Archives de catégorie : e-marketing

Salesforce.com : une solution SAAS qui fait son chemin

Comme je l’ai déjà dit ici, je crois beaucoup au modèle SAAS, déclinaison moderne du modèle ASP, ou pour dire plus simplement, au modèle où le logiciel et le service sont hébergés chez un professionnel dédié, avec le web comme interface d’accès au service.

Le modèle, en soit, offre beaucoup d’avantages pour l’utilisateur :

  • Pas d’investissement (matériel, licences logicielles) ;
  • Pas de coûts de maintenance ;
  • Pas de problème de gestion des versions, et donc de mise à jour complexe et chère ;
  • Pas de problème de gestion de la montée en charge et des problèmes liés : faire évoluer l’architecture, le matériel, …

Un des plus gros frein pour les clients, c’est d’avoir ses données gérées et stockées par un tiers.

L’analogie avec la banque, que j’avais déjà évoquée est, il me semble, une bonne réponse : on délègue bien la gestion de son capital à un tiers, pour peu qu’on ait confiance.

En fait, c’est intéressant de noter que la réalité est à l’opposé de l’intuition !

Intuitivement, on a tous tendance à se dire que ses données sont plus en sécurité « à la maison » que chez un autre. Pour autant, la sécurité n’est en général pas le métier des boites, qui ont très rarement les moyens de mettre en place des bonnes solutions pour gérer la sécurité des données.

Pour un acteur comme Salesforce.com (plus de 8 ans d’existence, environ 70 Millions de transactions par mois !), c’est carrément au coeur de leur métier. S’ils sont mauvais sur ce point, ils perdront très vite leur crédibilité. Ils ont donc en place des solutions vraiment très propres, très avancées, bien loin devant ce que font les entreprises !

Et ça, ce sont les clients de Salesforce qui le disent, comme Infovista (qui est en bourse et qui est donc particulièrement attentif à la sécurité de ses données).

Au delà de ces généralités, on peut faire quoi avec Salesforce ?

Salesforce est à la base une solution de type CRM, qui permet de gérer les bases de données des clients.

Ces données permettent :

  • D’aider les équipes marketing : campagnes marketing (email, télémarketing, …) ;
  • D’aider les équipes commerciales : gestion des prospects ;
  • D’aider les dirigeants avec des solutions de reporting.

Le produit a été étendu, et intègre maintenant des fonctions plus larges pour :

  • Gérer la maintenance ;
  • Gérer le support : application en ligne pour les clients et gestion des incidents.

Comme Salesforce est basé sur des standards ouverts, les clients peuvent accéder à toutes leurs données via des web-services, et connecter les autres systèmes informatiques (ERP, …).

Prix

Il y a deux postes :

  • La location du service. On paye à l’utilisateur et par mois. Le prix « public » oscille entre 70 et 130€ par mois, suivant les fonctions achetées. Il faut ajouter, également par mois, le prix des services tiers complémentaires si on en utilise (AppExchange En anglais, j’en reparlerai) ;
  • La mise en oeuvre du service (à l’installation donc) qui comprend l’intégration et la customisation : quand je parle d’intégration, comme il n’y a pas d’installation proprement dite, il s’agit du branchement entre les services Salesforce et les applications existantes de l’entreprise (ERP, …). La customisation, c’est l’adaptation des applications de Salesforce à l’entreprise : ajouter ou supprimer des champs, adapter des formulaires, …

Dans la pratique, la phases durent entre 3 et 6 mois. La customisation de l’application Salesforce est très rapide, complètement graphique (drag & drop) et en ligne.

Le plus long, c’est clairement l’intégration avec des applications tiers. Un autre poste qui peut grever le budget initial : il faut prévoir des moulinettes pour récupérer et intégrer les données existantes de l’entreprise (bases clients et prospects, historiques, …).

Quel usage pour le e-commerce ?

Aujourd’hui, Salesforce.com est principalement utilisé par des clients qui vendent en B2B. Mais on peut tout à fait brancher une application e-commerce sur Salesforce, et gérer le marketing, le suivi de l’activité et le support. Alors, qui sera le premier site à tenter le coup ? En plus, on peut essayer pour vraiment pas cher, puisque le prix est à l’utilisateur et pas au nombre de transaction. On peut donc tenter le coup pour 70€ !

