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Pré production et data stagging

Sur un site un peu pro, on a deux versions (au moins) :

Une version en production (le site en ligne) et une version en préparation, appelée pré-production.

La version de pré production permet de tester les évolutions qu’on fait sur le site.

Vous demandez une nouvelle fonction, l’équipe technique réalise l’évolution, et envoie ça sur la pré production.

Cela permet de voir ce que ça donne et de valider que ça fonctionne bien.

Pour bien faire ça, il faut que la pré production tourne sur une configuration pratiquement équivalente à celle de production.

L’une des grande difficulté est d’avoir un environnement et des données équivalentes entre les deux environnements. Sans entrer dans les détails, cela coute cher et c’est compliqué à faire…

Bon, ça, c’est pour la partie logicielle, applicative.

Maintenant, on a besoin d’autre chose pour bien travailler, c’est le data stagging.

Le data stagging, c’est un peu la même idée que la pré-production : pouvoir tester en condition quasi réelles des modifications, mais ici, il ne s’agit pas de modifications faites sur les programmes mais sur les données.

Exemples : vous préparez le catalogue de la rentrée, vous mettez à jour les éléments marketing du site, vous préparez des éléments de merchandising (promotions, bannières, …).
Le data staging permet de tester tout ça dans un environnement équivalent à celui de la production, mais sans prendre le risque d’impacter le site en ligne.

Il y a plusieurs façon de faire du data stagging. On peut faire du data stagging logique : tout se fait sur le site en ligne, mais les données sont « dupliquées » entre les deux environnements : la production et le data stagging.
L’autre approche est physique : on crée physiquement deux versions du site, avec des mécanismes de synchronisation entre les sites.

Sans data staging, on est en « direct live » : on fait des modifications, et on regarde sur le site ce que ça donne.

Enfin, une autre solution est de faire ce que fait Apple : fermer le rideau.

apple-store-down

C’est une alternative intéressante, car elle évite la mis en place du data stagging, et permet de tester une mise en ligne avant de la proposer aux internautes.

Finalement, les meilleures solutions sont rarement les plus compliquées 😉

Amazon propose Pages : des espaces pour les marques

Amazon vient de lancer Pages, une offre qui permet aux marques de créer des espaces personnalisés.

Voici un exemple de boutique pour la marque Pinzon

Amazon Pinzon

Concrètement, Amazon propose aux marques d’avoir leur propre page d’accueil sur une url du type amazon.com/marque et des templates permettant d’animer une page marque :

Capture d’écran 2012-12-13 à 08.25.22  Capture d’écran 2012-12-13 à 08.25.10

Bon, ce n’est pas une révolution, mais une avancée de plus pour élargir et enrichir l’offre d’Amazon.

Ce que souhaite Amazon, c’est bien sûr élargir son offre, en attirant plus de marques.

Bon, la personnalisation a ses limites, on reste dans l’univers Amazon : pas de moteur de recherche personnalisé, l’historique de navigation n’est pas spécifique à la marque, …

 

La fin des pur players ? c’est pas pour tout de suite !

On entend régulièrement que c’est la fin du e-commerce, que tout ça c’est du commerce, …

Je l’ai déjà dit plusieurs fois, je ne partage pas cette vision qui me semble bien théorique.

Je pense que les pur-players peuvent encore se développer, et se différentier, avec les bons produits, la bonne offre, le bon service.

Alors bien sûr les choses ne sont pas faciles, et les 110 000 sites en France ne laissent pas beaucoup d’espaces vides… Mais il reste des choses à faire, et pas qu’un peu !

Autre point : on dit que la rentabilité est difficile à atteindre.

Plusieurs choses par rapport à ça :

  • C’est vrai, et surtout bien sûr au lancement d’un site. Mais dites moi, quelle activité est rentable dès l’ouverture ? Sur le e-commerce comme pour pleins d’autres activités, on démarre par de l’investissement, et si on s’y prend bien, on atteint l’équilibre après quelques années. En fait, on peut jouer sur une certaine élasticité, et viser une rentabilité plus ou moins court terme, fonction de ce qu’on est prêt à investir. Pour faire simple, plus on investi et plus on a besoin de temps pour atteindre l’équilibre. Mais pour faire simple, on peut rentabiliser une boutique entre 3 et 5 ans (c’est bien sûr une généralité qui peut être challengée dans différents cas particuliers).
  • Certaines très grosses entreprises ont des marges très très réduites, mais un modèle financier adapté. Exemple : la grande distribution, qui ne fait pratiquement pas de marge mais s’en sort avec un décalage entre le paiement des marchandises (à 3 mois) et l’encaissement des clients (à la caisse). On peut donc construire de belles boites avec des marges réduites.
  • La vie est injuste sur ce sujet là, et les marges ne sont pas du tout les mêmes suivant les produits et les services. La vie est très dur sur le marché de l’électronique grand public. Ce n’est pas forcément le cas dans d’autres domaines ou il reste de quoi faire 😉

Alors la fin des pur players ? Pas à court ni moyen terme en tout cas !

