Archives de catégorie : e-commerce

Le livre électronique – qui va gagner la bataille ?

Bon, j’ai fait un article hier, sur un livre-application qui sort un peu de l’ordinaire… Mais le livre numérique à une actualité chargée 😉

Le livre électronique n’est plus une hypothèse, un « truc qui peut arriver » : c’est en train d’arriver.

Que vous y passiez cette année, ou l’année prochaine, dans 2 ou 3 ans pour les plus réticents, la « bascule » est en cours.

Reste quelques questions intéressantes :

  • Quel sera le type de la liseuse universelle ? écran passif « paper ink » ou écran actif ?
  • La liseuse sera-t-elle un appareil dédié ou la fonction liseuse sera-t-elle intégrée à des « trucs à tout faire » ?
  • Les DRM resteront elles d’actualité ou est-ce, comme pour la musique, une lubie passagère ?
  • Et surtout, quels seront les acteurs qui vont vraiment s’en sortir gagnant ?

Difficile d’avoir des réponses certaines à ces questions, mais voici quelques éléments de réflexions :

Certains fans des liseuses actuelles, basées sur des écrans « paper ink », pour un usage dédié, ne jurent que par ces appareils, et ne voudrait pas d’une tablette « à tout faire ». Pourtant, je pense que la fonction liseuse ne va pas rester un appareil dédié. La fonction de liseuse s’insère très bien dans une tablette, et il y a pleins d’intérêt à regrouper la liseuse dans un tel appareil. C’est un peu la même chose que pour les appareils photos, ou les consoles de jeux. A part pour des usages « extrême », l’appareil dédié perd du terrain face à la « boite à tout faire ».

Si l’on croit que la liseuse n’est qu’une fonction d’un autre appareil, la question de l’écran est réglé : ça sera un écran couleur, actif. L’autonomie reste un vrai sujet, mais je ne crois simplement pas que les gens vont se balader avec un truc en plus (encombrement, poids) tout ça pour avoir une liseuse qui a plus d’autonomie.

Le sujet des DRM est un vrai sujet ! Et je n’ai pas d’idée claire sur la question. Mon impression est que les éditeurs sont encore plus nerveux que les majors pour la musique, c’est pas peu dire ;).
Et objectivement, je comprends la nervosité, le contenu « livre » est encore plus compact que la musique… Combien de milliers de livres peut on mettre sur une clé USB ?
Ceci dit, le fait qu’il n’y ai pas de format unique rend l’expérience de lecture bien lourde.
Savoir que j’achète des livres, mais que rien de me garanti que je pourrais les lire d’ici 20 ans n’est pas très rassurant…
Amazon propose ses propres DRM, Apple les siennes, et d’autres plateformes proposent d’autres formats…

Le sujet des DRM ramène à l’analyse des acteurs en place.

Amazon d’un côté, avec sa puissance dans le e-commerce mondial, investi massivement ce terrain, avec la vente d’ebooks, des liseuses kindle, et maintenant de la sortie des tablettes Kindle Fire. On voit donc qu’Amazon joue sur les deux tableaux, et se permet de ne pas faire de choix… Quoi qu’o mon avis, ils ont plutôt choisi la tablette, et on est juste sur une période de transition. La particularité d’Amazon est sa politique de prix, très très agressive, puisque le Kindle Fire est proposé à partir de 160 € ! Mais pour ce prix là, Amazon a le droit de publier sur l’écran d’accueil des publicités… On est donc sur un modèle désormais classique, ou l’appareil principale est bradé, peut même être vendu à perte, parce qu’ensuite on se rattrape sur « les consommables », les ebooks ici.

Un autre élément remarquable pour Amazon est sa volonté de faire pression sur les éditeurs, avec la fonction sur son site « vous souhaitez lire ce livre sur votre kindle ». On voit bien que la suite logique c’est « vous voulez publier votre livre directement sur la marketplace d’Amazon 😉

Google et Android de l’autre, ne me semble pas particulièrement actif sur ce secteur, au delà du fait que sur Android, on peut installer des applications pour lire les ebooks…. Etonnant car Google a investi de l’énergie et de l’argent sur de grands projets de bibliothèque en ligne. On peut pas être partout à la fois, même quand on s’appelle Google ;).

