Archives de catégorie : e-commerce

Derrière l’agilité, la brutalité

On loue souvent l’agilité d’une entreprise, sa capacité à changer de modèle, rapidement.

Apple a commencé par encourager le développement de distributeurs.

Ce sont des boites indépendantes, qui ont choisi de distribuer les produits d’Apple.

Comme Apple a un égo un peu sur dimensionné, il fallait plutôt montrer pâte blanche pour faire partie du club des revendeurs, et ne pas trop vendre autre chose.

Mais voilà, le vent à tourné.

Apple a décidé d’ouvrir ses propres magasins.

Du point de vue d’Apple, c’est objectivement une très belle évolution : agile, intelligente, efficace.

Pour les revendeurs historiques, c’est la panique.

J’imagine que cette évolution est vécue comme une véritable trahison : le fournisseur d’hier devient le concurrent implacable d’aujourd’hui, et en plus, le fournisseur partial, qui favorise les boutiques maisons.

La vie industrielle est cruelle et injuste !

Adapter son site aux tablettes et aux mobiles

Les parts de marchés des terminaux « autre que PC » augmentent, et il devient de plus en plus critique d’avoir un site bien adapté à chaque terminal.

Pour les tablettes, le problème est le suivant :

Il faut prendre en compte le fait que la tablette peut être tenue horizontalement et verticalement.

Si la tablette est en mode vertical, on a bien moins de pixels en largeur. Il faut donc un site qui s’affiche correctement, avec une petite largeur.

Si la tablette est tenue en mode paysage, on est pratiquement sur une largeur standard… Mais même là, ça se discute : la tablette est quand même un petit écran, et il n’est pas raisonnable d’avoir la même version du site, pour un ordinateur qui a un écran de plus en plus grand, et une tablette, qui a un écran compris entre 7 et 10 pouces.

Bon, mais au delà ces éléments, le problème majeur, c’est d’adapter l’ergonomie à la tablette.

Avez vous remarqué qu’avec une tablette, ou un smartphone d’ailleurs, on n’a pas de souris ?

On remplace le clic par le doigt, ça, c’est bon.

Mais par contre, on n’a rien pour remplacer le déplacement de la souris.

Donc, toutes les fonctions accessibles via ce déplacement ne fonctionnent plus.

Exemples : plus de menus déroulants qui s’ouvrent au survol de la souris, ni d’image qui change, ni de zoom automatique, …

Bref, un site bien fait pour un PC ne fonctionne plus sur ces environnements.

La solution ? Pas le choix, de mon point de vue : il faut une déclinaison spécifique du site.

Dans cette déclinaison, on va travailler l’adaptation du contenu à l’écran, et en plus, on va repenser la navigation, de manière à ce qu’elle soit agréable à utiliser depuis une tablette tactile.

Au niveau technique, on n’est pas obligé de tout refaire. Si la boutique est bien développée, avec en particulier une architecture MVC, cela permet d’adapter principalement la partie Vue, et moins les autres développements.

Alors, quelle est l’utilisabilité réelle de votre boutique en ligne sur une tablette ?

 

Google Shopping évolue et devient payant

Ce n’est pas une petite nouvelle !

Google Shopping évolue.

Première évolution, et pas une petite évolution : Google Shopping va devenir payant.

Deuxième évolution : la présentation des produits sur les résultats de recherche va être modifiée.

Présentation actuelle :

Demain, le moteur de recherche devrait supprimer le bloc issu de Google Shopping (qui était gratuit donc), et le remplacer par un bloc, sous le bandeau de publicités, contenant les produits enregistrés sur Google Shopping :

Ces changements devraient intervenir assez vite aux US, puis dans le monde dans les mois à venir.

C’est donc un sacré changement, et cela met en évidence la pression qu’à Google sur l’augmentation des revenus, et des risques que cela lui fait prendre.

En effet, la partie référencement naturel devient de plus en plus petite, et en bas des pages. En « poussant un peu le trait », Google devient une grosse page pleine de publicités.

Bon, la situation de Google est clairement de plus en plus en situation d’abus de position dominante, puisque Google favorise son moteur de shopping, intégré à la page de recherche, et défavorise donc les autres moteurs de shopping, quelque soit leurs qualités.

Les articles qui en parlent :

(via Alexandre)

Une brève histoire des interfaces

Philippe Dewost a mis en ligne une présentation sur les interfaces, qui prend du recul :

Une Brève Histoire d’Interfaces – 2012

A propos des interfaces, je discutais hier avec d’anciens collègues, qui me parlaient des problèmes de la 3D.
Si vous vous demandez pourquoi regarder un film 3D fait mal à la tête, il y a une réponse : la 3D « trompe » le cerveau : l’image est projeté à une distance précise, et le cerveau doit faire la mise au point sur cette distance. Les images en 3D envoient des informations « fausses » au cerveau, en « lui faisant croire » au relief. Résultat, le cerveau est un peu perdu.
Tout ça pour dire que la 3D, c’est pas encore réellement au point. Pour réellement innover, il va falloir trouver autre chose 😉
Toujours à propos des interfaces, cette vidéo est vraiment sympa :

Mais au delà de l’aspect sympa, cela fait se poser la question du réel et du virtuel par rapport aux enfants et à l’éducation.

La nouvelle fracture numérique c’est inversée. Les enfants des classes favorisées sont protégés de trop de virtuel. On les fait jouer avec du bois, de la farine, de l’eau.

