Archives de catégorie : e-commerce

Choix d’une plateforme SAAS : LE critère clé à ne pas oublier

Quand on veut se lancer sur le e-commerce, une bonne solution peut être de passer par une solution SAAS.

Il y a le choix : Oxatis, Power Boutique, ePages, RentAShop, sans oublier les solutions open sources avec leur option SAAS : prestabox et magento go

Comment choisir ?

Il y a plusieurs critères à prendre en compte, et il faut prendre son temps pour choisir, parce qu’une fois qu’on est parti avec une solution, on ne change pas si facilement que ça.

Après quelques années, si la boutique c’est bien développée, et qu’on souhaite évoluer, et changer de solution, on va devoir récupérer ses données : catalogue, clients, commandes.

C’est justement LE critère auquel je pense : vérifiez bien que vous pourrez récupérer ces données, dans un format facile à exploiter, pour relancer la nouvelle boutique sans devoir tout refaire.

C’est particulièrement délicat pour la partie catalogue, parce que les données ne sont « pas plates » : produits déclinables, …

Un format exploitable, c’est donc probablement plus un dump SQL qu’un fichier plat.

Il faudra également pouvoir récupérer l’ensemble des médias, les photos associés aux produits.

Le modèle de données, au coeur du métier du e-commerce

C’est marrant la vie.

J’ai commencé par me passionner pour la modélisation des données, et les systèmes pour gérer ces données, les systèmes de gestion de bases de données (SGBD pour les intimes).

j’avais travaillé, pendant mes études, sur un système innovant, orienté objet.

La réflexion, dans le courant de ce que faisait O2 à l’époque, était de travailler sur un système de modélisation, permettant de faire « plus et mieux » que ce que propose les SGBD relationnels.

J’avais même acheté un NeXT pour développer une première version du système ! A l’époque, c’était un investissement très élevé, le prix d’une belle voiture neuve…

A la base, la réflexion, c’est de ce dire que la modélisation c’est super important, parce que c’est la « racine », et qu’ensuite, on empile les couches par dessus cette brique.

C’était bien avant le Web, bien avant le e-commerce.

Et aujourd’hui, je me rends compte à quel point ces réflexions restent d’actualités.

Dans les systèmes web, les bases de données sont, plus que jamais, au coeur du système.

Plusieurs experts du domaine, que je connais, commencent leurs analyses à partir de l’audit du système de gestion des données, relationnel dans 99% des cas.

Si une donnée est mal modélisée dans la base de données, il y a peu de chance pour que les choses s’améliorent sur les couches supérieures.

Le modèle relationnel est il fondamentalement pourri ?

Non, bien sûr que non !

Comme souvent en informatique, le pouvoir d’expression n’est pas en cause : on peut tout modéliser avec une base de données relationnelle.

C’est bien pour ça d’ailleurs que ce modèle a survécu, et même écrasé les modèles alternatifs des années 80 / 90.

La théorie, c’est qu’on n’a qu’à rajouter les couches qui vont bien, par dessus le modèle relationnel.

Ainsi, on peut très bien ajouter une couche objet, entre la programmation et le base de données.

Cela marche bien… Sauf que le Web challenge tout ça.

Les serveurs web se servent de la base de données pour beaucoup de choses, en permanence, en temps réel.

Résultat, la base de données devient rapidement « le maillon faible » du web, vis à vis des performances. On doit optimiser la base pour qu’elle réponde vite, et donc avoir de bons temps de réponses sur le site web.

Conséquence : on oublie la qualité de la modélisation, les formes normales pour ceux qui connaissent, et on fait de bons grosses tables plates, capable d’afficher rapidement les informations dont on a besoin.

Bon, l’autre problème, c’est que les bons concepteurs de bases de données ne courent pas les rues

Je suis convaincu que les choses doivent évoluer… Vont évoluer !

On doit, par exemple, ajouter des couches, de manière à séparer le coeur du modèle de données – ou l’on doit privilégier la qualité de la modélisation – et la couche de présentation, on l’on doit privilégier les temps de réponses.

Bref, la modélisation de données, c’est un bon fil rouge, entre hier, aujourd’hui et demain !

Tout ça pour dire que, entre le début de ma vie professionnelle et aujourd’hui, je me rends compte à quel point tout cela est cohérent.

