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Sephora – ATG + Endeca

ATG est une solution pour les gros sites e-commerce.

Cette solution est par exemple derrière bestbuy.com… Du lourd, du très lourd donc.

Sephora a fait le choix ATG pour l’ensemble de ses sites.

Et pour le Searchandising, Sephora a choisi Endeca.

Endeca apporte par exemple la navigation par facette dans les catégories, mais également lors d’une recherche :

Dans cet exemple, le moteur a bien corrigé ma faute d’orthographe, puis propose d’affiner la recherche avec les facettes adaptées aux produits trouvés.

Autre point géré par endeca : l’ordre d’affichage des produits est piloté par le marketing (tri par le stock, la marge, …).

Bon revenons à ATG :

Pour être plus accessible, ATG s’oriente vers des licences SAAS (en complément de l’offre licence qui existe toujours bien sûr). En France, elles sont proposées de deux manières :

  • SAAS pour les gros sites, proposé directement par ATG
  • SAAS pour les plus petits sites, proposé par ProgiWeb, partenaire historique en France pour ATG

Choix de plate-forme e-commerce : les bonnes et les mauvaises raisons

Choisir une plateforme e-commerce, c’est tout sauf simple.

On parle ici de solutions e-commerce pour des projets relativement importants, inadaptées aux solutions « tout en un SAAS » du marché.

Il n’y a ni solution miracle ni solution universelle.

Alors, comment s’y retrouver ?

Commençons par les mauvaises raisons, c’est le plus facile ;).

Les mauvaises raisons

Nombre de tables dans la base de données

J’ai entendu un commercial me présenter sa solution, en mettant en avant, comme un critère, le nombre de tables.

Plus il y a de tables, plus la solution est complexe : ça c’est sûr. Après, on peut imaginer qu’il y a beaucoup de tables parce que la solution est riche… Mais il peut y avoir beaucoup de tables parce que la solution n’est pas très bien conçue.

La capacité qu’à une solution à résoudre une problématique donnée

Vous demandez à l’éditeur si la solution sait remplir telle fonction. La réponse est toujours : « oui ».

Le commercial est il un baratineur ?  Pas forcément !

En informatique, on peut toujours faire les développements pour adapter une solution à la demande.

Les raisons « pas forcément si bonnes que ça »

Qualité des interfaces des sites en lignes

On peut se dire qu’on va pouvoir juger une solution en observant comment sont réalisées d’autres boutiques.

C’est vrai que ça permet de voir certains aspects d’une solution… Mais pas tant que ça :

Les solutions professionnelles peuvent complètement être adaptées aux besoins et demandes de chacun.

Donc, ce que vous voyez, c’est avant tout la réalisation pour un site donné.

Les temps de réponses sur un site en ligne

Là aussi, ça peut sembler une bonne idée.

C’est un signal intéressant, si la plupart des boutiques motorisées par une solution donnée ont des problèmes de temps de réponses.

Par contre, la performance d’un site dépend de beaucoup de facteurs… Vraiment beaucoup : la conception des pages et leurs poids, l’utilisation ou non d’un système de cache réseau, la puissance des serveurs mis en œuvres, la bande passante achetée chez l’hébergeur, la bonne ou mauvaise configuration des serveurs…

Vous pouvez avoir une solution qui n’est pas très performante, mais qui est mis en œuvre par un pro de ces problèmes là : la solution peut répondre rapidement… Mais ça va coûter cher.

A l’opposé, vous pouvez avoir une solution qui est plutôt bien faite, mais qui est mise en œuvre « avec les pieds », et là, vous vous direz : cette solution, elle rame… Alors que le problème ne vient pas de là.

Richesse fonctionnelle

On peut imaginer qu’il est beaucoup mieux d’avoir une solution très riche fonctionnellement.

Oui et non… La solution e-commerce doit être excellente sur son cœur de valeur : gestion du catalogue, des processus achat, …

Après, pour certaines fonctions, si on veut être très performant, on a sans doute intérêt à assembler les meilleures briques du marché : Searchandising, CRM, …

Donc, pour un projet ayant une certaine taille, il vaut mieux un cœur fonctionnel super bien fait plutôt qu’une solution qui « fait tout » mais qui est moins bien conçue.

