Archives de catégorie : e-commerce

Rechercher avec un nuage

Les nuages de mots clés (Tag Clouds en anglais), vous connaissez :

Exemple de nuage de tags

Quintura.com propose un nouveau méta moteur de recherche : c’est à dire un moteur de recherche qui s’appuie sur d’autre moteurs (Google, Yahoo, …).

Quintura permet d’affiner les résultats d’une recherche avec un nuage de mots clés. Exemple, avec « WEB 2.0 » on obtient :

Exemple de nuage de tags avec Quintura

En déplaçant la souris sur les mots clés, on peut afficher d’autres mots clés proches. On peut également cliquer sur un mot, pour l’ajouter à la requête ou le supprimer, et affiner ainsi la recherche.

On peut chercher sur le Web, chercher des images, des vidéos et… on peut également utiliser ce moteur de recherche pour naviguer dans les produits d’Amazon.

Cette nouvelle interface est donc une alternative intéressante pour chercher des articles dans un site marchand.

(Via ReadWriteWeb)

EMailVision : X 10 !

J’étais il y a quelques jours avec Daniel Broche de Discounteo, et on discutait … e-commerce évidement !

Logo de Discounteo

L’un des leviers fort, pour garder le contact avec les clients, c’est bien évidement la « Newsletter » : ça permet d’informer les clients des nouveautés, des promotions, …

Formulaire pour recevoir la newsletter de Discounteo

Daniel me disait qu’en passant par Emailvision, il a multiplié par 10 ses résultats de campagne d’emailing.

Logo EMailVision

Comment ? Le point qui m’a semblé particulièrement intéressant, c’est que dans le cas de Discounteo, Daniel n’a rien changé au niveau de la forme du mail. Le seul changement, ça a donc été le point de routage : qui envoie réellement les mails.

Et c’est sur ce point que Emailvision a creusé l’écart.

Il semblerait en effet que le plus difficile, pour faire des campagnes d’emailing, c’est de passer les filtres anti-spam tout au long de la chaîne, et en particulier au niveau des FAI.

Emailvision travaille ce point, en prenant des engagements très fort sur la nature de ces listes d’email :

  • Ce n’est pas du spam car les utilisateurs de la liste ont tous, obligatoirement, explicitement choisi de recevoir des mails (ce qu’on appel « l’opt-in ») ;
  • L‘option de désabonnement est toujours présente dans chaque mail, et elle est prise en compte dès qu’un utilisateur le demande. Vous savez comme moi que ce n’est pas toujours le cas… J’en connais qui continue à m’envoyer des offres promotionnelles, malgrés mon désabonnement…

Avec ces garanties, Emailvision peut négocier avec les différentes plates-formes des FAI pour ne pas être « black listé » (les mails qui proviennent des serveurs qui sont mis sur ces listes noirs sont systématiquement mis dans la poubelle de spam).

Bjarne Stroustrup : « la qualité moyenne des programmes est à pleurer »

Un ami, qui connait ma passion pour le génie logiciel, m’a envoyé un lien vers cet article : La qualité des programmes informatique.Portrait de Bjarne Stroustrup

Je vous conseille vraiment la lecture de ce billet : c’est court, bien écrit, et très instructif !

Le billet parle de la qualité des programmes informatiques, et cite largement Bjarne Stroustrup, le papa du langage de programmation C++.

Voici quelques morceaux choisis :

« Il existe donc d’excellents logiciels. Cependant la qualité moyenne des programmes est à pleurer. Leur structure est affreuse et il saute aux yeux que les programmeurs n’ont pas été attentifs à la cohérence, aux algorithmes, aux structures de données ni à la maintenabilité. Les utilisateurs ne peuvent pas s’en rendre compte parce qu’ils ne lisent pas le code : ils voient seulement les programmes se planter. »

« Comme les programmeurs travaillent sous la pression de l’urgence, ils tentent d’accomplir des miracles en procédant par essais et erreurs, en utilisant la force pure et en faisant beaucoup de tests. Ils sont devenus experts dans l’art de construire, en intégrant des blocs non fiables, un système qui marchera à peu près. »

« Il est dangereux de considérer la programmation comme une tâche banale que pourraient remplir des programmeurs formés en quelques mois. Nous n’admettrions pas cela pour des plombiers, des comptables, des architectes, ni pour ceux qui conçoivent les ponts et les trains. Aujourd’hui trop de programmeurs n’ont pas été assez formés et manquent d’expérience. »

« En théorie, la solution réside dans la formation des programmeurs et l’utilisation de méthodes qui organiseraient la conception des produits en vue de leur utilisation à long terme et de leur maintenabilité. »

Mais en fait on récompense les programmeurs qui produisent à la va-vite des programmes bogués et peu coûteux.

