Les grandes manœuvres autour du livre électronique : c’est parti !

Les annonces se succèdent, à un rythme toujours plus rapide :

  • Google et Amazon avaient initié le mouvement, il y a quelque temps maintenant (Google avec ses projets de bibliothèque numérique, et Amazon avec son Kindle) ;
  • Les grandes manœuvres, entre Amazon, Yahoo, Microsoft, qui se posent « contre » Google ;
  • Sony, à la recherche d’un second souffle, ce dit que c’est le moment pour faire allégeance à Google ;
  • ….

2010 sera l’année du livre électronique, très probablement…

Le dual screen d'Asus

Tout est en place maintenant :

  • Les terminaux sont bien au point ;
  • Il y a suffisamment de contenu pour lancer vraiment l’offre.

On peut dire qu’il y a complémentarité entre les deux univers (papier / ebook), je pense que d’ici quelques années, le papier sera un peu ce qu’est la photo argentique aujourd’hui : un souvenir plein de nostalgie.

Cette mutation va faire a l’évidence de gros ravages, dans l’industrie du papier, déjà pas trop en forme.

Mais je pense également que ce changement va prendre du temps, et qu’on va vivre pas mal d’années avec les deux formats. Pourquoi ? Principalement parce que la culture du papier ne se remplace pas comme ça… et qu’il faudra peut être attendre une génération pour faire la bascule complète.

Bon, ne répétez pas ce que je viens de dire, autour de moi, il y a pas mal de gros lecteurs, qui trouvent mes propos hérétiques…

Au fait, vous pensez que cette analyse a échappé à Steve Jobs ? Ah le eBook d’apple, annoncé en 2010, il va être beau ! (pas difficile en tout cas de faire mieux qu’Amazon 😉 ).

Un brin d’innovation pour un nouveau site d’annonces gratuites

Des sites d’annonces gratuites, il y en a plusieurs, dont eBay qui vient d’ouvrir sa propre solution.

J’ai été contacté par Mathieu, qui m’a présenté sa plateforme : http://www.venteparfaite.fr/.

venteparfaite

Déjà, j’ai été séduit par la qualité du site : simple, esthétique, sympa… Bien vu.

Et puis, ce qui m’a semblé intéressant, c’est la petite innovation au niveau du modèle de mise en vente des produits :

Le vendeur propose son produit, et un prix « parfait » associé.

L’acheteur peut proposer d’acheter le produit, avec deux options :

Soit il s’aligne sur le prix « parfait », et l’affaire est dans le sac, soit il peut proposer un prix inférieur.

Dans ce cas, le vendeur à 24h pour accepter la proposition.

Bon, j’ai pas non plus tous les détails :

  • Que se passe-t-il si l’acheteur propose un prix supérieur à l’offre parfaite 😉 ?
  • Comment l’acheteur doit il arbitrer entre les différentes offres qu’il peut recevoir ?
  • Comment le site gagne-t-il de l’argent ?

J0 pour le lancement de la R&D Araok !

Bonne journée ! Avec les sociétés Nexedi et Talend, on vient d’apprendre que notre projet Data Publica était retenu.

Cela veut dire que les développements, réalisés par les trois sociétés, seront payés à 50% par le pôle de compétitivité System@tic

C’est un projet en « avance de phase », coopératif (trois entreprises coopèrent sur le même sujet).

Concrètement, notre sujet, c’est de réaliser une plateforme d’échange de données, entre les entreprises. Vous imaginez toutes les applications pour le e-commerce ?

Bon, c’est un peu théorique comme ça, mais en fait ça va devenir très concrêt…

Bravo, bravo François pour le travail que tu as réalisé !


Ce projet permet à Araok de réellement lancer sa R&D, ce qui est tout à fait fondamental pour rester « one step ahead », et donner toujours plus de valeur à nos conseils !

Les règles de TVA à l’international pour le e-commerce

Bon, fini de rire, vous avez bien développé votre site en France, il est temps de passer à l’international : le monde attend vos produits !