 

 

Formation : Choix des composants e-commerce

Je donne, principalement avec le CCM Benchmark, des formations.

Le sujet de la prochaine session est : « choix des composants pour le système e-commerce« .

De mon point de vue, c’est un super sujet ;).

Quels sont les composants clés à choisir ?

Comment construire son système e-commerce, entre le searchandising, le CRM, la logistique, … ? Sur quels critères ?

Au delà des briques, comment conduire le projet e-commerce ? Les technos, les boites, il s’agit de ne pas se tromper !

Ces questions sont très impactantes pour la suite, pour la vie du site.

Pendant cette journée, après un « overview » de quelques sujets clés, on prend le temps de se poser les bonnes questions, de prendre du recul, et d’échanger sur ces problématiques clés.

Pour tout savoir, c’est ici. La formation a lieu le 12 janvier, à Paris.

 

Dans la série « le e-commerce dans le monde », je demande « la chine »

Tout le monde le sait, la chine est LE pays avec une croissance de folie.

La société translated.net propose une projection, en 2015.

D’après cette projection, le premier pays du e-commerce, à cette date sera… La chine.

Même si l’accès à internet est encore limité aujourd’hui pour la plupart des habitants, vu la population totale, ce résultat n’est pas très étonnant.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’étude ici.

Ces chiffres et données sont intéressants, mais à challenger. Je suis, par exemple, un peu surpris par la place de l’Inde, qui me semble également avoir un très fort potentiel…

Criteo : Conférence « Success story française, innovation et financement » demain à LeWeb

Cet article est écrit par Julien Chaumond, co-fondateur et CEO de Productism, un réseau social centré sur les produits, et auteur du livre Social commerce. Vous pouvez aussi suivre Julien sur Twitter.

J’ai le plaisir d’organiser demain après-midi à LeWeb, pour l’AFII (l’Invest in France Agency) et la DGCIS (Direction Générale de la compétitivité, de l’industrie et des services), une table ronde sur l’innovation et le financement des startups et PME en France, autour de l’exemple de Criteo.

Criteo, François en a déjà parlé à plusieurs reprises sur ce blog, c’est cette entreprise qui propose un service de retargeting publicitaire (vous avez consulté une fiche produit hier sans aller au bout de la transaction, on vous ré-affiche le produit aujourd’hui sur votre site de presse préféré, etc.) qui marche très fort auprès des e-commerçants européens et maintenant mondiaux.

Si vous êtes à LeWeb demain, venez assister à la conférence (c’est à 15h30 dans l’espace Workshop de l’AFII) ! Elle promet d’être vraiment passionnante.

Criteo est une très belle success story, et un exemple pour les boîtes françaises innovantes : un socle innovation fort, un parcours « financement » (incubateur, fonds, PE, etc.) réussi en France puis à l’étranger, et surtout aujourd’hui la décision de développer très fortement le produit et la technique en France en parallèle l’internationalisation du développement commercial.

Le panel sera de très, très haut niveau :

  • Jean-Baptiste Rudelle, le CEO de Criteo 🙂
  • Marie Ekeland, Partner, Elaia Partners (premier investisseur de Criteo)
  • Benoit Grossmann, Managing director chez ID Invest Partners
  • Dominique Vidal, Partner, Index Ventures et ancien DG de Kelkoo
  • Et les débats seront animés par Sandrine Murcia, Présidente de Silicon Sentier.

Du très très lourd donc ! C’est quasiment un board meeting de Criteo, mais en public 🙂 A jeudi 15h30 donc si vous êtes à LeWeb.

Généraliser ? Oui, mais pas trop !

Une bonne partie de mon activité consiste à concevoir, ou aider à concevoir, un système d’information e-commerce.

Pour faire ça, il faut une bonne culture sur ce qu’est un système d’information (ce qui va bien au delà du site Web), connaître les solutions du marché (en tout cas, faire une veille permanente pour en savoir le plus possible), et enfin, et surtout, écouter le client, pour comprendre en détail le besoin.

De mon expérience, qui commence à être bien solide, ce travail demande de comprendre, d’analyser, et de retranscrire ce besoin, dans un doc.

Mais il ne s’agit pas de retranscrire tel quel (sinon, la valeur ajoutée est nulle).

Première chose, quand on conduit l’interview, on doit creuser certains points, valider certaines hypothèses.