Ces généralités, sur la programmation sont particulièrement vraies pour le web et encore plus pour le e-commerce.

Dans beaucoup de cas, les sites marchands sont développés « à la va-vite », de manière à avoir le plus rapidement possible un prototype qui tourne.

Bien souvent, le prototype restera la base du site marchand, et sera enrichi au fil de l’eau, l’ensemble constituant un édifice de plus en plus bancal.

Bien entendu, j’ai parfaitement conscience qu’il faut faire en fonction de ses moyens !

Quelles sont les conséquences et les risques de fonctionner avec une solution de mauvaise qualité ?

Avoir un site marchand basé sur une application informatique inadaptée :

  1. C’est prendre énormément de risques ;
  2. Cela revient finalement plus cher ;
  3. C’est perdre du business.

1) C’est prendre énormément de risques

C’est un peu comme si le marchand laissait la caisse ouverte en plein milieu de la rue. Mais comme il n’a pas forcément la culture technique, et qu’il ne s’est pas forcément entouré des bonnes personnes, il ne s’en rend pas compte.

La réalité, c’est que fait à la va-vite, la moindre modification du site peut avoir des conséquences insoupçonnées (achat au mauvais prix, processus commande bloqué, …).

2) Cela revient plus cher

Avec une application bancale, il faut régulièrement développer des « patch », pour résoudre à la va-vite les problèmes qui surviennent. L’urgence est traitée, mais l’édifice est de plus en plus fragile, et ces interventions ‘d’urgence’ consomment de plus en plus de ressources. Ces ressources ne peuvent pas travailler sur l’ajout de nouvelles fonctions.

3) Perdre du business

Parce que la solution est inadaptée, elle ne pourra pas s’adapter aux nouveaux besoins : commerciaux, techniques et marketing. Cela impacte donc directement le chiffre d’affaires.

Quelle est la solution alors ?

Si on démarre avec peu de moyens financiers, il me semble tout à fait normal de faire une première version rapide et pas chère.

Il faut juste avoir conscience que c’est une première version, qui devra très probablement être entièrement refaite au bout de quelques mois.

Plus le site marchand évolue, plus il faut avoir une solution technique en adéquation avec les ambitions et à la hauteur des enjeux.

C’est finalement une gestion classique de risque et d’investissement. Il faut juste garder du recul pour faire les bons choix au bon moment.

Retail 2.0

Je suis allé à une conférence sur le Retail 2.0, organisée par AS Infor.

Ça m’intéressait vraiment de voir ce qu’est le Retail 2.0, ou plus précisément, de sentir comment les commerçants perçoivent Internet.

La conférence a commencé par un petit scénario, avec une mise en scène, qui illustre un service continu entre la vie Internet et la vie « réelle ».

Le message, c’est de dire que le commerce traditionnel ne peut pas ignorer Internet et le e-commerce :

  • 29 Millions d’Internautes dont 84% avec du haut débit ;
  • Des Internautes connectés en moyenne 24h par mois ;
  • 6 Internautes sur 10 achètent sur Internet, avec 30% de progession entre 2005 et 2006 ;
  • 60% des Internautes utilisent le web avant d’aller dans le magasin ;
  • 90% des personnes qui ont fait un achat en ligne se disent prêt à recommencer ;
  • Le e-commerce, c’est 12 Milliard € en 2006, soit une progression de 40% par rapport à 2005.

Le scénario présente une cliente, qui commence par chercher un article sur Internet, recherche le magasin le plus proche, valide que le produit sélectionné est bien en stock, puis va faire son achat dans le magasin.

Le scénario insistait sur la cohérence à apporter, entre le site Web et les magasins. Exemple : pouvoir utiliser la même carte de fidélité dans les différentes situations, pouvoir suivre ses commandes grâce à la même interface, qu’on ait fait l’achat sur Internet ou dans un magasin…

Suite à ce scénario, on a eu un cas client, en l’occurence le DSI d’AELIA (points de ventes dans les aéroports).

