Archives de catégorie : e-commerce

L’autre grand pays du e-commerce – Le brésil

Quand on parle de e-commerce, on pense aux US, aux grands pays européens du e-commerce : l’Angleterre, l’Allemagne.

Quand on pense perspectives, on pense à la chine…

Bref, on ne pense pas au Brésil.

Et c’est une erreur !

Le e-commerce au brésil en 2010, c’est :

  • 40% de croissance annuelle
  • 6,5 Milliard €
  • 40 Millions de commandes,
  • 23 Millions de consommateurs en ligne,
  • Un panier moyen de 160 € !!!

J’ai eu ces infos via ce billet ou vous pourrez en apprendre bien plus.

Merci Jean Michel pour l’info.

Rythme des newsletters : le gouffre entre les USA et la France !

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est « l’invité permanent » de François sur ce blog.

David et Goliath(Photo leadpile.com)

Cela faisait longtemps que je voulais prendre le temps d’effectuer un comparatif de la pression des campagnes emailing des belles marques entre la France et les USA, et je m’y colle enfin !

Brand Online Commerce ayant une activité répartie entre l’Europe et les US, nous scrutons en permanence le e-commerce des belles marques des deux côtés de l’Atlantique. Nous sommes donc abonnés à de nombreuses newsletters, et il est étonnant de constater l’écart séparant aujourd’hui la pression publicitaire tolérée aux USA de celle pratiquée en France.

Je mets bien sûr de côté les business du type vente-privée.com, qui  fonctionnent principalement sur l’emailing, et dont la nature même du modèle économique (telle vente commence à telle heure) justifie un envoi massif d’emails aux abonnés.

Un bon petit indicateur valant mieux qu’un long discours, j’ai compté le nombre d’emails reçus durant l’année 2010 de la part d’un certain nombre de marques ayant un site e-commerce. Attention aux yeux…

Campagnes emailing USA - FranceLa campagne US pour laquelle j’ai reçu le plus d’emails en 2010 est celle de la marque de mode haut de gamme BCBG : 278 emails ! Presque un tous les jours ouvrés ! La belle marque Chanel est, elle, à plus d’un mail tous les trois jours !

On constate aisément avec ce petit panel que la pression des campagnes emailing aux USA est tout simplement énorme. On comprend mieux pourquoi de plus en plus d’internautes préfèrent les mécanismes des réseaux sociaux type Facebook (être fan d’une page marque) à l’abonnement à une newsletter…

Côté France, il est intéressant de constater que les belles marques plafonnent (pour le moment…) à une grosse trentaines d’emails par an, soit entre deux et trois par mois. Mais de nombreuses marques envoient beaucoup moins de newsletters, parfois presqu’aucune, laissant dormir une base de données d’emails pourtant très intéressante, car récoltée directement sur le site. Je n’ai ainsi reçu que 3 newsletters des Parfums Givenchy en 2010 !

Lacoste m’ayant envoyé 34 newsletters en seulement 7 mois d’activité (le site a ouvert début juin 2010), on peut imaginer qu’en 2011 cette marque délivrera un niveau de pression comparable à ce qu’elle propose aux USA (60 à 70 emails), ouvrant la voie vers un peu plus de pression marketing sur les abonnées français aux newsletters.

Alors à votre avis, la France va-t-elle coller au modèle américain d’ici quelques années, ou restera-t-il toujours un gouffre entre les pratiques des deux pays ?

Salomon / Amer Sport développe une plate forme e-commerce

J’ai travaillé pour Salomon, et je vous propose un petit billet pour partager cette expérience (avec l’accord, bien sûr, du client).

Déjà, le contexte :

Salomon appartient au groupe Amer Sport, une entreprise spécialisée dans l’équipement sportif, avec de belles marques (en plus de Salomon donc) : Suunto, Atomic, Wilson, …

Amer sport souhaite développer, en complément des canaux de distributions en place, la vente en ligne, pour les différentes marques.

On a commencé à bosser sur le sujet, avec une étude amont, qui a permis de dégrossir le sujet. On a en particulier travaillé sur un business plan à 3-5 ans.

