Apple a-t-il perdu son Mojo ?

Apple se remettra-t-elle de la disparition de son fondateur ?

Bien sûr, la société continue à avancer, le « Nouvel iPad » a un écran de meilleure qualité, un processeur plus gonflé.

Plus tard, Apple va sortir une gamme rajeunie pour les Macbook Pro / Macbook Air.

Mais tout cela, ce ne sont que des mises à jour.

Steve Jobs innovait, avec un rythme plutôt élevé, et allait sur de « nouvelles terres ».

Les présentations étaient vivantes… Je trouve qu’elles se sont « fossilisées », le format est devenu statique, sans ame (je sais, je l’ai déjà dit lors de la présentation précédente 😉 )

Alors, Apple a-t-il perdu son Mojo ? Quelles innovations la pomme va-t-elle nous proposer ?

Sernam, vers une liquidation judiciaire ?

Cet article est écrit par Augustin GUELDRY, fondateur de COLICOACH et du blog Livrezfacile.

Le couperet de la Comission Européenne vient de tomber ce matin avec la confirmation de demande de remboursement par Sernam à l’Etat français de + de 600 millions d’Euros d’aides reçues au fil des années et jugées illégales par Bruxelles.

On sait depuis déjà plusieurs mois que le messager français connaissait des difficultés financières importantes. Les causes sont à présent bien connues et ne peuvent rassurer sur les conditions du marché de la livraison aux particuliers pour les e-marchands. En effet, la messagerie n’est pas le premier canal auquel on pense pour les livraisons e-commerce mais il est très important pour de nombreux secteurs de la vente à distance (bricolage, jardinerie, mobilier, décoration, pièces détachées etc…) Il ne faut donc pas se réjouir de cette situation qui est l’illustration d’un dysfonctionnement profond de la profession.  

A quoi faut il s’attendre maintenant :

– Actuellement en redressement judiciaire Sernam se trouve donc à présent dans une situation bien délicate puisque on ne voit pas qui pourrait être intéressé par sa reprise avec une telle ardoise à régler à l’Etat. On ne voit pas réellement l’intérêt pour GEODIS ou un autre acteur de reprendre l’entreprise dans ces conditions. On peut donc craindre que cela passe par une liquidation à moins que la séquence politique actuelle s’infiltre dans ce dossier historiquement très politique (SERNAM a appartenu très longtemps à la SNCF).

– Sur le plan e-commerce, la raréfaction de l’offre de solutions de messagerie incite à la prudence car cela va probablement avoir un impact sur les prix de transport. Les e-marchands ont donc intérêt à prendre des dispositions pour limiter les riques à défaut de pouvoir réellement influencer le cours des bouleversements en marche dans le transport.

Augustin GUELDRY  Fondateur de COLICOACH 

 

 

UPS : Sa stratégie pour Kiala

Cet article est écrit par Augustin GUELDRY, fondateur de COLICOACH et du blog Livrezfacile

Après l’annonce par UPS il y a quelques jours du rachat du réseau KIALA, l’intégrateur américain expose à présent sa stratégie en Europe. UPS indique qu’il souhaite par ce rachat prendre une position forte en Europe sur le marché B to C. Cette acquisition permet évidemment de gagner du temps puisque cela évite de construire un réseau. En effet cette démarche est toujours longue, fastidieuse et pas toujours couronnée de succès :

– recruter des commerçants.

– mettre en place les outils technologiques pour les échanges d’informations.

– créer et imposer la notoriété d’une marque.

En reprenant Kiala, ces étapes sont déjà bien engagées et permettent à UPS de se concentrer sur le déploiement du réseau en Europe. UPS se rapproche ainsi progressivement de l’attente des e-marchands  pour une solution paneuropéenne complète comprenant (livraison à domicile, en point relais, en express etc..)

Les conséquences de ce mouvement stratégique :

– Le marché B to C a pris une telle ampleur que tous les acteurs du transport se doivent aujourd’hui de clarifier leur stratégie : se cantonner uniquement dans le B to B ou aborder le B to C mais avec des moyens et une stratégie appropriée aux spécificités de ce marché.

– L’arrivée d’un acteur comme UPS (C.A + de 5 fois supérieur à celui de GEODIS ou TNT) montre que :

* la crise économique engagée en 2008 puis renouvelée en 2011 a une incidence directe sur le volume de fret à transporter. La guerre tarifaire engagée entre les transporteurs pour conserver des parts de marché se fait souvent au détriment des marges et fragilise fortement de nombreux transporteurs.

* le marché du B to C est en pleine mutation et que le contexte n’est pas encore stabilisé. Il va y avoir de nombreux mouvements de ce type dans les années à venir.

