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Popgom – le témoignage de Christophe Tesseraud

Christophe Tesseraud est le président – fondateur de popgom.

J’ai 46 ans. Ma carrière a été dès le début orientée sur deux axes : nouvelles technologies et pneus.

J’ai en effet rejoint Michelin en 94, où j’ai été responsable nouvelles technologies pendant 4 ans.

Je faisais en particulier de la veille sur Internet, en allant voir dans la Silicon Valley ce qui se passait.

J’ai ensuite été directeur informatique d’Euromasteur, puis DSI Michelin.

J’ai alors décidé de quitter Michelin, pour monter une nouvelle activité de vente en ligne de pneus.

Je pensais qu’il fallait quitter Michelin pour bien monter cette nouvelle activité, car :

  • Il était fondamental d’offrir le choix au client, parmi plusieurs marques (et donc ne pas vendre uniquement du Michelin) ;
  • Je savais que pour réussir la vente en ligne, il faut maîtriser de nouveaux métiers, en particulier pour l’acquisition des clients.

Michelin s’est montré intéressé par le projet, et a donc investi dans la nouvelle société.

J’ai également fait venir MrGoodDeal, ainsi qu’un troisième investisseur.

Pour Michelin, l’intérêt est double :

  • Envoyer un signal au marché, en disant vers ses clients : le e-commerce arrive, autant s’y préparer » ;
  • Valider le modèle de vente de marques sur Internet (et donc ne pas être uniquement dans une logique de recherche du prix le plus bas).

Aujourd’hui, les ventes en ligne représentent 7% des ventes de pneus…

Le positionnement de Pogom repose sur trois règles d’or :

  • Prix : être sur le prix du marché (on n’est donc pas dans une logique de « prix cassés ») ;
  • Rassurance : Popgom permet d’acheter des pneus de marques, montés par des pros. Popgom recrute en effet des pros du montage du pneu (mais popgom vend également des pneus ‘sans marque’) ;
  • Service : Popgom propose un service complet, qui va donc de l’achat du pneu jusqu’au montage.

J’ai donc quitté Michelin en Septembre 2007. Le temps de lever les fonds, popgom a démarré en avril 2008.

On a démarré avec 4 millions d’euros : 2 dès le début, puis 2 après avoir validé le modèle.

On c’est lancé en Espagne, dans une logique de « bac à sable » : ça nous a permis de tester le modèle.

On a lancé l’espagne en Avril 2008, et la France en Octobre 20008.

Aujourd’hui, Popgom vend en :

  • Espagne, depuis Avril 2008
  • France, depuis Octobre 2008
  • Suisse et Autriche, depuis début 2010
  • Hongrie, Tchéquie, Slovaquie et Hollande, depuis mi 2010

Un partenaire allemand nous apporte la logistique. On se concentre donc sur l’acquisition des clients et la mise en place du site par pays, avec en particulier les moyens de paiements spécifiques.

Le site est réalisé en Java, sans utilisation de solution toute faite.

Cette solution a permis de réaliser un site pour pas très cher, et bien adapté à nos besoins.

Cela permet aujourd’hui de tester en permanence, et de faire évoluer cette plateforme facilement.

Les développements ont été confiés au début à une SSII, mais aujourd’hui, la maîtrise technique a été internalisée.

Popgom, c’est 30 personnes :

  • 8 pour l’informatique
  • 8 pour le e-marketing
  • 8 pour les opérations (s’assurer que la promesse est tenue)

On vend 15 000 références.

Depuis le début de l’année, on a engrangé 38 000 commandes.

Le chiffre de 2009 était de 7,3 Millions €. On espère doubler en 2010.

2011 sera orienté « consolidation » : on ne devrait donc pas ouvrir de nouveaux pays, mais plutôt bien développer les pays ouverts.

Rentabiliser un pays, cela prend de 12 à 18 mois, sans « payer » les frais de structures.

La rentabilité complète, c’est donc plutôt 3 ans.

Salon VAD e-commerce

Je serais présent jeudi prochain au salon VAD e-commerce à Lille

Je suis en particulier invité à une table ronde, jeudi après midi, avec les autres copains bloggeurs (Olivier Martineau de 42storesLudovicpassamonti.com, Saveur-bière.com, Lionel Damm  de Marketing on The Beac et Hervé Bourdon d’OxatisOlivier Levy et bien sûr Capitaine Commerce)

A jeudi ?

Nouvel ordinateur Apple

Apple va annoncer mercredi, très probablement, deux nouveaux Macbook Air.

Je viens de recevoir, via un contact bien informé, une photo d’un prototype :

Steve Jobs, qui a toujours bien senti le sens du vent, a décidé d’investir à fond sur des matières premières recyclables.

Le périmètre des solutions logiciels

Quand on crée un logiciel, au début, on a une idée claire (enfin, on devrait 😉 ).

