Archives par mot-clé : e-commerce

Retour sur mes prédictions 2008

Je m’étais prêté au jeu des prédictions, début 2008.

Contexte matériel et logiciel

Explosion des interfaces multi-touch

Plutôt bien vu, même si ça se développe pas si vite que ça.

On voit quand même que les autres acteurs vont dans cette direction. Exemple : HP qui sort un PC de bureau avec une interface inspirée de ce que fait Apple.

Vrai lancement des disques durs SSD

Bien vu, même si la véritable démocratisation sera plutôt pour les deux cinq années à venir.

Sortie d’un ordinateur utilisant l’interface type DS

C’était une prédiction assez risqué, même si je suis certain que ça va venir…
Bon, pas de portable encore sur le marché, mais l’annonce du XO2 va bien dans ce sens.

Deux écrans pour un portable...

Deux écrans pour un portable...

Samsung a également fait la démonstration d’un mobile utilisant deux grands écrans OLED… Magnifique ! (mais impossible de retrouver une image sur le net…)

Rachat (très cher) de Facebook par un grand (Google ? Microsoft ? Yahoo ?)

Complètement perdu !
Facebook reste indépendant… et Yahoo est en pleine déroute !

Bataille sur le terrain des interfaces riches : avantage Adobe

Gagné. Sylverlight progresse, mais Adobe garde un net avantage, et renforce sa position avec des mises à jours tout azimut.

Et pour le e-commerce…

Les grands acteurs multiplient les expériences “rich commerce”

Gagné. A voir par exemple ce que fait la Fnac. Pour la stratégie « beurre et argent du beurre », à voir ce que fait Leroy Merlin avec le site toutrenover.

Développement de la poche de valeur, entre les marchands et les clients

Encore gagné, avec par exemple l’incroyable développement de Twenga ou le lancement de LetsBuyIt.

Vrai démarrage du m-commerce

Euh, encore un peu optimiste sur ce sujet ! Il y a bien des expérimentations, mais objectivement, il n’y a pas encore d’offre significatives.
Bien sur, il y a de biens belles applications sur l’iPhone (ebay) mais bon, l’iphone n’est pas encore le portable de tout le monde ;).

Mon métier #1 – Conception de l’interface d’un site e-commerce

Je me rends compte que, bien souvent, mes interlocuteurs ne comprennent pas bien le métier d’Araok.

J’ai donc décidé de rédiger une série de billets pour présenter quelques facettes du métier de conseil en e-commerce.

La demande, c’est un client qui souhaite ouvrir une boutique en ligne, soit parce qu’il n’en a pas, soit parce qu’il veut améliorer son site e-commerce existant.

Pour répondre globalement à cette demande, il faut penser à un cahier des charges complet.

Ce que je propose ici, c’est de se focaliser sur une partie de ce travail : la conception de l’interface du site e-commerce.

Le résultat de ce travail est au minimum :

  • Un document qui décrit le site avec un schéma de navigation entre les pages du site (sitemap) et le contenu de chaque page (zoning).
  • Un document qui décrit les règles d’ergonomie qui devront être mises en œuvre afin d’avoir un bon taux de transformation.

Il m’est arrivé de faire ce travail sur des missions assez courtes, où l’on me demandait juste de produire ce document de conception.

Mais certains clients veulent aller plus loin, et me demandent d’étayer la proposition. Dans ce cas, l’idée, c’est de prendre plus de temps, pour bien analyser ce qui se passe dans l’écosystème du client : concurrents ou acteurs proches.

L’idée n’est pas forcément de copier, mais de prendre le temps de « s’imprégner » de ce qui est possible.

Le savoir faire, pour produire un bon travail, c’est :

  • Très bien connaitre le e-commerce, et savoir ce qui se fait, en terme de schéma de navigation, d’interface, d’ergonomie, … Grâce à ce savoir-faire, on fait gagner beaucoup d’argent au client : 1) parce que cette « culture » permet de converger plus vite vers les bons choix, et 2) parce que les solutions proposées sont celles qui transformeront le plus ;
  • Avoir un vrai sens de l’écoute, pour bien prendre le temps de comprendre l’attente de l’entreprise : ses besoins, ses envies, l’image qu’elle souhaite véhiculer, ses valeurs, le budget et les délais pour la sortie de la boutique…
  • Maîtriser suffisamment la technologie sous-jacente, pour savoir très rapidement ce qui est faisable de ce qui ne l’est pas, et pouvoir estimer pratiquement en temps réel les coûts et les délais des différentes options proposées.
  • Avoir un sens aigu de la cohérence : un site d’e-commerce est une véritable application logicielle. Il est donc indispensable de bien réfléchir à l’ensemble des options qui seront proposées, et à la façon dont elles seront présentées. Les Internautes se font très rapidement une opinion sur un site. Je suis convaincu que la cohérence du site est un élément clé.

