Archives de l’auteur : François

Je n’aime pas les organigrammes pour l’analyse

Comment faire une analyse ?

Dans un contexte donné, vous voulez « poser à plat » un problème.

Il y a besoin d’un « document de référence » qui doit permettre à tout le monde de se comprendre.

Une solution peut être de faire un beau graphe, du genre :

L’idée, c’est donc d’avoir un beau schéma pour rendre les choses explicites et claires.

Claires ? ça reste à voir !

D’abord, bien souvent, ces graphiques sont fait sans réel objectif de clarté. Exemple : un coup le « non » part à gauche, un coup à droite, un autre coup en dessous.

Ce qui fait que la lecture n’est en fait pas du tout implicite.

Ensuite, dès qu’on a un cas « normal » à traiter, on se retrouve à remplir une page A3 avec une police 6, si vous voyez ce que je veux dire ;).

Encore un point : le graphique devient vite « plat de nouille », et cela devient un exercise en soit que de faire le schéma sans que les traits se croisent trop.

Au final, je n’aime pas ces méthodes d’analyses. Je pense que seul le gars qui fait le graphique comprend réellement le truc.

J’aime mieux :

Les textes, qui expliquent de manière simple et concises ce qu’il faut comprendre.

Séparer les cas et décrire différents scénarios, dans des contextes différents.

Exemple : pour décrire le processus achat d’un site, au lieu de faire une seule analyse bien « prise de tête », on décrit se qui se passe, dans les différents cas : utilisateur identifié, nouvel utilisateur et utilisateur ayant un compte mais non identifié.

En « fixant » quelques variables en début de scénario, on rend son écriture bien plus simple.

 

Le shopping du futur, vu par Google et surtout Paypal

Plein Ecran, l’excellente émission de Cédric, se propose cette semaine de faire un tour sur le shopping du futur :

Comment le smartphone et le paiement avec mobile peuvent faire évoluer le commerce physique ?

Paypal qui se propose de devenir un moyen de paiement de référence dans le monde physique, en proposant tout un tas de services :

  • Payer avec les terminaux de paiement actuel
  • Gérer la boutique en ligne pour les commerçants
  • Gérer le programme fidélité
Bref, de belles ambitions 😉

Election présidentielle 2012 : Comment les principaux candidats se présentent sur Internet ?

Comment ont ils travaillé leur SEO ?

Comment proposent ils de nous faire participer ?

On pourrait en faire toute une étude comparative 😉

J’ai juste fait une passe rapide.

Bayrou

Quand on recherche Bayrou sur Google, le résultat est plutôt propre :

Le site du candidat apparait en 2ème position, après un premier lien vers l’actualité.

Bon, le texte qui apparait sur Google n’est pas vraiment travaillé.

Un clic et hop, on est sur la page d’accueil :

Le site est plutôt bien fait, plutôt moderne.

Ah, on me propose en haut de participer : c’est même mis en avant avec un code couleur différent :

Déception, on ne me demande pas de participer au débat. On me demande d’aller coller des affiches, de donner de l’argent, ou de rejoindre le club des fans sur Facebook.

Hollande

François Hollande s’en sort pas mal non plus sur Google :

C’est même mieux que Bayrou puisque le site officiel est en première ligne, avec un texte plutôt travaillé pour Google.

En arrivant sur le site, une pré home nous propose de rejoindre les forces de soutient au candidat :

Le site est plutôt clean :

On retrouve des contenus classiques : actualité, projet, équipe… On me propose de « suivre » les réseaux sociaux (Facebook ou Twitter) mais pas de participer. Dommage !

La page Facebook regroupe aujourd’hui plus de 50 000 fans.

Sarkozy

Quand on recherche « sarkozy » sur Google, le résultat est plus étonnant :

La page de Facebook, wikipedia, actualités, UMP, Bio… Ah, en bas : Nicolas Sarkozy – Campagne présidentielle. Je clique :

C’est quoi cette page ? Un site avec juste le texte de déclaration de candidature….
C’est pas possible… Je clique sur un autre lien :

Non, c’est ça le site officiel de la campagne ?

Je n’y crois pas, et essaye le site de l’UMP :

Non non, c’est pas encore ça, je décide de retenter ma chance sur Google :

Ah voilà, c’est ça qu’il faut chercher. Nous y voila :

Etonnant qu’aucun des autres sites ne pointent vers cette page et que cette page soit si difficile à trouver !