Apple et l’univers iOS, et l’ipad en particulier. Apple comme Amazon propose la chaîne de valeur complète, avec le matériel, le logiciel, et la place de marché pour acheter des livres. Bon, pour ma part, je lis des ebooks sur iPhone :

Pour Apple, l’actualité, c’est bien sûr la sortie attendue de l’iPhone 5 et de l’iPad mini, 2 terminaux naturels pour la lecture !

Bien sûr, impossible de lire un livre acheté sur l’Apple Store sur un terminal Android ou Amazon…

Alors, comment les choses vont évoluer : DRM or not ? Standard universel ou standard de fait, accordé au plus fort ? A suivre 😉 Mais j’ai quand même tendance à penser que les acteurs qui se sont positionnés en amont et en globalité sur ce marché vont disposé d’un avantage clé pour les années à venir.

L’homme volcan – Quel avenir pour le livre numérique ?

L’homme volcan propose, sur iPhone, ou iPad, une expérience de « lecture nouvelle ».

Le livre se présente sous forme d’une application, et donc pas comme d’un livre de l’ibooks, l’application d’apple pour lire les livres.

L’application propose une mise en scène « riche » du texte : on a donc de la musique, et quelques images animées, avec des transitions « immersives » (effet de brouillard progressif)

Au niveau de l’ambiance, cela m’a fait un peu penser à Myst.

Sinon, l’histoire est très très courte. Cela fait plus penser à un livre pour enfant.

Au final, c’est plutôt sympathique, bien fait, mais la navigation dans le livre reste très linéaire.

Ce livre explore un territoire compris entre le livre numérique et le jeux, même si on est encore très proche d’un livre classique. C’est un peu étonnant qu’il n’y ai pas plus d’activité à ce niveau, non ?

A suivre :

  • L’ebooks s’enrichira-t-il de fonction plus multimédia ?
  • A voir comment d’autres auteurs pourront explorer l’espace umérique

Les différents niveaux des interfaces back office

Vous voulez qu’une fonction soit paramétrable, qu’on puisse la modifier, simplement.

Il y a plusieurs niveaux d’interfaces.

Le niveau le plus haut, celui que vous avez sans doute en tête, c’est une vrai interface : une page, avec des champs pour éditer les différents paramètres, et des boutons, pour valider, tester, annuler.

Le deuxième niveau, c’est une interface technique : cela ressemble, mais l’interface n’est pas clean : elle a été faite rapidement, peut être même automatiquement. Elle permet bien de paramétrer la fonction, mais la prise en main de l’interface est moins intuitive.

Le troisième niveau, c’est une interface via un fichier de configuration. Un fichier, XML par exemple, permet de régler des variables. C’est très efficace, mais il faut comprendre la syntaxe du fichier de paramétrage. Pour peu que sa structure soit peu intuitive, et c’est pas si simple que ça.

Le niveau suivant, c’est de modifier le code… Si la fonction est bien codée, c’est pas forcément si compliqué, mais il faut savoir coder.

On a donc quatre niveau d’interface.

C’est important de bien comprendre tout ça, et, a chaque fois qu’on veut que quelque chose soit paramétrable, de se demander quel est le niveau qui doit être défini. Tout n’a pas besoin d’être au niveau le plus haut. Exemple : définir le nombre de produits affichés sur une page liste. Cette contrainte évoluera peu, peut être même jamais. Mettre une telle info dans un fichier de paramètre est sans doute une bonne idée.

Quelle vision a Google du référencement des sites e-commerce ?

Quand j’ai vu les dernières news, sur les algos de Google pour gérer l’index de certains site, je me suis vraiment dit : « c’est quoi ce B… » :

Après une modification dans la page, le référencement de la page se met à faire du yoyo pendant des semaines, avant de bénéficier de l’amélioration prévue…

Je me suis demandé comment Google pouvait appliquer de tels algos, puisque le résultat est finalement de désavantager pendant des semaines un site qui devrait plutôt être avantagé.

En lisant des trucs de ci de là, j’ai fini par me faire une idée.

tout d’abord, cet algo sera appliqué que pour certaines pages, certains sites. Sur quels critères ? Et bien ça parait évident : sur les sites qui cherchent à améliorer leur référencement via du SEO, et pas via du contenu nouveau, intéressant, …. Bref, c’est bien le positionnement de google que de chercher à pénaliser ceux qui font du « SEO pour le SEO ».