Exemple : on crée une solution de e-commerce.

On se dit, c’est pas compliqué, on va faire une solution de e-commerce (je suis inspiré, c’est vendredi 😉 ).

Donc, on y met : un catalogue, un compte client, un processus achat, une gestion de commande.

ça, c’est au début.

Ensuite, les clients « tirent » pour avoir plus de choses.

Ils veulent :

Des fonctions toujours plus riches, pour faire de l’emailing ;

Le catalogue, au début ça semble simple… sauf que si on creuse, c’est un sujet à lui tout seul ;

Les besoins de merchandising, qui au début, là aussi, semblaient simples, s’enrichissent tous les jours ;

Et je ne parle pas du CMS…

Quand on est éditeur et qu’on est face à ces problèmes, c’est une bonne et une mauvaise nouvelle.

Hum, ça me fait penser à Madagascar 2 :

Bon, un peu de sérieux…

Donc, Pour l’éditeur, une bonne et une mauvaise nouvelle :

La bonne nouvelle, c’est que si l’éditeur est ainsi « tiré » par pleins de demandes, c’est qu’il a pleins de clients

La mauvaise nouvelle, c’est que toutes ses demandes sont difficiles à traiter : comment arbitrer ? Comment décider ce qu’on doit mettre dans le logiciel et ce qu’on doit pas y mettre ?

Mon avis est « keep it simple » 😉 : il n’est pas raisonnable d’enrichir un produit sur tous les sujets.

Pourquoi me direz vous ?

Simplement parce que c’est le meilleur moyen de devenir, assez vite « moyen » sur tous les sujets.

Oui, parce que chaque sujet est … riche, vous n’aurez pas les moyens de développer la meilleure solution, item par item.

Donc, la solution passe par deux choses :

  • Bien définir, si c’est pas fait, son coeur de valeur. Et sur ce coeur, il faut être le meilleur.
  • Pour le reste, travailler sous forme d’API, d’extensibilité.

Ainsi, votre solution est la meilleure sur son coeur de valeur, et pour le reste, elle peut proposer un début de solution, mais si le client veut aller plus loin, il peut, en utilisant des briques spécifiques.

Enorme avantage sur cette stratégie : vous vous faites naturellement pleins d’amis : tous les éditeurs partenaires qui enrichissent votre solution.

Un exemple ?

Salesforce bien sûr, avec sa marketplace d’applications.

Mais il y a bien d’autres exemples, plus ou moins avancés, heureusement.

Et pour finir, cette publicité, que j’ai sous les yeux, exemple d’une « machine à tout faire » :

La ligne de conduite de Steve Jobs

Dans une récente interview, le patron, remplaçant éphémère de Steve Jobs, John Sculley, évoque, entre autre, la ligne de conduite de Steve Jobs, inchangée malgré les années :

  • beautiful design;
  • customer experience;
  • no focus groups;
  • perfectionism;
  • vision;
  • minimalism;
  • hire the best;
  • sweat the details;
  • keep it small;
  • reject bad work;
  • perfection and
  • systems thinker.

Simple et… brillant.

Et dans tout ça, Steve Jobs ne parle pas d’actionnaire, de gain, …

C’est ce qui manque, à mon humble avis, à pas mal de boites, gérées par… des gestionnaires.

La poste met le booster sur So Colissimo

Je ne regarde pratiquement pas la télé : je viens donc de découvrir cette publicité, sur le service So Colissimo, proposé par La Poste :

So Colissimo, c’est une offre qui propose plus de choix, plus de flexibilité au client, sur le mode de retrait du colis :

Que la poste lance une telle campagne de publicité, c’est, je trouve, un signe fort, un signe qui nous rappelle à quel point le e-commerce est devenu commun, « populaire ».

Apple va faire des annonces Mac le 20 Octobre

Bon, apple se développe beaucoup sur les nouveaux médias : iPod, iPhone, iPad

Mais n’oublions pas qu’Apple fait encore une grande partie de ses revenus sur des ordinateurs.

Apple ne l’a pas oublié, et va présenter, le 20, ses nouveautés :

Bon, le logo laisse à penser qu’on parlera du futur de l’OS.

Mais pour ma part, je parie également pour un nouveau Macbook Air…

Et si Apple innovait vraiment sur ce secteur, avec un dual screen ? 😉

On peut imaginer aussi un mix, avec de nouvelles fonctions dans l’OS, qui intègreraient des fonctions aujourd’hui gérées par iOS, et qui pourraient progressivement être intégrées dans les ordinateurs… Le multi-touch en particulier ? Mais aussi pourquoi pas l’App store, iAd ? toutes fonctions qui seraient pour la première fois proposées avec … le nouveau Macbook air justement 😉

Allez, arrêtons de rêver, rendez vous le 20 !

Dans tous les cas, la « machine à rumeurs » bat son plein d’ici là !