Sinon, ce site me semble comme ceux des autres, ni plus ni moins : projet, actualités, les réseaux sociaux (Twitter et Facebook), avec une entrée en plus : le bilan.

Et ici non plus on ne me propose pas de participer autrement qu’en donnant mon argent ou mon temps.

Bon, Sarkozy se rattrape sur Facebook, avec 10 fois plus de fan que Hollande !

Au final, on sent bien que le moment n’est pas à l’échange d’idées.

Bon, je retourne skier 😉

Le bug universel

L’homme a, de pars son intelligence, la capacité à concevoir des édifices complexes, à se projeter vers le futur, en imaginant un grand nombre de scénarios.

On est plutôt fier de cette intelligence qui nous permet de prendre de « bonnes décisions » basées sur une logique implacable.

Seulement voilà, l’homme est buggé.

Plusieurs exemples ont été développés dans le livre : Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens.

Exemple tiré de ce livre :
On prend une décision avec la conviction que cette décision a été prise librement
Si, ensuite, les paramètres ayant conduit à prendre la décision évoluent, on reste sur la décision initiale !

Pour dire les choses plus crûment : on s’entête bêtement, malgré des facteurs objectifs qui nous prouvent notre mauvais choix.

Et ne vous croyez pas mieux que les autres. On est tous comme ça. Les études le prouvent.

Mais pour moi je pense qu’en fait il y a un bug universel, un espèce de « méta bug ».

Voici mon hypothèse :

On a deux moteurs très forts : notre capacité à nous projeter dans le futur donc, et en même temps, l’instinct de survie.

Le bug est là : notre capacité à nous projeter fait qu’on « sait » que notre vie est limitée.
Pire : la limite est très variable, et relativement inconnue. Sans être catastrophiste, objectivement, on le sait, tout un tas d’évènements peuvent survenir, des évènements sur lesquels on n’a, pour la plupart, aucune prise.

Cette fin inéluctable et aléatoire devrait nous pétrifier, à cause de l’instinct de survie.

Et ce n’est, grosso modo, pas le cas. On a bien un peu de vague à l’âme de temps à autre, mais globalement, on avance, sans trop se « prendre le chou ».
Comment fait on ?

Je pense que la réponse est en fait évidente : on est buggé !

On est fondamentalement construit pour être capable de se projeter dans le futur, avec cette capacité à ne pas prendre en compte des catastrophes, qui se profilent à l’horizon.

C’est comme ça, par exemple, qu’André Citroen, un incroyable entrepreneur, visionnaire, n’a pas vu venir la crise, qui pourtant entourait l’Europe.
C’est comme ça que personne ne s’inquiète d’une centrale nucléaire au niveau de la mer, à un endroit où les raz de marée arrivent à intervalles réguliers.
C’est comme ça qu’on laisse la finance monter un édifice complètement virtuel, qui va s’effondrer de manière prévisible, sans s’en faire plus que ça.

J’arrête là les exemples, vous voyez l’idée 😉

Bon, c’est promis, demain, je parle de e-commerce.

UPS aurait fait l’acquisition de Kiala

D’après le JDN, Kiala aurait été racheté par UPS.

Kiala, c’est :

  • 300 clients
  • Présence dans 5 pays
  • 145 000 colis traités par jours
  • 50 M€ de CA en 2011 (environ)
  • Plus de 6000 points relais
En fouillant sur Internet, on voit que Kiala a levé
  • 2001 : 3       M€ apporté par les fondateurs
  • 2001 : 11     M€ (source)
  • 2003 : 12,8 M€ (source)
  • 2005 : 10    M€ (source)
  • 2007 : 26    M€ (source)

Je n’ai sans doute pas tout trouvé, mais ça fait grosso modo 63 M€ levé…

Tout ça, racheté pour 10 à 15 M€ ?

La boite devait aller bien mal pour un rachat à ce prix !

Que va devenir Kiala aux mains d’UPS ?

UPS va-t-il, comme l’évoque le JDN, utiliser le réseaux de points relais pour offrir une alternative à son système de distribution ?

(source JDN)

UPDATE

L’article du JDN a été mis à jour, on parle maintenant d’une valo de 10 à 15 M€ pour le fondateur, et d’une valo totale autour de 100 M€.

Hum, je pense qu’on ne sait pas la valo de rachat ;).

 

Système e-commerce : intégration, par le haut ou par le bas ?

Un système e-commerce, c’est l’ensemble des composants, qui font fonctionner le site e-commerce.

