L’avis des utilisateurs : à consommer avec modération !

L’un des pilier du web 2.0, c’est le côté participatif : les consommateurs ont enfin vraiment la parole !

Foule !

Sur un site marchand, les clients peuvent ajouter des commentaires, noter un produit…

J’avais introduit cette fonction dans ce billet.

Mais de nouveaux services apparaissent, en amont des sites marchands. C’est par exemple le cas de OhMyBuzz, ou de Vozavi. L’idée est simple : permettre aux consommateurs de noter les marchands. Le service a potentiellement beaucoup de valeur pour tout le monde. Pour un consommateur, aller sur un site marchand très bien évalué par beaucoup de clients, c’est très encourageant ! Pour un site marchand bien noté, c’est donc un bras de levier fort pour avoir plus de clients.

Daniel en a parlé récemment dans ce billet, ces fonctions « collaboratives » ont des limites.

C’est simple à imaginer, comme il y a des enjeux financiers très importants, il y a des risques très forts que ces services soient détournés.

Imaginez, vous êtes à la tête d’un site marchand. La tentation est grande « d’acheter » une place dans ces moteurs de shopping.

Sur des sites non collaboratifs, comme Kelkoo, pour le « koo » (comme dirait Pierre Chappaz), le deal est clair : payez plus cher que vos concurrents, vous serez en tête de liste !

Mais pour les sites collaboratifs, il faut faire autrement : on imagine les « batteries d’utilisateurs bidons », qui peuvent être délocalisées (j’ai entendu parler de l’Inde ?), et qui vont avoir comme mission de descendre les concurrents et de mettre des avis positifs sur la boite qui commande la prestation.

Bien entendu, les sites collaboratifs vont se défendre, dire qu’ils ont une riposte, qu’il peuvent identifier les fraudes et les modérer.

La réalité, a mon avis, c’est que :

  • Comme beaucoup des services qui donnent la parole aux utilisateurs sont très jeunes et sous-financés, les systèmes de modération ne sont en fait pas en place, ou en tout cas pas à la hauteur des enjeux.
  • Oui, on peut riposter, identifier des fraudes et les bloquer, sauf que c’est une course, et que les fraudeurs trouveront des moyens de contourner les barrières…

Conclusion ?

Je pense qu’on paye la jeunesse de ces nouveaux services. Quand on est sur des services collaboratifs du type Wikipedia, il n’y a pas de confusion, on est à 100% sur un service collaboratif. Mais quand on fait un service collaboratif lié au e-commerce, on arrive sur un terrain où se mélange les idées collaboratives et les enjeux business.

Comme ces services ont réellement de la valeur pour les consommateurs, je n’ai pas de doute sur leur futur, mais je pense qu‘il va falloir du temps pour que ce marché « sédimente » et fasse émerger des acteurs ayant la taille critique et offrant un service plus équitable.

9 commentaires

  1. Bonjour,
    Merci pour cette note très bien écrite!
    Je suis le fondateur de voozici.com, un des jeunes services donnant la parole aux consommateurs. Je pense que le problème de la fraude est largement surestimé, au moins sur un point: vous ne devenez une cible pour de la fraude de masse que lorsque vous accumulé une forte audience et avez donc les moyens de mettre en place des défenses anti-fraudeur…

  2. Bonjour

    Attention François, ne pas confondre collaboratif et intelligence collective.

    Wikipédia est à mon sens un système d’intelligence collective et pas un système collaboratif.

    Le collaboratif se veut passif, l’intelligence collective se veut active, cette notion est importante.

    Oui, un site de e-commerce basé sur l’intelligence collective peut fonctionner et même être plus performant que tous les système de collaboratif, car c’est l’intelligence de tous qui est mise à contribution et non la seule intelligence du gestionnaire.

    Les intelligences ainsi étroitement liées font émmerger une structure beaucoup plus pertinente et beaucoup plus instructive.

    Si tu as des doutes, sache que ce système fonctionne avec Visa (la carte de crédit), depuis les années 70.

    En France il y a le groupe Bourbon.

    Et dernièrement , Légo a entièrement revu son management.

    Il est certain que ce principe de l’intelligence collective est difficilement assimilable mais pas insurmontable, surtout pour ceux à qui on a barragouiner dans les grandes écoles commerciales que les meilleures décisions étaient celle du chef suprême.

    Tient un bon bouquin la dessus
    http://www.mopsos.com/blog-fr/index.html

    Et pour la philosophie

    http://www-tic.unilim.fr/article.php3?id_article=94

    au plaisir de te lire

    @+

  3. Bonsoir

    il faut donc que les internautes soient responsables de leur propre structure, qu’ils puissent agir et penser.

    Ne pas agir et penser pour eux,
    ou les amenez a penser et a agir.

    c’est avec une responsabilité collective que les choses ressortent.

    c’est la nouvelle wave du web.

    @+

  4. les nouveau sites d’avis sont pret à tout, mais n’ont pas les armes pour gerer tous les parametres , ç’est trés dangereux , ça ne sert a rien de mettre du budget là

    des legions de faux avis sont construits tous les jours, ça dessert les marques

  5. comme bernard je ne mettrai jamais un centime sur un bordel comme vozavi ou pseudo start up de 2007 qui nous fait son pipo techno

  6. J’aimerais faire un commentaire pertinent sur la photo trafiquée que vous montrez à vos internautes. Franchement n’importe qui peut facilement remarquer la périodicité de votre image pour faire croire qu’il y a du monde au balcon…
    Franchement vous auriez mieux fait de prendre une photo lors d’une manifestation parce que la clientèle que vous avez n’a pas cliqué dessus pour voir votre promotion!

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