Le SaaS, fin du débat

Il y a encore quelques année, faire du SaaS, pour un marchand, n’était pas évident. Il y avait des réticences sur cette approche. Les équipes, souvent issues d’une culture “ERP”, avait plutôt l’habitude d’avoir leurs propres serveurs. Enfin pour être plus précis, ils avaient envie d’avoir “plus de contrôle”, et donc préféraient l’approche ou ils avaient leurs propres serveurs, chez un hébergeur “de renom”, IBM par exemple.

Quand on a démarré avec Target2Sell, on savait que le SaaS était la seule solution raisonnable. Un service de personnalisation demande une infrastructure très pointue, répartie sur plusieurs serveurs, avec des technologies variées (Bases de données de plusieurs natures, logiciels de gestion de queues, …). Pour un marchand, la mise en oeuvre, le suivi opérationnel et la maintenance d’un tel système serait très couteux et souvent juste impossible.

On a démarré en 2012, et on a eu finalement assez peu de frein sur le mode SaaS. La demande qu’on a eu plusieurs fois est de ne pas être chez Amazon (qui propose une plateforme SaaS très développée : AWS). On nous a parfois demandé si on pouvait installer notre solution en mode “On premise”, mais en discutant, en expliquant les raisons, en démontrant la solidité de la solution (et en particulier l’étanchéité de notre système entre les clients), on n’a jamais perdu un deal pour avoir proposé une solution en SaaS.

En France peut être plus qu’ailleurs, le SaaS avait l’image d’une solution pour les “petits sites”, avec pas mal d’acteurs sur ce créneau. De mémoire : Oxatis, Wizishop, Powerboutique, 42 stores, clicboutique, …

Les “grands” marchands ont préférés rester, jusqu’à il y a peu, sur des CMS non-SaaS, comme ATG (racheté par Oracle depuis), IBM Websphere Commerce (revendu), Hybris (racheté par SAP).

Cela donnait lieu à de “gros projets”, ou l’unité de mesure est le millions €, (voir la dizaine de millions), pour aboutir à… un site qui marche, mais qui est finalement cher à faire évoluer. au bout de quelques années, le site n’est plus à jour par rapport à la solution choisie, et le changement de version est souvent un cauchemars, avec une ardoise très lourde.

Et… Demandware est arrivé : Demandware a été le premier à proposer une solution SaaS vraiment adapté aux “grands marchands”, d’un point de vue technique, avec une logique très extensible, et d’un point de vue marketing, avec une approche commerciale adapté. Il faut dire que le fondateur Stephan Schambach de Demandware n’était pas un inconnu, puisque c’est lui qui avait monté Intershop, solution déjà basée sur une approche très “génie logiciel”.

La solution se développait bien, et a été racheté, en juin 2016, par Salesforce, pour la bagatelle de 2,8 Milliards de $. Ce rachat a été extrêmement bien mené par Salesforce. On a vu le marché “basculer” vers Demandware, aujourd’hui appelé Salesforce Commerce Cloud (ou Salesforce CC pour les intimes).

Salesforce a mis les moyens, et à mis en place une véritable “machine de guerre” commerciale, très efficace. Il faut dire que Salesforce connait le SaaS, puisqu’ils en sont pratiquement les inventeurs.

Le timing était parfait aussi : le marché était prêt pour une solution full SaaS, les marchands ayant compris que finalement il n’y avait pas de bonne raison pour rester sur une solution gérée “chez soi”.

Aujourd’hui, tout le monde fait du SaaS : magento a été racheté par Adobe et est proposé en SaaS, Prestashop propose sa solution SaaS, Hybris est proposé par SAP en mode SaaS

Il y a un autre acteur dont je dois vous parler, c’est Shopify. Shopify a commencé, comme beaucoup d’autres, en proposant la création de sites marchands en “quelques clics”. La boite a très bien fait évoluer son offre, avec une approche “marketplace” et API. Aujourd’hui, la solution Shopify est l’une des solution les plus riche du marché, et Shopify s’intéresse (enfin) aux grands comptes, avec une offre spécifique : Shopify Plus.

