Magento Professional Edition : l’embrouille totale !

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est « l’invité permanent » de François sur ce blog.

Magento Professional attention danger
J’avais prévu de faire dans les prochains jours un post sur le programme de fidélité que nous sommes en train de finaliser pour l’un de nos clients, mettant en lumière les possibilités du module Reward Points de Magento, disponible sur les versions payantes, Professional et Enterprise.

Oui mais voilà, c’est en fait un énorme coup de gueule que je vais pousser, vu ce que nous avons découvert et la réaction de Magento !

Figurez-vous que, contrairement à ce qui est écrit noir sur blanc :
– sur le site officiel de Magento
– dans la documentation officielle des versions Professional et Enterprise de Magento
Magento a unilatéralement décidé de brider le module Reward Points dans la version Professional : les fonctionnalités sont limitées sans qu’aucune information ne permette de s’en apercevoir avant l’achat ! Seule la version Enterprise dispose effectivement de l’ensemble des fonctionnalités !

Concrètement, la version Professional propose un module Reward Points ne permettant pas de gérer, par exemple, le gain de points pour le parrainage d’un filleul : les champs correspondants, pourtant expliqués dans la documentation officielle avec la mention [PE] (pour Professional Edition) à côté de la mention [EE] (Enterprise Edition), ne sont désespérément pas disponibles dans le back office de la version Professional !

Magento Professional documentationVoici le mail que nous avons envoyé au support Magento :

« Dear Support Team,

We are discovering unexpected restrictions in the use of the Reward Points module on the Professional Edition.

Nowhere on your website nor in the official Documentation (Magento_UserGuide_EEv1-9-PEv1-8.pdf) did we find any information on the fact that the Reward Points module provided less options on the Professional Edition than on the Enterprise one.

People at Xxxxxx brand (Xxxxx Group) are very angry at the moment, because we sold them what we thought was a full functionality module, and we are now just a few days away from the opening of the Reward Points fidelity program on the website.

You have to provide us a solution as quickly as possible.

Waiting for your answer.

Sincerely,
Christophe Davy »

La réponse de Magento là-dessus ? C’est vraiment du foutage de gueule ! Je vous laisse juger par vous-mêmes, voici le mail reçu hier soir du support de Magento :

« Dear Christophe,

Thank you for contacting Magento Support, glad to hear you are almost set to lunch a PE store.

Regarding your specific issue, although I completely understand your statement regarding the module difference’s between the two editions, there’s unfortunately no solution we can provide as in fact the module is different in Enterprise than in Professional, as you have noticed already. The limitations you saw in Professional in compare to Enterprise are not a flaw not a design issue, that behavior is what was intended for that current version.

On a different topic, I’m also compelled to inform you that support for Professional Editions is provided within the first 90 days after the purchase which in this case was on 07/19/2011; unfortunately the support for this account has expired on 10/18/2011 and I will not be able to provide you with further help.

I’m including in this email our Customer Success department so you can follow up with them to discuss further options for assistance if needed.

Thank you for your understanding,
Stephen. « 

Non seulement on me confirme sans aucune gêne l’existence de différences fonctionnelles pour le module Reward Points entre la Professional et l’Enterprise, mais en plus on en profite pour me prendre pour un con, en me parlant du fait que le support de la version Professional acquise en juillet est terminé depuis le 18 octobre (il y a 18 jours…) et que donc il faut que je m’adresse au « Customer Success department » (tout un programme…) pour je ne sais pas quoi d’ailleurs.

Hé Magento, Brand Online Commerce est client ! Hou, hou, réveillez-vous ! Vous ne pouvez pas dégager en touche comme cela !

C’est une énorme désillusion pour nous qui sommes des fans absolus et des ambassadeurs de Magento depuis l’année 2008, et qui avons un plan de migration progressive des sites de nos marques partenaires vers les versions Professional ou Enterprise de Magento. Après cette première expérience désastreuse avec la Professional Edition, nous ne savons plus sur quel pied danser…

Par ailleurs, que doit-on dire à notre marque partenaire, appartenant à un grand groupe de cosmétiques, qui a planché en interne, et même rémunéré une agence spécialisée, pour établir les règles du programme de fidélité à partir des fonctionnalités qu’elle croyait avoir acheté ?