Le contraste était saisissant. Point d’Internet (même 1.0) ! Son problème au DSI, c’est le déploiement des nouvelles caisses dans les points de vente. Et ça l’occupe suffisamment ; il n’a vraiment pas le temps de s’occuper de projets de deuxième ordre !

On est bien loin du message du début !

C’est bien tout le challenge des commerçants. C’est un problème très classique de situation de rupture :

  • Une entreprise fait la majeure partie de son chiffre d’affaires sur un business donné.
  • Une rupture pointe le bout de son nez. On arrive à anticiper que cet élément perturbateur va impacter le « business as usual », mais on se dit qu’on a le temps, et puis il est tout à fait normal de concentrer les efforts de l’entreprise sur ce qui la fait vivre.

Quand la rupture devient plus proche, plus perceptible, l’entreprise a encore du mal à bien appréhender ce nouveau challenge :

  • L’entreprise doit se battre au quotidien pour défendre son chiffre d’affaires ;
  • Se positionner complètement sur la rupture, c’est attaquer le business traditionnel. On a donc un conflit de canal. L’arbitrage est facile : on privilégie le canal qui rapporte le plus…
  • Comme je l’ai expliqué dans ce billet, la difficulté supplémentaire est qu’il faut, face à une rupture forte, se remettre complètement en question. Il faut changer de paradigme.

Plus le temps passe, et plus les choses s’aggravent :

  • Le chiffre d’affaires stagne ou décroit, c’est la panique ;
  • De nouveaux acteurs, qui semblaient bien inoffensifs il y a seulement quelques années, sont maintenant bien développés sur le nouveau territoire ;

Il parait que tout ça a été très bien modélisé dans ce livre : The Innovator’s Dilemma: The Revolutionary National Book That Will Change the Way You Do Business.

(je dois avouer que je ne l’ai pas lu, mais je parlais avec Bernard de la difficulté qu’ont les entreprises à résoudre ce problème, et c’est lui qui m’a dit que ce point était très bien traité dans ce livre).

A mon sens, il y a quelques règles simples qui permettent de mieux gérer ce genre de situation :

  • Il est tout a fait fondamental que la tête de l’entreprise soit complètement au clair par rapport aux enjeux stratégiques de ce type. Parce que la situation sera dure à gérer, il faut un capitaine qui donne le cap et qui s’y tienne ;
  • Il faut séparer les activités au plus haut niveau ! Je sais, c’est très difficile, et passablement incohérent par rapport aux objectifs de continuité entre le réel et le virtuel, mais c’est à mon sens la seule solution qui marche. Le nouveau business va attaquer tôt ou tard le business traditionnel. Comme le business traditionnel a le pouvoir (dirigé par les barons de l’entreprise + chiffre d’affaires), l’entreprise n’a aucune chance de réussir sur le business de rupture si la séparation entre les activités ne se fait pas au plus haut niveau. Concrètement, ça veut dire que la nouvelle activité doit être rattachée directement au PDG de l’entreprise.

L’avis des utilisateurs : à consommer avec modération !

L’un des pilier du web 2.0, c’est le côté participatif : les consommateurs ont enfin vraiment la parole !

Foule !

Sur un site marchand, les clients peuvent ajouter des commentaires, noter un produit…

J’avais introduit cette fonction dans ce billet.

Mais de nouveaux services apparaissent, en amont des sites marchands. C’est par exemple le cas de OhMyBuzz, ou de Vozavi. L’idée est simple : permettre aux consommateurs de noter les marchands. Le service a potentiellement beaucoup de valeur pour tout le monde. Pour un consommateur, aller sur un site marchand très bien évalué par beaucoup de clients, c’est très encourageant ! Pour un site marchand bien noté, c’est donc un bras de levier fort pour avoir plus de clients.

Daniel en a parlé récemment dans ce billet, ces fonctions « collaboratives » ont des limites.

C’est simple à imaginer, comme il y a des enjeux financiers très importants, il y a des risques très forts que ces services soient détournés.

Imaginez, vous êtes à la tête d’un site marchand. La tentation est grande « d’acheter » une place dans ces moteurs de shopping.

Sur des sites non collaboratifs, comme Kelkoo, pour le « koo » (comme dirait Pierre Chappaz), le deal est clair : payez plus cher que vos concurrents, vous serez en tête de liste !