* que les moyens financiers à mobiliser pour être présent sur ce marché sont en train de changer.

Des opportunités à saisir pour les e-marchands :

Comme toute période de bouleversements, cette phase va être appréhendée par les acteurs directement concernés, les e-marchands, de différentes façons. Certains vont probablement essentiellement subir les conséquences et rester des spectateurs sur la défensive cherchant dans l’urgence une solution alternative en cas de difficulté d’un acteur par exemple. D’autres saisiront ce contexte pour accroître la compétitivité de leur offre commerciale.

Je m’explique :

Les e-commerçants vont avoir progressivement moins de choix pour différencier leur offre standard de livraison avec la réduction progressive du nombre de transporteurs. Il reste cependant encore des pans entiers de l’activité B to C à optimiser et donc des opportunités pour les e-marchands de se démarquer de leurs concurrents :

– la livraison aux particuliers restent encore peu exploitées par les grands réseaux de transport sur certains créneaux (produits encombrants, livraison à deux personnes, livraison sur RDV, livraison écologique etc…). Il y a donc encore des moyens de se démarquer de ses concurrents sur ces volets.

– la logistique reste un vrai levier de compétitivité et de différenciation à condition d’être bien conduite.

– les outils de communication avec les transporteurs et les destinataires d’un côté et de pilotage des flux expédiés de l’autre sont encore des gisements importants d’amélioration.

Face à ces bouleversements les e-marchands doivent, pour sécuriser leur distribution, adopter une stratégie de livraison spécifique et adaptée à ce contexte nouveau. En parallèle, une stratégie bien construite pour établir une Supply Chain performante constitue à mes yeux le meilleur gage de réussite dans les années à venir.

Augustin GUELDRY  Fondateur de COLICOACH

Le vrai coup de génie de Steve Jobs

Steve Jobs a réussi pas mal de choses dans sa vie d’entrepreneur.

A la fin de sa vie, il a quand même fait très fort, avec la gamme des Mac complètement revue, l’iPod, l’iPhone, puis enfin l’iPad.

Mais la chose qui, personnellement, m’impressionne le plus, c’est ce qu’il a réussi à faire un peu plus tôt : l’iMac.

Reprenons :

On est dans les années 1997.
Apple va mal.
Les ventes sont en chute libre.
Apple n’a pas su se réinventer, le système d’exploitation de l’époque est vieillissant.
La boite est proche du gouffre, avec presque plus d’argent dans les caisses.
Les équipes sont, on l’imagine sans peine, démotivées.

Apple décide donc de racheter NeXT, pour recréer un nouvel OS.

Steve Jobs reprend donc les reines à ce moment là, mais le challenge est énorme.

Comment sortir une boite d’une telle ornière ?

Autant quand on est dans une dynamique de conquête, de succès, on voit bien comment faire.

Mais là : problème de produit, de R&D, d’image, de cash…

Et bien le tour de magie, c’est l’iMac.

Il ne peut pas attendre le nouvel OS.

L’innovation sera donc principalement centrée sur le design : faire du neuf avec du vieux !

Et ça a marché : l’iMac n’avait rien de révolutionnaire. A l’intérieur, c’est un Mac, avec un OS d’ancienne génération.

Mais le design plait, le marketing d’Apple se remet en marche, et hop, ce « bonbon acidulé » se vend comme des petits pains !

La suite, on la connait : l’argent collecté par ce magnifique coup a permis de financer toute la suite de la saga : le nouvel OS, puis toute l’aventure iOS.

Quel talent !

Adapter dynamiquement le site : jusqu’où aller ?

Pourquoi afficher le même site, pour tous les internautes ?

Pourquoi ne pas complètement adapter le site, en fonction de l’internaute et du contexte ?

Jusqu’où peut on aller ?

J’ai bien évidemment fouillé ce sujet avec… Amazon.

On ne s’en rend pas forcément compte, mais Amazon va très loin sur ce sujet.

J’ai compté plus de 20 personnalisations différentes sur le site, et je ne pense pas avoir tout vu.

Toutes les pages sont impactées : la page produit, les pages listes, la home page, le panier, …

Alors, jusqu’où peut on aller ?

Quelle est la limite ?

Je ne sais pas, mais on peut être sûr qu’Amazon fait des tests AB, et cela montre qu’on peut aller très loin, ça doit bien marcher.

Et c’est logique !

La logique, c’est qu’on vendra plus et mieux si on présente à l’internaute des choses qu’il a plus de chance de vouloir acheter.

Tout est là : comment identifier ce que veut l’internaute ?

Question d’autant plus subtile que l’internaute peut changer d’idées au fil de sa navigation.

[WANTED] D’où vient ce Dashboard e-commerce ?