Le prix

Le prix est évidement à la base une excellente raison !

Le problème, c’est que pas mal d’éditeurs ont un peu de mal à proposer un prix simple et lisible.

Autre point, pour un site, ce qui compte, c’est bien le prix total, intégration comprise. Si une solution n’apparait comme pas trop cher à la licence, mais que l’intégration coûte les yeux de la tête, c’est pas forcément un bon deal…

Les bonnes raisons

La qualité de conception de la solution

C’est un facteur très important : une solution bien conçue sera plus facile à faire évoluer, il sera plus simple de corriger les problèmes, plus facile de trouver des développeurs… Bref, la vie sera plus facile.

Le problème, avec ce critère, c’est qu’il demande une analyse très fine de la solution pour savoir si le cœur est bien conçu ou non.

Une solution très appréciée par les utilisateurs

Une solution qui est très appréciée par ceux qui l’utilisent, c’est un point très positif.

Il faut faire ce travail, de prise de référence, très au sérieux. Pour avoir un avis complet, il faut pouvoir discuter avec plusieurs interlocuteurs : responsable, équipe technique, … Chacun a un point de vue par rapport à la solution, et c’est la « compilation » de ces interviews qui permet de se faire une réelle bonne idée sur la solution. Autre point à prendre en compte : quand un décideur a choisi une solution, il n’est pas forcément dans la position d’expliquer qu’il c’est trompé…

Alors, on fait comment ?

Ce qui est sûr, c’est qu’au minimum, on prend des références sur la solution présenti.

Si on a le temps, c’est une très bonne chose que de « soulever le capot » et de regarder un peu comment la solution est réellement réalisée.

Si on n’a pas le temps, on peut se tourner vers des spécialistes !

Enfin, et je n’insisterais jamais assez sur ce point : le choix de l’intégrateur est finalement bien plus important que le choix de la solution. C’est avec lui qu’il faudra vivre pendant plusieurs années (normalement 😉 ). Il doit faire du bon travail, des développements de qualités.

C’est fondamental, mais c’est pas si simple (non plus) à qualifier… Mais ça sera l’objet d’un autre billet !

L’excellence Prestashop avec newquest

Prestashop est une super solution e-commerce, qui est à la base bien conçue, et qui permet donc de réaliser de beaux sites e-commerces.

Newquest est une société de service informatique, qui a, entre autre, une expertise très forte sur Prestashop, et qui a donc réalisé de biens belles boutiques.

Cela fait quelque temps qu’on travaille avec cette agence, et ça se passe toujours très très bien. Newquest a toutes les qualités : compétence, passion, sympa…

De gauche à droite : Matthias, Benjamin, Yann, Cyrille et … moi, qui devrait arrêter de manger des Pizzas ;).

On a passé un peu de temps aujourd’hui ensemble. Un très bon moment !

L’un des sujets a été : quid de Prestashop ou de Magento.

Newquest a un avis très orienté sur le sujet, la discussion a donc été passionnante. Quelles sont les cas ou Magento est plus adapté que Prestashop ? A écouter Newquest, c’est pas souvent le cas… Discussion à poursuivre en tout cas !

Magento boucle un tour de table de 22,5 M$ !

Magento vient de boucler un très beau tour de table (surtout si le montant est confirmé 😉 ).

Le site de Varien parle bien du tour de table, mais le montant n’est pas précisé.

J’ai récupéré l’info sur le montant de ce tour de table sur Twitter, et sur TechChrunch.

Tout le chemin parcouru par Varien / MAgento sans lever des fonds est déjà impressionnant (Varien existe depuis… 9 ans).

Cet argent peut les aider, j’imagine, au niveau commercial et à poursuivre l’effort sur la R&D.

Magento dit avoir 60 000 sites en ligne…

L’aventure Magento ne fait que commencer ?