Et comment peut-on juste répondre par mail à un client que bon bah oui, c’est vrai il y a moins de fonctionnalités dans la version Professional, contrairement à ce qui est dans la documentation officielle, et puis c’est tout… ???

Je ne sais pas où va Magento, mais je suis certain que si ses propriétaires (Paypal/eBay) coupent l’herbe sous les pieds de ses plus fidèles adeptes, il y a de quoi être très inquiet !

Quelle expérience pour acheter et lire un eBook ?

Comme je suis souvent en déplacement, que j’ai un iPhone, j’ai voulu tester les solutions pour lire des ebooks, sans m’encombrer d’un nouvel équipement.

L’offre d’Apple, intégrée dans iTunes, fonctionne plutôt pas mal, avec une expérience d’achat plutôt simple :

  • On achète les livres, soit depuis l’ordinateur (iTunes) soit depuis l’iPhone.
  • Le livre acheté est chargé. Il vaut mieux avoir du Wifi à ce moment là ;).
  • On peut ensuite lire le livre. Le lecteur intégré est plutôt de bonne qualité.
  • Dommage qu’il n’y ai pas de lecteur sur le Mac, ça donnerait plus de souplesse.
  • Dommage également : le choix est quand même plutôt limité : il vaut mieux choisir parmi les livres de la boutique plutôt que chercher un livre spécifique, qui a peu de chance d’être présent ;).
J’ai voulu tester d’autres systèmes. J’ai donc essayé une autre offre, Numilog en l’occurence.
Donc, sur cette offre, je dois en premier choisir un livre, depuis un site e-commerce relativement classique (sur l’ordinateur donc).
Sur le site, les choses deviennent rapidement plus complexes, puisque le site affiche plusieurs messages d’alertes.
Au moment de l’achat, le site me demande de choisir, entre PDF et ePub. PDF, je me dis que le format sera lisible sur n’importe quel support. Je choisi donc ce support.
Une fois l’achat réalisé, le site me propose un lien pour télécharger le fichier.
Tient ? Le fichier est tout petit, et pas au format PDF ?
En fait, il s’agit d’un format PDF protégé via une DRM. Le fichier chargé doit être ouvert avec un lecteur spécifique,…. On est loin d’un fichier PDF…
Bon, je fais court,
  • J’ai échangé 16 emails avec le support (!)
  • J’ai fini par réussir à lire mon contenu, sur iPhone et Mac, avec un lecteur spécifique sur chaque machine. Mais je ne suis pas sûr qu’une personne « lambda » aurait eu la patience et les connaissances pour réaliser l’ensemble des opérations.
On est très loin de l’expérience d’achat et de lecture d’Apple.
Bien sûr, pour Apple, c’est plus facile, puisque le Reader et la boutique sont pré-installés sur l’iPhone. Mais la différence va bien au delà.
Si les éditeurs ne veulent pas se « laisser manger par la vilaine pomme », comment se fait-il qu’ils ne se soient pas mis d’accord, pour se regrouper et créer une solution digne de ce nom ?
Il reste un sacré chemin à parcourir, et pendant ce temps, les leaders américains, Apple, Amazon, gagnent en puissance !

Bou hou hou

Je sors d’une présentation e-commerce, j’y ai parlé de cahier des charges, contour du projet e-commerce, …

Une personne m’aborde, et me dit :

Vous avez raison,

C’est bien dommage tout de même.

C’est bien par là qu’on va, un commerce sans relation physique avec le client.

Heu, oui, non, il y a des relations, des échanges, … Bref, que répondre, quand la question se retrouve à ce niveau, non technique, non fonctionnel, même pas marketing ou stratégique, mais sur ce point « philosophique » : le e-commerce, ou plus généralement, le web, crée une société déshumanisée…

On peut avoir la nostalgie du « bon vieux temps », mais jusqu’ou faut il revenir ? Le téléphone éloigne également les gens. Faut il revenir également avant l’ère du téléphone ? Et le courrier ?

Ah, le bon temps ou on faisait un feu de bois, et ou toute la tribus se retrouvait ;).