Mais pour les sites collaboratifs, il faut faire autrement : on imagine les « batteries d’utilisateurs bidons », qui peuvent être délocalisées (j’ai entendu parler de l’Inde ?), et qui vont avoir comme mission de descendre les concurrents et de mettre des avis positifs sur la boite qui commande la prestation.

Bien entendu, les sites collaboratifs vont se défendre, dire qu’ils ont une riposte, qu’il peuvent identifier les fraudes et les modérer.

La réalité, a mon avis, c’est que :

  • Comme beaucoup des services qui donnent la parole aux utilisateurs sont très jeunes et sous-financés, les systèmes de modération ne sont en fait pas en place, ou en tout cas pas à la hauteur des enjeux.
  • Oui, on peut riposter, identifier des fraudes et les bloquer, sauf que c’est une course, et que les fraudeurs trouveront des moyens de contourner les barrières…

Conclusion ?

Je pense qu’on paye la jeunesse de ces nouveaux services. Quand on est sur des services collaboratifs du type Wikipedia, il n’y a pas de confusion, on est à 100% sur un service collaboratif. Mais quand on fait un service collaboratif lié au e-commerce, on arrive sur un terrain où se mélange les idées collaboratives et les enjeux business.

Comme ces services ont réellement de la valeur pour les consommateurs, je n’ai pas de doute sur leur futur, mais je pense qu‘il va falloir du temps pour que ce marché « sédimente » et fasse émerger des acteurs ayant la taille critique et offrant un service plus équitable.

JV Web : achète des mots clés pour vous !

Vous connaissez JV Web ?

Je vous ai déjà bien souvent parlé de l’affiliation qui est un booster clé du ecommerce.

Vous pouvez aller sur ce billet pour une introduction sur l’affiliation, ou aller ici pour voir tous les billets sur ce sujet).

Une fois qu’un marchand a lancé un programme sur une plate-forme d’affiliation, plusieurs types d’acteurs peuvent d’emparer du programme, pour faire du business et booster les ventes du site.

Un acteur particulier est appelé « keyworder » (pas beau mais efficace !).

Ils achètent des mots clés, sur les plate-formes de publicité en ligne (Google Adwords & co), et amènent donc du trafic sur le site marchand, en prenant une commission d’affiliation au passage.

Pour le marchand, le keyworder est un affilié comme un autre.

Voici un petit schéma pour illustrer la chaîne de valeur :

Schéma présentant l'ensemble des acteurs de la chaîne avec le marchand, la plate forme d'affiliation, le keyworder, et les moteurs de publicité

Dans cet exemple fictif, le site marchand Discounteo a un programme d’affiliation avec la plate-forme d’affiliation Cibleclick.

JVWeb, attiré par le programme attractif de Discounteo (produits grands public, prix attractifs, …), achète des mots clés sur les principales plate-formes de publicité en ligne.

Si un Internaute clique sur l’un des liens sponsorisé édité par JVWeb, il va bien arriver sur la page produit de Discounteo, mais via le keyworder. Dans ce cas, chacun touche sa commission définie par le programme d’affiliation (le keyworder et la plate-forme d’affiliation).

Ce qui me semble vraiment remarquable, c’est que les keyworders ne travaillent qu’à la performance : leurs seuls revenus sont ceux générés par le programme d’affiliation.

Ils prennent donc tous les risques financiers, quands ils décident de lancer une campagne avec un marchand.

Pourquoi les marchands ne font pas eux-même ce travail ?

Bonne question (merci) : parce-que c’est un vrai métier ! Une boite comme JV Web est un savant mixe de différentes compétences (sémantique, expertise sur les moteurs de recherche, analyse des usages sur Internet) plus quelques outils logiciels.

OhMyBuzz mixe tout !

OhMyBuzz a ouvert « ses portes » il y a quelques semaines déjà.

Logo OhMyBuzz

Pour les marchands, du monde réel (restaurant, magasin, …) ou de l’Internet, c’est un espace pour communiquer, pour faire la promotion de son service.

Pour les consommateurs, Ohmybuzz est un endroit pour chercher des bons plans (réel ou virtuel donc).

Ce sont les marchands qui poussent leurs offres, et les clients qui votent et commentent les offres.

Par exemple, je cherche un restaurant près de chez moi :

Exemple de recherche de resto, avec visualisation des résultats sur une carte

Ohmybuzz propose la liste des marchands qui correspondent à ma requête, et les affiche sur une carte, grâce à un mashup avec le service Google Maps.

