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Bing ou comment challenger Google ?

Un peu de concrêt pour commencer :

Parts de recherche Bing

ça, c’est la répartition des recherches sur un site avec pas mal d’audience.

Donc, Bing, c’est déjà 3% du trafic.

Maintenant, quels sont les leviers de Microsoft pour monter en puissance ?

Jusqu’ici, Microsoft utilisait bien souvent Windows comme levier, en installant Internet Explorer et le moteur de recherche maison par défaut lors de l’installation de l’OS.

Si j’ai bien suivi, ça ne devrait plus être le cas avec Windows 7.

Il va donc falloir se différentier sur le fond : sur le service.

Bing va donc essayer de se battre de front avec Google, et proposer un meilleur service.

J’étais invité il y a quelques jours à l’évènement qu’organise Ciao pour ces meilleurs clients.

J’ai ainsi pu avoir une présentation « avancée » de Bing, par l’un des responsable de la R&D côté europe : Jordi Ribas.

L’un des axes de recherche de Microsoft, c’est de permettre aux internautes d’aller plus vite vers la bonne page.

Pour faire ça, Bing propose plusieurs axes :

bing : Résultats sur Fedex

Bon, déjà, pour « jouer », il faut configurer Bing en mode « USA », version actuellement bien plus avancée que notre version locale.

L’élément clé, c’est la colonne de gauche, qui permet, comme sur de plus en plus de sites marchands, d’affiner la recherche.

Cette colonne est alimenter de manière semi automatique : avec des programmes et un brin d’intervention humaine.

Autre élément : Microsoft essaye de pousser plus d’infos directement exploitable par l’internaute.

Ici, pour Fedex, on peut directement faire le tracking d’un colis.

Sur d’autres recherches, Bing propose directement les résultats sportifs, …

Autre nouveauté : le mode « preview ».

Avant de cliquer sur un lien, on peut voir un « résumé » de la page cible.

Enfin, quand ce qui est cherché est probablement un produit, Bing propose directement des informations de type « moteur de shopping » :

bing : résultat pour un produit

En synthèse

Est-ce que ces axes permettront à Microsoft de réellement ébranler la suprématie Google ?

Est-ce une tendance de fond, que d’intégrer le moteur de recherche avec le moteur de shopping ?

Google pourrait aussi avancer dans cette direction…

C’est un axe à double tranchant pour ces acteurs : vous imaginez, au bout de quelques temps, quand la page d’accueil de ces moteurs sera entièrement remplie par des liens vers des services maison ?

L’anti-trust ne serait sans doute pas très loin…

Autre point clé : finalement, la domination Google est très intéressante pour le SEO : il « suffit » de travailler son référencement par rapport à un seul acteur.

Vous imaginez si le marché se morcelle ? Vous faite une modification, et hop, vous montez d’un côté et descendez de l’autre… L’enfer !

Nouvelle interface pour Se Loger

SeLoger, vous connaissez sans doute, c’est probablement la plus grande agence immobilière en ligne.

Page d'accueil de Se Loger

Chercher un bien immobilier, c’est pas si simple que ça : pas mal de critères, plus ou moins fixes…

La nouvelle version me semble très intéressante, et est clairement beaucoup plus efficace que la version précédente.

Déjà, au niveau de la page d’accueil, il y a finalement pas tant que ça de champs mis en avant. SeLoger a su trouver les critères clés :

  • Achat ou location
  • Lieu
  • Surface
  • et Budget

Très bonne idée aussi que de pouvoir entrer plusieurs localisations dans le même champs.

Le résultat de la recherche mérite également le détour :

SeLoger : résultat de la recherche

La zone intéressante n’est évidemment pas la colonne de droite (publicités).

La colonne centrale reste basique : SeLoger affiche la liste des produits correspondants à la recherche.

La colonne intéressante, c’est celle de gauche, qui permet d’affiner dynamiquement la recherche, avec pas mal de critères : type de bien, nombre de pièces, …

Dynamiquement, car la modification des filtres est prise en compte dès qu’on change un critère, et la colonne centrale, avec les produits donc, est mise à jour presque instantanément.

On est exactement au cœur de ce que je crois être la valeur sur Internet : une vrai vision du service, orientée client, avec une très bonne réalisation technique.

tous ces éléments sont interdépendants.

La Transparence des prix sur iPhone

La Transparence des prix est un nouveau comparateur de prix (j’en avais parlé ici).

Ils avaient annoncé une application iPhone : et bien, elle est sortie (et disponible ici).

Premiers résultats de mes tests :

Accueil de La Transparence des Prix sur iPhone

Page d’accueil : Ce qui est mis en avant, ce sont les catégories.

Bon, la fonction clé est probablement la recherche :

Recherche sur La Transparence des Prix

Exemple de résultat de recherche : plutôt bien présenté.

Sur sélection d’un produit :

La Transparence des Prix

Pas mal, mais on n’a pas d’infos sur le produit (pas vraiment de fiche produit).