Il y a beaucoup trop à dire sur Salesforce pour un seul billet… Je vous reparlerai donc très bientôt de cas clients et d’AppExchange.

Mon grain de sel par rapport aux univers 3D

On parle pas mal en ce moment, des univers 3D.
Fred, avec ce billet a en particulier généré pas mal de buzz.

Mon avis est qu’il y a beaucoup de confusion : essayons d’y voir plus clair !

A mon sens, il y a deux cas d’usages : le jeu et l’univers de rencontre.

Le jeu

Pour les jeux, je pense qu’il n’y a pas de débat.

Il existe plusieurs jeux, massivement multi-joueurs, qui utilisent des univers 3D. Ce marché va évidement se développer, avec la généralisation des consoles de jeux connectées.

World Of Warcraft

Il y a un lien entre ces plates-formes de jeux et le business. On peut ainsi faire de la publicité pour sa société à l’intérieur des univers de jeux 3D, via des panneaux publicitaires ou des objets à l’image d’une marque (F1 « brandé » Renault par exemple, un immeuble qui représente une marque, …).

Les plates-formes de rencontre

Ce sont des espaces pour rencontrer d’autres personnes.

Les usages ? La drague évidemment, mais c’est également une forme de relation sociale. Et puis, il commence à y avoir des usages plus professionnels (organiser une réunion virtuelle, pour une entreprise, une association ou un parti politique).

L’icône montante de ces derniers mois, qui représente cette catégorie, c’est évidement Second Life.

Image de second Life

Second Life est assez « capitaliste » : on peut à peu près tout acheter et tout vendre.

Conséquence logique : l’espace a été rapidement envahi par des annonceurs de tous poils.

Dans cet univers, je pense qu’il est important de segmenter trois types de business très différents : 1) le business « à l’intérieur de l’environnement », 2) le business vers l’extérieur et 3) la publicité virtuelle.

1) Le business à l’intérieur de l’environnement », c’est le business purement virtuel : les habitants de Second Life peuvent fabriquer des objets virtuels (meubles, vêtements, …) et les vendre à d’autres habitants. C’est du business virtuel mais qui rapporte des vrais dollars.

C’est un business qui peut très bien marcher, mais il faut vraiment bien comprendre les besoins des habitants du monde virtuel pour bâtir des offres adaptées. Aujourd’hui, ce sont plutôt des particuliers qui se lancent dans ce business.

2) Le business vers l’extérieur, c’est pouvoir acheter depuis le monde virtuel des objets réels. Exemple, j’achète des baskets (bien réelles), dans le magasin virtuel Nike de Second Life.

Ce business est assez délicat. La raison principale est la suivante : quel est l’intérêt pour l’utilisateur d’acheter depuis le monde virtuel ? La question est d’autant plus valable qu’en fait, aujourd’hui, l’acte d’achat se termine dans le navigateur Web…

3) la « publicité virtuelle » : c’est la possibilité d’acheter des espaces de publicité, qui permettront de mettre en avant une marque dans le monde virtuel. Ce modèle (le même donc que celui des jeux) fonctionne, pour peu qu’on ait pris soin de bien qualifier l’environnement de l’annonce : fréquentation du lieu, type de public, …

Pour conclure…

Ce qui rend la situation plus complexe, c’est que les deux cas d’usage ne sont en fait pas bien séparés. Les univers de jeux sont également des espaces de rencontre, de chat, et réciproquement, on peut jouer dans la plupart des espaces de rencontre.

Ma conviction, c’est que ces univers vont se développer, quelques soient les acteurs qui réussiront sur ces marchés (donc pas nécessairement Second Life).

Pour les entreprises, il faut donc se préparer à intégrer ces nouveaux médias.

L’empathie, un fondamental du commerce ?

Comment se mettre dans la posture qui permet de vendre mieux et plus ?

Pourquoi certains trouvent « naturellement » comment vendre et d’autre n’y arrivent pas ?

