Archives de l’auteur : François

Payzen, plateforme de paiement innovante

Pour un site e-commerce, la solution de paiement est importante, tant pour les clients que pour le back office.

Pour les clients, il s’agit de leur proposer une interface fiable, rassurante, efficace, rapide.

Pour le back office, il y a aussi des enjeux : la qualité de l’interface du back office permet aux équipes de mieux travailler et de gagner du temps.

Les deux faces de ce sujet sont clés !

Côté Front Office, on peut comparer très facilement ce que proposent les différentes solutions.

Je pense que l’avenir est plutôt au paiement déporté sur le site de la banque, mais pour que cela soit réellement performant, il faudra encore améliorer certains points, et permettre de :

  • Mieux personnaliser le traitement des erreurs sur la page de paiement (aspect souvent délaissé, à tord) ;
  • Permettre d’ajouter des éléments dynamiques sur la page, pour afficher, par exemple, le contenu du panier.

Côté back office, j’ai passé un peu de temps avec Payzen.

Paysen est l’un des PSP (Payement Service Provider) du marché.

La solution a de belles références, comme Alinea, Edel…

En fait, derrière Payzen, il y a Lyra Network.

Lyra network, c’est 2 milliard € de transactions en 2009 !

La solution respecte toutes les normes de sécurité du marché comme PCI-DSS (norme de sécurité américaine pour le paiement en ligne).

Côté back office, PayZen propose un back office très pro, très propre, et plutôt riche.

L’interface a clairement été réfléchie pour être facile à utiliser, et propose tout un tas d’options permettant de gagner du temps.

Exemples :

  • On peut effectuer une recherche, sur tous les paiements effectués depuis une carte, par un simple drag & drop
  • On peut personnaliser facilement et rapidement la liste des transactions : changer l’ordre de tri, changer l’ordre des colonnes, ajouter une colonne….

Autre point qui m’a semblé intéressant : la solution permet de programmer la personnalisation des pages front office de paiement, directement depuis le back office.

Côté fonctionnel, la solution permet de gérer les paiements récurrents (abonnements, …), intègre un mécanisme de détection des fraudes (avec un mécanisme de scoring à venir prochainement).

D’un point de vue technique, la solution a développé des connecteurs vers les principales solutions e-commerce du marché : Prestashop, Magento, OS Commerce.

La solution peut également être intégrée sur le site.

Si le paiement n’est pas intégré, il se déroule en trois étapes :

  1. Choix du type de paiement (cette page peut intégrer le Paypal)
  2. Paiement
  3. Confirmation de paiement, avec affichage du numéro de transaction.

 

 

L’avenir de Siri passera par les API

Siri, le nouveau service vocal, intégré à l’iPhone, est pour l’instant en beta.

Ce qui limite fortement l’usage, ce sont les services intégrés.

Logiquement, Apple devrait proposer aux développeurs de pouvoir enrichir Siri avec de nouveaux services.

A suivre de très près car alors, cela permettrait d’étendre Siri à … beaucoup de choses, et donc rendre le service bien plus riche, intéressant.

Je ne suis pas certain que cela va arriver car :

  • Il peut y avoir des freins techniques : pour qu’un tel service marche, il faut limiter le nombre d’entrées possible. Sinon, il peut y avoir un risque d’ambiguïté entre les services, et cela pourrait dégrader globalement la qualité des réponses.
  • Pour les développeurs, ça pourrait être un moyen de s’interposer entre Siri et les services d’Apple. Apple prendrait le risque que ces propres applications soient moins utilisées, au profit d’applications tierces.
Le deuxième point est au coeur de la « double contrainte » d’Apple. L’ouverture donne un grand dynamisme, mais en même temps Apple cherche à mettre en avant ses propres applications…
Ces articles abordent le même sujet finalement : comment étendre le service de SIRI :

Dropbox, la boite qui ne s’est pas laissée rachetée par Steve Jobs

Intéressante cette vidéo  :

Ce jeune gars est le patron de DropBox.

Steve Jobs voulait acheter cette boite, pour exploiter la technologie pour son iCloud.

Dropbox a simplement refusé, refusé de devenir une « simple feature » pour Apple, et pour poursuivre sa route, son « rêve d’entrepreneur ».

Bon, il faut dire que la boite va plutôt bien, avec 50 millions de comptes, 240 Millions $ de revenus, pour 70 ingénieurs… Not so bad ;).

Bravo pour le courage de ce véritable entrepreneur, quelque soit la suite de l’histoire.

Je connais un gars, qui avait monté une startup en 1999. quelques mois après la création, une grosse société française lui propose de le racheter, pour 150 Millions d’euros. La boite ne valait rien à l’époque. Le gars a refusé, la boite a ensuite fait une levée de fonds, c’est faite racheté par une boite qui a coulé, et finalement, mon copain a tout perdu… Après avoir refuser une offre qui aurait fait de lui quelqu’un de vraiment très riche.

Je lui ai demandé : pourquoi avoir refuser ?

