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C’est quoi un bon patron ?

On parle beaucoup en ce moment de « patrons voyous ».

Les gars qui s’en mettent ‘pleins les fouilles » alors que le bateau coule…

OK, mais c’est quoi un bon patron ?

J’entends par exemple assez souvent qu’un patron qui licencie est en échec.

Au risque de choquer certains, je ne partage pas ce point de vue :

Il me semble que licencier une partie des équipes peut être une bonne décision pour l’entreprise, dans un contexte donné.

Alors, c’est quoi un bon patron ?

Je me pose sincèrement la question !

On peut sortir des généralités, issues de bouquins écrits par des gars qui ne connaissent pas vraiment la vie dans l’entreprise… (la vision, le charisme, …).

Une bonne réponse est probablement très capitaliste : c’est un gars qui fait réussir sa boite.

Réussir ? Mais c’est très temporaire ça !

Une boite peut très bien réussir à un moment donné, et se planter après…

Voilà un point qui me semble important : un patron doit gérer son entreprise au jour le jour. Il peut être performant à un moment donné, parce qu’il a su voir venir une crise, prendre les bonnes décisions pour sa boite, et créer la dynamique pour que ses équipes le suive.

Mais un gars peut être la bonne personne à un moment donné, et ne plus du tout être dans le coup plus tard…

Alors, c’est quoi un bon patron ?

L’art de la commande multiple

Commande multiple ?

Oui, vous commandez plusieurs produits.

Le cas qui va bien, c’est quand tous les produits sont en stock. Zou, ils sont envoyés, et (normalement), on n’en parle plus.

Oui mais si un ou plusieurs produits ne sont pas en stock, vous faites comment ?

Plusieurs options.

On peut proposer au client qu’il reçoive les produits en stock. Il recevra plus tard les autres. Comme cette option à un cout (plusieurs envoies), en général, on lui propose de payer pour ce service.

On peut également tout envoyer quand tous les produits sont là…

Voici une petite histoire qui vient de m’arriver :

J’ai commandé un disque dur, et un boitier.

Je savais à la commande que le disque dur n’était pas dispo (nouveau modèle, ah là là, j’avais pourtant dit que j’arrêtais avec les gadgets…)

Depuis que j’ai passé cette commande (début mars), je reçois régulièrement un e-mail de ce e-marchand, qui m’informe que mon produit n’est toujours pas dispo (et d’ailleurs, le marchand m’informe qu’il ne connait même pas la date de réapprovisionnement de mon chère disque dur).

Mais voilà que ce matin, je reçois un mail, qui me dit, comme d’habitude, que mon disque dur n’est pas dispo… Mais que de plus le boitier est maintenant également en rupture de stock ! Cela veut dire que l’autre produit, qui était en stock, ne m’a pas été réservé !

Je suis un brin inquiet pour la suite, parce que je me dis que ce jeu peut durer longtemps…

Ce e-commerçant a oublié un détail important : quand on gère les commandes multiples, on se doit de réserver les produits achetés mais en attente d’expédition.

Je sais bien que c’est pas simple, mais c’est le B.A.BA du traitement des commandes multiples…

Quand j’avais visité le centre logistique d’Alapage, ils venaient de mettre en place un système virtualisé de traitement de ces commandes :

Les produits en attente sont virtuellement mis de côté : ils restent à leurs emplacements, mais si le système marche correctement (et qu’il n’y a pas trop de fauche), ils sont réservés pour les clients qui les ont achetés. Plus besoin dans ce cas de gérer des « boites d’attentes ».

Le légo mondial Amazon

Amazon est un site de vente en ligne.

Vous n’êtes pas venu pour rien, hein, je vous apprends pleins de choses ;-).

Blague a part, Amazon se développe sur plusieurs axes, et c’est aujourd’hui une entreprise qui a une activité incroyablement plus large qu’un « simple » e-marchand.

Bon, j’aimerais parler de tout ce que fait amazon, sa logique de marketplace, le développement de son ebook… Mais ce n’est pas l’objet de ce billet.

Non, ce dont je veux vous parler, c’est de l’offre « légo » d’Amazon.

Amazon offre en effet tout un tas de services de bases :

  • EC2 : offre d’hébergement « virtuel ». C’est de la location de serveur, mais avec une logique complètement « service ». On peut ainsi monter très rapidement un service sur de nombreux serveurs, avec une puissance CPU énorme, en quelques clics ;
  • SimpleDB : offre de base de données en ligne. Quelques clics, et hop, vous avez une base de données en ligne, sécurisé, performante.
  • S3 (Simple Storage Service) : offre de stockage en ligne. Ici encore, tout est très virtuel, et ça marche très bien !
  • Cloud Front : offre concurrente à Akamai, pour répartir les données « lourdes » d’un site en cache dans le réseau (les images quoi), et ainsi accélérer le chargement du site.
  • SQS (Simple Queue Service) : Système de gestion de messages, permettant de dialoguer entre applications. Ce système permet de gérer des files de messages, chaque message correspondant à un échange, d’un programme vers un autre. Ce genre de mécanisme est utilisé, par exemple, pour dialoguer entre un Front Office d’un site, et un back office.