On peut aussi, en fonction de la capacité d’écoute de l’interlocuteur, essayer d’infléchir, ou tout au moins « challenger » certains éléments, que l’on sait particulièrement complexes, ou non pertinent.

Enfin, et c’est le sujet de cet article, on doit extrapoler, généraliser la demande du client.

A ce sujet, j’avais rencontré le CTO de Radio France, il y a quelques années.

Il m’avait raconté comment cette faculté de généralisation lui avait juste sauvé la vie : on lui avait demandé la mise en place d’un nouveau système avec des contraintes précises sur les horaires. Il avait pris l’initiative de généraliser la demande, pour traiter plus de cas de figures, sans rien demander à personne. La veille de la mise en exploitation du nouveau système, on lui annonce un changement, qui justement était parfaitement pris en charge par son système !

Bon, mais dans notre monde du e-commerce, cela veut dire quoi généraliser ?

Je vous propose de prendre quelques exemples :

  • On vous demande de pouvoir créer deux espaces de vente, orienté marketing (genre Nouveautés et Soldes). La généralisation va consister à dire qu’on peut gérer N espaces de ventes.
  • On vous demande qu’un produit puisse être simultanément dans deux catégories du catalogue. Généralisation : un produit peut être dans un nombre quelconque de catégories.
  • On vous demande une barre de menus, avec des couleurs associées à chaque menu. Généralisation : on peut ajouter facilement des menus, et changer la couleur avec un seul paramètre.
  • On vous présente une page d’accueil, découpée avec des blocs. Généralisation : définir une grille, administrable, qui permettra facilement de faire évoluer la home page (exemple réel, en ligne…)
  • Je pourrais multiplier les exemples, sur tous les sujets : CRM, logistique, transporteurs, …
Avantage de l’approche : généraliser permet (doit permettre…) de construire un système plus évolutif, apportant plus de pérennité.
Mais cette approche est a des limites. On ne doit pas généraliser n’importe quoi.
Certains éléments, généralisés à mauvais escient, vont pousser dans la mauvaise direction, soit en contraignant à prendre des solutions bien plus chères, ou vont induire des choix d’architecture qui ne seront pas en phase avec les réels besoins de l’entreprise. Au bout du compte, cela peut coûter bien plus cher sans apporter aucun gain.
Alors, on fait quoi ?
Je n’ai pas de réponse « industrielle » à cette question !

Je pense que c’est la « clé du succès », ce réglage fin, entre ce qui doit être généralisé, et ce qui ne doit pas l’être.

Ce réglage se fait par analyse, synthèse, prenant en compte de très nombreux facteurs : ce que font les solutions du marché, une intuition des réels besoins de l’entreprise, une évaluation sur le coût réel de la mise en oeuvre de la généralisation, …

J’insiste : certaines généralisations se retournent et deviennent des handicapes. Je vais pas balancer, mais je connais des solutions, qui ont été construites avec une volonté évidente de « généricité » et qui sont en fait très complexes à faire évoluer.

Donc, en synthèse : oui, il est fondamental de « prendre de la hauteur » , et de chercher à généraliser, pour construire un système qui sera opérationnel plus longtemps. Il faut juste faire ça avec doigté ;).

Faire du neuf avec de l’ancien

Une imprimante, ce n’est pas vraiment un truc très sexy.

Et puis, avec la dématérialisation, et notre « fantasme collectif vert », on a tendance à l’utiliser de moins en moins.

Si on parle technologie d’impression, le papier thermique, c’est plutôt old school, c’est ce qu’on avait par exemple sur les vieux fax, ou sur les terminaux CB mobiles.

Et bien une startup a imaginé un nouveau produit :

Il s’agit donc d’un petit cube, qui permet d’imprimer sur du papier thermique tout un tas de choses : liste des trucs à faire, sudoku, infos de la journée, …

Le document étant plutôt format poche, c’est facile de le plier, et de l’amener partout avec soi.

L’imprimante fonctionne de pair avec une application iphone, qui permet de configurer ce qu’on veut imprimer.

Le produit semble bien fait, avec quelques détails sympathiques, comme la « tête » imprimée en fin de document, qui reste affichée sur l’imprimante.

Ce qui m’a marqué, comme l’indique mon titre, c’est bien ça : faire du neuf avec du vieux. Qui aurait parié qu’il y avait des choses à faire hyper branché à partir d’une imprimante thermique ?