Bien sûr, cela comprend un (ou plusieurs) Front office, mais également un ou plusieurs back offices, un CRM, le branchement vers les autres systèmes d’information de l’entreprise, …

Au système d’information e-commerce pour un site un peu important, c’est rapidement près de 10 composants, qui doivent travailler les uns avec les autres.

Au fil de la vie du site, on doit ajouter de nouvelles briques.

Par exemple, on souhaite enrichir le site avec un système d’avis utilisateurs (type BazaarVoice ou PowerReview), ou encore avec un moteur qui va gérer des publicités à l’intérieur du site (un ad-server interne au site).

Comment réaliser cette intégration ?

Il y a deux approches, presque opposées : l’approche par le haut ou l’approche par le bas.

Par le haut

Le principe est de ne pas vraiment s’intégrer en fait : on effectue juste quelques modifications du code Front, avec l’ajout de tags et de Javascript.

Ensuite, les deux systèmes vont tourner en parallèle. Le nouveau module pourra tout faire à partir des légères modifications réalisées sur l’interface.

C’est typiquement comme ça que s’intègre d’ailleurs les outils d’avis utilisateurs. C’est également comme cela qu’on intègre la fonction de Web Analytics.

Par le bas

Il s’agit d’une vrai intégration. Le nouveau composant est branché sur le système e-commerce, et les informations qui doivent remonter sur le Front passent par l’architecture standard du site.

Avantages et inconvénients de chaque solution

L’intégration par le haut à plusieurs avantages :

  • L’intégration est très rapide, puisqu’en fait, on ne modifie presque rien.
  • Le coût d’intégration est donc mécaniquement réduit.

Beaucoup de briques e-commerce se développent en proposant ce type d’intégration.

La maintenance du système d’information est toujours un sujet sensible : cela coute cher, les équipes techniques ne vont pas aussi vite que ce que voudraient les équipes métiers…

Les éditeurs de logiciels l’ont bien compris, l’approche par le haut leur permet de « rentrer » plus facilement, avec une promesse simple  : mettez en oeuvre notre solution en quelques clics, sans avoir besoin d’une intégration longue et chère.

Alors, pourquoi s’embêter ? Pourquoi ne pas tout intégrer par le haut ?

En fait, cette intégration miracle peut cacher plusieurs désavantages : back office non intégré, trop de javascript sur la page, SEO difficile à travailler…

Comme toujours, il n’y a pas de recette miracle, pas de solution magique.

L’intégration par le haut peut être une très bonne chose dans certains cas, mais c’est une approche à « consommer avec modération ».

 

 

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Services mobiles de Voyage SNCF – Quand ça veut pas…

Les services proposés par Voyages-SNCF sont de plus en plus riches.

Comme je l’ai déjà évoqué, le e-billet est particulièrement pratique.

Mais au niveau mobilité, c’est pas encore ça.

Exemple vendredi, ou je voulais modifier un billet

Première tentative :

Bon, pourquoi pas, Deuxième tentative :

Allez, ça va bien finir par marcher …

Bon, finalement, j’y couperais pas, je devrais appeler la hot line.

Je suis sûr que Voyages SNCF y travaille, mais, mon humble conseil serait de simplifier un peu tout ça : trop d’applications, ça rend les choses bien difficile à maintenir.

La seule solution, de mon point de vue, est de travailler sous forme de scénarios, sur lesquels on doit valider que l’expérience client est simple, fluide.

Phishing, mode d’emploi

1) Je reçois un mail, avec un titre accrocheur

2) Le corps du mail est alarmant, surtout vu la température extérieure

Le mail est expédié par EDF, je regarde le lien : hum, ça va sur une IP (et pas le domaine EDF), c’est du phishing.

3) Je clique sur le lien, j’arrive sur une page ou on me demande mes coordonnées :

Bon, il ne faut pas trop creuser, aucun des liens ne fonctionnent, mais le décor est convainquant, surtout si l’internaute est pressé et stressé.

4) Je renseigne les champs (avec des AAAA partout, je vous rassure), et j’arrive à l’étape suivante :

Ah, nous y voila : tout ça pour ça : récupérer un numéro de carte bleue bien valide.

Et ensuite: on est gentiment redirigé sur la page d’accueil d’EDF, ni vu ni connu.

Le temps que l’internaute se soit rendu compte de la supercherie, sa carte aura été utilisé sur de nombreux sites…

l’IP en question n’est même pas masquée, si la police était active sur ce type de comportements, elle pourrait arrêter Mr 95.142.173.131…