Les enfants moins favorisés ont 36 écrans sous les mains…

Bonne séance de formation sur le business plan e-commerce

Je sors d’une journée de formation, dans le cadre du certificat e-commerce.

J’ai proposé, en début de journée, un format un peu particulier.

Au lieu d’une formation classique, avec slides qu’on passe et présentation formelle, j’ai proposé la journée sous forme d’un atelier.

On a donc démarré avec un tableau excel vierge, et on a construit, ensemble, un début de business plan.

J’ai en le sentiment que ça fonctionnait plutôt bien, que c’était bien plus interactif et donc bien plus intéressant que le format plus traditionnel.

Bien sûr, c’est risqué : on fait des fautes dans les formules, en live, et il faut trouver d’ou ça vient…

Mais c’est la vraie vie ! Et tout le monde s’y mettait pour trouver le bug.

A refaire 🙂

Faire ce qu’on fait de mieux

Je discutais l’autre jour avec un artisan patissier très réputé.

Je lui ai demandé s’il travaillait à de nouvelles créations.

Il m’a expliqué que, comme sa boite grossie, il doit maintenant travailler sur les aspects management, organisation.

Je me suis dit que c’était dommage (je lui ai dit d’ailleurs) : au niveau management, il n’est pas là ou il crée le plus de valeur.

Cela pose la question de l’organisation de l’entreprise, et l’optimisation du rôle de chacun.

Beaucoup de personnes sont finalement assez polyvalentes.

Mais le maximum de valeur est créé en mettant la personne là ou elle est vraiment au top.

Ca à l’air évident comme ça… Mais ce n’est pas si fréquent que ça, ni si facile !

Steve Jobs à par exemple délégué l’opérationnel d’Apple à Tim Cook, pour ce concentrer sur la création de nouveaux produits.

On dit que Mark Zuckerberg a délégué la gestion opérationnelle de la boite, pour se concentrer sur le produit, et même pour continuer à programmer (ce qui pose d’autres problèmes…).

Alors, c’est quoi la chose que vous faites le mieux ?

Et c’est quoi ce que vous faites réellement ?

La courbe d’apprentissage pour coder

Au bout de combien de temps un programmeur est il vraiment au top dans un environnement de programmation donné ?

J’ai discuté de ce sujet avec Thomas.

Sa réponse, c’est que, quand on est un bon, on rentre assez vite dans un nouvel environnement.

Mais ce n’est qu’au bout de 2 ou 3 ans qu’on se sent vraiment au top.

D’après Thomas, la courbe est par paliers :

On est à 20% en 1 jour, 40% en 1 semaine, 60% en 1 mois. 80% en 1 an…

Les derniers 20% sont les plus longs !

Bon, ce que cela montre, c’est que si vous démarrez un projet sur une plate forme donnée, avec des équipes qui ne connaissent pas la technologie, vous allez perdre du temps, et l’équipe risque de faire des mauvais choix, par méconnaissance technique.

Alors, pour vous, c’est quoi la courbe d’apprentissage ?

Faire du logiciel, c’est une histoire de processus et de culture

Bon, je commence par expliquer que faire du logiciel, c’est de l’artisanat.

Et ensuite, je fait un billet ou je parle de processus ?

Oui, et les deux sont parfaitement compatibles !

Dans le billet précédent, j’explique, pour faire simple, que ce qui compte, avant tout, c’est la compétence des équipes. Chaque développeur doit être au top.

Après, il ne s’agit pas simplement de mettre X développeurs et d’attendre que le temps passe.

S’il est complètement fondamental de responsabiliser au maximum chaque développeur, il est également indispensable de mettre en place des méthodes, des processus très précis.

A ce titre, je vous conseille de regarder cette vidéo, qui explique les processus en place chez Facebook :

Facebook a un processus de mise à jour qui permet une mise en production tous les jours (!!!)

Donc, pour reprendre le titre :

La culture, c’est celle du dieu code.

Les processus, ce sont toutes ces méthodes et outils qui permettent d’automatiser au maximum la chaîne de production, tout en gardant le maximum de responsabilité entre les mains des développeurs.

Les méthodes à mettre en place sont bien sûr basées sur les méthodes agiles.

(vidéo) Sarenza monte en puissance et s’équipe pour automatiser la préparation des commandes

Super vidéo, je trouve, sur Sarenza.

Le début est très « TFI » ( 😉 ) mais si vous êtes un peu patient, vous verrez pleins de choses intéressantes, dont l’équipement qu’a choisi Sarenza pour automatiser le picking et augmenter la capacité de traitement des commandes : ils sont passés de 100 commandes heure max à 10 000 commandes par heure :

7ème Bargento… Mais c’est la semaine prochaine !!!

Le bargento, c’est l’évènement de référence, en France, pour se plonger dans la communauté Magento.

Cette année, l’équipe qui organise l’évènement « envoie du lourd », avec des témoignages de folie (Hermès, Zadig & Voltaire, TF1, l’IGN ou bien Smartbox), des experts, des confs, …

Bref, si Magento vous intéresse de près ou de loin, c’est l’évènement à ne pas rater…

Les infos pratiques :

:
CNIT, 2 Place de La Défense, 92053, PARIS La Défense

Quand ?
Mardi 29 mai 2012

Comment s’inscrire ?
Pour s’inscrire, rendez-vous sur le site du Bargento !

Heu, pour ma part, je vais le rater d’ailleurs, parce que je donne une formation ce jour là 😉

Particulièrement dommage, car j’avais vraiment des trucs à voir…