Aujourd’hui, Shopify est probablement le meilleur challenger à Salesforce CC.

Si vous vous intéressez à cette solution, je vous propose trois contacts de qualité : 

  • Christophe Davy et son agence ShopiShopa, consultant Shopify Plus (mais ou vas-tu chercher ce nom d’agence 😉 )
  • Benoit Gaillat, qui dirige l’agence spécialisé Shopify : Pikka
  • EMakina, agence digitale, bien connue dans le ecommerce, et ayant développé une expertise Shopify Plus.

Il y a une dernière solution dont je dois vous parler, c’est Proximis.

Proximis est une solution différente, car c’est la seule qui a une réelle approche omni canal, et c’est fondamental. Pour un marchand, le sujet n’est pas d’avoir une boutique en ligne, mais de proposer une expérience d’achat cohérente, sur tous les points de contacts, en particulier entre les magasins et le site en ligne. C’est ce que propose Proximis, et ça commence à se savoir ;).

Vous pouvez les contacter de ma part 🙂

La base de données Produit, un sujet stratégique pour les marchands

La personnalisation, c’est donc la capacité d’adapter le site marchand à chaque visiteur

Pour “apprendre”, une solution de personnalisation aura besoin de suivre ce que font les clients sur le site. C’est ce qu’on appelle le tracking. Le tracking fonctionne comme un “tag analytics” : un petit script dans la page permet de faire appel au serveur de personnalisation, et de suivre ce que fait le client : les produits vues, les catégories sélectionnées, les produits mis au panier, achetés (je reviendrais sur ce sujet du tracking).

Mais pour “comprendre”, la solution de personnalisation doit également avoir une vue sur le catalogue des produits en vente.

Les clients et les produits, ce sont les deux “pieds” fondamentaux, pour un moteur de personnalisation.

Cette base de données de produits est fondamentale pour un marchand, elle alimente plusieurs composants clés :

  • CMS ;
  • Moteur de recherche ;
  • Moteur de navigation dans les catégories (ces deux sujets étant parfois regroupés, sous le nom de “Searchandising”);
  • Moteur de personnalisation donc.

La qualité de cette base est un critère clé pour “bien vendre”.

Avec des données de qualité, les produits seront facile à trouver, bien rangés dans leurs catégories. Les fiches produits seront riches, avec des descriptions bien adaptés et des visuels de qualités (les visuels ne sont pas stockés dans la base Produit, on ne stocke que les liens vers les médias). Les produits seront enrichis d’attributs de qualités, permettant de filtrer, de comparer… Si vous vendez dans plusieurs pays, les données seront correctement traduites dans toutes les langues. 

Pour le marchand, cela représente souvent un vrai défit : historiquement, les données Produit sont gérées dans des outils de type ERP. La base Produit ERP contient tout un tas d’informations utiles pour la gestion de l’entreprise (code fournisseur, code de gestion, …), mais pas bien adaptées à la vente.

C’est là que des outils de PIM prennent tout leur sens : 

  • Ils se placent entre l’ERP et la couche “Web” (CMS et autres) ;
  • Ils sont alimenté par l’ERP et enrichi de plusieurs façons : a la main, en récupérant d’autres données, …

Les PIMs ne sont pas forcément des solutions inaccessibles. Une solution comme Akeneo est facile à mettre en oeuvre, et permet de bien gérer l’enrichissement Produit.

 

Personnaliser ? C’est quoi personnaliser ?

 

Cela fait maintenant huit ans (huit ans !) qu’avec Adrien et toute l’équipe, on développe une solution de personnalisation pour les marchands : Target2Sell.

Mais c’est quoi la personnalisation ?

L’idée est simple, il s’agit d’adapter le site, en fonction de chaque visiteur. 

Pour bien comprendre cela, il faut revenir au fonctionnement un site e-commerce (c’est vrai pour tous les sites dynamiques au fait 😉 ).

Un site e-commerce construit chaque page, en fonction de la navigation des clients. Un client arrive sur la page d’accueil, le serveur va construire la page d’accueil, et la “livrer” à l’internaute.