En dessous, on a les offres des marchands.

L’intégration s’arrête là, parce que si on sélectionne une offre, on est débranché sur la page du site… Page qui n’est pas forcément adapté à l’iPhone.

Bravo à cette équipe pour cette première application. C’est évidement une très bonne idée que d’avoir une application de ce type sur l’iPhone.

Wizishop ouvre son propre moteur de shopping

Wizishop, c’est une solution SAAS pour créer une boutique en ligne, facilement et pour « pas cher ».

Nouveauté récente : Wizishop propose donc un portail de shopping, réservé à ses marchands, et gratuit.

J’ai discuté avec l’équipe de Wizishop, pour bien comprendre l’intérêt de cette démarche.

Ce qui est ressorti de cette discussion, c’est qu’à mon sens, l’intérêt principal est de permettre à une toute jeune boutique de bénéficier du référencement naturel du moteur de shopping.

C’est assez malin, parce que, si ça fonctionne comme prévu, ça permet aux toutes jeunes boutiques de bénéficier du référencement naturel d’un site beaucoup plus ancien et donc bien référencé, et donc d’avoir plus de trafic, plus vite !

Débat : Google Wave

Le « déjeuner-débat » fait rage ce midi : Google Wave, un truc d’ingénieur ou un nouveau média pour communiquer « plus et mieux » ?

Avec Benjamin, Étienne, Vincent, Sébastien et moi.

Benjamin :

Plusieurs points posent problèmes :

C’est un nouveau monde imperméable : il n’y a pas de passerelle avec les médias de communications classiques (Mail, instant messagerie)

L’outil est trop complexe :

Beaucoup trop de fonctionnalités…

ça aurait peut être été plus malin d’avancer plus par étapes

Encore un « killer de productivité » : on va passer notre temps à regarder les caractères arriver, un par un…

Quel est le réel scénario d’usage ? On ne sait pas quoi en faire

Si pour expliquer, il faut une vidéo d’une heure, c’est pas bon signe

Vincent :

C’est pas parce qu’on comprend pas un truc tout de suite qu’il n’est pas bien. Exemple, les fils de discussion sur GMail, c’était pas hyper clair au début…

Génial de regrouper les différents média : Instant Messaging, Mail, dans la même structure

C’est un protocole, un moyen, pas une fin en soi

Sébastien :

Au niveau technique, c’est bluffant, mais je ne vois pas l’usage

François :

Analogie avec le mail il y a 25 ans : c’était utilisé par le réseau des universitaires, dans une interface Unix.

Personne n’aurait imaginé à l’époque que ça pourrait devenir un média de masse

Maintenant, Google Wave, c’est un protocole ouvert et une solution open source

Benjamin

Quel réel scénario d’usage ?

François

Il n’y a pas de nouveau scénario : c’est de la communication.

On n’est donc pas dans une rupture au niveau des fonctions proposées, mais au niveau de la rupture sur la façon de communiquer

Benjamin

C’est comme les flux RSS, Twitter, ce sont des « trips d’ingénieur » : ça restera confiné à une petite communquté

François

Bonne analogie, effectivement, entre tweeter, RSS et Google Wave

Effectivement, ce sont trois « protocoles », brut de décoffrage.

Il faut le temps pour que ces plateformes trouvent leurs marques, leurs usages.

Le temps que les marketeurs d’approprient ces outils et crée les applications « métier »

Mais si ça se trouve, la rupture n’est pas suffisante, et les « petits plus », la plus grande fluidité apporté par GW ne sera pas suffisant pour changer les usages et basculer sur GW

Vincent

Mais c’est Google : il ont une telle énergie, puissance…

Ils ont vraiment les moyens de lancer ça et de réussir !

Les autres

Oui, enfin, Google, ils ont pas tout réussi…

Question clé : ou sont stocké les données ?

Sébastien, Vincent :

Ce qu’on a compris, c’est qu’on peut se monter son « Wave » chez soi

Donc, les données ne sont pas nécessairement chez Google

La conclusion qui semble se dégager :

Probablement un outil génial en entreprise

consensus pour voir de la valeur pour les outils collaboratifs en entreprise

Pour le grand public : a voir, dois faire ces preuves

Je ferais une synthèse plus personnelle sur Google Wave dans un prochain billet

Le e-commerce réservé aux gros et aux tout petits ?

L’avis de certains acteurs du e-commerce, c’est que ce marché va se simplifier : il y aura les très gros, qui joueront un peu le rôle des supermarchés du monde physique actuel, et les tout petits, qui seront là pour « ramasser les miettes ».

J’ai entendu ça à plusieurs reprises, par différentes sources (hyper secrètes bien sûr 😉 ).

C’est un scénario possible… Mais pas inéluctable.

Pour permettre à tous les acteurs de vendre en direct, il va faloir qu’ils aient des outils aussi puissant que ceux des gros.