Super !

Mais, comment on fait pour la TVA ?

D’où ce billet !

Tout d’abord, il faut savoir que ces taxes ne sont pas du tout les mêmes, d’un pays à l’autre.

Même en europe, la TVA n’est pas harmonisée :

TVA

En Europe

Deux cas de figure : vous réalisez un chiffre d’affaires, dans un pays donné, assez bas, en dessous d’un seuil donné (35 000 € pour la plupart des pays).

Dans ce cas, vous payez la TVA en France, comme si vous aviez vendu le produit en France donc.

Soir vous dépassez le seuil.

Dans ce cas là, vous devez payer la TVA à l’aide d’un représentant légal du pays.

Vous devez donc payer la TVA locale, du pays en question.

Bon, pour vous aider dans cette démarche, et surtout ne pas avoir à faire cette démarche pour chaque pays (et dans chaque langue), des boites se sont montées pour proposer de mutualiser cette représentation fiscale. Exemple de boite qui fait ça : RM Boulanger.

Concrètement, vous allez leur envoyer, tous les mois, le récapitulatif des ventes pour chaque pays.

Ils vous enverront en retour la TVA à payer. Et vous n’aurez plus qu’à honorer cette taxe, légèrement augmenter de la commission prise par le prestataire de représentation.

Les seuils sont donc, pour pleins de pays, de 35 000 €.

Mais certains pays appliquent d’autres seuils. Voici la table complète de ces seuils :

Belgique
35 000 €
Espagne
35 000 €
Chyre
35 000 €
Grece
35 000 €
Finlande
35 000 €
Hongrie
35 000 €
Irelande
35 000 €
Malte
35 000 €
Pologne
35 000 €
Portugal
35 000 €
Slovenie
35 000 €
Italie 27 889 €
Lettonie
36 952 €
Lithuanie
36 952 €
Estonie
35 151 €
Slovaquie
36 946 €
Suede
35 809 €
Danemark
37 528 €
Republique Tcheque
35 034 €
Allemagne
100 000 €
Autriche
100 000 €
Luxembourg
100 000 €
Pays bas
100 000 €
Angleterre
105 089 €

Dans les pays hors d’Europe

Dans ce cas, la règle est simple : vous ne payez pas la TVA, et vous ne la faite pas payer à vos clients.

Les clients doivent s’acquiter, à la réception du coli, des taxes de douanes, ou des taxes locales.

Bon, si on laisse les choses comme ça, c’est très simple pour vous, mais ça risque d’être super limite pour vos clients (qui devront payer une taxe à réception du colis).

C’est pourquoi certains transporteurs proposent d’intégrer le paiement de ces taxes dans la prestation de transport. Exemple : DHL propose une telle prestation, pour la suisse.

(Certaines infos scandaleusement repiquées du site de Daniel)

(Merci à Antoine pour sa pédagogie 😉 )

Les différents modèles du SAAS

SAAS, on en parle, on en parle, mais c’est quoi ?

Concrètement, pour le e-commerce, c’est une solution qui vous permet d’ouvrir une boutique en ligne, sans avoir à installer, héberger, maintenir votre solution : un acteur tiers fait ça pour vous.

Cool, non ?

Donc, l’acteur qui vous propose une solution SAAS, il héberge la solution pour vous et vous donne les accès pour gérer votre boutique.

Il s’occupe de toute la partie technique.

En fait, il faut distinguer différents type de SAAS.

Le « full SAAS »

Dans cette configuration, il n’y a qu’une seule « grosse machine ». Toutes les boutiques hébergées par l’acteur full SAAS tournent sur une seule version du système.

Gros avantage : toutes les boutiques bénéficient en même temps de toutes les améliorations apportées, en temps réel, à chaque mise à jour.

Inconvénient : vous avez un peu moins de souplesse, pour adapter la boutique à vos besoins, puisqu’il n’y a pas à proprement parlé une boutique pour vous.

