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JV Web : achète des mots clés pour vous !

Vous connaissez JV Web ?

Je vous ai déjà bien souvent parlé de l’affiliation qui est un booster clé du ecommerce.

Vous pouvez aller sur ce billet pour une introduction sur l’affiliation, ou aller ici pour voir tous les billets sur ce sujet).

Une fois qu’un marchand a lancé un programme sur une plate-forme d’affiliation, plusieurs types d’acteurs peuvent d’emparer du programme, pour faire du business et booster les ventes du site.

Un acteur particulier est appelé « keyworder » (pas beau mais efficace !).

Ils achètent des mots clés, sur les plate-formes de publicité en ligne (Google Adwords & co), et amènent donc du trafic sur le site marchand, en prenant une commission d’affiliation au passage.

Pour le marchand, le keyworder est un affilié comme un autre.

Voici un petit schéma pour illustrer la chaîne de valeur :

Schéma présentant l'ensemble des acteurs de la chaîne avec le marchand, la plate forme d'affiliation, le keyworder, et les moteurs de publicité

Dans cet exemple fictif, le site marchand Discounteo a un programme d’affiliation avec la plate-forme d’affiliation Cibleclick.

JVWeb, attiré par le programme attractif de Discounteo (produits grands public, prix attractifs, …), achète des mots clés sur les principales plate-formes de publicité en ligne.

Si un Internaute clique sur l’un des liens sponsorisé édité par JVWeb, il va bien arriver sur la page produit de Discounteo, mais via le keyworder. Dans ce cas, chacun touche sa commission définie par le programme d’affiliation (le keyworder et la plate-forme d’affiliation).

Ce qui me semble vraiment remarquable, c’est que les keyworders ne travaillent qu’à la performance : leurs seuls revenus sont ceux générés par le programme d’affiliation.

Ils prennent donc tous les risques financiers, quands ils décident de lancer une campagne avec un marchand.

Pourquoi les marchands ne font pas eux-même ce travail ?

Bonne question (merci) : parce-que c’est un vrai métier ! Une boite comme JV Web est un savant mixe de différentes compétences (sémantique, expertise sur les moteurs de recherche, analyse des usages sur Internet) plus quelques outils logiciels.

OhMyBuzz mixe tout !

OhMyBuzz a ouvert « ses portes » il y a quelques semaines déjà.

Logo OhMyBuzz

Pour les marchands, du monde réel (restaurant, magasin, …) ou de l’Internet, c’est un espace pour communiquer, pour faire la promotion de son service.

Pour les consommateurs, Ohmybuzz est un endroit pour chercher des bons plans (réel ou virtuel donc).

Ce sont les marchands qui poussent leurs offres, et les clients qui votent et commentent les offres.

Par exemple, je cherche un restaurant près de chez moi :

Exemple de recherche de resto, avec visualisation des résultats sur une carte

Ohmybuzz propose la liste des marchands qui correspondent à ma requête, et les affiche sur une carte, grâce à un mashup avec le service Google Maps.

Pour les services en ligne, quand on clique sur une offre, on est redirigé vers le site marchand, comme pour un comparateur de prix par exemple.

Les réponses sont triées, avec, si j’ai bien compris, un mix entre les votes des utilisateurs et le budget mis par le marchand pour pousser le service.

Un service peut donc apparaitre avant un autre, soit parce que le marchand a payé pour ça, soit parce que les utilisateurs ont voté pour ce service.

Maintenant, il faut que la « sauce » prenne, et il faut voir comment tout ça va évoluer. Les marchands vont-ils bien vivre l’idée de payer pour faire remonter leur service en tête de liste, et que d’autres services apparaissent avant, s’ils sont plus populaires ? A contrario, les usagers vont-ils trouver  normal que des services apparaissent en tête de liste parce que des marchands ont payé pour ça, alors que des services plus populaires sont plus bas ?

Aujourd’hui, l’enjeu pour Ohmybuzz, c’est surtout que les usages décollent, et qu’il y ait suffisamment de services proposés pour qu’un utilisateur y trouve son compte.

A suivre donc !

Nous sommes des primates !

Un ami m’a envoyé cette vidéo :

Qu’est-ce que ça vient faire dans ce blog ?

Plusieurs choses au dela du fun :

Je trouve ça toujours fascinant et passionnant, la différence entre ce qu’on croit et la réalité. On croit bien souvent qu’on agit en fonction de notre raison, et ce que nous montre ce chercheur, c’est qu’on est bien plus instinctif que ça : juger un homme politique en moins d’une seconde, c’est clairement qu’on juge à l’instinct, et pas par l’analyse de son programme !