Donc, normalement, la page est construite pour chaque visite. 

Mais dans la pratique, ça se passe pas comme ça : ça serait bien trop lent, une page peut en effet nécessiter des dizaines, voir des centaines d’appels aux bases de données pour se construire.

Donc la plus grande partie des pages sont pré chargées dans ce qu’on appelle un cache. Pour rester sur mon exemple de la page d’accueil : la page d’accueil sera enregistrée dans un serveur de cache, et seuls quelques petites parties seront adaptées à l’internaute : son nom par exemple en haut de la page, le nombre de produits dans son panier… Bref, quelques informations, représentant dans la plupart des cas moins de 10% de la page.

Cela permet au serveur du marchand de répondre très vite, puisque la page n’a plus à être construite à la volée. On n’a plus qu’à charger la page pré construite, y insérer les quelques informations spécifiques, et le tour est joué, on peut renvoyer la page rapidement, sans faire “chauffer les serveurs”.

Super, sauf que… Sauf que chaque client est unique, chacun a ses propres motivations, ses propres envies, et là, on propose le même message à tout le monde. L’avantage du cache est que le serveur ne plantera pas en cas d’affluence (ce qu’on voyait encore il y a quelques années), mais on ne s’adapte pas aux envie des clients.

C’est là qu’une solution comme Target2Sell intervient : notre métier, c’est de s’insérer dans les sites marchands, et de proposer des informations personnalisées.

On personnalise quoi ?

Et bien… pas mal de choses :

Le premier sujet, c’est la recommandation de produits. Cela permet d’insérer, dans différentes pages du site marchand, des bandeaux, contenant des produits, qui vont intéresser chaque visiteur. 

Ces blocs de mises en avant de produits sont bien calculés, en temps réel, pour chaque visite. On est donc bien sur un message “1-2-1” adapté à chacun.

Pour faire cela, une solution comme Target2Sell doit avoir plusieurs caractéristiques : 

  • Elle doit connaitre le catalogue des produits, pour pouvoir choisir, parmi l’ensemble des produits, ceux à mettre en avant ;
  • Elle doit savoir ce qui se passe sur le site, pour “apprendre”, à partir du comportement de chaque client, les produits à sélectionner ;
  • Elle doit être capable de traiter des milliers de requêtes à la seconde, avec interdiction d’utiliser un cache (puisque justement, on veut une réponse spécifique à chaque requête, et pas une réponse standard) ;
  • Et enfin, elle doit être capable de faire tout ça avec des temps de réponses très courts, puisque le temps de chargement d’une page est un critère clé pour la performance d’un site : les clients fuient les sites qui mettent trop de temps à se charger.

Les contraintes, pour proposer des bannières de produits adaptés à chaque visiteur ne s’arrête pas là, puisque les marchands doivent pouvoir influencer ce que fait le moteur : les équipes métiers voudront en effet piloter les choses, en fonction de règles, liées à la stratégie de l’enseigne, à des contraintes (logistique, marge, …).

Comme vous pouvez l’imaginer, la conjonction de tout cela fait que ce métier est assez technique : répondre à des milliers de requêtes à la seconde, en 40 ms (temps moyen de réponses), cela représente un vrai challenge.

C’est aussi un métier très marketing, puisqu’il faut comprendre les besoins du marché, s’y adapter, et y répondre.

Bref, toute une aventure 🙂

Je m’arrête là pour ce premier billet. Mon idée est de vous raconter, au fil de ces articles, ce qu’est la personnalisation, ces enjeux, les perspectives… A bientôt donc !

Mon ordinateur de type “ben eater”

Je suis tombé par hasard, il y a quelques mois, sur des vidéos d’un gars, Ben Eater.

Ce gars propose des vidéos sur les circuits logiques. On peut ainsi apprendre la différence entre un D-Latch et un D flip-flop.

Mais toute une série de vidéos m’ont carrément impressionnées, puisqu’il s’agit de construire un processeur 8bit, à partir de composants logiques de bases (And, Or, Nor, …).