 

Le multi canal, entre rêve et réalité

J’ai promis de compléter mes réflexions sur le multi canal 😉

Le multi canal, d’abord, qu’est-ce que c’est ?

Pour faire simple, le multi canal, c’est avoir plusieurs canaux de ventes vers une même cible de clients.

Par exemple, une entreprise peut vendre ses produits via des magasins, via des catalogues et des commandes reçues par téléphone, courrier ou fax (ok, de moins en moins), et via internet bien sûr.

Mais quand on s’intéresse au multi canal, la question va bien au delà du canal de vente. On se pose la question sur les différentes interactions entre le client et l’entreprise : demande d’information, SAV, …

Bon, le multi canal peut traiter également du multi-terminal pour Internet : mobile, tablette, et ordinateur. Mais ici, dans ce billet, cet aspect n’est pas au coeur du sujet.

Donc le multi canal n’est pas un sujet nouveau, ni spécifique au e-commerce.

J’entends régulièrement d’ailleurs que le e-commerce n’a rien de spécial, et que d’ici quelques années on parlera simplement de commerce, les clients choisissant à un instant ou un autre le canal le plus commode pour eux.

Dans cet esprit, on m’a raconté qu’un ancien DG d’un très gros VADiste a dit, à propos du e-commerce :
Rien de nouveau, ce n’est qu’un canal d’acquisition. On avait déjà des commandes par téléphone, courrier, on aura internet. fin du débat.

C’est là le danger ! Précisément là ! A penser que le canal e-commerce n’est « que ça », on n’ouvre pas les yeux, on ne se pose pas les bonnes questions, on ne se remet pas en question, on ne fait pas les bons investissement, on ne met pas en place la bonne organisation, et on se plante, ou tout au moins on « sous performe » !

Le e-commerce a ses spécificités, et doit être analysé et traité comme un axe stratégique, clé pour l’entreprise.

Attention, je ne dis pas que tout le monde doit y aller, je dis que si on veut bien y réfléchir, c’est une question qui doit remonter au plus haut niveau de l’entreprise.

Une façon de comprendre ça, c’est de se poser la question de la concurrence. Je pense en effet que c’est un axe d’analyse tout à fait fondamental : dis moi quels sont tes concurrents et je te dirais qui tu es 😉

Donc la concurrence : si vous avez des magasins, la concurrence, ce sont les magasins, proches géographiquement, et vendant des produits équivalents, sur tout ou partie du catalogue.

Sur Internet, la concurrence est bien différente ! Vous allez trouvez de nouveaux acteurs, qui se positionnent sur vos produits, et que vous ne connaissez peut être pas dans le monde physique.
Et puis la concurrence est morcelée, en fonction des mots clés : que cherche l’internaute, et quels sont les marchands qui proposent leurs produits pour ces recherches. On se retrouve donc avec des concurrents différents pour différents rayons, différents produits.

Et qui dit concurrents différents dits règles commerciales différentes. Vous devrez vous battre sur ce terrain là, avec des outils différents de ce qu’on fait dans le physique. Ici, tout va très très vite, il faut donc être hyper réactif.

En son temps (je ne sais pas si c’est toujours vrai), Pixmania avait développé un outil d’analyse des prix des concurrents, qui permettait d’adapter automatiquement le prix de ses propres produits, de manière à être le moins cher, au centime prêt, sur certains produits.

Alors oui bien sûr le multi canal est une évidence.

Mais non ce n’est pas un bloc : dire qu’on a une stratégie multi canal, ça ne veut pas dire grand chose en fait. La question se dérive en milliers de questions clés, auxquelles il faut répondre : quelle politique de prix, comment gérer une situation concurrentielle très différente et garder une cohérence vis à vis des clients, …

Et bien sûr, plus on voudra bien avancer, plus on est gros, et plus il va falloir construire un système d’information à la hauteur des enjeux. Et là, il y a du travail sur la planche 🙂

Jacques Antoine Granjon parle de Vente Privée et de sa vision du futur

Intéressante cette vidéo du patron de Jacques Antoine Granjon.