Le lien avec le e-commerce ? Je pense qu’on est bien dans le même registre, quand on entend qu’on se ferai une opinion sur un site marchand avec à peu près la même vitesse (moins d’une seconde) !

Tous commerçants avec Zlio

Le e-commerce, c’est en France 25 000 nouveaux magasins en ligne en 2006, et 250 000 aux US.

Comment atteindre le maximum de clients avec une telle concurrence ?

Une des solutions est de transformer les clients en revendeurs. Un client est le meilleur prescripteur qui soit, parce qu’il est « du même côté de la barrière » que les autres clients, qui auront tendance à avoir plus confiance en lui.

Logo Zlio

C’est tout simplement ce que propose Zlio, dont je vous avais déjà parlé dans ce billet.

Zlio propose à chacun d’ouvrir sa boutique personnelle.

Chacun peut ouvrir une ou plusieurs boutiques, sur un thème, une passion…

Dans l’annuaire des boutiques, on peut ainsi trouver une boutique sur l’écriture, le yoga, Woody Allen, …

Zlio compte près de 50 000 boutiques, soit autant de revendeurs pour les e-commerçants.

Comment ça marche ?

Pour un commerçant, Zlio est un canal d’affiliation complémentaire, ni plus, ni moins.

D’ailleurs, Zlio travaille directement avec la plupart des plates-formes d’affiliation du marché :

Relations entre le site marchand, la plate forme d'affiliation, Zlio, et les boutiques Zlio

Dans cet exemple, King Jouet est la boutique e-commerce. Les clients peuvent évidement acheter directement depuis le site marchand.

King Jouet a également un programme d’affiliation avec une plate-forme. Dans cet exemple fictif, j’ai pris TradeDoubler.

TradeDoubler a un certains nombre d’affiliés, dont Zlio.

Ensuite, les boutiques de Zlio peuvent mettre en ligne des jouets qui viennent du catalogue de King Jouet (ou de tout autre marchand lié à Zlio en direct ou via les plates-formes d’affiliation).

Dans cet exemple, j’ai mis deux boutiques Zlio spécialisées. Pour info, quand on tape « jouet » dans le moteur de recherche des boutiques de Zlio, on trouve 721 boutiques !

Quand un client achète via une des boutiques de Zlio, c’est comme quand on passe via un moteur de comparaison de prix : le client est redirigé vers la boutique. L’acte d’achat se finalise donc chez le marchand.

Comme pour tous ces business liés à l’affiliation, le business model, c’est du reversement.

Pour Zlio, il y a deux modèles de reversement :

  • Reversement au clic : le marchand rémunère l’arrivée de clients sur le site, qu’il y ait achat ou pas ;
  • Reversement à l’achat : le marchand rémunère l’achat d’un produit, s’il se fait via une boutique Zlio.

Evidement, on gagne beaucoup plus d’argent dans le deuxième cas !

Zlio reverse la majeure partie des commissions du marchand aux propriétaires des boutiques Zlio. Evidement, plus les volumes sont important, plus Zlio est en position de force pour négocier des reversements importants.

Marketing des boutiques zlio

Grâce à un accord avec Google, Zlio offre un avoir de 50 € sur Adwords, pour faire la promotion d’une boutique Zlio :

Coupon de 50€ sur Adwords pour les boutiques Zlio

L’idée, c’est d’initier chaque utilisateur à la publicité en ligne.

Est-ce de la concurrence pour les marchands ? Oui et non :

  • Oui parce que ça draine du trafic sur les boutiques Zlio, trafic qui n’arrivera donc pas directement sur le site marchand ;
  • Non parce que ce trafic revient, via les boutiques Zlio.

C’est donc un « conflit de canal » entre la vente directe et la vente indirecte. Je dirais qu’au final, le commerçant est gagnant parce qu’il vend plus (mais avec une marge plus faible) !Zlio ne s’arrête pas là, puisqu’on peut très facilement vendre les produits des boutiques directement depuis un blog. Exemple :

Promotion de produits, dans un blog

Zlio permet donc de faire du marketing dans les communautés, directement via ses membres !

Quelques infos complémentaires

  • 3 Millions de pages vues par mois, 500 000 visiteurs uniques ;
  • Pour les revenus générés par les boutiques, on est comme bien souvent sur une règle du genre 80 / 20 (une minorité de boutiques font la plus grande part du chiffre d’affaires) ;
  • Zlio est présent en France, aux US, et va ouvrir l’Angleterre et la Suede dans les semaines à venir.

Bravo Jérémie pour cette très belle idée et sa mise en oeuvre impeccable !

Des chiffres sur l’usage du RSS

J’étais ce midi à une conférence EBG, dont le titre était : « Search : la fin du CPM ou l’affirmation d’un marketing 100% efficace ».