On a également travaillé, dans le cadre de cette étude amont, sur les moyens pour mettre le e-commerce en place.

Il a fallu réfléchir, sur les différents métiers du e-commerce :

  • Logistique
  • Site e-commerce proprement dit
  • Relation Client
  • Lien avec les systèmes d’information d’Amer
  • Acquisition client

Un point a généré pas mal de débats, très intéressants, passionnés :

  • Vaut il mieux avoir un seul site, pour représenter l’ensemble de la marque, et couvrir les enjeux marketing et e-commerce ?
  • Au contraire, vaut il mieux avoir plusieurs sites, chacun spécialisé sur sa mission : un site marketing pour présenter les produits, et un site orienté 100% e-commerce ?

Dans le dernier cas, il faut bien sûr créer des liens entre les sites (naviguer entre les pages marketing des produits et les pages e-commerce).

Ce point est traité différemment, par les marques ayant des stratégies de distribution comparables à celles de Salomon ou autres marques d’Amer :

  • Lacoste a un site spécifique pour la vente en ligne ;
  • The North Face est en cours de déploiement d’une solution, qui intègre le marketing et le e-commerce ;
  • Columbia propose un seul site, très orienté e-commerce.
  • Une marque de luxe, comme Dior, sépare les sites marketing des sites e-commerce.

Les principaux arguments, pour séparer les sites (et donc avoir un site spécialisé e-commerce) :

  • Séparer les sites permet de séparer les métiers : au marketing les activités liées à l’image, au e-commerce les activités liées à la vente.
  • Le site 100% e-commerce a plus de chance de « vendre plus », parce que, sur un tel site, on n’est pas brouillé par différents objectifs.

Les principaux arguments pour regrouper l’ensemble des activités sur un seul site :

  • Cela permet de mutualiser pas mal de choses :
    • les coûts : un seul investissement pour le marketing et la vente.
    • L’IT : une seule plate forme.
    • L’activité back office : une animation plus simple, moins chère (un seul catalogue, …).
  • Cela permet de mieux contrôler l’image de la marque.

Après de bons échanges (;) ), on a donc statué pour une solution intégrée : les marques auront un seul site, regroupant marketing et e-commerce.

Autre point très structurant : le besoin est de proposer une solution e-commerce qui doit se déployer très vite à l’international, sur de nombreux pays.

Enfin, Amer souhaite factoriser au maximum les activités e-commerce, pour les différents pays et les différentes marques.

Cette première étude a permis principalement deux choses :

  • Se convaincre de l’opportunité de marché, et la faisabilité du projet, tant au niveau humain que financier ;
  • Encore plus important : convaincre les chefs.

A partir de là, on a lancé la phase suivante : préparer la réalisation du système e-commerce.

A cette étape, on a posé plusieurs choses :

  • Les activités logistique et relation client seront externalisées, auprès d’un prestataire spécialisé.
  • On va monter une plate forme e-commerce, permettant d’enrichir les sites de marque existants, avec du e-commerce.

Araok a réalisé les deux cahier des charges, et accompagné Amer pendant le processus d’appel d’offre.

La solution imaginée est en fait en deux parties :

  • Quand l’internaute navigue dans la boutique, c’est le CMS de la marque qui bosse, avec des appels, par web services, pour récupérer les infos e-commerce (prix, dispo, panier, …)
  • Quand l’internaute est sur une page e-commerce, on est en fait sur un autre site, et c’est la solution e-commerce qui prend complètement la main.

La partie Logistique et relation client a été remportée par PFS Web. Le facteur différentiant « clé », c’est la « puissance » internationale de PFS Web, ainsi que la capacité à traiter la logistique et la relation client.

Sur la partie plate forme, on a fait un cahier des charges plutôt complet, avec l’hypothèse d’un moteur unique pour gérer l’ensemble des fonctions e-commerce.

La réponse de SQLI a retenu l’attention d’Amer, avec une solution basée sur Magento.

Le site est en ligne pour la première marque : Salomon. Vous pouvez essayer ;).

