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Brève de comptoir. La vie Parisienne

Le taxi

Je sors d’une journée de travail, dans la banlieu de paris. Le bus doit passer dans 15 minutes, et je sais qu’après le bus, je vais devoir prendre le RER, puis le métro. Un taxi passe, je cède à la tentation, la facilité.

Dès que je monte, le chauffeur me dit :

Vous entendez la musique de la voiture de derrière ? Ils arrivent à me casser les oreilles d’une voiture à l’autre. Ce sont des noirs, j’en suis sûr.

Je réponds que sa remarque est raciste.

Une voiture démarre plus vite que lui. Il me dit alors : « ça, c’est un arabe ».

Bref, vous imaginez le trajet, entre coup de freins brusques, insultes toutes les minutes.

Au final, j’ai mis 1h20, soit a peu près le temps que j’aurais mis, « tranquillement », dans le RER.

Et j’aurais économisé 40 €… que ça me serve de leçon 😉

Mon fils

Mon fils fait son stage à Paris. On loge proche de Bastille. Il doit aller à Nation.

Je reçois un SMS, ou il me dit : « Je suis bloqué à Sablon. Plus que quelques stations pour arriver à La Défense. Je fais quoi après ? »

J’aurais du lui conseiller de prendre le taxi ? 😉

Les soldes : 3 2 1…

Le métier du e-commerce est un métier, pour la plupart des cas, saisonnier.

L’affluence des clients, des commandes, varient énormément, en fonction des moments forts de l’année.

Les serveurs chauffent, les équipes logistiques sont doublées, triplées, pour gérer l’afflu de commandes à traiter.

Il n’est pas rare d’avoir un écart de 1 à 10 entre une période « normale » et Noël, ou les soldes.

Les soldes, justement, c’est encore pire, parce que le début est une date et une heure fixe.

Encore, Noël, ou la Saint Valentin, les ventes sont réparties, quelques semaines à l’avance.

Les soldes, c’est « top départ ».

Justement, cette année, c’est mercredi 11 janvier, à 8h.

Bien sûr, certains sites tricheront, et lanceront les soldes à minuit.

Comme chaque année, certains sites vont tomber sous le poids des visiteurs.

Bonnes ventes à tous !

Un site e-commerce mondial

Quand on « regarde de loin », on peut s’imaginer qu’un site e-commerce, cela permet « d’un coup » de vendre dans le monde entier !

Le site est visible pour tous les pays !

Oui, c’est vrai… Mais pas tout à fait ;).

En fait, pour vendre dans le monde entier, il faut y aller… étape par étape.

Le site déjà, ne peut pas être le même pour tous les pays.

On peut faire une première étape, en gardant un seul site, avec deux versions :

  • Une version Française
  • Une version internationale, en anglais

Si, lors de la création du compte, on peut sélectionner le pays de livraison, c’est déjà un premier pas.

C’est un tout petit pas en fait ;).

Pour réellement vendre dans un pays, il sera bien plus efficace d’avoir un site adapté à chaque pays.

Cela permet d’adapter l’offre au marché.

Cela permet également de proposer un site en phase avec les habitudes de chaque pays.

Exemple : pour réellement vendre en Allemagne, mieux vaut mettre en place le payement préféré des Allemand : l’ELV (prélèvement).

Toujours dans l’esprit de bien adapter l’offre, il faut également revoir les conditions commerciales. Le droit du e-commerce n’est pas (encore ?)harmonisé, entre les pays. Il faut donc, par pays, définir les conditions d’annulations, de retour d’une commande.

En fait, il faut prendre tous les métiers du e-commerce, et se poser la question de comment adapter le métier au pays.

Il faut donc se poser la question pour le transport et la livraison, pour les conditions et le mode opératoire des retours, pour le call center

Pareil pour le e-marketing, le SEO.
Pour réellement développer un site dans un pays, il faut travailler tous les sujets e-marketing localement : emailing, SEO, SEM, affiliation…

Bon, entre l’idée d’un site universel et la réalité, il y a une sacré marche, non ? ;).

Vendre en quelques clics avec TinyPay.me

Il existe plusieurs solutions, permettant de créer un site e-commerce en quelques clics, de manière complètement gratuite.

TinyPay.me est l’une de ces solutions.

Voici un exemple de boutique, avec moins de 10 produits en vente :

Un clic sur un produit :

La présentation est simple et de bon gout, avec un bouton « Acheter » qu’on ne peut pas ne pas voir ;).

Un clic sur ce bouton permet d’entrer dans le processus achat :

Le format du formulaire est particulièrement bien fait :

Quand un champ a le focus, une bulle d’aide s’affiche au dessus.