Plus sérieusement, comment expliquer que le e-commerce est un outil, qui peut faire gagner du temps, de l’argent au client ?

que c’est une solution écologique ?

Pour le marchand, c’est un canal de revenus complémentaires, une façon d’apporter un service différent aux clients ?…

Bazzarvoice analyse les avis clients

Bazzarvoice est une solution SAAS pour ajouter les avis clients sur un site e-commerce.

L’avantage de la solution est qu’elle est intégrée, avec « modération inside » en plusieurs langues.

La solution est utilisée par pas mal de gros sites e-commerce dans le monde et en France (Castorama, 3Suisses, Sephora, …).

Depuis quelques semaines, Baazarvoice propose un nouveau produit nommé Customer Intelligence .

Cette solution analyse les avis des clients, ce qui permet :

  • D’alimenter des tableaux de bords, et de mieux suivre en temps réel les tendances ;
  • D’alimenter d’autres programmes du système e-commerce : comme un système de cross selling par exemple ;
Je n’ai pas encore vu la solution, mais d’après la doc, l’analyse serait basée en partie sur de l’analyse sémantique.

Le site officiel ici.

Le temps des dinosaures

Donc, le web est dominé par de très grosses bestioles.

Google, Facebook, Apple, Amazon.

Google, en premier, qui règne en maître absolu sur la recherche, qui est devenu le passage obligé « avant » votre site.

Google, qui décide qui sera visible et qui ne le sera pas sur son moteur de recherche, et qui change les règles du jeux, sans préparation possible.

Facebook, qui a su attirer tant et tant d’utilisateurs, que c’est devenu un web à lui tout seul, un monde presque autonome, avec la personne, les amis de la personne, l’espace personnel, l’espace partagé, les images, les applications, la messagerie, … Facebook qui décide de fermer un compte sans préavis, sans discussion.

Apple, qui, avec sa politique d’intégration verticale absolue, propose un monde si fermé : as tu branché ton iphone sur ton mac, et récupéré les achats faits sur itunes ? Tu pourras toujours lire le ebook sur l’ipad ;).

Apple qui décide quelle application a droit de vie ou de mort, sans discussion.

Amazon enfin, qui, en plus d’être le leader mondial du e-commerce, s’étend tout azimuth : toujours plus de rayons, toujours plus de marchands sur la place de marché, toujours plus de services… Et maintenant, une intégration verticale avec le Kindle. Amazon, qui a, par exemple, supprimé un ebook à distance, sur tous les Kindle des gens qui avaient téléchargé ce livre…

Vous voyez le point commun : ce sont des acteurs globaux, qui dominent complètement le web, et qui sont dans une situation de pouvoir incroyable. En particulier, ces boites ont toutes un rôle de censure inacceptable et bien trop dangereux.

En parlant de dinosaure, il y a un espoir, espoir que le web évolue différemment, avec une moins grande concentration.

Mais c’est pas gagné !

D’un côté, je pense que ces boites peuvent « rater un virage » et se faire dégager.

Mais cela risque d’être un « remplacement » d’un mastodonte  par un autre…  En sachant que, ce qui est marquant dans notre monde web, c’est la vitesse a laquelle on peut devenir un leader mondial (Facebook est l’exemple le plus frappant), mais ça sera la même vitesse pour la fin !

Qu’en pensez vous ?

(c’est cet article qui m’a inspiré)

Lengow, solution de création de sites mobiles ? ;)

Le métier de Lengow, c’est de prendre votre catalogue, et de le publier, sur des moteurs de shopping.

Bon, Mickael a une stratégie simple d’innovation : comme il y a d’autres acteurs sur le marché, il pense que la meilleure façon d’avancer est d’innover, en permanence.

Et puis, une fois qu’on a les données du catalogue, on peut faire pleins de trucs ;).

D’ou la nouveauté proposée par Lengow : permettre aux marchands de créer un site spécifique pour les mobiles et les tablettes.

Voici quelques copies d’écrans :

Pour le paiement, Lengow propose de passer par Paypal, ce qui permet d’avoir un paiement plutôt bien adapté sur mobile, et de ne pas avoir a faire trop de développements complexes.