Quelques éléments notés :

  • Jacques Antoine pense qu’en 2020, 90% du e-commerce sera sur les tablettes et les mobiles et 50% du commerce sera en ligne
  • Les bonnes journée : 100 000 commandes par jour
  • Sur le site US : 1 an après l’ouverture, 20 M$ de CA
  • Le métier de vente privée : contrairement à ce qu’on pourrait penser, JAG dit que son métier c’est avant tout le B2Brand : gérer les relations avec les 2000 marques.
  • Objectif : 50% du CA sur les pays européens hors France

Sur la fin des pur players :

  • Les outils sont maîtrisés
  • Le e-commerce va appartenir à la distribution et aux marques
  • L’avenir est au multi canal

Je ne partage pas ce point de vue, ou en tous cas, pas avant plus de 10 ans.

Pourquoi ?

  • Parce que le multi canal est un « graal », et que comme tout vrai graal, on ne peut pas l’atteindre, on ne peut que « tendre vers ».
  • D’autre part, les outils sont, toujours de mon point de vue, très loin d’être maîtrisés, d’autant plus que tout ça bouge encore très vite

Cela n’empêche pas bien sûr que je partage l’idée que le multi canal est un vrai sujet, et une vrai opportunité pour tout le monde.


Jacques-Antoine Granjon, PDG de Vente-privée par frenchweb

Séparer le catalogue physique du catalogue merchandising

Comment classer les produits des boutiques ?

Intuitivement, on classe facilement les produits avec une arborescence  :

Exemple, pour le rayon des appareils photos numériques :

  • Appareils photos numériques >
    • Bridge
    • Reflex
      • Amateur
      • Semi pro
      • Pro
    • Tout terrain

La première idée qui vient à l’esprit est de créer une telle hiérarchie dans le moteur e-commerce, et de faire un mapping direct entre cette hiérarchie et les menus de navigation présenté à l’utilisateur.

En fait, en faisant ça, on mélange deux choses :

  • Comment on organise notre catalogue, comment les données sont structurées
  • Comment on présente les choses à l’internaute

La structuration physique est quelque chose de plutôt stable.

La façon de présenter les choses est bien plus vivante : on va, au fil du temps, avoir de nouvelles idées pour créer de nouvelles entrer, présenter les choses différemment.

Bref, mélanger les deux choses n’est pas une bonne idée.

Cette séparation permettra de bien simplifier la vie pour pleins de choses : lien avec les moteurs de shopping par exemple.

Pourtant, les solutions e-commerce « classiques » ne font pas nativement cette distinction.

Mais en général, si on a les idées à peu près claires, on peut créer les différentes arborescences.

Il faut juste y penser au début et ne pas mélanger les choses !

Favori 2012 en presque live

Je rentre juste des Favori.

Super soirée, l’occasion de croiser tout pleins de monde 😉

 

voici mes notes prises en direct. Désolé, c’est du « rush », mais il est 12h22 😉

Soirée e-commerce

Jacques Antoine Granjon, on stage
Président du jury depuis 5 ans.

Vive ECE, la Fevad européenne

Amazon :
– Marque mondiale
– Catalogue infini
– Service au top

-> Ils gagnent tous les ans !

Critère clé de choix du e-commerce : gagner du temps (les internautes sont pressés)

Enjeux innovation vue de Paypal :
– Le mobile
– Le multi canal

La poste: 2 millions de colis par jour pour noël

Prix de l’innovation
Le petit ballon
La belle assiette
Evian

Vainqueur : la belle assiette

Début depuis septembre
Pour le faire connaitre : le bouche a oreille : les personnes qui viennent à un diner en parlent
C’est pour les diner d’affaires, les aniversaires

Prix de la publicité
Adopteunmec.com
showroomprive
venteprivee

Vainqueur : vente privee
Pub de 2min50
Première publicité avec 1 Milliard de CA… Pas mal 😉

Prix du commerce connecté :
Kiabi
Leclerq
Sephora

Vainqueur : Sephora
Application mobile avec recommandations !
Application pour les vendeurs (pas B2C donc)