Et si, pour vendre, la principale qualité, c’était l’empathie ?

L’empathie, c’est se mettre à la place de l’autre jusqu’à ressentir ce qu’il ressent.

Appliqué au e-commerce, c’est faire des choix en fonction des attentes du client et pas uniquement en fonction des envies de marchand.

Exemple concrêt : le marchand souhaite avoir le maximum d’informations sur le client. Quoi de plus naturel alors que de faire remplir au client des formulaires, avec tout plein de questions, toutes très utiles pour la base CRM : l’âge, la date de naissance, la situation familliale,…

Mais le client, c’est quoi son intérêt là dedans ?

Je ne dis évidement pas qu’on ne peut rien demander au client !

Ce que je dis, c’est que dans la réflexion sur ce qu’on fait faire au client, il faut à tout moment faire l’effort de ce changement de posture : quel est l’intérêt du client, comment va-t-il « vivre » les différentes étapes qu’on lui impose ?

Et parfois, on peut être en face de choix simples : veut on absolument toutes ces données CRM, au risque de baisser le chiffre d’affaires, ou préfère-t-on maximiser les ventes, et collecter ces données quand on peut, et si le client le veut ?

(j’en parlais ce midi à ma femme, qui m’a dit que l’empathie, c’était carrément le fondement de notre société, c’est ce qui fait la différence entre une société « humaine » et la barbarie… 3 remarques : 1) Vous remarquerez que j’ai même pas peur d’embêter tout le monde chez moi avec mes réflexions professionnelles. 2) Là, ça dépasse carrément le cadre de ce blog. 3) Elle est patiente ma femme, non ?)

Le capitaine nous donne des conseils concrets pour les sites marchands

Deux billets que j’ai trouvé passionnant sur le site de capitaine-commerce :

Dans ce premier billet, notre cap’taine nous donne son point de vue sur l’ergonomie du bouton « Acheter » : sa taille, sa position dans la page…

Ce deuxième billet parle de l’abandon du panier : pourquoi, comment limiter la casse…

CrispyShop : un moteur de recherche de produits avec une interface innovante

CrispyShop est un service fourni par Yahoo dans la ligné des Kelkoo : c’est un outil pour chercher, comparer des produits, et chercher un marchand pour acheter le produit.

Comparateur de produits CirspyShop

La hauteur du point, c’est le prix du produit. Quand on déplace la souris, le long de la courbe, on voit apparaitre les différents produits.

Le système permet d’affiner la recherche avec tout un tas de filtres :

Options pour filtrer

quand on clique sur un produit, ça permet de voir une fiche produit. Si on clique sur plusieurs produits, ils apparaissent chacun dans un onglet (comparaison plus facile donc). Et puis naturellement (parce que c’est bien le but de ces moteurs), en dessous de la fiche produit, il y a les marchands qui proposent le produit :

Comparateur de produits sélectionnés

Comme vous le voyez, on peut trier par prix (mais c’est pas l’option par défaut !).

Tout ça est réalisé avec un savant mélange de Flash et d’Ajax/Javascript.

(plus d’infos ici)

Petit jeu sur l’affiliation : quel business aujourd’hui en France ?

A partir des chiffres de l’affiliation en France (j’en parle dans mon précédent billet, ici), je me suis dit qu’on pourrait estimer le business réalisé par les marchands via ce canal.

Essayons !

Donc, le business de l’affiliation serait de 80 M€ sur 2006.

ça, c’est le chiffre d’affaires de l’ensemble des plates-formes d’affiliation en France.

Si on considère que ce nombre, c’est l’ensemble des reversements effectués par les marchands vers les plates-formes d’affiliation, ça fait donc :

  • 70% de ce business pour les affiliés : 56 M€
  • 30% pour les plate-formes (c’est comme ça qu’elles vivent) : 24 M€

OK, mais ça correspond à quel part du business ?

On peut prendre l’hypothèse que les marchands reversent 5% des ventes quand la vente se fait via un affilié (c’est probablement moins, autour de 3% ?).