Logo EBG

C’était l’occasion de croiser Jérémie qui nous a parlé de Zlio (j’y reviendrai très très bientôt !).

D’habitude, ce genre de présentation est organisé plutôt sous la forme d’un débat. C’était pas le cas ce midi, et les intervenants ont simplement parlé à tour de rôle (tour pas très équitable d’ailleurs !).Logo RSS

Un chiffre donné par l’annimateur, Richard Strul, patron de l’agence Resoneo : 26% des Internautes utiliseraient les RSS !

Je ne sais pas d’où ce chiffre sort, ni s’il est valide.

Qu’en pensez vous ? Votre mère utilise-t-elle les RSS ? C’est bien le test ultime, non ?


UPDATE (22h00)J’avais envoyé un mail à Feedburner pour leur poser la question. Décallage horaire oblige, j’ai eu la réponse :

« FeedBurner delivers about 50 million feed subscriptions a day« .

Ils ne connaissent pas la taille totale du marché, mais estiment qu’ils en prennent « une part significative ».

Quelques calculs :

Si on prend l’hypothèse que Feedburner a 30% du marché, ça nous fait 150 millions d’abonnements dans le monde.

Pour être rigoureux, il faudrait diviser ce nombre, en fonction du nombre moyen de flux par utilisateur. Là, je prend l’hypothèse que c’est un flux par utilisateur…

D’après Emmanuel, il y aurai autour d’un milliard d’Internautes.

150 / 1 000 : j’arrive à 15%. C’est cohérent par rapport au chiffre de 26%, car l’estimation de la part de marché de Feedburner est complètement « pifométrique » !

Conclusions :

  1. qu’on ne nous dise plus que le RSS, c’est réservé aux geek !
  2. Ma mère devrait se mettre au RSS…

La recherche dans le site marchand avec Fredhopper

La fonction recherche est tout à fait fondamentale dans un site marchand !

En fait, il faut parler de deux fonctions de recherche :

  • Il y a celle à l’extérieur du site marchand : Google quoi !
  • Il y a la recherche quand on est dans le site lui même.

La recherche « Google » est fondamentale pour un e-marchand, mais ce n’est pas l’objet de ce billet.

On parle donc ici de la recherche intra-site et c’est donc une fonction super importante, parce que c’est un moyen clé pour augmenter le taux de transformation.

Les Internautes ont maintenant à peu près tous le « réflexe google » : « ne triez pas, cherchez ! ». Donc, quand on arrive sur un site, si on sait ce qu’on veut acheter, bien souvent, on va taper le nom du produit dans le champs « recherche » du site… Et puis… Et puis ça dépend. ça dépend du site, et de l’effort qui a été fait lors de la mise en place de cette fonction.

C’est là que des spécialistes peuvent intevenir.

Logo de fredhopper Fredhopper (En anglais) est un éditeur de logiciel, 100% focalisé sur ce métier : fournir la brique de recherche pour les sites marchands.

Ce que permet cette solution, c’est de pas mal travailler sur des règles, pour définir ce qui se passe suite à une recherche : quels sont les produits qui apparaissent, dans quel ordre. Il y a également la possibilité de « pousser » des produits qui semblent correspondre, et qui sont par exemple en promotion, ou qui sont particulièrement populaires, sur un bandeau latéral.

Je n’ai pas eu le droit de faire de captures d’écrans de leur produit (dommage !) mais on peut voir le résultat, simplement en allant voir certaines références, dont Conrad France (dont j’avais déjà parlé ici) :

Résultat d'une recherche sur le site de Conrad France, avec Fredhopper

Voici une copie d’écran, après avoir taper « bateau ». Ce qui est intéressant, c’est qu’à gauche, on peut affiner la recherche, en sélectionnant une catégorie, une game de prix, une marque, …

Les règles, qui se configurent directement depuis une interface web, permettent d’agir sur de nombreux facteurs (faut il afficher les produits en rupture de stock, …). Le moteur permet également de trouver des produits, même si les mots contiennent des fautes de frappe.

Maintenant, « la douloureuse » : c’est un produit cher : il faut compter au moins 30 000 € pour installer cette solution. On peut également avoir une location mensuelle, autour de 1500 € par mois…

Des produits en « pleine page »

Vous avez vu, sur la plupart des e-marchands US, la page produit est « pleine page » :

Page produit sur le site Amazon France

Plus de bandeau à gauche ou à droite : l’attention de l’utilisateur est complètement centrée sur le produit et sur l’acte d’achat (on ne peut pas louper le bouton « Ajouter au panier » !).

(Merci Jérémie pour le tuyau !) 

Quand il faut changer de paradigme…

Titre un peu mystérieux : C’est voulu !