En poussant le raisonnement un peu plus loin, je me suis dit qu’en fait, Google ne devait pas souhaiter bien indexer les sites e-commerce…

En fait, je pense que pour Google, le bon emplacement pour un site e-commerce est via les publicités, Adwords ou moteur de shopping, pas via le référencement naturel.

Parce que dans la plupart des cas, un site e-commerce ne s’indexe pas très naturellement (d’ou le travail de SEO), mais surtout parce que cela leur permet d’augmenter leurs revenus.

A voir : www.webrankinfo.com/dossiers/r-et-d/brevet-ranking-documents

A discuter avec votre spécialiste SEO (ce que je ne suis pas) 🙂

Formation « Les bases techniques du Web pour les non-techniciens » le 17 Septembre

Comme vous le savez sans doute, je donne des formations, en particulier avec le CCM Benchmark Group.

J’ai monté une nouvelle formation avec eux, sur les bases techniques du web, pour les non techniciens.

La formation s’adresse à toutes les personnes qui se retrouvent dans la situation de piloter des projets web, e-commerce ou autre.

On doit échanger avec les équipes techniques, et le dialogue n’est pas toujours simple 😉

La formation a lieu le 17 septembre donc,

il reste quelques places !

Pour en savoir plus, c’est par ici.

J’ai testé pour vous – Envoyer une carte postale depuis l’iphone

Je voulais voir comment ça marchait ce truc.

J’ai donc testé cet été l’application Cards.

Le principe, c’est de prendre une photo avec l’iphone, et, avec l’application, faire une décoration, mettre du texte.

On choisi le destinataire et zou, la carte est imprimée, postée et donc reçue un peu plus tard par votre destinataire.

L’application est plutôt sympa et facile à prendre en main, avec des effets d’animation à gogo pour les transitions…

Au final, ça marche mais j’ai carrément été choqué par le prix payé : 4€50 ! Pour envoyer une seule carte, c’est bien trop cher !

Et mon frère qui a reçu la carte a trouvé que c’était un brin impersonnel, de recevoir une carte imprimée et non griffonnée 😉

Bon, cette application ne va sans doute pas révolutionner l’envoie de cartes postales 😉

Treepodia – une solution pour illustrer les produits avec des vidéos… sans vidéo ;)

Illustrer les produits, enrichir la présentation des produits, on le sait, fait parti des « bonnes pratiques » pour vendre plus.

Mais le marchand est pris entre deux feux :

D’un côté, bien sûr, il veut vendre plus, ça c’est sûr !

Mais de l’autre, le marchand, il doit gérer sa marge, et donc choisir avec soin ses investissements.

Faire de la vidéo, ça coûte cher !

C’est à ce problème délicat que ce propose de répondre Treepodia.

La solution, c’est de faire de la vidéo sans vidéo. Trop fort 😉

En fait, il s’agit de faire des vidéos à partir de photos. Le plus simple est de regarder un exemple, comme celui là :

(cliquez sur l’image pour aller voir la démo)

Donc, il ne s’agit pas de vrai vidéos, mais d’une vidéo générée à partir de photos, d’animations, et d’un enregistrement audio (commentaire).

Cela me semble un très bon compromis, et, quand c’est bien fait, ça peut donner des résultats très sympas.

La solution est plutôt simple à mettre en oeuvre.

Le prix démarre à 100 € par mois :

Mais le plus intéressant, c’est que la boite s’engage sur un ROI de x4 minimum : 1 € investi doit au minimum en rapporter 4, c’est dans le contrat !

La boite démarre en France, vous pouvez contacter Olivier de ma part :

oliviera@treepodia.com

(je n’ai pas de comm. Je devrais en demander ? 😉 )

 

La page produit, c’est simple…

Rien de plus simple qu’une page produit !

Pourquoi se « faire des noeuds » pour rien ?

C’est :

  • Un nom de produit
  • Un texte de description
  • Quelques photos

Le produit est rangé quelque part, dans une catégories.

Voilà, fin du débat.

Heu, c’est un peu court…

Un produit peut être déclinable, en taille, en couleur, et en tout un tas d’autres choses (motif par exemple).

A-t-on une fiche produit par déclinaison ou est-ce la même fiche produit pour toutes les déclinaisons ?

Au fait, le stock, c’est pour une déclinaison…

Et puis pendant qu’on y est, le prix, il peut varier en fonction de certains critères.

