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Le prix ARAOK de l’ergonomie : Legallais.com

Comme je vois un peu partout fleurir des prix de ceci ou de cela, je me suis dit que j’allais faire mon propre prix, voilà ;).

Bon, je dois dire que ce qui a motivé aussi ce billet, c’est un prix que j’ai vu, pour un site que j’ai trouvé plutôt mal fait…

Et je me suis dit : halte là ! On doit savoir faire de plus belles choses en France !

Donc, je décerne (à l’unanimité) le prix de l’ergonomie à Legallais.com :

legallais

C’est un site B2B, qui vend des fournitures pour les artisans.

Ce qui me marque sur ce site, c’est le travail très appliqué pour donner une grande lisibilité, une grande cohérence.

Ce qui est cliquable est bien identifié comme tel.

Les photos sont bien travaillées, les visuels de qualités.

lagallais. Page produit

Et pourtant, vu le nombre de références qu’ils ont, c’est un vrai challenge !

Le site fonctionne très bien, les résultats sont là…

Bravo à Nicolas et son équipe pour son travail !

Et vous, a qui donneriez vous le prix de l’ergonomie ?

Communication 2.0 versus 1.0 pour les marques

Encore un déjeuner-débat hier midi à Araok!.

Le sujet : les évolutions, ou révolutions, pour la communication des marques.

Depuis l’avènement des médias de masse (pas si longtemps que ça donc), les marques mettent en place une communication descendante, et uniquement descendante : le message part « d’en haut » (la marque), et descend vers le « bas », le peuple.

Et ça marche plutôt bien… Prenez les marques de luxe par exemple : la communication, l’art de parler des produits est extrêmement développé. Et cela permet de bien vendre, d’avoir des prix très élevés, et sans rapport avec les coûts de productions.

Les « marketteurs » travaille sur plusieurs angles : la rareté, la beauté, la qualité, …

On parle du luxe, on peut aussi parler d’une marque comme Apple, qui fait du beau, du design et qui ne fait pas vraiment de « co création »…

Les supports pour diffuser cette bonne parole sont les supports classiques (4×3, radio, télévision, presse, …) et maintenant Internet, mais toujours dans une logique de communication descendante.

Donc ça, c’est la communication 1.0.

Le « courant » 2.0, c’est de dire que la communication doit exister dans l’autre sens :

Grâce à Internet, chacun peut s’exprimer sur une marque, un produit.

En particulier, si un client est mécontent, il va probablement le dire sur Internet.

Et si le problème dont il parle n’est pas un problème isolé, mais plutôt un problème structurel, et bien des centaines d’autres avis viendront s’ajouter, créant un « bad buzz » sur la marque concerné.

Tout marketeur va souhaiter réagir…

La réaction « 1.0 », c’est tenter d’étouffer le buzz : intimidations, pressions de toutes sortes : tout est bon pour étouffer la révolte. Cette réaction est voué à l’échec… C’est un peu comme si vous cherchiez à faire un barrage contre le pacifique ;).

La réaction « 1.1 », c’est tenter de répondre aux différents clients mécontents, mais sans vraiment traiter la source du problème (un SAV désorganisé, un problème sur un produit, …).

La réaction « 2.0 », c’est aller beaucoup plus loin : il s’agit d’analyser, de manière humble, avec les clients, ce qui ne marche pas, et de chercher les solutions. Les « vrais » solutions. Il ne s’agit donc plus de communication, mais de remise en question profonde de l’entreprise et de son fonctionnement, en s’appuyant sur les demandes des clients.

Dans le monde 2.0, on parle donc de co-création, d’animation de communautés, …

Souvent, on rencontre des « intégristes », qui ne jurent que par le « 1.0 » ou « 2.0 ».

Ce qu’on pense, nous, c’est que les deux modes de communications vont coexister.

Il semble bien évident que les marques vont continuer à créer des produits, et vont communiquer sur ces produits, de manière descendante donc.

Si le média télévision va baisser dans les années à venir, cela restera un média ayant un certain impact.

Et puis Internet est effectivement un média complémentaire pour « descendre » la bonne parole, et pas uniquement un média pour dialoguer.

Enfin, les 4×3 ne sont pas prêt de disparaitre.

Donc, la communication « 1.0 » va se poursuivre.

Dans le même temps, les entreprises vont apprendre à effectivement écouter les clients, et prendre vraiment en compte les demandes des clients. Du moins, elle n’auront pas le choix… Celles qui ne sauront pas le faire vont avoir mal !

La communication 1.0 va donc apprendre à cohabiter avec la communication 2.0 !

Regioneo, la place de marché des petits producteurs

Regioneo propose de mettre en relation les consommateurs avec les petits producteurs locaux.