Je regardais ça dans mes moments perdus, et puis, j’ai acheté quelques composants, j’ai commencé à assembler ça… et en quelques mois, je me suis construit mon propre “ordinateur”.

Mon “ordinateur”

Le truc est super addictif. On commence par construire un module, on le teste. Au début bien sûr ça marche pas, donc on doit chercher d’ou vient le problème…

J’ai été très impressionné par la pédagogie de Ben, et la qualité des vidéos. Le montage des vidéos est très pro. Pas de bla-bla inutile, il accélère dans les moments inintéressants, et au contraire, prend bien le temps d’expliquer les nouvelles notions.

Quand on doit monter un module à partir d’une vidéo, il faut nécessairement se retourner les manches : lire les data-sheet des composants utilisés, réfléchir au circuit… Le mode d’emploi n’est pas fournis. On est juste guidé par un “super prof”.

Au final, ça fait quoi ce montage ? 

Il s’agit d’un processeur avec tous ses composants : horloge, RAM, registres…

Le processeur est programmé via un mécanisme binaire très primitif. On donne une adresse mémoire avec un boitier de switch :

Et on fixe la valeur à enregistrer avec un autre switch, de 8 bits. On est assez proche des tous premiers ordinateurs, avant la généralisations des interfaces standards clavier-écran.

L’affichage est plus sophistiqué, puisqu’on a un afficheur décimal (à droite sur la photo)

Au final, c’est un peu magique quand on approche de la fin, et que tous les composants se mettent à marcher, et à calculer ce qu’on a prévu : 

Exemple de programme, pouvant tourner sur l’ordinateur (qui saura dire ce que fait ce programme 😉 ?)

Ce montage m’a beaucoup appris : 

  • Comment faire un montage basé sur des planches “breadboard”
  • Comment faire des montages avec des puces logiques
  • Comment fonctionne, de manière très intime, un processeur.

Et puis, c’est quand même fascinant de se concentrer sur un truc pareil, qui n’a réellement aucune utilité ! On prend conscience de l’inutilité du montage surtout quand on a fini ;). On est proche de la démarche des oeuvres éphémères au fond, comme un mandala.

Tout cela est bien loin de mon travail, mais ça fait du bien de se “dégourdir l’esprit”.

sur ce, je vous souhaite à tous une bonne année 2020 : ayez l’esprit créatif, garder la soif d’apprendre, soyez curieux de tout !

Quand les scientifiques signent un document à 250, peut on discuter ?

Sur Twitter, Gilles Babinet a twitté un article  : L’appel de 250 scientifiques aux journalistes

Donc 250 scientifiques signent un papier avec des assertions dont voici un extract : 

La balance bénéfice/risque des principaux vaccins est sans appel en faveur de la vaccination

Il n’existe aucune preuve de l’efficacité propre des produits homéopathiques

…les différentes instances chargées d’évaluer le risque lié à l’usage de glyphosate considèrent comme improbable qu’il présente un risque cancérigène pour l’homme 

Le fait qu’un organisme soit génétiquement modifié (OGM) ne présente pas en soi de risque pour la santé

L’énergie nucléaire est une technologie à faible émission de CO2 et peut contribuer à la lutte contre le changement climatique

On a ensuite un paragraphe qui calme toute envie de discuter : 

Ces points ne sont pas de simples opinions. Ce sont les conclusions issues de la littérature scientifique et soutenues par des institutions scientifiques fiables

Ce texte m’a fait réfléchir, voici quelques une de ces réflexions : 

  • Ces 250 scientifiques ont chacun une spécialité. Ils sont donc individuellement expert dans un domaine, mais pas dans tous… Ils signent donc un papier sans être en fait réellement garant que tout est bien fait sur tous les sujets
  • Derrière les différents sujets se cachent d’autres questions sociétales. Ce papier donne l’impression que ceux qui veulent discuter sont dans la catégorie des ânes. 

Prenons comme premier sujet l’homéopathie.

