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Développement (très) rapide : Symfony versus Ruby On Rails

Un billet un peu plus technique que d’habitude…

Comme prévu, j’étais jeudi à un p’tit dej, organisé par Clever Age, sur les « Frameworks Web RAD ».

FrameworkWebRad, kézako ?

(Framework : environnement, RAD : Rapid Application Developpement)

Concrètement, ce sont des environnements qui permettent de prototyper très rapidement des applications web.

Imaginez, vous avez une nouvelle idée, vous voulez la tester rapidement. Ces environnements doivent permettre de mettre en ligne très rapidement le sevice. On parle bien de prototype et pas de maquettage. La différence ? La maquette, c’est juste pour montrer les images de ce que ça donnera. Un prototype, ça tourne réellement.

De tels environnements, il y en a énormément. Comment choisir ? Bon, comme on était chez Clever Age, et que cette société est très axée open source, on a surtout parlé d’environnements open source.

Clever Age nous a surtout présenté Symfony et Ruby on rails.

Il s’agit de deux environnements de très bonne qualité, assez riche fonctionnellement. Ils permettent, entre autre, la gestion « propre » des bases de données, la programmation suivant le modèle MVC, l’utilisation d’Ajax…

Symfony

Symphony est un environnement entièrement PHP.

Tout se fait donc dans ce langage.

Avantage important : le langage est très utilisé, donc on trouve facilement des développeurs pour faire une application Symfony.

De plus, Symfony est basé sur la version 5 de PHP, et exploite à fond l’aspect objet.

Enfin, la communauté est très active, et on trouve beaucoup de composants et de documentation.

Ruby On Rails

Rails est l’environnement de développement rapide, réalisé sur le langage Ruby.

C’est bien le principal problème : il faut trouver un développeur Ruby, ou le former.

Sinon, Ruby On Rails bénéficie d’une très large communauté, très active. Il y a donc beaucoup de documentation et d’exemples en ligne.

En action

Voici deux petits films, qui illustrent la réalisation d’une application.

Avec Ruby On Rails : application pour gérer un blog.

Avec Symfony : application qui met en avant la génération de l’application d’administration.

Salesforce.com : une solution SAAS qui fait son chemin

Comme je l’ai déjà dit ici, je crois beaucoup au modèle SAAS, déclinaison moderne du modèle ASP, ou pour dire plus simplement, au modèle où le logiciel et le service sont hébergés chez un professionnel dédié, avec le web comme interface d’accès au service.

Le modèle, en soit, offre beaucoup d’avantages pour l’utilisateur :

  • Pas d’investissement (matériel, licences logicielles) ;
  • Pas de coûts de maintenance ;
  • Pas de problème de gestion des versions, et donc de mise à jour complexe et chère ;
  • Pas de problème de gestion de la montée en charge et des problèmes liés : faire évoluer l’architecture, le matériel, …

Un des plus gros frein pour les clients, c’est d’avoir ses données gérées et stockées par un tiers.

L’analogie avec la banque, que j’avais déjà évoquée est, il me semble, une bonne réponse : on délègue bien la gestion de son capital à un tiers, pour peu qu’on ait confiance.

En fait, c’est intéressant de noter que la réalité est à l’opposé de l’intuition !

Intuitivement, on a tous tendance à se dire que ses données sont plus en sécurité « à la maison » que chez un autre. Pour autant, la sécurité n’est en général pas le métier des boites, qui ont très rarement les moyens de mettre en place des bonnes solutions pour gérer la sécurité des données.

Pour un acteur comme Salesforce.com (plus de 8 ans d’existence, environ 70 Millions de transactions par mois !), c’est carrément au coeur de leur métier. S’ils sont mauvais sur ce point, ils perdront très vite leur crédibilité. Ils ont donc en place des solutions vraiment très propres, très avancées, bien loin devant ce que font les entreprises !

Et ça, ce sont les clients de Salesforce qui le disent, comme Infovista (qui est en bourse et qui est donc particulièrement attentif à la sécurité de ses données).

Au delà de ces généralités, on peut faire quoi avec Salesforce ?

Salesforce est à la base une solution de type CRM, qui permet de gérer les bases de données des clients.

Ces données permettent :

  • D’aider les équipes marketing : campagnes marketing (email, télémarketing, …) ;
  • D’aider les équipes commerciales : gestion des prospects ;
  • D’aider les dirigeants avec des solutions de reporting.