C’est une très bonne idée, bien complémentaire par rapport au format choisi : les champs ne sont pas présentés par un texte extérieur. Ce texte est collé à l’intérieur du champ. Avantage : gros gain de place. Inconvénient : quand l’internaute a commencé à taper quelque chose, il ne voit plus ce texte. Ici, la bulle bleue règle ce problème.

Le processus est en deux étapes : une fois ce formulaire rempli, on est envoyé sur la page de paiement Paypal.

Simple et efficace.

Bon, après, il faut bien avoir en tête qu’une telle boutique ne permettra de vendre que si on fait venir du trafic !

 

De l’importance des filtres pour aider à (chercher) trouver le bon produit

Aider l’internaute à trouver le bon produit, voilà un bon sujet 😉

Il n’y a pas une bonne façon de faire. On ne sera jamais dans la tête de l’internaute, et le « chemin mantal » qui conduit l’internaute à choisir, au final, tel ou tel produit dépend de chacun.

Autre élément évidemment clé : le catalogue. Le problème n’est pas le même si vous avez 100 produits ou 10 millions.

Bon, mais au delà de ces généralités, certaines pratiques se sont bien développées, et permettent d’aider l’internaute.

Les filtres sont un bon moyen pour guider le client.

Les filtres sont présent sur pas mal de sites.

Sur la plupart des sites, les filtres sont affichés en colonne de gauche.

Exemple avec Fredhopper sur Alinéa :

Exemple avec Endeca, sur Vertbaudet  :

Mais on trouve aussi, sur certains sites, les filtres en ligne, en haut. Exemple avec Compario, sur Milonga :

Au fait, on n’a pas forcément besoin de prendre un outil de searchandising pour faire ça. Exemple sur Lepape, qui propose pas mal de filtres, avec Magento  :

 

On peut filtrer sur… pas mal de choses : le prix, la marque, la disponibilité, les avis consommateurs, la couleur, …

Mais si tout cela à l’air bien rodé, il se cache en fait derrière ces notions, des choix, qui, s’ils sont bien fait, permettent d’augmenter significativement le taux de transformation.

Déjà, l’ordre d’affichage des filtres est important. Quels sont les filtres à faire apparaitre en premier ?

Autre point important : bien choisir les filtres. Si on propose trop de filtres, l’internaute risque de s’y perdre. Pas assez de filtre, et il ne trouvera pas ce dont il a besoin.

Enfin, doit on permettre d’appliquer une recherche sur plusieurs valeurs pour un même critère ?

Exemple : je cherche un tee shirt, soit noir, soit marron.

Sur la couleur, je veux donc pouvoir ajouter deux valeurs. En terme informatique, il s’agit donc de pouvoir faire un « OU » : je cherche du noir OU du marron.

Certains sites proposent cette option. Exemple sur Sears, qui permet de sélectionner plusieurs valeurs pour les critères (marques dans l’exemple) :

Détail ? Non !

Ce sont bien ces détails qui permettent à l’internaute de trouver ce qu’il cherche rapidement.

 

Perspectives 2012

En ce début d’année, c’est un bon moment pour essayer de prendre un peu de recul, et d’anticiper les futures tendances.

Le contexte est difficile, il faut regarder ça en face.

En Inde, nos interlocuteurs ont déclarés qu’il y avait 70% de tourisme en moins. 70 % !

L’économie mondiale est instable, et la France est dans la tourmante.

Cela n’a pas de sens, il me semble, que de parler de perspective, sans prendre cet élément en compte.

Bien sûr, personne ne sait vraiment ce qui va se passer.

les choses peuvent se tasser, comme en 2008. Un peu de mauvais temps, quelques mesurettes, et hop, c’est reparti.

Mais ça peut aussi « taper dur »…

Dans ce contexte, les consommateurs sont prudents, et on ça se comprend.

Alors, fin de la croissance du e-commerce ?

Pas sûr !

Quand chacun doit faire attention à ce qu’il dépense, Internet est un bon moyen de « dépenser mieux » !

Quelle solution permet, à part le e-commerce, de comparer les offres des marchands, en quelques minutes ?

Quelle solution permet de choisir une offre moins cher, sans faire des km ?

Alors bien sûr, la tension sur les prix va être plus forte.

Bon, le décor étant planté, voici comment je vois les choses :

Je pense donc qu’on peut tabler sur une croissance du e-commerce en 2012.

