une des personnes de la salle m’a parlé du site Tiffany :

De manière générale, les sites liés au luxe ne respectent pas les standards du e-commerce, avec comme résultat prévisible des taux de transformations… adaptés ;).

Ici, c’est à mon sens un des meilleurs exemple, entre luxe et performance.

Le site, comme vous pouvez le voir sur la home, est extrêmement dépouillé.

Et les visuels produits sont les plus grands possibles.

Les pages catégories sont également très dépouillées… A l’extrême, même, puis qu’aucun texte n’est affiché.

Très joli. On notera juste que ce n’est pas la meilleure solution pour le référencement naturel.

Au passage de la souris, une autre photo est affichée, montrant le produit en détail.

Cette zone est gérée en Flash.

Au dessus, quelques options permettent de naviguer dans la catégorie avec des filtres : matière, prix, …

Dernière page analysée : la page produit :

Très propre également. Cela n’empêche pas le site de mettre en oeuvre de l’ergonomie incitative, avec un bouton « ajouter au panier » bien visible.

Bon, la photo du produit ne permet pas de voir le produit « d’assez près » à mon gout.

Très bon exemple en tout cas, qui montre qu’on peut faire un site classe et efficace.

Apple fait de l’opt-in aux forceps !

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est « l’invité permanent » de François sur ce blog.

Apple 2

Il y a une chose que j’aime par dessus tout, c’est chambrer François sur le design de son ordinateur portable Apple. En gros, j’essaie de lui faire avouer que s’il n’y avait pas une pomme gravée sur le couvercle, il serait le premier à dire qu’il est moche… Je n’ai pas encore atteint ce résultat, mais je le travaille au corps !

Cette petite anecdote pour illustrer le fait que les pro-Apple ne font parfois pas, comment dire, dans la dentelle : difficile d’entendre un fan d’Apple critiquer, ne serait-ce qu’un peu, la marque.

Pourtant, en cherchant un peu, il doit bien avoir des choses pas terribles chez Apple, non ?

Par exemple, ce soir, on me propose la mise à jour d’iTunes. Sympa, je dis OK, et là je me retrouve avec un double opt-in par défaut…

Apple double opt-in

C’est pas très classe ça, non ?

Ah pardon, c’est Apple, je reformule : c’est vraiment bien pensé, ce formulaire… Ouf, j’ai failli me faire virer du blog de François pour persiflage excessif !

Note à moi-même – parler en mal d’Apple sur le blog de François : fait !