Pour moi, c’est pas beaucoup plus compliqué que ça : pour que le e-commerce se développe avec harmonie, avec une vrai offre large, il est fondamental que l’offre de service, de conseil, et logicielle monte en professionnalisme. Et là pour le coup, je pense qu’il va falloir un peu de concentration, pour éviter le morcellement de l’offre, ce qui la fragilise.

C’est pas gagné, mais c’est tout à fait faisable !

D’autant plus qu’en France, beaucoup de grands sites ne sont pas si clean que ça au niveau de leur système e-commerce…

Table ronde sur le e-commerce au salon des micros entreprises

J’étais invité, cet après midi, a paticiper à une table ronde sur le e-commerce, organisée par Oxatis.

Et c’est complètement logique de parler e-commerce dans ce contexte, parce que le e-commerce est une vrai bonne solution pour monter son « petit business ».

Il y avait :

  • Marc Schillaci – Oxatis
  • François Momboisse – Fevad
  • Géraud Feljines – Coliposte
  • Gaëlle Barré – Univers Broderie
  • Philippe David – Univers Créatif

Et une personne en plus, qui venait également témoigner suite à la création d’un site e-commerce (vente de chaises de bureau).

J’ai trouvé tout ça très bien ! Pas mal de monde, et des questions intéressantes.

Ce qui m’a marqué, c’est à quel point les trois témoignages de e-commerce avait un positionnement très orienté ‘niche’, une mine d’or pour son positionnement google…

C’est en tout cas dans ce sens là que j’ai poussé : bien réfléchir à son positionnement, et y réfléchir en terme « d’espace sémantique », ce qui est l’équivalent du choix du lieu dans le monde physique…

Les doutes et les certitudes

Vous n’avez que des certitudes vous ?

Moi pas !

Je pense que c’est d’ailleurs, sans fausse modestie, une qualité : se remettre en question, souvent.

C’est bien parce que ça permet de ne pas s’endormir, de repenser son offre, …

Mais c’est aussi destabilisant… Bref, faut pas en abuser.

J’ai la conviction que le marché a réellement besoin de ce nouveau métier, de conseil en e-commerce :

Une entreprise qui accompagne les projets, sans avoir de lien vers une solution particulière, un conseillé réellement impartial, qui connait son affaire et peut apporter rapidement les bonnes réponses :

Permettre de monter plus vite les sites, de pas se tromper sur ces choix technologiques, de faire un site qui transforme vraiment bien…

Et c’est vrai qu’en se promenant dans les allées du salon e-commerce, on se rend bien compte qu’il y a un vrai problème de morcellement de l’offre : comment s’y retrouver entre ces milliers d’entreprises, qui proposent des offres avec une promesse souvent ‘lissée’ (améliorez votre performance) et une offre bien souvent assez technique à comprendre…

Mais la nature n’aime pas le vide… Et personne ne nous attend sur ce métier :

Pleins d’autres boites se positionnent sur ce marché… Exemple : de grosses web agency vont chercher à prendre « tout le gateau » en proposant « le package total », et réalisent tout en interne : analyse, conception, réalisation, …

Il y a aussi les clients qui disent : oui, c’est super bien ce que vous proposez, mais j’aime pas les consultants »…

Alors, quand un client me dit : « heureusement que vous êtes là », on a vraiment besoin de vous », ça donne de l’énergie pour avancer, améliorer l’offre, se développer.

MixCommerce et l’ecommerce délégué

Vous savez que le e-commerce représente un beau potentiel pour votre marque mais vous savez également que vous ne pourrez pas bien le faire en interne ?

Vous êtes donc intéressé par des entreprises qui proposent cette offre de e-commerce délégué.

MixCommerce est l’un des pionnier Français sur ce métier.

J’ai déjeuner avec Philippe Rodriguez, CEO de Mix Commerce, et on a évidement pas mal parlé de e-commerce !

MixCommerce se développe très bien, avec maintenant un nombre impressionnant de références : Alain Figaret, New Man, Kookaï, Hom, Aigle, Le Tanneur, Kulte, Soco… Ouf !

Update : Philippe me signal que je n’ai pas mentionné de gros clients :Celio, Rip Curl Europe, La compagnie des petits.

S’il existe plusieurs entreprises qui proposent de l’e-commerce délégué, il existe en fait de vrais différences entre les différents modèles.

L’offre de Mix commerce peut se résumer de la manière suivante :

Le client ne paye (presque) rien à la signature du contrat.

Mix commerce se charge de développer le site, le branchement vers les différents sysèmes informatiques, l’alimentation du site avec le contenu (les photos et descriptions des produits).

Mix commerce se charge également du emarketing, en travaillant directement à l’acquisition de clients (campagnes adwords par exemple).

Ensuite… les commandes tombent, et Mix prend une commission sur les ventes.

Le modèle est vertueux : mieux ça marche, plus la marque & Mix montent leurs chiffre d’affaires.