Ce travail se poursuit avec l’intervention du designer, qui va intégrer le design par dessus le « zoning ». Dans la plupart des cas, je travaille directement avec le designer, que j’ai proposé ou qui est choisi par le client. Dans tous les cas, ce travail en binome avec le designer est très important. Le designer apporte son savoir faire pour proposer du « beau » pendant que le consultant e-commerce apporte son expertise ergonomique, pour que le site transforme plus.

Améliorer son site avec le MVT et Interwoven Optimost

MVT ?

Oui : Multi Variable Testing !

Bon, vous avez un site.

Vous payez (cher) pour faire venir du monde.

Mais la vie est cruelle : sur 100 visiteurs qui arrivent sur le site, 3 ou 4 visiteurs vont « transformer » (c’est à dire faire ce qu’on attend d’eux, qui peut être différent suivant les sites : acheter, remplir un formulaire, …).

Donc, améliorer son site est bien évidemment une obsession bien naturelle pour tout e-marchand.

Améliorer son site e-commerce, c’est (par exemple) :

  • Augmenter le nombre de clients qui achètent (augmenter le taux de conversion donc) ;
  • Augmenter le panier moyen ;
  • Augmenter la marge, en priorisant certains produits, en optimisant l’achat des mots clés et le parcours des clients qui viennent à partir de ces mots clés, …

Pour faire ça, on peut faire appel à du conseil, et ça peut être une bonne étape (surtout si le consultant fait bien son travail, j’en connais un… 😉 ).

On peut également demander l’avis des internautes, via des focus groups, des questionnaires en lignes, ou même faire de l’eyes tracking, pour analyser comment les internautes se comportent en face d’un site.

Enfin, on peut directement tester le comportement des internautes, en réalisant des tests en lignes, du MVT donc.

Le MVT « historique », c’est l’AB Testing.

On prend une page que l’on veut optimiser, on la décline en plusieurs versions, et on test en ligne, directement auprès des clients.

Concrètement, cela veut dire que deux clients, qui arrivent sur la même page, pourront voir deux pages différentes.

Ensuite, le travail est au niveau de l’analyse : on compare le comportement des clients, sur les différentes versions de la page.

Le MVT, c’est la même chose en plus évolué :

On teste simultanément plusieurs zones de la page, que l’on fait « varier » : un bouton, un formulaire, une image, un texte, …

Sauf que, si on fait varier pleins d’éléments, le nombre de combinaisons est vite énorme.

C’est là que des solutions pros sont indispensable.

Interwoven Optimost est une solution SAAS, qui permet de mettre en oeuvre le MVT très simplement et très rapidement.

La mise en oeuvre de tels solutions permet de gagner très rapidement quelques précieux points. Le ROI est donc très rapide et très fort.

Dans les années qui viennent, ces solutions se démocratiseront, mais aujourd’hui, ces solutions sont plutôt réservées aux grands sites.

Je vous en reparlerais, parce que je pense que c’est un vrai sujet important, et qu’en France, on est assez en retard avec de telles solutions, bien mieux développées aux US bien sûr, mais également en Uk…

Le marché du e-commerce, entre les « tout petits » et les gros…

J’étais en train d’écouter l’émission sur BFM, enregistré suite aux Favoris de la Fevad.

Jacques-Antoine Granjon dit (de mémoire) :

Il y a pleins de tout petits sites, et des très gros (comme vente privée, vous avez compris).

Difficile aux autres de survivre, parce que le e-commerce coûte très cher, surtout en informatique.

C’est un sujet qui me tient à coeur : quel va être l’avenir du e-commerce ?

Effectivement, si le paysage ne change pas, et si rien de nouveau ne sort, on a effectivement un risque d’arriver à la situation dont parle Jacques Antoine : les tout petits, qui sont en fait des amateurs. On n’est pas très loin finalement du « vendeur du dimanche » qui vend le we sur eBay.

De l’autre côté, il y a des poids lourds, qui constuisent des plate-formes de plus en plus riches, et qui vendent de plus en plus de produits (beaucoup de gros acteurs ouvrent leurs boutiques à d’autres marchands, en suivant l’exemple d’Amazon).

Comme la « culture e-commerce » augmente, les Internautes attendent des sites de plus en plus pros, ce qui tire effectivement vers la vision du monde présenté par Marc Antoine (peu de sites très pros).

Alors, c’est ça l’avenir ?

Je pense qu’il y a une « troisième voie », avec une vrai place pour les acteurs « mid market ».

Cette voie à du sens, poussée par plusieurs moteurs :

  • C’est l’évolution naturelle des petits sites, qui, le succès aidant, évoluent de « petit » à « moyen » ;
  • C’est la volonté de beaucoup de marques ou d’entreprises, que de pouvoir vendre directement sur Internet, sans forcément devoir passer par des « cyber supermarchés ».

Le principal frein qui « gêne » ce marché est au niveau infrastructure informatique (et c’est bien ce que dit Jacques antoine d’ailleurs !).

La suite de ce billet est évidente, non ?…

Un site qui répond trop lentement est pénalisé par Google ?

C’est en tout cas ce qu’on m’a dit.