Voici un exemple de service type e-commerce, complètement bâti sur les composants Amazon :

La logique d’Amazon est simple : empiler des services de bases permettant de bâtir n’importe quel service Internet.

Jusqu’ici, il n’y a pratiquement pas de logique métier. On peut monter un site sur n’importe quel domaine avec cette architecture.

On entre dans le e-commerce, et toujours avec une approche « brique », avec le module de paiement : FPS ou Flexible Payments Service.

Enfin, Amazon va encore plus loin depuis quelques jours avec Amazon Fullfillment.

Ce service propose de gérer, pour le compte des e-commerçants, la logistique et l’expédition des produits.

On sort du monde virtuel pour entrer de plein pied dans le réel : les colis, les produits, les camions, …

D’ailleurs, l’offre d’Amazon va bien au delà du stockage et de la livraison, puisqu’ils proposent également de traiter les retours.

D’un point de vue stratégique, cela se tient complètement : c’est la dernière brique pour « faire du e-commerce en pièces détachées ».

Alors, Amazon, le Google du e-commerce en pièces détachées ?

Ca ne m’étonnerais pas qu’ils finissent par proposer des offres logicielles plus orientée métier, comme la notion de catalogue ou de processus achat…

On parie ?

Des fondamentaux… ou pas ?

L’autre fois, quelqu’un me racontait l’anecdote suivante :

eBay fait une analyse sur sa situation (c’était il y a quelques années).

Ils arrivent à la conclusion que eBay est fort sur le marketing, le marché, et faible au niveau technique.

Que croyez vous qu’ils décidèrent de faire ?

  • Investir sur la technique pour combler le retard ?
  • Investir encore plus sur le marketing pour accroitre l’avance sur ce domaine ?

Ils choisirent la deuxième solution : continuer à se débrouiller avec le système technique ‘à la traine’ et investir encore plus en marketing.

Quand on m’a raconté cette histoire, ça m’a pas mal impressionné sur le coup, voir déstabilisé (raisonnablement, je vous rassure 😉 ) :

Quoi ? Il est plus malin d’investir là ou on est déjà fort, et on peut vivre et bien progresser sans avoir une base technique solide ?

Mais alors, quand je conseille à mes clients de bâtir un système d’information solide, scalable, évolutif, je fais fausse route ? Il vaut mieux bien bricoler, faire avec le moins de moyens possible ?

En fait, avec un peu plus de recul, je pense que eBay s’est simplement trompé. Ou, pour être plus précis, qu’ils n’avaient pas de vision claire sur leur stratégie.

Effectivement, si ne on sait pas ou on va, c’est pas facile de bâtir un système d’information pour y aller 😉 !

Quand on compare la situation et la vision stratégique, entre un Amazon et un eBay, on voit clairement qui a une vision stratégique et qui n’en a pas.

Savez vous combien Amazon investi dans son système d’information ? Plus de 600 Millions de $ en 2008… Mais ils savent ou ils vont !

LetsBuyIt : Day 1

Premier jour d’ouverture pour LetsBuyIt :

LetsBuyIt, c’est un moteur de shopping.

Oui mais pas n’importe quel moteur !

LetsBuyIt innove sur plusieurs axes, avec une interface vraiment différente et une véritable logique « réseau social » (et bien d’autres choses, que je vous laisse découvrir !).

Je suis fier d’avoir humblement contribué à cette magnifique aventure, aux côtés de toute l’équipe :

Pauline, Emmanuel, Olivier, Romain, Tristan, Jérémy, Sébastien, Chrislain, Tobias, Sélim, Lucie, Anne, Annick… et tout ceux que j’oublie (et que je prie de me pardonner).

Une équipe vraiment sympa, incroyablement motivé et compétente.

Longue vie à LetsBuyIt !

Méthodes fortes pour pousser les options. Mais ça marche ou pas ?

Vu sur le site de Dell France.

Après avoir choisi un modèle, Dell nous propose de choisir parmi plusieurs options de service après vente :

Regardons de plus près.

L’option 1 :

Bon, je paye 629 €, mais je suis pas bien malin de garder le « pack de base ».

Option 2 :

Ah, ça va déjà mieux :

J’ai droit à un beau sticker, bien visible, m’annonçant 15% de remise (chouette !).

En plus, j’économise 91 €.

Bon, les plus mesquins d’entre vous aurons remarqué que je paye quand même 118 € de plus…

Enfin, la 3ème option :

Là, c’est le grand jeu.