Cela fait des mois que l’on constate une véritable cabale contre l’homéopathie. L’argument répété est qu’aucune étude n’a prouvé l’efficacité de l’homéopathie, que la “seule” efficacité” serait l’effet placebo. 

Pour autant, il y a des études qui montrent que les patients utilisant l’homéopathie consomment moins de médicaments “classiques”. 

L’effet placebo, tout le monde en convient, est une réalité : si on est convaincu qu’on prend un médicament qui va agir, effectivement cela va agir (dans une certaine mesure bien sûr). 

Pourquoi minimiser cet effet ? Je suis en fait pratiquement certain que l’homéopathie, même en n’étant qu’un placebo, est un truc génial pour la santé publique : si les patients se soignent avec du sucre, et que cela évite dans pleins de cas de prendre des traitements ayant bien plus d’effets secondaires, et coutant bien plus cher, le bilan est carrément positif.

Vous voyez mon point ? Je ne conteste pas le fait que l’homéopathie est un placébo, mais je dis qu’avoir un placébo est carrément indispensable ! 

Autre sujet, le nucléaire.

Bien sûr que le nucléaire produit moins de CO2 que les centrales a charbon ! Mais la question n’est pas là ! 

Le nucléaire représente un danger énorme, aujourd’hui et demain. 

Aujourd’hui car un incident est toujours possible, et demain car on ne sait pas traiter les déchets radio-actifs.

Alors on va me dire que les centrales sont sécures… Ce que je ne crois pas. Mon raisonnement est simple, on peut prendre en analogie ce qui s’est passé pour le Boeing 737 Max : les intérêts financiers et la paresse naturelle de la nature humaine peuvent conduire à des catastrophes. 

Les accidents peuvent arriver, avec des conséquences potentiellement terribles, et les alternatives sont les énergies propres. certains pays, comme le Danemark sont ainsi bien plus avancés que nous sur ces sujets… 

Au final

Au final, cet article me fait plutôt penser à une n-ième couche pour manipuler les masses

Personne ne discute, je pense, l’existence des lobbies, et leurs extrêmes puissances (rappelez moi pourquoi Nicolas Hulot a quitté le gouvernement ?). 

Dans un tel contexte, il me semble raisonnable de garder l’esprit critique en éveil.

Après, il est difficile d’avoir des débats intéressant sur ces sujets, car entre les intérêts partisans d’un côté, et la bêtise de l’autre (conspirationnistes & co), le chemin du débat constructif est étroit. Pourtant, ce débat est indispensable pour faire évoluer la société.

Demander l’avis du dev

Je déjeunais, tranquillement (Jardin du Palais Royal, il y a pire), assis sur un banc.

S’assoie juste derrière moi une jeune fille et un garçon.

La fille parle fort, donc je l’entends :

Bon tu vois, machin, je l’aime pas. Il est dev, il doit rester à sa place.

Nous on a passé des heures à définir une fonction, on va pas tout remettre en question parce qu’il se pose des questions.

On a défini le besoin, à lui de le développer, point.

Le “dev” n’a qu’à s’exécuter, et développer la magnifique fonction définie par les équipes marketing, ou métier, ou produit (suivant les organisations).

Quelle erreur !

Si vous faites ça, vous vous privez de beaucoup de choses :

  • Il est très démotivant d’être traité comme un simple exécutant. Vous risquez de faire partir les meilleurs, vous risquez des postures d’oppositions systématiques, vous risquez la montée de tensions entre les équipes, chacune positionnée en sniper vis à vis de l’autre ;
  • Vous perdez une bonne partie du “cerveau” de l’équipe technique. Vous ne lui demandez pas son avis ? Très bien, elle va développer en suivant les spécifications. Mais attention, j’espère que vous aurez bien pensé à tout…

Il faut bien comprendre que, certe, vous avez passé du temps à définir, analyser une fonction. Mais l’équipe technique va passer encore plus de temps à la développer.

Il est fondamental qu’elle s’approprie le besoin et la solution.