Une deuxième marque vient de sortir : il s’agit de Suunto :

Je vous conseille d’essayer, c’est sympa de voir la solution en marche, avec les pages du processus achat complètement personnalisées pour chaque marque.

En synthèse, c’est, de l’avis de Salomon et Amer, un projet bien réussi.

Bravo aux équipes, et en particulier à SQLI pour l’investissement et la qualité du travail fait.

Les dangers de l’hyper concentration du web

Le web se concentre, géré par quelques « mammouth » du Web : Google, Amazon, Facebook, …

Cela ne correspond pas au modèle initial…

Cette hyper concentration pose problème, parce que, un peu comme dans le monde animal, la diversité est un facteur de solidité.

Exemple ?

WordPress se fait hacker… et se sont des dizaines de millions de blogs qui sont en danger !

Vous vous rendez compte : un bug, et des centaines de millions de lecteurs se trouvent pénalisés !

Alors, vous imaginez la situation si Google se faisait hacker ?

Et pourquoi pas ? Cela représente de tels enjeux… et la sécurité 100%, c’est dans la même boite que le père Noël, si vous voyez ce que je veux dire ;).

Plus proche de notre sujet préféré, le e-commerce, un copain me disait qu’il a reçu un mail, l’avertissant que les comptes d’une boutique en ligne ou il est inscrit avait été hackés. Il doit donc modifier ses mots de passes d’urgence, sur tous les sites ou il a utilisé le même couple (login / password). Comme cette boutique est géré par un acteur plutôt gros, ça veut dire que la plateforme que gère cet acteur a des fuites…

Les experts en sécurité ont du pain sur la planche 😉

Autre question liée : comment éviter cette hyper concentration ?

Je ne sais pas en fait si on pourra éviter cette tendance forte.

L’une des solutions serait d’avoir des briques techniques, facile à utiliser, permettant de créer relativement facilement des solutions qui « challengent » les leaders.

Vous voyez l’idée ? La technologie ne constituerait plus un obstacle.

Mais bon, on est en pleine science fiction là ;).

Mise à jour du 28 Avril :

Vous avez suivi ce qui se passe sur le réseau de jeux de Sony ?

Le système est tombé, ces millions de comptes ont été pillés, avec les données de paiement (CB) dans la nature !

La panne dure depuis plus d’une semaine !!!

La martingale miracle pour gagner sur les sites de jeux en ligne

Régulièrement, des sites vous proposent de gagner beaucoup, en investissant peu, c’est sans risque.

Alors ? Pourquoi résister ?

Exemple : un site propose un petit logiciel gratuit, qui va jouer pour vous, sur différents casinos en ligne.

Le site du logiciel montre, comme preuve, un extrait de comptes en banques montrant les gains, rapides, en quelques semaines.

Pour que le logiciel puisse fonctionner, il faut créer un compte, sur les différents sites de jeux.

Vous avez saisi ?

La martingale magique, c’est pour l’auteur du logiciel, qui va empocher l’argent gagné grace à l’inscription sur les différents sites de jeux, via des liens d’affiliation.

Combien rapporte un inscrit sur un site de jeux ? Probablement plusieurs euros…

Pour les autres, les gogos, qui pensent gagner, la martingale proposée est simplement bidon.

Alors, si vous voulez gagner, le plus simple est de réaliser un site, qui propose aux autres de gagner 😉

Le drame des cookies…

Les discussions actuelles, qui visent à ajouter des fonctions de « protection de la vie privée », ça peut avoir de très fortes incidences sur nos métiers…

Pour bien comprendre tout ça, ça vaut le coup de reprendre un peu l’histoire du web.

Au début, le web, c’était simple :

Il s’agissait de pages de textes, statiques, contenant des liens permettant de naviguer, d’une page à l’autre. Il y a eu rapidement des images, mais tout cela restait très statique.

Pour faire ça, Tim et ses équipes ont travaillés sur des choses très simples : un langage de description de contenu, le HTML, et un protocole très très simple, le HTTP.