Page d'accueil de Regioneo

Regioneo ne vend donc rien directement, ce sont les producteurs, inscrits sur le site, qui réalisent les ventes.

On est donc pour le consommateurs en face d’un panier multi-marchands :

Page panier de Regioneo

Dans la page panier, les produits sont regroupé par producteur.

Le site est plutôt bien fait.

On peut chercher des produits par région, par type, par producteur…

Bonne route à l’équipe de Régioneo !

Et le panier devint multi-marchand

Bon, le phénomène n’est pas nouveau.

Quand les marchands décident d’ouvrir leurs rayons à d’autres vendeurs, nécessairement, le panier doit pouvoir accueillir des produits vendus par plusieurs marchands.

Cette évolution est loin d’être neutre, en particulier pour le consommateur.

Quand le client se promène dans les rayons, il ne voit pas forcément que le produit n’est pas vendu par le site.

C’est bien souvent au moment d’entrer dans le processus achat que les choses apparaissent bien clairement… ou pas très clairement d’ailleurs !

Là, les choses se compliquent pour le client :

  • Les produits seront expédiés marchand par marchand, chacun prenant ses propres frais de transports ;
  • Pour le client, il va falloir suivre, gérer, autant de commande et de livraison qu’il y a de marchands.

Et en cas de problème :

  • Qui est responsable ?
  • J’achète sur le site Machin, et le vendeur Truc ne me livre pas le bon produit. Je me retourne vers qui ? Moi, Truc, je le connais pas…

Tout cela est en cours de construction et mériterait bien plus qu’un billet (un livre, ça serait plus raisonnable).

Cette tendance de fond a, à mon avis, des concéquences lourdes :

En poussant l’idée un petit peu plus loin, un site de shopping peut très bien devenir une place de marché multi-marchands.

Va-t-on voir apparaitre un panier sur les sites comme Le Guide ou Shopping.com ?

Spoonkey / Speedform augmente le taux de transformation

Le taux de transformation est évidemment un facteur clé pour réussir sa boutique e-commerce.

L’équation est simple : vous payez pour faire venir les clients.

Plus le taux de transformation est élevé, et plus l’investissement est rentable.

Michaël Cru, Patron de Spoonkey, vient de me transmettre les résultats, qu’il a pu effectuer sur de très beaux comptes Français.

Speedform, c’est une solution permettant à l’internaute de pré-remplir le formulaire, à partir du numéro de téléphone de l’internaute.

Voici un petit exemple, qui permet de voir ce que ça donne :

Maintenant, les résultats concrets

La page qui permet de saisir l’adresse des clients a taux d’abandon compris entre 20% et 60% (il serait d’ailleurs intéressant d’analyser d’où viennent ces différences, mais je m’égare…).

Et bien, pour un site ayant un taux d’abandon de 20%, le gain est compris entre 1,4 et 1,9… Dans le pire des cas, on arrive donc à un taux d’abandon de 18,6%.

Le gain est encore bien meilleur quand le taux d’abandon est de 60%. Dans ce cas, le gain peut aller jusqu’à 4,4 % !

Il n’y a pas grand chose à ajouter !

La fin des marques et des marchés de masses ?

Pour certains, Internet, c’est la fin des marques et des marchés de masse.

Grâce au Web, le petit producteur peut vendre directement à ses clients, aux quatre coins du monde.

Cette analyse est en parti portée par des gars comme Jeff Jarvis, auteur en particulier d’un bouquin sur Google.

La théorie est sans doute intéressante !

Intéressant surtout, je pense, de remettre ça en perspective, sur une période de temps un peu plus longue.

C’est en effet le développement des médias de masse (journaux, télévisions) qui ont poussés au développement de marques mondiales, globales.

Alors, au moment ou ces médias vacillent, il est tentant de se dire que le développement des marques peut être complètement remis en question avec l’avènement d’un média réellement différent.

Certe, mais d’un autre côté, d’autres acteurs ont une théorie presque opposée :

Jacques-Antoine Granjon, patron de Ventes privées par exemple (et bien d’autres) ne jurent que par les marques, et pensent qu’Internet de laissera émerger, en fin de compte, que quelques leaders, qui écraseront le marché

Alors, de quoi sera fait l’avenir ?

Bing ou comment challenger Google ?

Un peu de concrêt pour commencer :

Parts de recherche Bing

ça, c’est la répartition des recherches sur un site avec pas mal d’audience.

Donc, Bing, c’est déjà 3% du trafic.

Maintenant, quels sont les leviers de Microsoft pour monter en puissance ?

Jusqu’ici, Microsoft utilisait bien souvent Windows comme levier, en installant Internet Explorer et le moteur de recherche maison par défaut lors de l’installation de l’OS.

Si j’ai bien suivi, ça ne devrait plus être le cas avec Windows 7.