Etude sur le e-commerce C2C Price Minister / La Poste / OpinionWay

Je viens de recevoir cette étude : Baromètre du CToC La Poste-PriceMinister par OpinionWay.

Ce que j’en ressors :

  • L’achat vente entre particulier est stable, autour de 70%
  • L’utilisation d’Internet pour la vente entre particulier a atteint un plafond raisonnable, avec 80% d’internautes utilisant au moins 1 fois par an un tel service
  • Le prix est l’élément le plus important dans la démarche, et les autres critères, juste derrière sont : l’assistance en cas de litige, et les frais de ports adaptés
  • Pour mettre en vente, les critères de choix sont : la gratuité de la mise en vente, la garantie de paiement et l’assistance en cas de litige (c’est tout bon pour price minister ça 😉 )
  • Tout ça est à moduler, par type de produits (voir l’étude comparative, en fin de présentation, sur les produits culturels, les vêtements et les produits high tech)

(via PriceMinister)

Interview d’Eric Abensur, PDG de Venda

Venda est une solution de e-commerce, basée en Uk.

J’avais déjà croisé Eric, sur un appel d’offre.

Eric nous parle de sa solution, et son actualité.

Activité très chargée !

En particulier, pointe d’activité pour aider les clients à préparer les fêtes, et augmenter leur chiffre d’affaires

C’est au cœur de la promesse de Venda !

Venda a aujourd’hui une centaine de clients, dont des marques prestigieuses.

Tous les clients partagent la plateforme et la même version du logiciel.

Avantage : une seule modification est directement exploitée par l’ensemble des clients !

Les clients ont des coûts mutualités : l’économie d’échelle très importante.

Cela n’empêche pas certains sites d’aller très loin dans la personnalisation.

Les clients gèrent le site : animation commercial, marketing. Venda s’occupe « du reste », les aspects techniques.

Au niveau contrat, l’offre de Venda est structurée de la manière suivante :

  • Les clients signent un contrat de 3 ans
  • Il n’y a pas de frais de setup
  • Les clients payent un loyer mensuel, de 7000 €
  • Ils payent en plus un frais fixe à la transaction, de 0,2 € par transaction

Le business modèle de Venda est donc lié à l’activité commerciale du site, pas à son chiffre d’affaires, et c’est très innovant.

Naturellement, plus le nombre de transactions augmente, et plus le coût à la transaction baisse.

L’offre est 100% SAAS.

Comment se déroule un projet type ?

  • Après signature du contrat, analyse avec un chef de projet Venda. C’est payé par le contrat standard. Le travail va consister à analyser le besoin, et voir comment « piocher » dans les fonctions de Venda pour traiter les besoins.
  • Deuxième activité : définir la structure du site et le look & feel. Là encore, c’est prévu d’origine par le contrat. Maintenant, rien n’empêche le client de travailler avec son propre designer.
  • Enfin, il faut analyser les liens entre Venda et les autres brique du système : PIM, CRM, …
  • A partir de toutes ces informations, un cahier des charges complet est envoyé aux équipes de Benkok, qui vont réalisées l’ensemble de l’intégration.
  • Un projet standard est réalisé entre 5 à 6 mois.

Au niveau des extensions, Venda travaille de deux manières :
Soit l’extension est intégrée dans l’offre, en marque blanche, soit le branchement est réalisé pour un client particulier, en utilisant les API de Venda.

Exemple d’extensions intégrées : Avail Intelligence, Locata (pour le search), Perigee (pour le PIM), …

Développements en cours : offrir une version mobile des sites

Autres axes de développements sratégiques :

1) E-commerce sur Facebook, avec la possibilité de réaliser des ventes flash directement intégrées dans Facebook. Venda ne souhaite pas intégrer le paiement, qui doit rester sur un site complètement sécurisé.

2) Evolution pour intégrer les besoins du multi-canal, qui correspond à plus de 60% des demandes des clients.

L’inévitable changement de stratégie de Magento ?

Magento a commencé par être une solution 100% open source.

Puis une première licence payante est arrivée (Magento enterprise).

Une deuxième licence payante à suivie (Magento professional).

Magento a réalisé une grosse levée de fonds… On imagine bien que les investisseurs demandent à ce que les revenus rentrent… rapidement.

De la à imaginer que la version gratuite soit délaissée progressivement, il n’y a qu’un pas.

Un des experts Magento, avec qui nous avons échangé sur le sujet, me disait que c’était un avenir plus que plausible…

Dans ce cas, on pourrait imaginer une branche open source, gérée par la communauté.

Hum, un produit aussi riche et complexe que magento peut il bien évoluer sans le support d’un éditeur ?

A suivre en tout cas. Peut être plus d’info lors du prochain bargento, le 8 Novembre ?

Sans moi pour le coup, je serais « dans le sud 😉 ».