D’abord une histoire qui me fascine.

Quand, en 1984, un inconnu du nom de Dell se lança dans la fabrication de PC dans son garage, avec un modèle de vente par correspondance, le monde des PC était dominé par des géants, IBM, HP, Compaq.

Pendant 7 ans (!) Dell a pu se développer sur son marché, sans qu’aucun des grands acteurs présents ne bougent : ils n’ont rien fait pour barrer la route à Dell pendant de nombreuses années.

Quand Compaq s’y est mis, il était trop tard, et ça a pris trop de temps.

On connait la suite, Dell est aujourd’hui leader mondial des PC et Compaq a simplement disparu, racheté par HP.

Pourtant, pas d’innovation technologique chez Dell : qu’est-ce qui a empêché les grands acteurs de s’adapter ?

Une seule chose quand on y réfléchit bien : changer de paradigme, sortir de la logique « on construit des ordinateurs, on les stoke et on les vend via des distributeurs » pour attaquer la vente sous un autre angle : « demander aux clients ce qu’ils veulent comme PC, le constuire à la demande et faire cette vente en direct, via Internet ».

Et la réalité, c’est que les entreprises ont énormément de mal à changer de paradigme.

Je raconte cette histoire car je pense qu’il est toujours intéressant de regarder ce qui c’est passé dans le passé pour analyser le présent et le futur.

Aujourd’hui, le e-commerce se développe à très grande vitesse, propulsé par plusieurs moteurs : l’ADSL pour tous, les technologies matures, …

Qui va prendre les meilleures places de cet eldorado ?

Michel de Guilhermier, dans ce très bon billet explique, à juste titre, que les acteurs de la grande distribution ont toutes les cartes en main pour prendre de bonnes places sur ce marché : les moyens financiers, le sourcing, la logistique…

En fait, il n’y a qu’un seul véritable obstacle : il leur faut changer de paradigme, et se mettre complètement dans la logique e-commerce.

Un sacré challenge pour ces acteurs !

Présentation Powerpoint : les recommandation de Guy Kawasaki

Je vous avais bien dit que je vous en reparlerai (ici) !

Donc, Guy Kawasaki, dans son livre L’art de se lancer : Le guide tout terrain pour tout entrepreneur donne son avis sur ce qu’est une bonne présentation Powerpoint.

A la base, ses conseils sont pour préparer une levée de fonds devant des investisseurs, mais je pense qu’on peut facilement généraliser ses propos, et étendre à d’autres cas de figures (présentation d’une offre commerciale, …). Quelle est la différence au fond, on est dans la situation de vendre quelque chose ? Un produit, une société…

Donc, quelques recommandations de Guy Kawasaki :

  • Choix de la police : police simple et adaptée à l’écran (genre Arial quoi)
  • Taille de la police : 30 minimum. Il propose la règle suivante : prendre l’âge de la personne la plus agée de l’assemblée, et diviser par 2. ça donne la taille de la police minimum !
  • Animations : non merci !
  • Penser à faire une présentation qui marche aussi bien en version imprimée que sur l’écran.
  • Ne pas utiliser les différents niveaux de points, sous points, …. On ne doit mettre que quelques points très synthétiques. Le reste doit être expliqué à l’oral.
  • Faire une présentation courte (10 ou 20 slides max).
  • Dire très vite ce qu’on fait, ce qu’on vend, ce qu’on apporte. Dans beaucoup de présentations, on présente l’offre vers la fin. Ce que dit Guy Kawasaki, et je sens bien qu’il a raison, c’est qu’il est fondamental de bien cadrer la réunion dès le début, en captant l’intérêt des auditeurs très tôt.
  • Et puis, c’est basique mais tellement vrai : préparer la présentation, autant de fois qu’il le faut, jusqu’à être vraiment à l’aise. Il propose de se filmer, et d’arrêter la préparation quand on se trouve pas mal à l’écran.
  • Enfin, dernier conseil qui me semble excellent : régulièrement, tout mettre à la poubelle et recommencer ! A force de modifier une présentation, d’abuser du copier-coller, on finit par avoir un patchwork sans âme, sans unité. Tout reprendre « from scratch » est donc une très bonne tactique.

Maintenant, je pense qu’il est important de bien identifier dans quel scénario on est, avant de suivre telles ou telles recommandations. En fait, on utilise bien souvent Powerpoint pour différents usages. Par exemple, si on envoie une présentation à un client, on n’est pas dans le scénario d’un exposé oral, soutenu par une présentation. Dans ce cas, celui qui reçoit la présentation doit comprendre le message, sans le support de l’orateur : les conseils listés ci-dessus ne sont donc plus applicables.