Il va donc falloir se différentier sur le fond : sur le service.

Bing va donc essayer de se battre de front avec Google, et proposer un meilleur service.

J’étais invité il y a quelques jours à l’évènement qu’organise Ciao pour ces meilleurs clients.

J’ai ainsi pu avoir une présentation « avancée » de Bing, par l’un des responsable de la R&D côté europe : Jordi Ribas.

L’un des axes de recherche de Microsoft, c’est de permettre aux internautes d’aller plus vite vers la bonne page.

Pour faire ça, Bing propose plusieurs axes :

bing : Résultats sur Fedex

Bon, déjà, pour « jouer », il faut configurer Bing en mode « USA », version actuellement bien plus avancée que notre version locale.

L’élément clé, c’est la colonne de gauche, qui permet, comme sur de plus en plus de sites marchands, d’affiner la recherche.

Cette colonne est alimenter de manière semi automatique : avec des programmes et un brin d’intervention humaine.

Autre élément : Microsoft essaye de pousser plus d’infos directement exploitable par l’internaute.

Ici, pour Fedex, on peut directement faire le tracking d’un colis.

Sur d’autres recherches, Bing propose directement les résultats sportifs, …

Autre nouveauté : le mode « preview ».

Avant de cliquer sur un lien, on peut voir un « résumé » de la page cible.

Enfin, quand ce qui est cherché est probablement un produit, Bing propose directement des informations de type « moteur de shopping » :

bing : résultat pour un produit

En synthèse

Est-ce que ces axes permettront à Microsoft de réellement ébranler la suprématie Google ?

Est-ce une tendance de fond, que d’intégrer le moteur de recherche avec le moteur de shopping ?

Google pourrait aussi avancer dans cette direction…

C’est un axe à double tranchant pour ces acteurs : vous imaginez, au bout de quelques temps, quand la page d’accueil de ces moteurs sera entièrement remplie par des liens vers des services maison ?

L’anti-trust ne serait sans doute pas très loin…

Autre point clé : finalement, la domination Google est très intéressante pour le SEO : il « suffit » de travailler son référencement par rapport à un seul acteur.

Vous imaginez si le marché se morcelle ? Vous faite une modification, et hop, vous montez d’un côté et descendez de l’autre… L’enfer !

Nouvelle interface pour Se Loger

SeLoger, vous connaissez sans doute, c’est probablement la plus grande agence immobilière en ligne.

Page d'accueil de Se Loger

Chercher un bien immobilier, c’est pas si simple que ça : pas mal de critères, plus ou moins fixes…

La nouvelle version me semble très intéressante, et est clairement beaucoup plus efficace que la version précédente.

Déjà, au niveau de la page d’accueil, il y a finalement pas tant que ça de champs mis en avant. SeLoger a su trouver les critères clés :

  • Achat ou location
  • Lieu
  • Surface
  • et Budget

Très bonne idée aussi que de pouvoir entrer plusieurs localisations dans le même champs.

Le résultat de la recherche mérite également le détour :

SeLoger : résultat de la recherche

La zone intéressante n’est évidemment pas la colonne de droite (publicités).

La colonne centrale reste basique : SeLoger affiche la liste des produits correspondants à la recherche.

La colonne intéressante, c’est celle de gauche, qui permet d’affiner dynamiquement la recherche, avec pas mal de critères : type de bien, nombre de pièces, …

Dynamiquement, car la modification des filtres est prise en compte dès qu’on change un critère, et la colonne centrale, avec les produits donc, est mise à jour presque instantanément.

On est exactement au cœur de ce que je crois être la valeur sur Internet : une vrai vision du service, orientée client, avec une très bonne réalisation technique.

tous ces éléments sont interdépendants.

La Transparence des prix sur iPhone

La Transparence des prix est un nouveau comparateur de prix (j’en avais parlé ici).

Ils avaient annoncé une application iPhone : et bien, elle est sortie (et disponible ici).

Premiers résultats de mes tests :

Accueil de La Transparence des Prix sur iPhone

Page d’accueil : Ce qui est mis en avant, ce sont les catégories.

Bon, la fonction clé est probablement la recherche :

Recherche sur La Transparence des Prix

Exemple de résultat de recherche : plutôt bien présenté.

Sur sélection d’un produit :

La Transparence des Prix

Pas mal, mais on n’a pas d’infos sur le produit (pas vraiment de fiche produit).

En dessous, on a les offres des marchands.

L’intégration s’arrête là, parce que si on sélectionne une offre, on est débranché sur la page du site… Page qui n’est pas forcément adapté à l’iPhone.

Bravo à cette équipe pour cette première application. C’est évidement une très bonne idée que d’avoir une application de ce type sur l’iPhone.