Dans la série « je teste pour vous » : le livre numérique animé

En allant sur iTunes, j’ai vu cette pub :

 

La promesse, c’est « livre numérique enrichi », « joyau de grâce », « bouquet varié d’interactions »…

Comme je suis convaincu que le livre numérique doit évoluer, pour proposer une expérience bien plus riche qu’un simple PDF, j’ai voulu tester ça.

J’ai donc acheté ce livre.

Vient ensuite le temps du téléchargement. Faut être patient quand on est à la campagne 😉 :

Ensuite, via la synchro itunes – iphone, qui est maintenant gérée en tâche de fond, j’ai fini par récupérer le livre sur l’iPhone :

Bon, faut quand même être patient également à ce moment là, car la synchro des ebook est bugué, et il faut s’y reprendre à deux fois…

Bref, je fini par ouvrir le livre :

Première mauvaise surprise, le livre est bloqué en format horizontal. Sur iPhone, c’est un problème, car les deux pages, dans ce format, ne sont pas du tout lisibles :

Bon, le zoom marche, mais clairement, le livre a été prévu pour iPad… Il aurait été mieux de le dire…

Le livre propose des pages avec des éléments animés :

Dans l’image ci dessus, on peut « entrer » dans l’image, les premièrs plans disparaissent, pour laisser apparaître d’autres éléments, cachés derrière. C’est assez bien fait.

Sur d’autres pages, on peut consulter n’importe quel élément, « posé » sur le bureau :

C’est plutôt sympa (même si mon écran d’iPhone m’é défavorisé… Qui a dit que j’ai qu’à m’acheter un iPad 😉 ).

Bon, je vais pas vous raconter l’histoire 😉

Au final, ce que j’en pense :

On est au tout début de ce type d’expérience. On sent bien que le framework ebook atteint ses limites. Il n’a pas été forcément fait pour ça, ou alors, les développeurs ne savent pas bien l’utiliser.

ça rame donc pas mal, et, même avec un 4S, il y a intérêt à ne pas avoir d’autres applications en cours.

Problème d’ergonomie également : l’application a tendance à tourner les pages quand on cherche à interagir.

C’est marrant, parce qu’on aurait pu dire qu’on était au début des livres interactifs il y a … 20 ans ? 😉

Clairement, aujourd’hui, pour créer une « expérience immersive », il vaut mieux créer une application qu’un ebook.

Mais ça va évoluer gentiment tout ça. Noël 2011 sera le Noël des ebook, et c’est pas prêt de s’arrêter !

UPDATE (6 Janvier 2012)

J’ai chargé la nouvelle version de ce livre, suite au commentaire m’indiquant que le livre avait été mis à jour.

La mise à jour n’est pas simple, il semble que cette fonction n’ai pas été prévue par Apple. Il faut donc supprimer le livre, puis le recharger.

Ceci étant fait, effectivement, le livre peut maintenant se lire au format vertical, ce qui est bien plus adapté à une lecture depuis l’iPhone !

Interview d’Antoine Cahen, sur allobois.com

Bonjour Antoine, peux tu te présenter en quelques mots ?

Antoine Cahen, 48 ans ergonome et spécialiste du commerce électronique. J’ai notamment dirigé le lancement d’alapage.com en 1997, de marcopoly en 2000, participé au début des aventures de leguide.com, 123presta.fr et Prestashop.

Peux tu présenter ton site, la place de marché pour le bois de chauffage ?

Nous étions sur l’info-médiation avec www.bois-de-chauffage.net et passons à la conso-médiation avec www.allobois.com.
C’est une places de marché dont le but est d’offrir de la confiance, du choix et de la simplicité d’achat.

Pourquoi as tu ouvert un site sur ce secteur ?

C’est un secteur en pleine extension depuis quelque années et qui se construit très fortement avec une clientèle nouvelle et plus jeune, qui à besoin de pédagogie et de confiance à l’achat. La vente en ligne est le média idéal pour cela. De plus nous sommes à la frontière entre le web et le green IT (TIC et énergies durables), c’est un fort atout stratégique de valorisation.

Comment fais tu pour avoir une offre, c’est à dire aller chercher des vendeurs ?