Les “devs” peuvent remettre en question les choix ? Et pourquoi  pas ? Si votre travail est très bien préparé, les fondamentaux doivent résister. Et si l’équipe technique propose des améliorations, c’est parfait ! Ils se sentiront complètement intégrés dans le processus, et seront bien plus motivés pour faire un “truc qui marche”, et la solution sera meilleure que ce qui était prévu au début.

C’est une des raisons qui font qu’on doit bosser en méthode agile. L’équipe métier n’est pas séparée de l’équipe technique. Les équipes bossent ensemble, de manière itérative.

Alors, ça se passe comment chez vous ?

 

La plaie sur Internet : les faux avis

Ce n’est pas un nouveau sujet, loin de là. J’en parlais déjà en 2013 😉 Et le sujet est encore bien plus vieux, il est apparu dès le début d’Internet en fait.

Mais reprenons. Sur Internet, ce qui est cool, c’est le côté collaboratif. Tout le monde peut participer, tout le monde peut donner son avis.

Ce paradigme a été mis en musique de différentes façons. Wikipedia est l’exemple parfait du travail collaboratif. Des milliers de bénévoles donnent de leur temps pour construire… le plus grand encyclopédie jamais réalisé ! Et cette connaissance, colossale, est accessible gratuitement. Génial.

Génial sauf que… Sauf qu’il y a de gros enjeux derrière. Une boite peut souhaiter effacer certaines infos “délicates”, un responsable politique souhaitera réécrire une partie de son histoire…

A partir du moment ou il y a des moyens (i.e. de l’argent) les solutions finissent toujours par émerger.

Sur Wikipedia, la solution passe par des boites spécialisées. Ces boites emploient des pros sur des domaines pointus (docteur en histoire, en philo, …) et ces pros sont payés pour contribuer “gratuitement” sur Wikipedia. Donc 95% de leur temps, ces experts vont se créer une virginité en effectuant un vrai travail pour enrichir objectivement Wikipedia.

Et les 5% du temps restant me direz vous ? Ah c’est là que les choses changent. Ces pros utiliseront une petite partie de leur temps pour falsifier des articles, à la demande de clients.

Ces boites là, qui emploient les pros donc, ont donc cette double activité, 95% d’enrichissement “honnête” pour 5% de falsification.

Pourquoi dépenser 95% du temps à faire du boulot “gratuit” ? Uniquement pour avoir une vraie bonne réputation sur Wikipedia.

J’avais entendu que c’était la raison pour laquelle l’un des deux fondateurs de Wikipedia était parti, il y a quelques années maintenant.

Récemment, j’ai entendu qu’Amazon devait faire face également à de faux avis.

Pourtant, Amazon a investi pour rendre les avis de qualités. Par exemple, ils accordent beaucoup plus de poids à un avis sur un produit, venant d’un client ayant acheté ce produit.

Mais Amazon est une place de marché, et les vendeurs ont un énorme intérêt à avoir des avis positifs, rapidement.

Si votre produit a une très bonne note, portée par “pleins” d’avis, ce produit remontera en tête de liste, et il se vendra bien mieux…

Mais comment avoir de faux avis sur Amazon ? Les vendeurs ont trouvés la solution : ils contactent des clients potentiels, et leur offre le produit, contre un avis positif.

Il en faut pas des milliers d’avis : 10 ou 15 c’est déjà très bien. Investir en donnant 10 ou 15 produits, pour en vendre des milliers, le calcul est vite fait : c’est hyper rentable !

Comment tout ça va évoluer ? Je ne sais pas 😉 J’imagine qu’Amazon doit faire des enquêtes pour détecter ces cas là, et dégager les vendeurs indélicats. On peut imaginer que les mécanismes de blockchain peuvent également être mis à contribution pour mieux garantir l’origine d’un avis.

A suivre !

 

 

 

Le commerce conversationnel, vocal ou écrit

Les commerçants ont a peine eu le temps de se mettre au “Mobile first” qu’il faut penser à la suite.

C’est ce qui est passionnant dans notre métier, il faut se réinventer en permanence.

Donc le commerce conversationnel. De quoi parle-t-on ?

En fait on parle de plusieurs choses.