Les principales tendances déjà amorcées vont se poursuivre :

  • La poursuite de la mutation HTML5 du Web, avec la perte de vitesse du Flash, remplacé par des solutions HTML5.
  • L’accès mobile va poursuivre sa croissance très rapide, boosté par de nouveaux terminaux, et des offres opérateurs de plus en plus orientés Internet. A voir en particulier ce que va nous proposer Free Mobile par exemple. A voir également, Apple devrait sortir son iPhone 5
  • Au delà de l’accès mobile, l’accès « tout sauf PC » va se poursuivre, avec la progression des accès depuis des tablettes.
  • Les liens entre le e-commerce et les réseaux sociaux vont se développer. Ce domaine est particulièrement jeune. Tout est à inventer… Mais ce secteur va exploser, c’est certain. Pourquoi ? Parce qu’on est des animaux sociaux, en général, et dans nos actes de consommation en particulier. Qui est mieux placé que mes amis pour me conseiller le dernier livre à lire ? Le film à acheter ?
  • La poursuite de la dématérialisation des médias, avec, après la musique et les films, les livres. Je pensais que ça prendrais plus de temps, mais c’était sans compter sur le booster que peut mettre une boite comme Amazon. 2012 vera les offres exploser sur ce domaine.
  • Développement du e-commerce géo localisé. Parce que si le web est global, nos vie sont locales ;). Comme les équipements techniques sont de plus en plus pourvues de puces GPS, le navigateur « sait ou vous êtes » et cela ouvre la porte au e-commerce local. Google l’a bien compris depuis longtemps en investissant depuis de nombreuses années sur Google Maps.

Le multi canal va bien sûr rester un sujet central pour beaucoup d’acteurs, ayant des magasins, et cherchant à maximiser la valeur entre les différents canaux, pour offrir une expérience cohérente et riche.

Bon, ça, se sont des tendances, finalement peu impactées par le contexte.

Au niveau des solutions du e-commerce, je pense que le contexte « tendu » va encourager des solutions du type SAAS. Pourquoi ? Parce que cela permet d’opérer des sites e-commerce en limitant les équipes internes, les risques (pour peu qu’on choisisse bien sa solution 😉 ). Au delà du SAAS, je suis convaincu que des solutions de type « bus e-commerce », à la X-Commerce, vont se développer. 2012 ? 2015 ? Je ne sais pas, mais ça va venir ;).

Autre tendance, les avis clients. Dans un contexte ou on doit « faire les bons achats », les consommateurs vont accorder encore plus d’importance aux avis consommateurs. C’est d’ailleur complètement en lien avec le f-commerce… Bref, pour revenir sur les avis consommateurs, ses avis sont importants et donc la tentation est grande de les bidonner. Cela existe, bien sûr. Il y a un marché pour ça. C’est combien d’euros pour un avis bidon ? Les offres sont plus ou moins qualitatives, mais on peut faire confiance aux « créatifs » : si rien n’est fait, le web sera rempli d’avis bidons, tuant la valeur de ces avis. Je pense que, assez naturellement, pour contrer cet effet, des solutions vont se généraliser, permettant d’avoir des avis « certifiés ».

Au final, pour les e-commerçants, un contexte tendu, c’est un moyen de gagner des parts de marchés, de renforcer sa position.

Pour beaucoup, l’exercice va être « faire plus avec moins ».

et ce n’est pas un mauvais exercice !

Au delà de ces tendances, quels sont les évènements qui peuvent apporter des ruptures plus franches ?

Certains gros acteurs peuvent changer la donne, avec des offres en ruptures.

Amazon peut booster l’offre « légo » et augmenter sa prise sur le marché e-commerce et logistique.

Google… Ah google. On peut quand même difficilement parler tendances et ne pas parler de google. La situation de Google n’est plus si confortable que ça. Les conflits d’intérêts apparaissent de plus en plus évidents. Comment tout ça va-t-il évoluer ?

En tout cas, aujourd’hui, Google reste l’acteur majeur à prendre en compte pour travailler l’acquisition de trafic.
A voir à ce sujet les perspectives SEO proposées par des pros (exemple : blog.axe-net.fr/seo-tendances-2012 ou encore webrankinfo.com/dossiers/conseils/referencement-2012).

Et vous, vous voyez quoi comme tendances et ruptures pour 2012 ?

Et bien sûr : Bonne année à tous !

Etude Spartoo – Ifop : 70% des consommateurs déclarent avoir décaler leurs achats, pour attendre les soldes

C’est 30% de plus que d’habitude !

50% des clients déclarent avoir un budget solde moins important que d’habitude.

Pour rappel, les soldes, c’est mercredi 11 janvier.

Dans ce contexte, Spartoo prépare les soldes, avec des discounts allant jusqu’à -70%.

La crise va-elle favoriser les « leaders », qui pourront faire des offres plus attractives ?

En tout cas, la recherche de bonnes affaires favorise le e-commerce, qui est un bon outil pour les consommateurs qui recherchent rapidement et facilement les meilleurs prix.

Qui va mettre « la fessé sur les prix » pour reprendre l’expression d’un discounter en ligne 😉 ?