Pour les services en ligne, quand on clique sur une offre, on est redirigé vers le site marchand, comme pour un comparateur de prix par exemple.

Les réponses sont triées, avec, si j’ai bien compris, un mix entre les votes des utilisateurs et le budget mis par le marchand pour pousser le service.

Un service peut donc apparaitre avant un autre, soit parce que le marchand a payé pour ça, soit parce que les utilisateurs ont voté pour ce service.

Maintenant, il faut que la « sauce » prenne, et il faut voir comment tout ça va évoluer. Les marchands vont-ils bien vivre l’idée de payer pour faire remonter leur service en tête de liste, et que d’autres services apparaissent avant, s’ils sont plus populaires ? A contrario, les usagers vont-ils trouver  normal que des services apparaissent en tête de liste parce que des marchands ont payé pour ça, alors que des services plus populaires sont plus bas ?

Aujourd’hui, l’enjeu pour Ohmybuzz, c’est surtout que les usages décollent, et qu’il y ait suffisamment de services proposés pour qu’un utilisateur y trouve son compte.

A suivre donc !

La beauté du modèle MVC

L’architecture, la conception du logiciel du site marchand, c’est l’affaire de la technique…  Mais tout est imbriqué.  Il me semble important que chacun ait un minimum de culture logicielle. C’est, il me semble, la meilleure solution pour faire les bons choix, et mieux dialoguer entre les uns et les autres : marketing, technique, …

MVC, ça veut dire : Modèle – Vue – Contrôleur.

Concrètement, c’est une façon d’organiser un logiciel pour qu’il soit plus robuste, plus fiable, plus facile à faire évoluer.

L’idée est de séparer le code en trois modules: les données, les traitements et les interfaces.

Le module de données a la responsabilité de gérer l’accès aux données, donc en général, ça veut dire l’accès aux bases de données.

Le module des interfaces a la responsabilité de gérer … les interfaces (trop puissant comme phrase). Donc, pour ce qui nous concerne, soit un site marchand, c’est dans ce module que doit être géré toute l’interface du site marchand, qu’elle soit en Flash, en Ajax ou en HTML plus classique.

Le module Modèle contient les traitements, les logiques applicatives du logiciel.  Par exemple, pour un site marchand, c’est dans ce module que sera géré les sessions des clients, les processus d’achat, …

On peut imaginer en fait deux schémas :

Modèle MVC vertical

Dans ce schéma « vertical », le module Interface ne peut dialoguer qu’avec le module Modèle, qui lui même accède au modèle Données. Donc, concrètement, ça veut dire que le module Interface ne peut pas (n’a pas le droit) d’accéder au module Données… Je ne vois pas bien l’intérêt (ça me semble plus un dogme qu’autre chose…). D’où ce schéma :

Modèle MVC non vertical

Dans ce schéma, le module Interface peut directement interroger le module Données. Si par exemple on est sur l’affichage de la liste des produits, pourquoi passer par le module Modèle : ce qu’on veut, c’est récupérer des données. Pas la peine d’alourdir les choses donc.

La plupart des logiciels pour sites marchands disent avoir une telle architecture. Mais ce qui est très important, c’est d’avoir ce modèle en tête quand on réalise le site marchand lui-même. Chaque développeur devra adhérer à ce modèle de conception, et respecter les règles. Concéquence : même si on est en retard, on n’a pas le droit de mettre du code d’accès aux bases de données partout.

Le seul module qui contient le code SQL d’accès aux bases de données, vous l’avez compris, c’est le module Données !

Sqoops : nouvelles interfaces et Intershop

Pour développer sur site marchand, on peut choisir un environnement de type Intershop Enfinity (je vous en avais déjà parlé dans ce billet) et vouloir une interface innovante.

C’est ce qu’à fait le site de jeux allemand sqoops :

Page d'accueil de sqoops, en flash + html

Le résultat me semble intéressant.

La structure de l’interface d’accueil est réalisé avec la partie haute en Flash et le bas en HTML. C’est je crois l’une des meilleure solution pour faire une interface un peu innovante tout en ayant un bon niveau de réléfencement naturel.

La partie Flash permet de voir très rapidement les produits, en fonctions de critères sélectionnés graphiquement : Console, âge, type de jeux, …

Quand on clique sur un produit, la fiche produit est toujours avec la structure Flash + HTML.

Quand on clique sur « Acheter », on bascule dans une interface plus classique, 100% HTML.