Cet article est écrit par Julien Chaumond, auteur du livre Social commerce et CEO de Productism. Vous pouvez aussi suivre Julien sur Twitter.

Depuis quelques mois j’utilise ce screenshot d’un dashboard e-commerce dans des présentations et je le cite en exemple d’une interface claire avec un design réussi et une présentation des données qui les rend exploitables (« actionnables« ) facilement.

Problème, je ne me rappelle plus quel service a implémenté ce dashboard : est-ce que ça dit quelque chose à l’un d’entre vous ? Boutique open source, ou service en SaaS ?

Voyager dans le passé : facile !

Ce billet est complètement hors sujet, vous voilà prévenus 😉

C’est parti :

Certains vous dirons qu’on ne peut pas voyager dans le passé.

C’est bien évidemment complètement faux.

Quand on regarde le soleil, on ne le voit pas tel qu’il est au moment ou on le regarde, mais avec quelques minutes de retard (8 je crois).

Normal : il est loin, et la lumière met un certain temps à nous parvenir.

Plus on regarde loin, et plus on voyage dans le passé donc. On peut donc voir le passé, mais pas le changer.

La plus proche étoile nous apparait donc tel qu’elle était il y a quelques années.

Quand on plonge les télescopes les plus puissants dans la bonne direction, on arrive à voyager beaucoup plus loin, dans l’espace et dans le temps.

On arrive ainsi à remonter dans le temps, loin, très loin : on arrive à voir des choses qui se sont passées il y a des milliards d’années (13 aux dernières nouvelles).

On voit donc l’univers, quelques 600 millions d’années après sa naissance, puisque l’age de l’univers est estimé à 13,6 Milliards d’années.

D’ou le paradoxe que j’ai en tête depuis bien longtemps :

Si on continue, et qu’on arrive à voir des choses toutes proches de la naissance de l’univers, on va finir par… voir d’ou on vient : se voir soit même (enfin nos particules…) , dans le passé.

Et alors là, je « tilt », je disjoncte : comment peut on se voir soi même ?

La seule façon, la seule explication, c’est d’avancer plus vite que la lumière !

Imaginez : vous êtes à l’endroit A. Vous « courrez » très vite, vers le point B. Vous défiez les lois de la relativité, en allant plus vite que la lumière (je sais, Einstein a dit que c’était pas possible, mais c’est juste pour l’explication). En vous retournant (toujours très vite), vous vous verrez en A, dans le passé.

Donc je ne sais pas résoudre ce paradoxe :

Quelle sera la limite à ce voyage dans le temps ?

Comment peut on voir aussi loin ?

Comment est-ce possible, alors qu’on se déplace bien moins vite que la lumière ?

Et puis, tant que j’y suis : puisque le temps se déforme, quand la masse d’un corps est très lourde, j’avais cru comprendre que le temps « s’effondrait » à la naissance de l’univers. Autrement dit, plus on se rapproche de la naissance de l’univers, plus le temps se déforme, pour arriver à la limite, au moment du big band, à s’arrêter.

Dans ce cas, si c’est vrai, ça revient à dire que le big bang n’est pas simplement le début de l’univers, c’est aussi la naissance du temps, et ça veut dire que remonter à la naissance n’a pas de sens, ou en tout cas, que le point est impossible à atteindre (c’est une limite).

Help, y a-t-il quelqu’un qui puisse m’aider ?

Et comme dirait « Le Chat », pendant ce temps là, ma bagnole fait de l’huile…

Les nouvelles Pages marques Facebook : c’est parti !

Cet article est écrit par Julien Chaumond, auteur du livre Social commerce et Fondateur et CEO de Productism. Vous pouvez aussi suivre Julien sur Twitter.

Ca y est ! C’était attendu depuis le lancement officiel de Timeline, le nouveau profil de Facebook pour les pages utilisateur. Facebook a lancé hier, lors d’un grand événement orienté Marketing, les nouvelles Pages, également basées sur Timeline.

Concrètement, l’expérience utilisateur est donc à nouveau cohérente entre les pages profils et les pages marques (la différence de design et d’ergonomie devenait de plus en plus étrange). Comme pour les profils personnels, les marques ont maintenant beaucoup plus de possibilités d’expression visuelle, avec des photos beaucoup plus grandes, notamment tout en haut de la page (« Cover picture »), et une vue chronologique permettant de « remonter dans le temps ».

C’est vrai que certaines pages mises en avant par Facebook sont très réussies visuellement :

Ce qui est intéressant, c’est que contrairement à la Timeline pour profils, le déploiement de ces nouvelles pages va être très rapide : toutes les pages y seront passées dès le 30 mars.