J’ai droit à une belle flêche, juste pour m’indiquer que c’est le meilleur prix.

C’est d’ailleur confirmé en dessous, avec un sticker indiquant ce coup ci 20% de remise.

Maintenant, j’économise 104 €.

Je nage dans le bonheur.

Bon, ok, je paye 135 € de plus que le prix de base, ce qui représente quand même plus de 20% d’option par rapport au prix de base.

J’aimerais bien connaitre le taux de transformation de cette page !

Petit déjeuner spécial Eye Tracking

La Fevad, Altics & Araok organisent un petit déjeuner spécial Eye Tracking !

Altics a développé une véritable expertise sur l’analyse des comportements de nos chers internautes.

Altics et Araok sont partenaires, et c’est avec grand plaisir que je m’associe à Olivier et ses équipes pour organiser cet évènement.

La technologie d’Eye Tracking permet de suivre & d’enregistrer le parcours de l’œil d’un utilisateur sur un site web mais également sur d’autres supports de communication : plv, packaging, maquettes graphiques, annonces publicitaires ou encore des vidéos.

En ‘un clin d’œil’, vous pouvez voir ce que l’internaute a regardé, ce qu’il a lu, ce qu’il a occulté,…et optimiser ou ajuster vos outils de communication.

Venez découvrir en exclusivité les résultats de l’étude Eye tracking réalisée sur une vingtaine de newsletters & auprès de 30 utilisateurs & les bonnes pratiques pour booster votre performance.

Programme

8h30 > Café d’accueil
9h00 > Présentation Altics & Araok  | Présentation des études centrées utilisateurs & Focus sur
l’eye tracking (objectif d’une étude Eye Tracking, déroulement d’un test, types de résultats
obtenus, bénéfices concrets…)
9h15 : Présentation des résultats de l’étude Eye tracking ‘Newsletters’ & bonnes pratiques
9h45 : Démonstration & séance d’essai !

Lieu

FEVAD

60 rue La Boétie – 75008 PARIS

–> Inscription

Merci aux gentils partenaires :

Du paiement des primes AIG

C’est le « gros truc » du moment :

AIG, après avoir reçu des aides « colossales » de l’état américain, se prépare à verser des parts variables à ses cadres (qui semblent tout aussi colossales !).

Raisonnable ou surréaliste ?

Bien sûr, c’est évidemment surréaliste, qu’une boite au bord de la faillite, « perfusée » par les contribuables, puisse payer des primes à des salariés…

Sauf que… Sauf que ces cadres ont des contrats. En particulier, les parts variables sont dans la plupart des boites définies dans des annexes au contrat de travail.

Voilà : dans un tel contexte, l’entreprise se sent dans l’obligation de payer, parce qu’elle s’est engagé par écrit à le faire.

Même si c’est débile, l’entreprise est coincée. Si elle ne paye pas, les salariés peuvent se retourner contre l’entreprise, pour exiger que le contrat soit honoré.

Pour sortir d’une telle situation, on se dit que c’est pas compliqué : il « suffit » que les dit cadres, conscient de la situation, refusent cette prime.

Mais voilà, vous en connaissez beaucoup des gars qui diraient, dans une telle situation : le « global » est plus important que « ma pomme » ?

Et vous, que feriez vous ?

Et puis, au delà des cas « en haut de la pyramide », on peut facilement imaginer que beaucoup d’entre eux ont pu prendre des engagements par rapport à cet argent qui est du !

C’est bien ça le problème pour réformer un système : les choses s’enchaînent, et il est long et difficile de changer de cap !

Cela doit nous servir de leçon. Il faut en particulier être particulièrement attentif, dans une entreprise, par rapport aux promesses et aux engagements que l’on prend !

Barcamp Prestashop ?

Après le succès du barcamp Magento, on est plusieurs à penser qu’il serait tout à fait intéressant de refaire l’exercice, mais avec Prestashop ce coup ci.

Notre vénérable capitaine est intéressé…

Et vous ?

Certains peuvent être étonnés d’une telle proposition :

Quoi ? je croyais que tu étais « fan » de Magento…

Et bien non ! La position d’Araok est de rester en veille sur l’ensemble des solutions du marché, et surement pas de se « marier » avec une solution particulière…

Proximité ou intimité ?

Vous êtes un manager, vous rentrez de week end.

Que demandez vous aux équipes ?

Avez vous passé un bon week end ?

ou bien

Qu’avez vous fait ce week end ?

Claire me disait que dans le premier cas, vous créez de la proximité avec vos équipes. Vous n’êtes pas indifférent, vous vous intéressez, mais vous gardez une saine distance.

si vous entrez dans le deuxième cas, vous risquez de basculer dans l’intimité… Vous prenez le risque de ne garder aucune distance.

Alors, vous, vous avez fait quoi ce week end  ? 😉