Vous le savez sans doute, les “Home Pod” se vendent comme des petits pains.

Amazon avait lancé Echo il y a quelques années, et ça a tellement bien marché qu’aujourd’hui, Amazon investi massivement sur ce “machin”.

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Ce pod permet de dialoguer avec un robot. L’usage va donc bien au delà du commerce. On peut demander la météo, demander quels films sont sortis cette semaine, demander des infos type wikipedia (connaissance générale).

Le pod permet bien sûr de rendre des services lié à l’activité ecommerce d’Amazon. On peut demander la situation de sa dernière commande, ou même passer une commande… Bon, j’ai testé cette option, et c’est pas encore très convainquant. Si je dis : “Alexa je veux acheter un ventilateur”. La voie synthétique récite la fiche produit du premier produit trouvé. C’est très moche. Ensuite Alexa me demande “voulez vous l’acheter ?”. Si je dis non, le Pod me propose le produit suivant. Bref, cette partie là n’est pas vraiment utilisable.

Face à ce succès, Google a sorti son propre pod, Google Home.

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Le principe est le même, évidement lié à tous les services Google : Mail, Calendrier….

Sur ce marché des Pods, ce qui m’étonne, c’est l’absence de Microsoft… Mais c’est un autre sujet.

Mon avis est que cela traduit un mouvement de fond. La technologie de reconnaissance vocale a atteint un super niveau, et les algos d’Intelligence artificielle vont permettre de faire des progrès rapides sur l’intelligence du dialogue. Tout cela va permettre une expérience de plus en plus qualitative pour les utilisateurs.

Toujours sur ces interfaces basées sur le dialogue vocal, n’oublions pas que nos smartphones intègrent également ces technologies, avec Siri ou Ok Google.

L’autre sujet, ce sont les application de chat sur mobile, WhatsApp ou Messenger.

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On passe tous beaucoup de temps sur ces applications, bien plus que sur toutes les autres App.

Très vite, ces apps vont permettre d’échanger avec des robots, via des APIs.

On parle donc aussi de conversationnel, non plus vocal, mais écrit.

Pour les marchands, c’est un nouveau canal à conquérir, pour proposer plus de services, plus de proximités aux clients.

Dans les deux cas, conversationnel oral ou conversationnel écrit, ce sont de vrais nouveaux médias, et comme toujours dans ces cas là, il faut se les approprier pour être performant.

Ce qui me semble évident, c’est qu’une communication agressive aura un effet négatif très rapidement. Il faut bien voir que ces canaux sont très “intimes”. Le Pod est chez vous, dans votre salon, et l’application Whatsapp ou Messenger est sur votre smartphone, là aussi, dans votre espace privé.

Donc si un marchand se met à utiliser un tel canal pour “chasser”, il va se faire éjecter à la vitesse de la lumière.

Comme la base est là, les terminaux et applications sont massivement déployées, les usages vont venir très vite. très très vite !

Théorie du complot… suis-je contaminé ?

Sur France Culture, j’entends régulièrement une pub, pour une nouvelle émission sur la théorie du complot, qui énumère différentes affirmations, genre :

  • L’homme n’a pas marché sur la Lune,
  • On mange plus mal aujourd’hui que dans le passé,
  • L’homéopathie, ça marche,

Autre exemple, sur Atronogeek, une vidéo parle de cette théorie débile d’une terre plate. Dans cette vidéo, le gars met dans le même sac ce type de croyance, avec les gens qui refusent de se faire vacciner.

Le point commun, c’est l’amalgame.

On prend des sujets complètement vaseux (la terre plate, on n’a pas marché sur la lune, et autres idioties liées aux illuminati), et on met dans le même sac des sujets, qui, de mon point de vue, ne sont pas de même nature : l’homéopathie et les vaccins par exemple.

Il se trouve que je suis allé voir plusieurs fois des médecins pratiquant l’homéopathie. Il ne s’agit pas de “guérisseurs”, mais de médecins diplômés.