Le protocole est hyper basique :

  • Le serveur est passif, il « dort » tant qu’il peut (le bienheureux 😉 )
  • le client demande une page
  • Le serveur reçoit la demande, et renvoie la page demandée si elle existe, une erreur sinon (404, ça vous dit quelque chose ?)

Point à la ligne ! A la base, le protocol est « stateless » : le serveur ne fait pas le lien entre deux demandes. C’est comme si il était amnésique.

Tout cela marche très très bien pour les premiers contenus du web.

ça ne marche plus du tout quand il s’agit de mettre de véritables applications transactionnelles en ligne.

On a donc du étendre le protocol initial, et ajouter un « machin » permettant de faire le lien entre deux pages.

Pour nous, dans le e-commerce, c’est juste fondamental : c’est, par exemple, le moyen pour maintenir le panier du client rempli entre deux pages !

Pour faire ça, la technique la plus utilisée est d’utiliser les cookies.

Le mécanisme est assez simple :

  • Le client demande une page (ça démarre toujours comme ça 😉 )
  • Le serveur renvoie la page, plus un petit texte, qu’on appelle cookie, et qui sera interprété à part par le navigateur du client, qui va stocker ce fichier sur le disque dur du client.
  • Quand le client demande ensuite une page suivante, le navigateur renvoie le texte du petit fichier, vers le serveur.
  • Le serveur reçoit donc deux choses : la page à afficher plus le texte du cookie envoyée la première fois.

Si, dans ce petit fichier, on stocke un identifiant unique, on a bien, côté serveur, le moyen de faire le lien entre les deux pages. On a créé une session !

Petit détail complémentaire : le cookie est associé au nom de domaine du site. C’est comme ça que vous pouvez trouver, sur votre navigateurs, les cookies associés à chaque site web :

Bon, maintenant, les cookies, c’est utilisé pour pleins de choses. Si c’est effectivement utilisé dans une application e-commerce, ou tout autre application web, c’est aussi utilisé pour faire de la publicité ciblée (je te fais de la publicité en rapport avec les pages sur lesquelles tu navigues).

Je ne sais pas comment les choses vont évoluer, mais ça me semblait important de rappeler ces fondamentaux : pour travailler, on a besoin que ces mécanismes fonctionnent bien, et je crains que certains fassent l’amalgame entre les cookies pour publicité et les cookies pour faire tourner les applications en ligne.

Formation : Choisir les composants clés d’un site d’e-commerce

Je donne une formation, avec le Benchmark group, sur le thème du choix des composants clés, pour un site e-commerce.

Au lancement d’un projet e-commerce, le choix des composants clés est une étape particulièrement délicate et très structurante pour la suite.

Quelles technologies choisir ? A qui s’adresser : aux éditeurs ou à l’intégrateur avec qui on a l’habitude de travailler ? e-Commerce, CRM… Quelles briques assembler ? Faut-il faire des développements spécifiques pour certaines parties ? Enfin, questions particulièrement sensibles : comment minimiser les coûts et garantir une mise en œuvre rapide ?

Toutes ces questions, et bien d’autres, sont fondamentales pour réussir son projet e-commerce. Cette formation, qui présente à la fois une méthodologie rigoureuse et plusieurs cas pratiques, permet de prendre du recul sur l’ensemble de ces questions et de prendre des décisions en connaissance de cause.

A qui s’adresse cette formation ?
Cette formation s’adresse aux chefs de projet e-commerce (fonctionnel ou technique), responsables de sites ou de business units ayant à faire des choix de composants pour enrichir ou même bâtir un site e-commerce.

La prochaine session a lieu le 16 mai. Il reste quelques places…

Pour voir la fiche de la formation, c’est ici.

Pour s’inscrire, c’est là

Quand Panda fait trembler le Web…

Panda, pour ceux qui seraient partis ces derniers jours sur la lune, c’est une mise à jour de l’algo de recherche de Google.

Cette mise à jour fait parler d’elle, puisqu’elle secoue pas mal les index de Google.

Secouer ?

Oui, cela veut dire que, avant Panda, vous êtes par exemple présent en première page de recherche sur 100 mots clés, et vous vous retrouvez en 2ème ou 3ème page après Panda sur ces mêmes mots clés.