Cet inconvénient est traité de plusieurs manières :

  • La solution Full SAAS doit être assez riche fonctionnellement pour répondre, nativement, à tous vos besoins ;
  • Des mécanismes d’API doivent permettre d’étendre votre boutique, sans toucher au « moteur central ».

Oxatis entre dans cette catégorie.

Et avec tous leurs clients, leur moteur est au niveau des plus gros sites marchands français !

Le SAAS « custom »

Dans ce mode, on est en fait plutôt sur un hébergement e-commerce : chaque boutique est en fait une instance du moteur e-commerce.

Chaque commerçant a donc son propre moteur, qui peut être adapté aux besoins de chacun.

Powerboutique fonctionne comme ça, Rentashop également…

Avantage : il n’y a pas de limite à l’adaptation de la boutique pour un client. Les clients peuvent donc demander des boutiques avec des fonctions très spécifiques.

Inconvénient : l’opérateur de ce service doit maintenir autant de système qu’il a de clients.

Au début, quand l’opérateur SAAS a peu de clients, ça ne pose pas vraiment de problème, mais à la longue, cela peut devenir un véritable talon d’Achille.

Les mises à jours pour livrer les nouvelles versions du moteurs peuvent devenir un véritable cauchemars…

3DSecure – Enfin !

J’ai enfin pu réaliser mon premier vrai paiement avec 3DSecure :

3DSecure

Donc, en achetant mon prochain billet d’avion, sur le site d’Air France, j’ai pu voir en action 3D Secure.

Le point qui m’a semblé intéressant, c’est que sur ce site, le paiement est intégré au site (on n’est pas redirigé vers un site de banque).

C’est bien la preuve par l’exemple qu’on peut tout à fait intégrer 3DSecure et avoir un paiement intégré au site !

Quelle verticalité ?

Vous qui devez définir votre positionnement sur Internet, vous le savez (ou vous devriez en tout cas) : il faut définir un positionnement clair. Un axe « vertical ».

Oui, ok, mais quel axe ?

C’est là que c’est « fun », puisque les axes se croisent dans tous les sens.

Exemple : Vous pouvez choisir…

  • De tout miser sur une marque (surtout si c’est la votre 😉 ) ;
  • Un type de produit (les appareils photos numérique… Zut, c’est déjà un peu occupé) ;
  • Un accessoire de produits (les batteries, ça marche bien) ;
  • Un usage, une situation, une activité (le yoga, le golf, …) ;

On peut imaginer tous les axes que l’on veut :

  • Une couleur ;
  • Une matière ;
  • …

On n’arrive pas à 60 000 sites avec un seul type de positionnement !

Allez, bonne chasse à tous !

Et une petite devise Shadok pour le WE :

La Fevad communique les chiffres du premier semestre 2009 – C’est bon !

J’étais invité ce matin à la présentation de l’étude de la Fevad sur le e-commerce, pour le premier semestre 2009.

Globalement, dans un contexte général de récession (-2,5%), le e-commerce est toujours en croissance :

  • Croissance de 7% de l’activité, plutôt tiré par le B2C (décroissance du B2B) ;
  • Croissance de 28% des transactions électroniques (110 millions de transaction sur le semestre) ;
  • Baisse du panier moyen (qui passe à 89 €) ;
  • 56 000 sites en ligne !
  • + 2,5 Milliard € de chiffre d’affaires supplémentaire !

L’analyse de la Fevad, c’est que la croissance globale de l’activité e-commerce est tiré par trois vecteurs complémentaires :

  • Croissance à périmètre constant 6% : les clients existants ont un panier légèrement plus faible, mais reviennent plus souvent ;
  • Croissance du nombre de site 55% : l’offre est plus large et plus riche ;
  • Croissance du nombre d’internautes 23% : plus de client !

On devrait donc atteindre 25 Milliard € en 2009, et probablement 30 en 2010.