Le légo e-commerce

Vouloir monter une plateforme e-commerce à partir d’un éditeur ou d’une solution unique est un leurre, un fantasme.

Bon, je parle des gros sites. Pour se lancer, on peut tout faire avec une solution SAAS type Oxatis, Powerboutique, RentAShop, 42Stores, Wizishop

Donc, pour un site au delà d’une certaine taille, il va falloir jouer du « légo » : assembler des composants pour construire son système e-commerce.

Typiquement, il va falloir assembler :

  • Un moteur e-commerce : qui va gérer le catalogue, la génération des pages du site, le processus achat, le compte client ;
  • Un moteur CRM : qui va gérer l’ensemble des données clients et permettre une relation de qualité, pour l’ensemble des canaux de communication (mail, téléphone…). Le CRM peut tout à fait servir de base pour le SAV ;
  • Un CMS : qui va gérer tous les contenus que ne gère pas (ou mal) le moteur e-commerce
  • Une brique de « searchandising » qui va apporter trois choses : un moteur de recherche avancé, un moteur de navigation par facettes, et un moteur de merchandising ;

Bon, avec tout ça, on a déjà un beau morceau. Mais bien souvent, il faut aller au delà :

Il va en effet falloir brancher tout ça avec les autres systèmes : ERP, comptabilité.

Si l’entreprise gère elle même la logistique, il va falloir mettre en place d’autres outils, de WMS et de TMS.

enfin, si vous voulez un truc un peu pro, il va également falloir se poser la question de la gestion des processus. Vous prendrez bien une petite louche de BPM ?

Bien souvent, la meilleure solution est de mettre en place une vrai logique d’urbanisation, avec un ESB pour assurer la connexion entre tout ce petit monde sans faire un plat de nouille (« Nouille Less » pourrait on dire ?).

Heu, c’est le métier d’Araok de concevoir ou d’aider à concevoir un tel légo.

Le SAAS de demain avec Demandware

Demandware, vous ne connaissez peut être pas.

C’est parce que vous n’êtes pas aux US ;).

Demandware est une magnifique startup, qui propose une offre e-commerce SAAS aux grands comptes.

A l’origine, cette boite a été monté par un ex fondateur d’Intershop.

Cette offre n’est pas du tout présente en France… Mais je fais le pari que ça ne va pas durer.

Aux US, Demandware motorise des sites réalisant autour du milliard $ !

En europe, ils sont derrière http://www.neckermann.de par exemple.

Bon, c’est une solution pour les gros :

  • Ticket d’entrée autour de 300 000 $ ;
  • Mensualité à la performance, entre 2 et 3% du CA, avec un minimum de 30 000 $ mensuel. Le seuil est donc pour les boites réalisant 12 millions $ annuel.

Et c’est du « bien fait » : le client a une interface hyper puissante, avec la possibilité de modifier le site, avec un langage de script propriétaire mais, parait il, très puissant.

Bien sûr, tout est en place pour se brancher sur les systèmes d’informations des entreprises (logistique, ERP, …).

Le merchandising est juste hyper puissant, avec une mécanique de merchandising « one-to-one »…

Petite vidéo de présentation à voir :

Aux US, Demandware secoue fortement le marché, et taille des croupières aux plus gros acteurs de la place. A suivre de très très près donc.

Reconnaitre le moteur derrière un site e-commerce

Les sites e-commerce peuvent être en ligne via plusieurs solutions. Le site peut être développé :

  • Avec une solution sur mesure (un développement à façon) ;
  • A partir d’une solution logicielle : Magento, Prestashop, IBM Websphere Commerce Server, Microsoft Commerce Server, ATG, Intershop, Hybris, ElasticPath, … ;
  • A partir d’une plateforme SAAS : Powerboutique, Oxatis, Rentashop, 42Stores, … ;
  • A partir d’un outil adapté, comme un CMS (Wedia Noheto, WordPress, Joomla, …

Quand on est sur une boutique, comment savoir la techno qui tourne derrière ?