On sait qu’un site qui met trop longtemps à répondre aura un bien mauvais taux de satisfaction des utilisateurs.

On peut donc tout à fait comprendre que Google utilise ce paramètre dans son algorythme « magique » de notation des pages…

Alors ? Info ou intox ?

De toute façon, comme le fait d’avoir de bon temps de réponses est fondamental pour le business, cette « rumeur » est une raison de plus pour bien traiter le sujet de la performance du site ;).

Le temps d’affichage des pages impacte le taux de transformation

Tout est dans le titre…

Un site dont les pages mettent trop de temps à s’afficher et hop, les visiteurs sont déjà ailleurs.

Des tests ont été fait… L’impact est carrément très important (à deux chiffres…) !

Alors ?

C’est un sujet clé qu’il faut prendre a bras le corps :

  • Limitez le poids de vos pages… Toutes vos pages !
  • Travaillez vos pages pour que, même incomplètes, elles s’affichent le plus vite possible ;
  • Optimisez votre architecture serveur pour que les réponses soient rapides. Ce point est assez technique… En général, beaucoup de choses se règlent au niveau de la base de données… et de la bande passante.

Article sur le taux de conversion dans le Guide Internet Marketing

Comme il est tard, je vais faire simple ce soir :

Je vous propose tout simplement de télécharger l’article que j’ai écrit dans le Guide Internet Marketing 2009.

Le thème de l’article : le taux de conversion.

Première page ici.

Deuxième page là.

Pour acheter tout le livre, je peux (toujours 😉 ) vous faire bénéficier d’une réduc’ : entrez le mot de passe “araok” sur la page suivante.

Comment passer la crise ?

Comme vous j’imagine, je lis pas mal de choses sur la situation actuelle, son impact en général et sur le e-commerce en particulier :

La crise ?

A mon sens, la difficulté vient qu’on a pas de réponse aux deux questions suivantes :

  • Durée de la crise : verra-t-on le jour fin 2009 ou la recession sera-t-elle plus longue ?
  • Profondeur : va-t-on « patauger » et garder un niveau d’activité « stable » (en phase avec le budget du gouvernement par exemple…) ou va-t-on plonger, comme le prévoit Jacques Attali ?

Je pense qu’en fait, personne n’en sait rien, et personne ne peut prévoir, parce que le problème a trop d’inconnus, et que les facteurs humains sont trop importants, trop aléatoires.

Dans quelques mois, quand on en sera sorti, il y aura toujours de malins pour dire : « je l’avais dit ». Je pense simplement que, comme quand on joue au loto, on peut tirer le bon numéro… Cela ne veut pas dire qu’on est plus malin ;).

Donc, on sait pas.

Moi, mes convictions, c’est que l’histoire nous a appris que les sociétés évoluent par saccades, et surement pas de manière linéaire. ça c’est toujours passé comme ça, et je pense qu’il y a une bonne raison : nos sociétés ne savent pas vraiment s’adapter à de nouveaux contextes. Donc, quand le monde a trop changé, l’organisation des sociétés n’est plus adapté, ça fait une « bonne » crise, et hop, ça repars tranquillement…

Il y a je pense une autre raison : les sociétés, les organisations « s’encroutent »… Un peu comme un PC, sur lequel il faut réinstaller le système, parce que sinon, il dépense une bonne partie de son énergie uniquement pour… le système. (heu, peut être que le PS en est là ? mais là, c’est carrément hors sujet…)

Bon, ça, c’est de la philosophie.

Maintenant, ça donne quoi pour le e-commerce ?

J’en ai déjà parlé : je pense que la révolution Internet n’a pas fini de changer le monde, et que la crise économique actuelle ne va pas remettre en cause tout ce programme.

La grosse contrainte est au niveau de la trésorerie : il faut du cash pour passer le gué.

Et puis, bien sûr, chaque période contient, d’une façon ou d’une autre, des opportunités.

Exemple :

Internet n’est pas encore un canal de vente stratégique, pour pas mal d’entreprises.

Dans le contexte actuel, il y a ceux qui vont « reculer » et se recentrer sur les activités « historique ».

Grosse erreur ! Pendant ce temps là, les plus malins prendront des positions clés sur la toile, et seront bien mieux armé quand la croissance reviendra !

e-commerce et technologie

Comment considérez vous la technologie ?

Pour certains, la technologie est au cœur du e-commerce.

Pour d’autres, la technologie est un « mal nécessaire ». J’ai souvent entendu des phrases du genre :

« La technologie, on s’en fout, ce qui compte c’est le marketing »

Les deux approches ne me semblent pas adaptées.

Lors du petit déjeuner du 20, Denis Duval a insisté plusieurs fois sur sa perception des choses :

« La technologie est un moyen, un outil, et certainement pas une fin en soi.

Notre métier, c’est de vendre, c’est le métier de commerçant. »

Cela me semble être la bonne approche. La technologie est importante, parce que choisir le bon outil est simplement fondamental, mais chaque chose est remise à sa juste place…