Quand on pense à toutes les marques, toutes les enseignes qui ne sont pas encore en ligne, ou celles qui y sont avec « les deux pieds dans le même sabot », ça permet de se faire une idée du potentiel de croissance…

Suite aux présentation, il y a eu une discussion sur la dualité pur-player / marques historiques.

Stéphane Treppoz, patron de Sarrenza a en effet lancé la polémique, en expliquant que les pur-players gagnaient des parts de marché par rapport aux acteurs traditionnels.

Sur le secteur de la vente de chaussures en ligne, il est clair que les acteurs historiques ont laissé la place libre sur Internet…

Quelle est la solidité de ces prises de part de marché ? Bonne question…

Il est clair que les marques ont un avantage clé, j’en parlais ici.

Mais lancer l’activité e-commerce, bien la structurer, cela prend du temps.

Il faut du temps pour s’organiser en interne, pour apprendre ce métier, pour reprendre des parts de marché ‘sémantique’ (regagner l’espace sémantique lié aux produits, laissé à la concurrence)…

Temps utilisé par les pur-player pour gagner des parts de marché, et devenir eux même des marques…

Mlle Bio aime RentAShop

Quand on se lance dans le e-commerce, c’est souvent une bonne idée de ne pas se précipiter dans la technique :

Vous aurez d’autres chats à fouetter !

Si vous avez peu de moyens, il est important de bien choisir la solution « d’entrée de gamme », avec laquelle vous devrez vivre de longs mois (sinon, c’est mauvais signe 😉 ).

Mlle Bio, Alias Violette, a choisi RentAShop.

Cela fait maintenant plus de deux ans que Violette travaille avec rentashop.

Le bilan est très positif.

Pour un budget très raisonnable (100 € par mois), Violette n’a pas besoin de ressources techniques.

Ce qui a séduit Violette, c’est le professionnalisme de l’équipe, qui a un discours toujours très clair : « ça on sait faire rapidement, ça, ça prendra plus de temps, et ça, on l’aura probablement jamais ».

C’est rassurent d’avoir un interlocuteur sérieux en face de soi, et pas un « ‘marchand de soupe » qui dit oui à tout, sans même prendre le temps de comprendre la demande…

Et Rentashop tient ses engagements : tout ce qui devait être fait l’a été, a peu près dans les temps !

Autre raison de la satisfaction : la qualité et la réactivité du support : Violette m’a dit qu’elle avait toujours quelqu’un au bout du fil, même le samedi très tard… Qui dit mieux ?

Je ne peux pas dévoiler de secrets, mais la boutique de Violette marche très bien…

La valeur créée par la finance

Histoire entendue sur France Inter, lors de l’émission : Rue des entrepreneurs.

L’invité qui parle est Yvon Gattaz.

Je dois avouer que je ne connaissais pas, mais que j’étais parfaitement en phase avec son discours : l’importance d’un capitalisme « contrôlé » (il en parle en prenant le foot comme analogie), le plaidoyé pour des entreprises à capital humain…

Voici l’histoire qu’il a raconté (de mémoire…), pour illustrer l’activité des financiers, et la valeur créée :

Un gars trouve un diamant.

Tout heureux de sa découverte, il va voir son voisin, qui lui propose de l’acheter. L’affaire est conclue sur le champs.

Mais cette histoire trotte dans la tête du gars, qui se dit que si son voisin a acheté aussi vite le diamant, c’est qu’il a du le vendre pas assez cher.

Le lendemain, notre amis s’en va revoir son voisin, et lui propose de racheter le diamant, 10% plus cher que le prix de la veille.

Vous imaginez la suite, le diamant est ainsi échangé, tous les jours, en prenant 10% par jours.

A un moment, l’un des deux compère se dit que le prix est peut être trop élevé, il décide de ne pas racheter le diamant.

L’autre lui dit : « Hey, tu ne peux pas arrêter, cette histoire nous fais bien vivre ! »

Belle métaphore, non ?