Si le lancement de Timeline pour les marques était à prévoir, les annonces d’hier ont tout de même apporté pas mal de surprises, et les marques/commerçants et leurs agences vont avoir du boulot d’ici le 30 mars 🙂 :

  • Il ne sera plus possible de définir un « Welcome Tab », c’est-à-dire un onglet affiché aux utilisateurs de Facebook qui ne likent pas encore votre marque, et leur demandant de le faire (« Like Gate »). Est-ce que cela va marquer la fin de la « course aux Likes » ?
  • En parlant de ces « Page Tabs » (des onglets où les marques peuvent ajouter des applications à leur page) : ils vont quasiment disparaître, en tout cas sous leur forme actuelle : la présentation en onglets au-dessous du logo de la marque disparaît, au profit des petites vignettes que l’on avait déjà pour les applications sur la Timeline. Et la page tab proprement dite, a un layout complètement différent (plus de colonne de gauche, et une largeur beaucoup plus élevée).
Ce qu’on peut dire, c’est que la distinction entre applications Canvas et Page tabs va donc fortement diminuer. Et pas mal de marques ou fournisseurs de solutions de page tabs vont devoir modifier sensiblement leurs offres (et rapidement !) pour les adapter au format et à l’ergonomie des nouvelles pages.

Dans l’ensemble, les changements semblent positifs pour l’utilisateur, et je pense que ces évolutions ont été faites vraiment en pensant d’abord à l’utilisateur. Reste aux marques à s’y adapter ! En parallèle à ces évolutions, ce qui est clair, c’est que Facebook met aussi de plus en plus la pression aux marques pour qu’elles annoncent sur la plateforme, avec de nouveaux outils publicitaires comme le Reach Generator pour augmenter la visibilité des Pages.

Pour finir, un film sympa présenté par Facebook : http://vimeo.com/37605266

Facebook Pages from Strike Anywhere on Vimeo.

On ne passe pas comme ça de la chasse au mammouth à la chasse au lapin (et réciproquement)

Quand on monte une entreprise, l’un des jobs, c’est de définir l’offre et la cible.

La cible, c’est donc à qui on va vendre notre super -truc-trop-genial-qui-tue.

Pour faire simple, on peut segmenter son marché en fonction de la taille des clients cibles.

Et après, on peut aller « chasser le mammouth » ou partir « chasser le lapin ».

Je ne suis pas l’inventeur de cette métaphore : c’est Pierre Haren qui m’a raconté cette histoire qui m’a marquée.

Donc, on peut se dire :

On va chasser le Mammouth.

C’est bien le Mammouth : il y a de quoi manger pendant des mois, pour toute la tribut (enfin, au bout d’un certain temps, ça devient difficile… mais je m’égare 😉 ).

Et ça fait rêver : quel chasseur ne rêve pas de chasser le Mammouth ? C’est plus prestigieux que le lapin.

La chasse au Mammouth, c’est toute la tribut qui s’y met. On se prépare, on piste la bête, et, quand le moment est venu, on peut chasser le Mammouth.

Bien sûr, c’est long et difficile, il y a des risques ;).

De l’autre côté, on peut se dire :

On va chasser le lapin.

Après tout, un bon lapin, c’est bon.

C’est moins dangereux, et un chasseur, seul, bien entraîné, peut ramener plusieurs lapins dans la journée.

Cela permet finalement de nourrir tout le monde, en prenant moins de risque.

Chacun fait comme il veut, il n’y a pas de religion.

Par contre, la réalité, c’est qu’une fois qu’on a choisi un type de chasse, il est extrêmement difficile de changer.

Pourquoi ?

Parce que tout est différent.

Bon, a ce stade, je quitte la métaphore préhistorique pour revenir sur le métier de commercial B2B donc.

Tout est différent, donc, suivant le type de client que l’on chasse prospecte :

  • Les commerciaux ne sont pas les mêmes, pas avec les mêmes méthodes, pas avec le même plan de comm
  • Le management est donc différent
  • L’offre doit être différente : on ne vend pas le même produit, et pas au même prix
  • La R&D finalement n’est pas la même, puisqu’il ne faut pas construire le même produit

Au final, c’est toute l’entreprise qui est différente.

Exemple dans notre secteur : Hybris cible plutôt de gros acteurs, ils auraient du mal à aller sur les terres de Wizishop. La réciproque est vrai également (deux exemples parmi d’autres…).

Il y a des exceptions, de magnifiques exceptions… mais il est 22h45, ça fait trois jours que je fais des jours de 12h,

Et puis, si je dis tout, c’est pas drôle 😉

Alors, pour vous, quelles sont les boites capables de passer du mammouth au lapin, ou réciproquement ?