Je ne suis pas du tout sûr que l’homéopathie, ça marche. J’entends bien qu’avec le niveau de dilution, il ne reste rien dans les pilules….

Mais je réponds :

  • Je vais bien voir un médecin, pourquoi le mien serait il plus nul qu’un autre ? Au bout du compte, quand on est “non médecin”, et qu’on ne passe pas des heures à analyser des études, comment savoir lequel dit la vérité ? L’un de mes médecins homéopathe me disait qu’il y avait des études concluantes prouvant l’efficacité de cette médecine… Je lui faisais confiance. Est-ce grave docteur ?
  • Et puis je vais vous dire, ce que je me dis aussi, c’est que, surtout vis à vis des enfants, l’homéopathie a une vertu énorme : l’effet placebo. L’enfant est content de prendre ses gélules, et on évite comme ça, dans la plupart des cas, des traitements ayant des effets secondaires.

Je trouve donc que je peux tout à fait aller voir ce type de médecins sans avoir basculé dans le plus profond obscurantisme.

Autre sujet : les vaccins.

Oui, sur ce sujet aussi, je suis prudent.

Bien sûr, les vaccins représentent un progrès fantastique. Des maladies très graves ont pratiquement disparus grâce aux vaccins… Alors ?

Alors je suis prudent, face au lobby pharmaceutique.

Repensons à l’histoire du Médiator : cette histoire est, je trouve, très éclairante. Voila un médicament dont le laboratoire connaissait les défauts. Cela ne l’a pas empêché de le diffuser, et les médecins l’ont prescrit, à contre emploi, pendant de nombreuses années.

Cette histoire à tué ou rendu malade pas mal de monde… Il est évident que l’argent est l’élément clé. La commercialisation de ce médicament dangereux à rapporté beaucoup d’argent à son laboratoire.

Alors, qu’est-ce qui empêche les laboratoires de faire la même chose pour les vaccins ? Si un vaccins était inutile, ou si un vaccin avait des effets secondaires graves, le saurions nous ? Je n’en suis pas si sûr… D’ou ma méfiance.

 

Ce que j’essaye de démontrer, c’est qu’on peut essayer de ne pas tout gober ce qu’on nous dit, sans être pour autant un débile complotiste.

Etes vous Mobile First ?

Mobile First, la plupart des marchands en parlent.

Le mobile est devenu un canal majeur des visiteurs d’un site web. Il s’agit donc d’adapter le site à ce support.

Adapter ? Non justement ! Mobile First, c’est l’idée qu’on conçoit le service pour le mobile, pour le mobile en premier.

Mais jusqu’ou faut il aller dans cette logique ?

Je vous propose de vous raconter une histoire : celle de What’s App.

What’s App a été créé en 2009. En 2009, Skype est déjà une solution largement utilisée. Pourtant, What’s App va proposer de développer un service d’échange de messages… Mais va concevoir sa solution pour le mobile, et rien que pour le mobile.

On connait la suite : 450 millions d’utilisateurs actifs début 2014, avec une progression folle.

Alors, quelle est la clé du succès de What’s App ?

Et bien son extrême focalisation sur les mobiles (et une parfaite exécution, c’est sûr).

Imaginez, vous bosser pour skype. Vous pensez à votre service sur mobile. Vous allez vous concentrer sur la qualité de l’interface, l’ergonomie, de manière à rendre l’expérience du client satisfaisante.

Maintenant, regardez ce qu’à fait What’s App :

Comment s’inscrit on sur What’s App ? Juste en entrant son numéro de mobile, pas besoin de savoir autre chose.

Faut il saisir un mot de passe ? Non, le mobile, avec envoie d’un SMS, permet cette authentification.

Faut il ajouter ses contacts ? Non plus, l’accès au carnet d’adresse permet d’ajouter directement toutes les personnes de son carnet d’adresse.

Si vous comparez attentivement l’expérience de l’utilisateur, entre ce que propose Skype et ce que propose What’s App, en particulier sur cette partie inscription, vous prenez la mesure de ce que veut vraiment dire “Mobile First”.

Alors, êtes vous mobile first ? 😉