Utilisé en CRM, via les conseillés en magasin
En plein déploiement

Prix de la communication
Cdiscount
Sarenza
Manutan

Vainqueur : Sarenza
1 million de vue sur Youtube, réalisé en interne par les équipes de Sarenza

Performance e-commerce
Amazon
Importance du temps de chargement. 100 ms -> 1%

Prix de l’espoir e-commerce
Plus d’un an, moins de 5 ans
300 à 3 M€
Employer au moins 1 salarié

Bronze : Tikamoon
Argent : Astelos
Or : prodealcenter: 1,5 M de CA, 5000 clients, créé depuis 2010

Prix des internautes

Meilleur site de mode : etam
11 ans d’existance

Beauté et cosmétique : yves rocher
Nouveautés: nouveau visuel, application mobile

Meilleur site de voyage : opodo.fr

Meilleur site de produits culturels : amazon.fr
kindle direct publishing : devenez auteur !

Meilleur site de produits techniques : Darty.com (bravo les gars)
Différence : produits & services !

Meilleur supermarché en ligne : auchandrive.fr

Meilleur site B2B : ldlcpro.com
Importance de l’écoute

Meilleur site de l’année 2012 : amazon.fr

 

 

Prestashop : Go Go Go !

J’ai entendu, ou plutôt lu, par ci par là, des critiques plutôt sévères à l’égard de Prestashop.

Je ne me sens pas en phase avec ça !

Bien sûr, Prestashop n’est pas parfait, et la direction n’a pas toujours pris les bonnes décisions.

Et oui, c’est vrai, la nouvelle direction a décidé de réduire les effectifs.

Mais, quand vous connaissez les choses de près, le revers du décors, vous en connaissez beaucoup de boites ou tout est parfait ?

L’entrepreneuriat, c’est fait d’essais / erreurs. Après, certains font croire qu’ils avaient tout calculé… La vie d’une entreprise n’est jamais un long fleuve tranquille.

Par exemple si on parlait de Magento, on pourrait en dire des choses, sur la non focalisation, ou d’autres histoires pas toujours claires.

Donc Prestashop :

C’est une très bonne solution, plutôt bien faite, plutôt bien adapté pour mettre en ligne des boutiques, plutôt souple pour correspondre à pas mal de cas.

Pour de petites boutiques, la solution est très bien, facile et légère a installer.

Pour de plus grosses boutiques, Prestashop peut se brancher par dessus un système d’information interne, et ça tourne très bien.

La boite avance, et qu’ils aient décidé de simplifier le contour fonctionnel de la solution est de mon point de vue un très bon signe.

Si vous me lisez, vous savez que l’un de mes motos est : focalisation.

Donc, Prestashop : GO GO GO

Séparer la présentation produit du site e-commerce ?

Quand on est l’entreprise Machin, on se sert peut se servir du web pour plusieurs choses :

  • Communiquer sur sa marque ;
  • Communiquer sur les produits ;
  • Communiquer avec ses investisseurs, actuels ou potentiels ;
  • Vendre en ligne.

La question posée ici, est la suivante :

« Vaut il mieux tout faire sur un seul site ou séparer en plusieurs » ?

On peut prendre plusieurs exemples :

Apple, a un espace de présentation des produits

Et un espace marchand :

Bien sûr, les deux espaces sont reliés, dans les deux sens :

Sur la présentation des produits, on a un lien « Acheter » qui renvoie vers le site marchand et réciproquement, on peut naviguer du site marchand vers les pages de présentation détaillées du produit.

Est-ce la meilleure façon de faire ? Est-ce la seule ?

Non bien sûr que non ! Cela dépend de pleins de facteurs : qui on est, ce qu’on veut faire, comment on est organisé, les moyens qu’on a, …

J’ai par exemple eu la chance de travailler pour Salomon, qui a fait un choix différent, avec un seul site, qui est en même temps le site qui présente les produits et qui les vends :

Ce sujet avait valu à l’époque de belles discussions. Finalement, le choix fait par Salomon a bien fonctionné.

Je discutais de ce sujet avec un ami, qui m’a parlé d’une boite qui a séparé les choses, mais le résultat c’est avéré catastrophique, les ventes ont chutées, parce que les clients se baladent sur l’espace de présentation de la marque et ne vont plus sur l’espace marchand…

Comme quoi, cette question n’est pas simple !

Et vous : un seul site ou plusieurs ?