Il m’a dit : on n’avait pas eu le temps de « jouer » ;). Pas de regret !

Amazon fait de l’AB Testing aux US sur sa nouvelle Home

Grâce à Benjamin, on c’est rendu compte que Amazon avait bien changé sa home US, mais pas pour tout le monde !

J’ai fait des tests, et réussi, sur la même machine, à avoir simultanément les deux versions :

Cela veut dire que l’AB testing d’Amazon n’est pas dépendant de l’adresse IP ;).

Je vous propose une analyse, complémentaire par rapport à ce que j’ai décrit hier.

Hier, j’ai principalement parlé du menu de gauche. Important ce menu, mais le header du site a bien changé, et cela vaut le coup de bien regarder les changements.

Les deux headers donc:

L’ancien :

 

 

Le nouveau : 

 

Ce qui saute aux yeux, c’est à quel point le nouveau header est dépouillé, sobre.

Le bouton, pour ouvrir le menu principal est discret, ce qui est un choix audacieux, parce que c’est la porte d’entrée sur l’ensemble du catalogue !

Fini également la barre bleue, qui permettait de bien mettre en avant le moteur de recherche, la panier et la wish list.

Bon, la barre est remplacée par une barre légèrement dégradée de gris, qui fait la part belle au moteur de recherche. Le bouton pour lancer la recherche est l’élément le plus visible. Le choix du rayon pour spécialiser la recherche est bien plus discret. Peut être Amazon c’est il rendu compte que finalement, les internautes utilisaient pas tant que ça cette fonction ?

A droite de la zone de recherche, un bloc permet de gérer l’identification. Cette identification se déplace donc par rapport à l’ancienne version (tout en haut sur l’ancienne version, à droite du logo).

Ensuite, on retouve le panier, et la wish list.

Le fonctionnement dynamique est changé, puisque maintenant, ces boutons s’ouvrent au survol de la souris :

J’y passerais des heures 😉

Alors, vous aimez mieux l’ancienne version ou la nouvelle ?

A suivre, il sera intéressant de voir ce que fera Amazon suite à cette campagne d’AB testing.

Breaking news : Oracle achète Endeca

A peu près un an après avoir acheté ATG, Oracle vient d’annoncer l’acquisition de Endeca, solution de searchandising.

Le searchandising, pour ceux qui découvrent ce blog ( 😉 ), c’est une solution logicielle, qui enrichie le système e-commerce, et qui vise à « proposer le bon produit, au bon moment, au bon client ».

C’est donc un composant logiciel, qui se branche sur le front, et qui permet de :

  • Gérer les catégories, avec des notions de filtres avancées
  • Gérer un moteur de recherche, avec des résultats même si la recherche est imprécise (correction de fautes de frappe ou d’orthographe)
  • Trier intelligemment les produits, pour présenter en tête de liste les produits qui se vendent plus
  • Proposer automatiquement des liens entre les produits (cross selling automatique intelligent)
Oracle devrait proposer une intégration packagée entre les produits ATG et Endeca.
Cela ciblera probablement les très gros projets (ce qui est déjà le cas de ATG).
Les autres acteurs du domaine sont :
  • FredHopper, racheté par SDL, mais qui reste une entité autonome sur son métier
  • Compario, solution française
  • Et d’autres solutions, comme Autonomy, Celebros, FactFinder
A suivre, il y aura sans doute d’autres annonces sur ce secteur stratégique.
(merci Adrien pour l’info)

Amazon US change de look

Quand Amazon change sa charte, le moins que l’on puisse faire, c’est d’analyser les changements.

Amazon, c’est quand même le numéro un mondial !

Donc, la home et les menus du site US ont été revus :

C’est surtout le header qui a été revu, avec un bloc recherche retravaillé.

Le menu principale est bien changé aussi, et il apparait, sur la home, replié.

Si on le déplie, ça donne ça :

A comparer au menu d’avant, toujours en ligne sur le site Français :

Au delà des changements cosmétiques, ce qui marque, c’est la mise en avant de tout ce qui est digital : Amazon croit fortement en la vente de produits dématérialisés, et met cette offre bien en avant !

Ainsi, les 7 premiers items sont tous des offres dématérialisées !

A voir aussi, les sous menus, bien plus travaillés que dans l’ancienne version  :

C’est très sobre, très clean, avec du merchandising (push d’un produit en bas).

Le comportement dynamique du menu est également bien plus travaillé, avec des « tempo » donnant un comportement bien plus agréable que dans l’ancienne version :

Cette version devrait arriver en France d’ici quelques semaines / mois ?

Data publica ouvre sa boutique en ligne et fête ça !

Data Publica, c’est une jeune société, qui fédère a peu près tout ce qui se fait au niveau données, et les publient sur son site.

Jusqu’à aujourd’hui, le site donnait accès a des milliers de sources de données, très variées :

Et bien d’ici quelques heures, le site va, en complément, proposer des données payantes.