Nous avons déjà eu 1700 fournisseurs de bois inscrit sur www.bois-de-chauffage.net nous souhaitons travailler avec les meilleurs d’entre eux. Ils y ont tout intérêt car la clientèle d’allobois.com est plus agréable, ce que nous confirment les retours heureux des premiers fournisseurs.

Comment fais tu pour aller chercher les clients ? Quels sont les canaux d’acquisition ?

Nous avons déjà la chance de toucher 2 000 000 de personnes par an grâce à nos sites www.poelesabois.com, www.bois-de-chauffage.net, www.alloramonage.fr, etc.

Nous nous reposons d’abord sur cet acquis tout en faisant « feu de tout bois » et « de tous buzz ».

Quel est le modèle économique pour ton site ?

Une commission sur les ventes

Peux tu nous donner quelques chiffres ? Panier, trafic, évolutions ?

Une augmentation importante de septembre à octobre 2011, mais qui va encore s’accélérer avec le nombre de fournisseurs dans toute la France.

Comment vois tu l’avenir ? Application iPhone, …

Déjà bien faire ce que l’on veut faire, la tâche est considérable; nous pensons toutefois à des produits annexes à mettre en vente.

Quels conseils donnerais tu à un p’tit jeune qui voudrait se lancer dans le e-commerce ?

Utiliser PrestaShop bien sûr 😉 (Note de François : Antoine est associé à l’aventure Prestashop 😉 )

Plus concrètement, faire bien plutôt bien que mieux, apporter de l’exhaustivité dans son catalogue, travailler fortement sur la confiance et se mettre dans une dynamique de volume et d’économie d’échelles car les marges fortes n’existent plus.

Merci Antoine, à bientôt !

Auto interview

Bonjour François

Bonjour François

Peux tu te présenter ?

Oui, avec plaisir. Je suis consultant, consultant en e-commerce.
Cela veut dire que j’accompagne des entreprises, dans leurs projets e-commerce.

C’est à dire ?

Ben je peux intervenir très en amont, quand l’entreprise se demande si elle va vendre en ligne, si c’est une bonne idée, et comment y aller.
J’interviens également plus en aval, pour aider sur des projets de refonte ou d’ouverture de site e-commerce. Je fais les cahiers des charges, j’aide à sélectionner les meilleurs prestataires, j’aide à suivre le projet.

Tu fais ça pour quels types d’entreprises ?

Je fais ça pour de petites boites qui se lancent, ou pour de gros projets.
Dans le monde de la grande distribution, j’ai par exemple accompagné Alinéa, dans un projet de refonte e-commerce.
J’ai également travaillé avec des pur players, comme lepape, leader de la vente d’équipements sportifs.
J’ai aussi travaillé avec des marques, comme Salomon.
Enfin, il y a pleins de projets dont je ne peux pas parler, parce que dans bien des cas, il y a des contraintes de confidentialités…

Quelle est ta valeur ajoutée à ton avis ?

Je pense que ma culture mixte, technique, marketing, …, apporte beaucoup.
La technique parce que pour un projet e-commerce, le système d’information e-commerce est évidemment fondamental : on ne pourra faire commercialement que ce que permet le système.
Le marketing, parce que pour vendre, il faut, de manière universelle, travailler le marketing, avec, en plus, la dimension web.
D’autres connaissances me servent : le management, parce que souvent, les projets e-commerce vont avec des enjeux de conduite du changement, de réorganisation.

T’es trop fort, tu connais tout toi ! La technique, le marketing, le management !!!

Attention, je ne suis pas spécialiste de tous les sujets.
La meilleure façon d’expliquer mon rôle est l’analogie avec la construction, et le maître d’oeuvre.
Il coordonne l’ensemble des artisans, maçons, plâtriers, couvreurs, électriciens, … Il sait sélectionner les meilleurs artisans pour chaque corps de métiers, les faire travailler sur le même chantier, mais il ne saurait pas les remplacer.
Moi, c’est pareil, pour le e-commerce.
Je ne suis ni développeur, ni expert SEO, ni designer, ni hébergeur, … Par contre, je bosse beaucoup pour maintenir une connaissance suffisante de chacun de ses sujets, permettant d’identifier les besoins, et de sourcer les bons acteurs. Cette connaissance me permet également de faire des accompagnements e-commerce de qualité.
Après, mon parcours d’entrepreneur m’aide à avoir une couverture assez large. Avoir monté deux startups m’a beaucoup apporté, sur le management (wokup, 100 personnes en 18 mois !), le marketing, l’organisation de l’entreprise, les bases de la finance, … Quand on est patron de startup, on apprend très vite sur beaucoup de sujet !