A suivre.

Back from India

Et voilà, « I’m back » après 12 jours en Inde.

On était dans l’inde du Sud, entre Bangalore et le Kerala.

La première chose qui m’a marqué, c’est la route, la circulation. normal, on prend une voiture pour quitter l’aéroport.

On rencontre de tout sur les routes. Des vaches, des éléphants

Des vélos, portant une « précieuse marchandise »

Les 2 roues sont d’une manière générale très utilisés, avec bien souvent 3 à 4 personnes dessus. Le max qu’on ai vu, c’est 5 personnes sur une moto. Le grand garçon devant, le papa, 2 enfants coincés avec la maman derrière !

On croise aussi énormément de bus, et bien sur de Rick show (3 cycle motorisé, utilisé pour tout et n’importe quoi, en quantité)


Rick show par barbotine3

Dans les villages, les rues sont bien souvent en terre battue

L’inde, ce sont des paysages à couper le souffle

Rizières sous les cocotiers

En inde, le commerce est partout

On trouve des marchands qui vendent de tout. Le commerce est en général hyper spécialisé. Exemple : réparateur de ventilateur, ou marchand de pigments de couleurs :

Aller au marché est une « expérience »…

Nous, une des raisons de ce voyage était de retrouver Pauline, notre fille, parti pour un voyage de 6 mois.

Pour Léonard, 9 ans, ce voyage a été une expérience unique.

Noël différent :

L’inde c’est surtout des rencontres :

Bien sûr, beaucoup de gens se débrouillent avec très peu, mais ils sont intégrés dans la société. En France, un pauvre est un paria, pas en Inde, et je crois que ça change tout.

 

5 ans !

Ce blog a 5 ans (enfin presque 😉 )

10 000 abonnés via RSS (plus donc les autres accès), avec une progression mensuelle de 3%, pratiquement stable depuis la création. Cela fait quand même une progression de plus de 40% par an. A voir si cette progression va se maintenir, ou s’infléchir ?

1 500 articles

6 500 commentaires

7 auteurs, mais il y en a qui ne sont pas très actifs 😉

Merci à tous pour votre participation !

Vivement dans 5 ans, pour les 10 ans !

La révolution en marche du livre numérique

Je pensais que ça prendrais plus de temps.

Je pensais qu’on était attaché au suport papier, qu’on connait depuis qu’on est gamin.

Mais je savais bien que le mouvement serait inéluctable.

Je pensais donc que ça irai moins vite, et qu’il faudrait plutôt compter pour un vrai décollage du ebook d’ici 10 ans.

Je me trompais.

Le livre numérique décolle maintenant. On est au début de l’inflexion, mais elle est très nette.

Bien sûr, certains acteurs ont participés à ce coup de booster, Amazon en tête.

Amazon, le vendeur historique du livre en ligne.

Amazon a parié très tôt sur la dématérialisation du livre, et sur la volonté de maîtriser la chaîne complète.

La chaîne complète, cela a commencé par la sortie du Kindel.

Puis Amazon est parti négocier, avec les éditeurs, pour obtenir les précieux contenus numériques.

Comme les choses sont un peu complexe à ce niveau là, parce que les éditeurs sont « plus que prudents » face à cette révolution, Amazon adapte, en parallèle, une autre stratégie : elle s’adresse directement aux auteurs !

L’histoire est en marche. Les lecteurs ebook seronr un cadeau de Noël, les internautes vont de plus en plus avoir de choix…

Bref, si la réalité du ebook est encore assez faible en 2011, 2012 va représenter une vrai accélération, qui n’est pas prêt de s’arrêter.

Les contenus vont, d’une manière ou d’une autre, arriver sur les lecteurs.

Les internautes pourront choisir, entre une liseuse spécialisée, ou lire les ebooks depuis un smartphone ou une tablette.

Et le piratage ?

Il va bien se développer, merci 😉

Blague a part, le piratage ne peut pas être complètement bloqué, a partir du moment ou on est dans le monde numérique.

On peut déjà télécharger des ebooks piratés…

Maintenant, l’expérience iTunes devrait servir d’exemple : si on propose une expérience utilisateur vraiment bien faite, avec un contenu de qualité, et un prix adapté au numérique, peu de gens chercheront à pirater.

Je suis par exemple marqué par les prix des jeux vidéos sur l’app store. Les prix de la pluârt des jeux sont de quelques euros, bien loin des 40 € pour les versions consoles… Les éditeurs de jeux se sont complètement adapté au modèle, et on revue leur business model.

L’histoire du livre fait qu’on n’a pas cette liberté aujourd’hui, et les prix des livres numériques sont pratiquement les mêmes que les éditions papiers… En 2011, peut être en 2012, mais pour combien de temps encore ?