Dans un premier temps, le fonctionnement sera basé sur un mode de téléchargement :

  • Je recherche l’info qui m’intéresse
  • Une fois trouvée, je la mets dans mon panier
  • Je paye
  • J’accède à une URL qui me permet de télécharger le fichier de données.
Il n’y a pas de DRM, mais le client s’engage, via les CGV, à ne pas partager les données.
Mais pourquoi vendre des données me direz vous ?
Et bien c’est simple :
  • Soit une donnée est publique, elle fait partie du « bien publique », et elle doit être gratuite
  • Soit une donnée n’est pas publique : c’est une entreprise, une personne qui a travaillé pour la fabriquer, et tout travaille mérite salaire (je ne vais pas vous faire le coup de travailler plus pour… non, je ne le ferais pas 😉 )
Bon, par le suite, le système évoluera pour proposer d’autres modes d’accès aux données : 
  • Abonnement : je m’abonne, pendant un an par exemple, pour recevoir toutes les mises à jour d’un fichier de données
  • API : dans ce cas, le client paye à l’accès.
Dès l’ouverture du site e-commerce, Data-Publica proposera une centaine de jeux de données payantes (le site propose des milliers de jeux de données gratuites).
Exemples de données payantes :
  • Listes à utiliser pour du marketing direct (liste de tous les établissements publics sur une région par exemple. Vendu quelques centaines d’euros.
  • Liste de tous les modèles de voiture, quelques dizaines d’euros
  • Modèle prédictif politique : il s’agit d’une offre qui mixe les données politiques avec des données d’analyse de population (métier, revenus, …). Assez pointu ;).

Pour fêter ça, Data Publica propose un petit évènement public.

C’est mercredi, 18 à 20h, chez Data Publica (23 avenue d’Italie – Métro Place d’Italie).

Pour s’inscrire, c’est ici. J’ai entendu dire que Gilles Babinet, Mr président du CNN himself, serait de la partie :).

note : pour qu’il n’y ai pas d’embiguïté, sachez que je suis actionnaire de Data-Publica. Araok a été à l’origine, avec d’autres sociétés, de ce (très beau) projet.

Gabriel : de la Magento Academy à l’e-commerce Academy

Je vous propose quelques notes, prisent lors d’un échange avec Gabriel Bouhatous, l’un des fondateur de la Magento Academy.

La Magento academy a été ouverte en novembre 2009.

Les fondateurs avaient tous une vrai expérience sur Magento.

Initialement, on ne faisait que de la formation Magento, décliné en trois formations : utilisateur, développeur et intégrateur.

A partir de septembre 2009, on a enrichi l’offre, avec de nouvelles formations : chef de projet, ingénieur commercial et formation ad-hoc.

On s’est rendu compte que les équipes formés avaient besoin d’autres types de suport.

On a donc décidé de lancer des prestations de conseil et d’audit, début 2011.

Audit : c’est maintenant une offre « packagée » :  3 jours pour le Front, 3 jours pour le back, ou 4 jours pour l’ensemble. On a développé des outils qui permettent d’automatiser en partie ces audits, et de nous faire gagner beaucoup de temps.

Le prix à la journée est de 800 € par jour.

Le résultat d’un audit est une véritable feuille de route, avec des actions à réaliser, le niveau d’urgence et le coût estimé.

Un audit porte sur le respect des bonnes pratiques, la performance du site, et des éléments spécifiques.

On a réalisé dix audits le mois dernier.

Ce que j’ai remarqué, c’est que les responsables ont une grande confiance dans leur site, sur la façon dont il a été réalisé… jusqu’à la catastrophe. Exemple resent : un site qui a raté les soldes parce que le site c’est écroulé. Bilan estimé : 300 000 € de pertes… qui auraient pu être gagnée en traitant le problème au bon moment.

Conseil : Il s’agit de différents types de missions, d’accompagnement sur des projets e-commerce. On aide, par exemple, à cadrer un cahier des charges de manière à ce que la réalisation soit facile avec Magento. L’objectif de ces missions est bien souvent de faire gagner de l’argent, en développant plus vite,et mieux.

Le prix à la journée pour ces missions de conseil est de 1400 € la journée.

Depuis cet été, on a fait évoluer la Magento Academy en e-commerce Academy.

Nous avons intégré trois nouvelles solutions :

Chaque solution a son propre « pool » d’experts.

Chaque expert est donc spécialisé sur une solution.

Nous n’intervenons pas en conseil sur le choix d’une solution, mais sur du conseil, audit et formation sur chacune des solutions.

L’offre est complètement adapté à chaque solution.

On regarde ce qui se passe, et on ajoutera probablement d’autres solutions dans les mois qui viennent. Pas nécessairement des solutions open source PHP ;).

Dans notre univers, les choses évoluent très vite. Hier, le leader était OS-Commerce. D’autres acteurs sont leaders aujourd’hui, et il y en aura sans doute de nouveaux dans quelques mois… La roue tourne.

Ce qui est important, quand on choisi une solution, ce n’est pas tant la richesse fonctionnelle que la taille et le dynamisme de la communauté associée.