ça peut être la catastrophe complète.

Pour un e-marchand, ça peut remettre en question des mois de travail en SEO, et un bon tier du trafic entrant.

Mais pour certains sites, l’enjeu peut être bien plus grave, bien plus fondamental.

Quels sites ?

Les sites pour qui le référencement naturel Google est juste fondamental… Exemple : les moteurs de shopping.

J’y reviendrais…

Mais pourquoi Google fait-il cela ?

Pour une raison simple… C’est le paradoxe « fondamental » de Google :

Si Google ne change pas ses méthodes d’indexations très régulièrement, les pros du SEO « apprennent » comment les algos de Google fonctionnent, et, avec le temps, et de manière plutôt empirique, finissent par trouver le moyen de se hisser aux premières loges : faire qu’une page soit affichée en tête des réponses pour les mots clés qui vont bien.

Et en quoi est-ce un problème pour Google ?

Parce que ce n’est plus Google qui décide qui remonte, se sont les sites eux même…

Il y a une expression que j’aime bien pour décrire cela : le Google Spamming. Les pages de Google se remplissent de réponses, qui ne sont pas forcément pertinentes par rapport à la recherche de l’internaute, mais qui ont bien travaillés leur SEO.

Mon avis, qui ne va pas plaire à tout le monde, est qu’effectivement, certains sites apportent très peu de valeur à l’Internaute…. Exemple : certains moteurs de shopping n’apportent en fait aucune valeur pour le client (pas de contenu spécifique, pas de vrai comparaison…). Pour ce type de site, on est en plein dans le Google Spamming, et ces sites ont du souci à se faire par rapport aux mises à jours de Google.

Maintenant, il faut être juste, une telle mise à jour à des « dommages collatéraux ». On est sur des algos, pas de l’humain. Le risque de se faire « later » par Google, alors qu’on apporte un vrai service au client est évidemment un risque bien réel…

Autre point, sur le sujet : on peut également croire à « la théorie du complot » : Google ferait ça pour pousser les sites à utiliser plus Adwords.

Ceux qui pensent ça sont clairement dans la catégorie « Parano », ce qui est « mal » ( 😉 ), et n’oubliez pas, la « base line » de Google est : « D’ont be evil ».

On est rassuré 😉

Au fait, Penda doit arriver ces jours ci chez nous…

Budget pour lancer une boutique

Après ce premier billet, sur le coût d’une boutique, pas mal de commentaires mettaient l’accent sur le fait que, pour se lancer, il faut beaucoup plus qu’une boutique.

Et c’est une bonne remarque 😉 !

Bon, faut quand même relativiser, en fonction du projet de chacun.

Comme je le dis souvent, il n’y a pas qu’un seul type de e-commerce.

Par exemple, il y a ce que j’appelle le « e-commerce du dimanche ». Rien de péjoratif, cela couvre les sites gérés par des personnes ayant une activité principale autre, et s’occupant d’un site « comme ça », en plus.
Souvent, c’est avant tout lié à une passion.
Pour ce type de e-commerce, l’investissement initial doit être et rester très faible.

Maintenant, il arrive qu’une telle activité décolle réellement. La chance, un bon travail méthodique, un vrai marché de niche… Tout cela peut permettre, avec un investissement initial très très faible, de lancer une vrai activité.

Mais revenons à notre sujet : que doit on prendre en compte, dans un budget initial e-commerce ?

Voici une petite liste :

  • Etude marketing / stratégique
  • Réalisation de la boutique
  • Achat du stock
  • Shooting des produits
  • Budget marketing initial

Etude marketing / stratégique

Si on veut faire les choses bien, il est plus que raisonnable de faire une étude avant de se lancer :

  • Le secteur sur lequel on veut se lancer est il adapté au e-commerce : les produits sont ils facile a envoyer ? …
  • Quels sont les concurrents ?
  • La marge sur les produits permet-elle de faire vivre une boite ?