Le produit a été étendu, et intègre maintenant des fonctions plus larges pour :

  • Gérer la maintenance ;
  • Gérer le support : application en ligne pour les clients et gestion des incidents.

Comme Salesforce est basé sur des standards ouverts, les clients peuvent accéder à toutes leurs données via des web-services, et connecter les autres systèmes informatiques (ERP, …).

Prix

Il y a deux postes :

  • La location du service. On paye à l’utilisateur et par mois. Le prix « public » oscille entre 70 et 130€ par mois, suivant les fonctions achetées. Il faut ajouter, également par mois, le prix des services tiers complémentaires si on en utilise (AppExchange En anglais, j’en reparlerai) ;
  • La mise en oeuvre du service (à l’installation donc) qui comprend l’intégration et la customisation : quand je parle d’intégration, comme il n’y a pas d’installation proprement dite, il s’agit du branchement entre les services Salesforce et les applications existantes de l’entreprise (ERP, …). La customisation, c’est l’adaptation des applications de Salesforce à l’entreprise : ajouter ou supprimer des champs, adapter des formulaires, …

Dans la pratique, la phases durent entre 3 et 6 mois. La customisation de l’application Salesforce est très rapide, complètement graphique (drag & drop) et en ligne.

Le plus long, c’est clairement l’intégration avec des applications tiers. Un autre poste qui peut grever le budget initial : il faut prévoir des moulinettes pour récupérer et intégrer les données existantes de l’entreprise (bases clients et prospects, historiques, …).

Quel usage pour le e-commerce ?

Aujourd’hui, Salesforce.com est principalement utilisé par des clients qui vendent en B2B. Mais on peut tout à fait brancher une application e-commerce sur Salesforce, et gérer le marketing, le suivi de l’activité et le support. Alors, qui sera le premier site à tenter le coup ? En plus, on peut essayer pour vraiment pas cher, puisque le prix est à l’utilisateur et pas au nombre de transaction. On peut donc tenter le coup pour 70€ !

Il y a beaucoup trop à dire sur Salesforce pour un seul billet… Je vous reparlerai donc très bientôt de cas clients et d’AppExchange.

Une approche « génie logiciel » pour le e-commerce avec Intershop Enfinity 6

Le génie logiciel, c’est quoi ?

C’est l’art de faire du logiciel avec tout plein de qualités pour l’utilisateur : du logiciel souple, robuste, réutilisable, évolutif, … Et en plus, quand c’est bien fait, ça doit répondre aux besoins de l’utilisateur !

Je suis convaincu qu’il est important de prendre en compte la dimension génie logiciel pour faire du e-commerce dans la durée.

Attention, il faut, comme souvent, être très prudent : il ne s’agit pas « d’utiliser un marteau piqueur pour écraser une mouche ». Chaque projet e-commerce, en fonction de son contexte, n’a pas besoin des mêmes outils, des mêmes méthodes !

Philippe Audibert, qui bosse chez Intershop France,Logo Intershop m’a fait faire un tour de la solution e-commerce d’Intershop (Enfinity Suite 6), et j’ai trouvé l’approche orienté génie-logiciel intéressante.

Concrètement, la solution d’Intershop, basée sur Java, intègre un outil appelé « Pipelines » qui permet de »programmer visuellement » les processus du site marchand :

Image de l'éditeur de processus dans Intershop Enfinity 6

L’intérêt de ces outils, c’est de permettre une analyse des processus partagée avec les différents intervenants, dont les décideurs (vous les voyez regarder du code ?).

C’est également une solution qui aide à avoir un logiciel bien construit, et donc plus facile à faire évoluer.

Cette solution est-elle souple ?

Oui, car le logiciel Enfinity est lui même codé en grande partie avec des pipelines. On peut donc les adapter au contexte du site.

Peut on faire des sites marchands avec des interfaces innovantes ? Oui, j’y reviendrai dans un prochain billet…

Bon, c’est pas la solution pour les petits projets… on est sur des budgets de 150 K€ minimum (comprenant les licences et le service).

News sur les évènements de cette semaine

Je vous avais parlé ici de ma semaine qui s’annonçait chargée…

D’abord, je dois avouer que mardi, j’ai « séché » le salon Online-Expo, je n’y suis allé qu’aujourd’hui. D’abord parce que j’avais un rendez vous chez un prospect (« business first » comme on dit), et puis parce que je suis allé sur une autre présentation : sur Salesforce.com.