Devise Shadok

Donc, 80M€ correspond à 5% des reversements, on serait donc sur un business de : 80 / 5%, ce qui fait : 1,6 Milliard € (2,6 Milliard si les reversements sont de 3%).

Le business total du e-commerce en France, c’est environ 10 Milliard d’€ en 2006.

L’affiliation, c’est donc environ 16% du commerce en ligne en France en 2006.

Que penser de ce chiffre ?

Si on estime qu’on est probablement avec une règle du type 80/20 (20% des marchands font 80% du chiffre d’affaires de l’affiliation), ça laisse à penser que certaines grosses enseignes font de très gros chiffres d’affaires via l’affiliation (Amazon france, évidement…).

Maintenant, le jeu que je propose :

Est-ce que ma formule est bonne, est-ce qu’il y a des erreurs de calcul ou de raisonnement ?

Quelques chiffres sur l’affiliation

J’en ai déjà parlé (ici avec l’étude de cas Promovacances, ou là avec l’étude de cas SnapFish), vous le savez, l’affiliation, je suis convaincu que c’est un canal de vente très important, souvent mal exploité.
Les boites peuvent faire jusqu’à 30 voir 40% de leur chiffre d’affaires via l’affiliation !

L’affiliation a été inventée par Amazon dès 1995, et quand on voit ce qu’il font sur le sujet, on se rend compte de l’avance qu’ils ont : Amazon reste un modèle !

(pour ceux qui ne connaissent pas l’affiliation, j’ai écrit ce billet, qui décrit simplement (en tout cas j’espère) ce qu’est l’affiliation)

Quelques chiffres donc :
L’affiliation en France, c’est environ 1000 programmes d’affiliation (on peut dire en simplifiant 1000 marchands qui proposent donc de vendre leurs produits via des sites tiers).

Toujours en France, il y aurai 15.000 sites affiliés.

Mais le chiffre qui me semble le plus intéressant, c’est le chiffre d’affaires généré par les principales plates-formes d’affiliation : on parle de 80 M€ pour 2006.

Quelques news complémentaires sur Ad:Tech

Quelques « brèves » sur cet évènement.

Marc Simoncini nous a un peu parlé de Meetic. Il a en particulier parlé de son budget pub. Meetic gagne 80M€ par ans, et investi 50% de son chiffre d’affaires dans la pub !

L’ami Rodrigo avec VPodTV était très visible sur le salon : bandeaux de pub, stand, … Je crois avoir compris que VPod a filmé quelques conférences et on pourra donc les revoir sur Internet bientôt. Sur le stand de VPod, il y avait beaucoup de monde : la vidéo et Internet, c’est un vrai sujet chaud en 2007 !

Sinon, PointBlog parle également de Ad:Tec, dans ce billet.

Ils sont passés par ici, ils repasseront par là

Vous avez sans doute vu, sur de plus en plus de Blogs, le « widget » de ce type :

Exemple 1 de BlogRoll, avec le nom et la photo de la personne qui vient de passer par le site du blog

Ou alors comme ça :

Exemple 2 de BlogRoll, juste la photo de la personne qui vient de passer par le site du blog

L’idée est la même : on peut voir qui sont les dernières personnes à avoir visité le blog. ça marcherait évidement pour n’importe quel site, mais c’est particulièrement adapté aux blogs, parce que les blogs fonctionnent beaucoup par communauté.

Je trouve l’idée super bonne, simple (mais fallait l’avoir, l’idée), et bien mise en oeuvre : c’est facile d’insérer le code pour mettre ce widget dans son site, et c’est très simple de s’enregistrer, pour ainsi laisser sa trace sur ses différentes lectures.

Salon Online 2007 : encore un salon e-commerce !

Vous connaissez Online 2007 ?

Pub sur le salon Online 2007

Je sors d’une discussion super intéressante avec Philippe Audibert, d’Intershop (je vous en reparlerais très prochainement), et c’est lui qui m’a parlé de ce salon ou ils interviennent.

C’est étonnant le nombre de salons, sur des thématiques assez proche finalement, avec :

Il y a de la concurrence !

Et il y en a d’autres à venir :

J’ai loupé des évènements intéressants ?