Sur Internet, la concurrence n’est pas la même que dans le monde physique. Ici, l’étude de la concurrence doit partir de Google : je me mets à la place d’un client, et je tappe dans Google les recherches que je ferais si je cherchais les produits que je souhaite vendre.

Dans une telle étude, il faut également se poser la question de la cible (quels sont les clients qui doivent acheter les produits), et du service que l’on compte apporter.

C’est également le bon moment pour se poser la question de ce qu’on va faire et ce qu’on va faire faire. Va-t-on externaliser la logistique ? Qui va répondre aux clients quand ils appellent ? Qui va développer la boutique ? …

Puisqu’on parle budget, soit on prend son temps pour faire ça en interne, soit on fait appel à une boite spécialisée.

Si on souhaite se faire accompagner pour cette phase, on peut avancer de plusieurs façons : on peut « tenir le crayon » et demander à la boite qui vous accompagne de vous « coatcher ». C’est le mode le plus économique… Mais égaleemnt le plus chronophage.

L’autre façon de faire est de faire faire l’étude. Cela coute plus cher, mais vous prendra moins de temps.

Dans le premier scénario, le coût du « coatching » varie entre 2 000 et 5 000 € (encore d’autres variables : international ou pas, multi secteur ou pas, …).

Dans le deuxième scénario, l’étude marketing / stratégique coute entre 10 000 € et 15 000 €. Ce type d’étude s’adresse plutôt à des entreprises existantes, souhaitant ajouter le e-commerce à leurs réseaux de distribution.

Pour Rue coquette, j’ai bien sûr réalisé moi même cette étude, puisque c’est mon métier.

Stock

Tout les sites e-commerce n’ont pas de stock.

Par exemple, si vous souhaitez proposer une place de marché, vous n’avez pas à acheter les produits.

Autre exemple, vous faite du « drop shipping » : vous ne stockez pas les produits, vous les achetez quand les clients passent commande.

Mais pour les autres, il faut prévoir un stock. Bien souvent, ce stock peut représenter une part significative de l’investissement initial !

Shooting des produits

Pour bien vendre, il faut de beaux visuels. Et de belles photos, ça coûte cher !

C’est donc un poste à ne pas oublier.

Le prix des photos est très très variable (encore !) : allez vous le faire en interne ou le faire faire ?

Si on doit faire les photos en interne, il va faloir s’équiper.

Si on fait faire les photos, il faut trouver un photographe, et une boite pour retraiter les photos.

Pour Rue Coquette, je voulais « m’essayer » au truc. J’ai donc investi dans un appareil photo « moyen de gamme », et j’ai fabriqué un petit studio photo.

En l’occurence, le budget investissement pour ce poste a tourné autour de 2000 €… Sans compter le temps passé ;).

Mais, pour rester sur l’exemple de Rue Coquette, j’aurais un résultat bien plus qualitatif en faisant appel à un pro, qui prendrait des photos avec des bijoux portés… Mais dans ce cas, le budget ne serait pas du tout le même…

Quand on lance une boutique, il faut faire des choix. J’ai fait celui là : penser qu’il était possible de démarrer sans avoir à faire des shooting de bijoux portés.

Bon, je parle du shooting, mais à ne pas oublier : il va falloir également créer une fiche produit par produit : réaliser un descriptif, qui donne envie d’acheter le produit, et qui permettra de bien monter en référencement naturel.

Budget marketing initial

Mes amis d’Oxatis le disent très bien : « la mauvaise nouvelle, quand on ouvre sa boutique, c’est qu’il ne se passe rien ».

Pour vendre, il va falloir du trafic.

On peut faire venir les clients de plusieurs façons : publicité sur Google (adwords), référencement naturel, emailing, affiliation, …

Seul le référencement naturel est gratuit. Il va donc falloir investir, payer pour acheter du trafic.

C’est là encore un poste de dépense important, fondamental, à ne pas oublier avant de se lancer !

Pour ce poste, impossible de donner des chiffres, c’est trop variable : votre marque existe-t-elle déjà ou est-ce une création ? Quelle est l’objectif de croissance ? ….