Tu es un généraliste alors ?

C’est paradoxal : je suis généraliste en ce sens que je développe une culture sur l’ensemble des métiers du e-commerce. Dans le même temps, je suis spécialiste, spécialiste e-commerce.

Les projets que tu accompagnes se passe-t-ils toujours bien ?

Bien sûr que non ;).
Je suis humain, je peux faire des erreurs, mais surtout, la réussite d’un projet, c’est un travail collectif. Je suis un élément de ce travail collaboratif.
Enfin, certains clients prennent du conseil et n’écoutent pas toujours les recommandations. C’est d’ailleurs à mon sens un élément clé de mon métier de conseil : apprendre à bien conseiller. Bien conseiller, c’est aider le client à aller dans la bonne direction. Ce n’est pas exactement la même chose que « lui dire ce qu’il faut faire ».

Tu penses que les gens qui font du e-commerce doivent forcément passer par du conseil ?

Bien sûr que non !
Mais, contrairement à ce que beaucoup s’imaginent, le choix est très rarement sur un critère de prix.
Je te donne un exemple : un auto entrepreneur se lance. Il a identifié une niche avec un potentiel sympa, mais n’a pas creusé les autres aspects. En achetant 1/2 journée ou 1 journée de conseil, on pourra couvrir pas mal d’item, et permettre d’économiser beaucoup d’argent.
Je peux raconter la même histoire, de manière négative : j’ai par exemple reçu un coup de fil d’un e-marchant, qui avait dépensé 30 000 € pour une boutique pourri, réalisée en Flash. Je me suis dit que c’était bien dommage qu’il m’appelle après ce choix. J’aurais sans doute pu le convaincre de faire d’autres choix. Là, il ne restait plus qu’à tout jeter, ça peut être très dure.

Bon, et tu fais ça depuis longtemps ?

Oui. Araok existe depuis 6 ans maintenant !

Et tu ne t’ennuies pas ? Ce n’est pas un peu toujours la même chose ?

Non, ce n’est pas toujours la même chose ;).
Le plus important dans mon métier est l’humain. Et l’humain, il est différent, sur tous les projets.
Ensuite, la techno évolue très vite. Je suis en veille permanente. J’ai un devoir « d’un coup d’avance ». C’est super motivant.

Bon, c’est combien de personnes Araok ?

Je suis tout seul pour l’instant.

Tout seul ? La louze ! D’autres boites sur ce type d’activité sont bien plus grosses.

Oui, c’est vrai.
Mais pourquoi juger une boite à sa taille ?
Bon, ceci dit, tu soulèves un point délicat ;).
J’ai parlé de ce sujet dans ce billet.

Et comment vois tu la suite ?

Pour moi ? Je vais poursuivre dans cette voie. Tant que j’apprends, que j’apporte, c’est bien.
En parallèle, on (ma femme et moi) s’occupe de Rue Coquette. Ce site, de vente de bijoux de créateurs, est un super laboratoire pour Araok. Ce site permet de tester des trucs, de valider des hypothèses…
Et puis, en travaillant ce site, j’ai découvert des choses. Cela me donne l’angle de vue du e-commerçant.

Et la suite du e-commerce ? Tu vois ça comment ?

Alors là, c’est une super bonne question, mais je pourrais en remplir un livre ;).
Pour faire court, le pense que cela va continuer à se développer. On est loin du « taquet ».
Et puis il y a de nouvelles ruptures en cours ou à venir. En vrac : le HTML5, le m-commerce, la géolocalisation, l’impact des réseaux sociaux sur le e-commerce, le développement du multi canal…

Quand j’entends « la fin du e-commerce en 2020 », je ne me sens pas du tout en phase. De plus, je pense que c’est un message dangereux.
Je passe mon temps à évangéliser sur les spécificités du e-commerce, pendant que d’autres disent : « le e-commerce n’existe pas, ce n’est que du commerce ».

Ok ok, keep cool. Un mot pour finir ?

Oui, merci pour ces questions 😉

A bientôt

Quand tu veux 😉