En général, quand on connait un peu les plateformes, on arrive rapidement à s’y retrouver.

Exemples :

  • On reconnait en général bien vite les sites Magento, quand on arrive sur le processus achat. Le lien se termine par : « checkout/onepage/ »
  • Pour les sites IBM Websphere commerce server, on trouve en général du « wcs » dans les URL des pages panier ou processus achat. Vous pouvez voir ça chez Boulanger par exemple, ou encore chez Debenhams.
  • Pour les sites Microsoft, la page panier est bien souvent avec « Cart.aspx » (avec l’extension aspx, signe de la techno Microsoft).

Je pourrais multiplier les exemples… Avec un peu d’habitude, on reconnait le moteur très rapidement (Benjamin est incollable pour identifier du Prestashop en moins d’une seconde 😉 ).

Si on ne reconnait pas le moteur (éventuellement parce que le site a été développé avec un développement spécifique), en fouillant un peu, on arrive en général à identifier la technologie à l’origine du site :

  • « .php » pour les sites en PHP ;
  • « .asp » pour les sites utilisant l’ancienne technologie de Microsoft ;
  • « .aspx » pour les sites utilisant la nouvelle technologie « .NET » de Microsoft ;
  • « .cfm » pour les sites utilisant ColdFusion (technologie pour développer des sites Web porté aujourd’hui par Adobe) ;
  • « servlet » quelque part dans l’URL pour les sites basés sur Java ;

L’intérêt ?

C’est bien utile de savoir qui motorise réellement les différents sites.

C’est une très bonne manière pour se faire une bonne idée sur ce que permet telle ou telle plateforme, même si cette analyse est limitée, parce qu’en y passant du temps, on peut faire faire n’importe quoi à n’importe quelle plateforme !

(Merci Patrick pour l’idée)

Fredhopper racheté par SDL !!!

Je viens de tomber sur la nouvelle :

Fredhopper propose une offre très avancée pour les sites e-commerce.

La solution est en fait composé d’un moteur de recherche orienté e-commerce, ainsi qu’un moteur de merchandising (présenter les produits pour vendre plus).

La solution est, par exemple, déployée sur le site de boulanger (couplé au moteur IBM Websphere Commerce Server).

Et bien FredHopper donc, vient de se faire racheter par SDL.

SDL ?

C’est un éditeur, qui propose principalement des solutions de CMS.

Trop tôt pour dire si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle.

Peut être une bonne nouvelle, si les deux boites ont plus de moyens, et donc ça permettra de booster le développement commercial, et les investissements R&D, très importants pour ce type de produits.

Mais risque, d’une fusion raté entre deux boites n’ayant pas la même culture. Quand, dans les articles qui parlent de cette fusion, je lis que ça va permettre à Fredhopper d’adapter son produit pour aller sur les marchés de la finance, ça ne me semble pas être un très bon signal…

A suivre de près donc.

(on en parle ici par exemple)

Exemple de marketing 121 chez Amazon

Je viens de recevoir un mail d’Amazon :

Comme vous pouvez le voir, le contenu est 100% personnalisé : on me propose un produit qui, au vu de mes achats précédents, devrait me plaire.

C’est ce qu’on appelle le marketing 121, par opposition au marketing « broadcast », type « diffusion de news letter » ou là, on envoie la même information à tout le monde.

Entre les deux modèles, la différence de performance est en général plus que significative…

Mais pour faire du marketing 121, il faut un système CRM adapté.

Hum, pour faire du e-commerce, il faut donc bien plus qu’un simple site e-commerce ?

Oui.

C’est bien pour ça que chez Araok, on parle de système e-commerce, ce qui englobe le moteur e-commerce, et également d’autres modules, comme le CRM, un éventuel CMS, pourquoi pas un moteur de merchandising (type endeca ou Fredhopper). Les briques du système e-commerce dépendent de tout un tas de facteurs. C’est du sur-mesure adapté à chaque entreprise.

Bref, l’architecture e-commerce, c’est un métier.