Ce qu’on peut dire, c’est qu’au démarrage, c’est plutôt « dur » : le taux de transformation n’est pas très bon, parce que les internautes ne vous connaissent pas… Il faut donc un peu de temps pour créer la confiance.

Ensuite, les choses doivent s’améliorer : la boutique a une base de clients, les internautes commencent à connaitre la boutique, qui a une réputation, …

Autres postes

Il reste d’autres postes de dépenses…
Exemple : Il faut rédiger les éléments juridiques du site (Conditions générales de ventes)….

Mais surtout, si le projet doit démarrer avec une équipe, il faut prévoir les charges pour payer ces équipes.

En synthèse

Pour lancer une activité e-commerce, dans un cadre professionnel, il faut un budget d’investissement non négligeable. Quand on fait la somme de tous les postes évoqués, on arrive facilement à un budget entre 50 000 et 100 000 €.

Attention, je ne dis pas qu’on peut rien faire avec moins… Il y a toujours moyen de faire à moyens très très légers, mais, moins on investi, plus ça prend du temps, et plus il faut donner de son temps.

Araok réalise très régulièrement des business plans e-commerce.

D’après notre expérience, un projet e-commerce demande quelques années avant d’être rentable. Pas 10, mais pas 1 non plus ;).

Mais bon, rien de révolutionnaire finalement : quand on lance un commerce physique, il faut bien investir avant que ça marche vraiment, et il faut bien prévoir un minimum de 18 mois de trésorerie pour « tenir » avant que la boutique ne tourne bien.

Sur Internet, c’est pas si différent en fait à ce niveau ;).

liste des solutions pour pousser son catalogue sur d’autres sites (moteurs de shopping, …)

Voici la liste des solutions :

Neteven

Le plus ancien à ma connaissance. Propose une solution plutôt complète qui gère les flux « dans les deux sens » (retirer un produit des autres moteurs après une vente). Le prix à payer est une intégration un peu délicate.

Lengow

Startup, existe depuis 2009. Je crois que le directeur technique vient de chez leguide.

Beezup

Startup, né a peu près en même temps que Lengow.

JVShopping

Créé par Jonathan Vidor, qui était, à l’origine, Keyworder.

ShoppingFlux

Créé par Olivier Levy, de Blog e-commerce.

Catsync

Créé par un ancien de Discounteo.

Iziflux

Edité par l’agence Cibleweb (agence spécialisée en SEO / SEM)

Peaksell

Je ne connais pas toutes ces solutions, et aujourd’hui, je n’ai pas fait d’étude comparative complète.

Voici les quelques critères de choix :

  • Liste des moteurs de shopping
  • Liste des places de marchés
  • Publication vers les plate formes d’affiliation ? Si oui, lesquelles ?
  • Publication vers Facebook ?
  • Publication vers les plateformes de blog (wordpress, …) ?
  • Publication vers un moteur de retargeting ?
  • Publication automatique d’annonce adwords ?
  • Solution pour paramétrer la publication, au choix, vers tel ou tel moteur (on ne publie pas forcément tout son catalogue vers tous les systèmes)
  • Solution pour « mapper » les catégories : il est fondamental, pour ce type de solution, de permettre de publier chaque produit au bon endroit, sur les sites cible. Chaque cible ayant sa propre arborescence, il est fondamental de pouvoir bien adapter la catégorie cible, pour chaque produit
  • Tracking : quel back office me propose la solution, pour suivre les clics, et la transformation ?
  • Prix : quel modèle de prix (lié à la taille du catalogue, au nombre de publication, …
  • International : si pour moi l’international est important, la solution va-t-elle m’accompagner dans mon développement ?
  • Intégration native avec ma solution e-commerce. Vous utilisez magento, et la solution bidule intègre nativement un connecteur magento ? L’intégration sera encore plus simple.

Bon, c’est une liste un peu longue, à adapter en fonction de vos besoins bien sûr !

Et puis, moi, avant de choisir une telle solution, j’appellerais quelques références, pour avoir un feed back direct d’utilisateurs.

Et vous, vous voyez d’autres critères ?