Ah, ok.

Et c’est pas fini : a-t-on une seule page pour toutes les déclinaisons ?

La question est simple mais pas la réponse.

Cela dépend des cas.

En général, on a bien une seule fiche produit pour la déclinaison en taille. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’une variable « technique », qui n’a pas de valeur sur les pages listes par exemple.

Mais ce n’est pas forcément le cas pour d’autres critères, comme une déclinaison par couleur. Suivant les cas, il peut être intéressant d’avoir une fiche produit spécifique par couleur, avec une URL et donc un référencement spécifique. Si le client cherche un pull rouge, c’est pas mal que cette page remonte chez google, non ?

Oui mais si on a 30 couleurs de pull, vous imaginez la tête des pages listes, qui vont être remplies de toutes les déclinaisons de couleur ?

Sur cet exemple, on voit bien que cette simple question a des réponses riches, pour un même site.

Et je n’ai pas parlé du moteur de recherche interne au site, qui doit permettre d’aller directement sur la bonne fiche si l’internaute cherche « pull rouge ».

Et si je reviens sur les tailles, on peut aussi bien améiorer l’expérience client, en permettant des filtres sur les tailles dès les pages listes. Exemple : je ne cherche que des chaussures en 43. ça serait pas mal que, quand je clique sur la chaussure qui me plait, j’arrive directement sur la chaussure en 43, non ?

bon, j’arrête là, parce que, normalement, vous avez compris mon idée : une page produit n’est pas simple du tout ! C’est même réellement un « objet » complexe.

Et je n’ai pas parlé de personnalisation, d’attributs variables, de comparaison de produits, …

Bref, le produit, c’est un monde… un monde modélisé d’ailleurs par des logiciels, qu’on appellent des PIM : Product Information Management. Si je devais concevoir un système e-commerce, je commencerais par là ;).

Prestashop optimise la version 1.4 et prépare la suite…

Prestashop vient de sortir une toute dernière version de la solution e-commerce.

Ce n’est pas une release majeure, on sait tous que la prochaine version importante, c’est la 1.5, qui est en préparation…

Cette version semble tout à fait intéressante, en ce sens qu’elle apporterait un gain de performance tout à fait significatif.

Quand on sait l’importance d’avoir des boutiques qui répondent vite, ce graphique donne envie d’essayer, non ?

Voir l’article complet sur le blog de prestashop, avec la liste des améliorations, et pleins d’autres infos, en particulier sur la procédure pour migrer vers cette version.

Dior : Total Luxe

La France, c’est (aussi) le pays du luxe : ces marques que le monde entier nous envie, qui vendent des produits avec des prix sans limite… vers le haut.

Ces marques ont su pousser très loin le marketing : l’univers de la marque, son image, et la part du rêve qui y est associée.

Comment ces marques appréhendent-elles le Web ?

Prenons une marque – Dior :

La page d’accueil est incroyable, magnifique.

Essayez, c’est génial : le fond d’écran affiche un film, en fonction de la section qu’on survol. Et c’est fait en HTML5 bien sûr.

entrons dans un rayon e-commerce… Le maquillage par exemple :

On arrive sur une page d’accueil thématique, là encore plutôt réussie et complètement immersive :

Le survol de Maquillage permet de dérouler un menu XXL :

Ce n’est pas le premier menu de ce type qu’on voit, mais là, c’est très bien fait, équilibré…

Allons voir la page catégorie des rouges à lèvres :

C’est bien une page catégorie, avec la liste des produits, mais la partie immersive est importante, et permet à Dior de travailler son image de luxe, et de présenter ses produits… pour les vendre.

Bon, allons voir un produit :

Remarquez que la page est élastique, et s’adapte à la largeur de l’écran. : la taille de la photo s’adapte, les éléments se repositionnent : pas mal !

La suite du processus achat est plus classique et toujours plutôt bien réalisé.

Le SEO n’a pas été complètement oublié, les URL sont travaillées, et, j’ai fait quelques essais, les produits ressortent dans google, même si Sephora s’en sort mieux… ce qui est logique en fait.

en fait, je comptais faire un article pour montrer plusieurs marques, mais ce site m’a impressionné : cela fait pas mal d’années que ces marques cherchent comment conjuguer luxe et e-commerce. Ce site est l’une des plus belle réalisation dans ce domaine.