Tous commerçants avec Zlio

Le e-commerce, c’est en France 25 000 nouveaux magasins en ligne en 2006, et 250 000 aux US.

Comment atteindre le maximum de clients avec une telle concurrence ?

Une des solutions est de transformer les clients en revendeurs. Un client est le meilleur prescripteur qui soit, parce qu’il est « du même côté de la barrière » que les autres clients, qui auront tendance à avoir plus confiance en lui.

Logo Zlio

C’est tout simplement ce que propose Zlio, dont je vous avais déjà parlé dans ce billet.

Zlio propose à chacun d’ouvrir sa boutique personnelle.

Chacun peut ouvrir une ou plusieurs boutiques, sur un thème, une passion…

Dans l’annuaire des boutiques, on peut ainsi trouver une boutique sur l’écriture, le yoga, Woody Allen, …

Zlio compte près de 50 000 boutiques, soit autant de revendeurs pour les e-commerçants.

Comment ça marche ?

Pour un commerçant, Zlio est un canal d’affiliation complémentaire, ni plus, ni moins.

D’ailleurs, Zlio travaille directement avec la plupart des plates-formes d’affiliation du marché :

Relations entre le site marchand, la plate forme d'affiliation, Zlio, et les boutiques Zlio

Dans cet exemple, King Jouet est la boutique e-commerce. Les clients peuvent évidement acheter directement depuis le site marchand.

King Jouet a également un programme d’affiliation avec une plate-forme. Dans cet exemple fictif, j’ai pris TradeDoubler.

TradeDoubler a un certains nombre d’affiliés, dont Zlio.

Ensuite, les boutiques de Zlio peuvent mettre en ligne des jouets qui viennent du catalogue de King Jouet (ou de tout autre marchand lié à Zlio en direct ou via les plates-formes d’affiliation).

Dans cet exemple, j’ai mis deux boutiques Zlio spécialisées. Pour info, quand on tape « jouet » dans le moteur de recherche des boutiques de Zlio, on trouve 721 boutiques !

Quand un client achète via une des boutiques de Zlio, c’est comme quand on passe via un moteur de comparaison de prix : le client est redirigé vers la boutique. L’acte d’achat se finalise donc chez le marchand.

Comme pour tous ces business liés à l’affiliation, le business model, c’est du reversement.

Pour Zlio, il y a deux modèles de reversement :

  • Reversement au clic : le marchand rémunère l’arrivée de clients sur le site, qu’il y ait achat ou pas ;
  • Reversement à l’achat : le marchand rémunère l’achat d’un produit, s’il se fait via une boutique Zlio.

Evidement, on gagne beaucoup plus d’argent dans le deuxième cas !

Zlio reverse la majeure partie des commissions du marchand aux propriétaires des boutiques Zlio. Evidement, plus les volumes sont important, plus Zlio est en position de force pour négocier des reversements importants.

Marketing des boutiques zlio

Grâce à un accord avec Google, Zlio offre un avoir de 50 € sur Adwords, pour faire la promotion d’une boutique Zlio :

Coupon de 50€ sur Adwords pour les boutiques Zlio

L’idée, c’est d’initier chaque utilisateur à la publicité en ligne.

Est-ce de la concurrence pour les marchands ? Oui et non :

  • Oui parce que ça draine du trafic sur les boutiques Zlio, trafic qui n’arrivera donc pas directement sur le site marchand ;
  • Non parce que ce trafic revient, via les boutiques Zlio.

C’est donc un « conflit de canal » entre la vente directe et la vente indirecte. Je dirais qu’au final, le commerçant est gagnant parce qu’il vend plus (mais avec une marge plus faible) !Zlio ne s’arrête pas là, puisqu’on peut très facilement vendre les produits des boutiques directement depuis un blog. Exemple :

Promotion de produits, dans un blog

Zlio permet donc de faire du marketing dans les communautés, directement via ses membres !

Quelques infos complémentaires

  • 3 Millions de pages vues par mois, 500 000 visiteurs uniques ;
  • Pour les revenus générés par les boutiques, on est comme bien souvent sur une règle du genre 80 / 20 (une minorité de boutiques font la plus grande part du chiffre d’affaires) ;
  • Zlio est présent en France, aux US, et va ouvrir l’Angleterre et la Suede dans les semaines à venir.

Bravo Jérémie pour cette très belle idée et sa mise en oeuvre impeccable !