Concentration or not ?

J’ai vu fonctionner de très grand groupes.
Ce qui m’a marqué à l’époque, c’est à quel point la volonté de « contrôle central » peut être contre productive, démotivante….

Ce type de boite, ou une petite équipe dirigeante cherche à organiser une énorme boite, de manière complètement centralisée, m’avait semblé contre productif.

Je me sentais plus proche d’une organisation bien plus souple, ou la priorité n’est pas à la rationalisation, mais plutôt à la « joyeuse coopération » entre des entités à taille humaine, avec plus d’autonomie et donc plus de redondance et de compétitions (ou « saine émulation ») entre les entités.

Dans mon travail, je vois différentes organisations, et j’ai été séduit par certains groupes, qui cultivent justement cette vision, ce management basé sur l’esprit d’initiative, l’envie d’entreprendre.

Je m’étais donc forgé la conviction que c’est une meilleure organisation.

Cette conviction est challengée, en lisant la bio de Steve Jobs.

Quel rapport ?
Vous allez voir 😉

La conviction de Steve Jobs a toujours été dans une construction très verticale : vendre un produit ou tout est contrôlé par Apple.

Sur certains aspects, Steve Jobs a su lâcher du lest. Mais cette logique est fondamentalement gravée dans les choix d’Apple :
Regardez l’iPhone par exemple : La boite qui fabrique l’écran a été rachetée. L’OS est maison, le hard est maison, le produit est vendu en ligne ou via des Apple Stores, …

L’analyse de Steve Jobs, quand il s’est lancé sur le marché de la musique, c’est que des boites comme Sony avaient loupé le coche, et ne pourraient pas proposer des bons produits, parce que ces boites n’ont pas de « contrôle centralisé » capable de réellement coordonner les différentes branches de la boite. Sony produit de la musique, sait fabriquer des écrans, des appareils électroniques, faire du logiciel, … Mais toutes ces activités ne peuvent pas travailler dans une vrai synergie pour produire des produits d’excellence.

Au contraire, chez Apple, tous travaillent sur un nombre très limité de produits, et Steve jobs contrôlait très attentivement ce nombre de produits, de manière à pouvoir bien faire avancer chaque produit.

Regardez, si il s’agissaient d’entités indépendantes, les Apple Stores pourraient vendre des ordinateurs Sony ou Dell, les développeurs de l’OS pourraient revendre en OEM leurs produits, … D’un point de vue purement business court terme, ça serait un bon moyen d’augmenter les revenus, en valorisant mieux chaque entité.

Mais, s’il s’agissait d’entités indépendantes, ils seraient alors complètement incapable de produire ces appareils si bien intégrés.

Alors, je me suis trompé dans mon analyse ?

Je n’en suis pas sûr, mais je trouvais la réflexion intéressante ;).

Ce que je me dis, c’est que le contrôle complètement centralisé à du sens s’il sert une stratégie super claire, incroyablement focalisée.

Bref, je pense que ce contrôle, cette organisation sert une boite comme Apple, mais dessert bien des boites.

Qu’en pensez vous ?

Visa propose un nouveau système de sécurité : CodeSure

Visa travaille sur une nouvelle carte, qui va contenir un petit écran LCD, qui permet d’afficher un code :

Cela permettrait de mettre en place un système de vérification bien plus efficace que ce qui existe actuellement avec 3D Secure (Date de naissance ou code envoyé par SMS).

Ils disent démarrer la commercialisation en Europe. On devrait donc voir ces cartes arriver.

Plus d’infos ici.

Forum ecommerce de Rennes

Le 7 novembre, la CCI de Rennes organise un forum e-commerce.

J’y ferais deux interventions :

10h00 : cahier des charges e-commerce.

12h30 : une présentation générale sur les enjeux du e-commerce. J’espère pouvoir faire ça de manière très interactive.

Je suis très content de participer à cet évènement 🙂

Alors, vous y serez ?

Infos pratiques :

  • Ou : CCIT Rennes Bretagne, 2 av. de la préfecture, Rennes
  • Quand : le 7 novembre, 9h – 19h
  • S’inscrire