Ben après coup, je n’ai vraiment pas de regret ! Je dois dire que j’ai vraiment été impressionné par l’évènement organisé par Salesforce.com. Je suis parti de là avec pleins de docs, des présentations vraiment très pros, et des cas clients passionnants : quel professionnalisme !

J’en reparlerais très bientôt…

Je suis passé aujourd’hui sur Online-Expo. J’ai été marqué par le très faible taux de fréquentation : les stands et les allées étaient désespérément vides… Remarque, ça m’a permi d’avoir une bonne « bande passante » de la part des boites qui exposaient : elles avaient du temps à revendre… J’avais bien dit qu’il y avait trop d’évènements trop proches !

Realeyes3D : Une application vraiment innovante pour simplifier l’usage du mobile

J’étais donc sur l’évènement Mobile 2.0, organisé par Christophe Romei, de Services Mobiles (excellent blog sur le marketing mobile).

C’était l’occasion de faire le point sur ce qui se prépare en mobilité, et évidemment, ça concerne directement le e-commerce...

Pour que les usages décollent sur le mobile, il y a à mon avis un point majeur à régler sur le plan technique, c’est l’interface de saisie : comment permettre à l’utilisateur de naviguer simplement et rapidement dans les applications, alors qu’il n’y a ni souris ni clavier complet ?

J’ai été marqué par la présentation de Realeyes3D

Logo Releyes3D

Releyes3D développe des applications innovantes qui utilisent la fonction vidéo des mobiles.

Ils ont une première offre, qui permet de « scanner » intelligemment des documents, directement depuis son mobile (mais c’est pas l’objet de ce billet).

Ils viennent de sortir une autre application que j’ai trouvée réellement bluffante :

Logo Motionized

Cette application pemet de naviguer dans des documents, en bougeant le mobile : haut, bas, gauche, droite, penché en avant ou en arrière. Chaque mouvement du mobile permet de déplacer la vue sur le document.

Comment font-ils ça ? Avec des capteurs de mouvement ? Et bien non, ils utilisent le capteur vidéo du mobile ! Concéquence : ça marche avec tout mobile qui en ont un.

Pour mieux comprendre, le plus simple est de regarder cette vidéo :

Mon grain de sel par rapport aux univers 3D

On parle pas mal en ce moment, des univers 3D.
Fred, avec ce billet a en particulier généré pas mal de buzz.

Mon avis est qu’il y a beaucoup de confusion : essayons d’y voir plus clair !

A mon sens, il y a deux cas d’usages : le jeu et l’univers de rencontre.

Le jeu

Pour les jeux, je pense qu’il n’y a pas de débat.

Il existe plusieurs jeux, massivement multi-joueurs, qui utilisent des univers 3D. Ce marché va évidement se développer, avec la généralisation des consoles de jeux connectées.

World Of Warcraft

Il y a un lien entre ces plates-formes de jeux et le business. On peut ainsi faire de la publicité pour sa société à l’intérieur des univers de jeux 3D, via des panneaux publicitaires ou des objets à l’image d’une marque (F1 « brandé » Renault par exemple, un immeuble qui représente une marque, …).

Les plates-formes de rencontre

Ce sont des espaces pour rencontrer d’autres personnes.

Les usages ? La drague évidemment, mais c’est également une forme de relation sociale. Et puis, il commence à y avoir des usages plus professionnels (organiser une réunion virtuelle, pour une entreprise, une association ou un parti politique).

L’icône montante de ces derniers mois, qui représente cette catégorie, c’est évidement Second Life.

Image de second Life

Second Life est assez « capitaliste » : on peut à peu près tout acheter et tout vendre.

Conséquence logique : l’espace a été rapidement envahi par des annonceurs de tous poils.

Dans cet univers, je pense qu’il est important de segmenter trois types de business très différents : 1) le business « à l’intérieur de l’environnement », 2) le business vers l’extérieur et 3) la publicité virtuelle.

1) Le business à l’intérieur de l’environnement », c’est le business purement virtuel : les habitants de Second Life peuvent fabriquer des objets virtuels (meubles, vêtements, …) et les vendre à d’autres habitants. C’est du business virtuel mais qui rapporte des vrais dollars.

C’est un business qui peut très bien marcher, mais il faut vraiment bien comprendre les besoins des habitants du monde virtuel pour bâtir des offres adaptées. Aujourd’hui, ce sont plutôt des particuliers qui se lancent dans ce business.

2) Le business vers l’extérieur, c’est pouvoir acheter depuis le monde virtuel des objets réels. Exemple, j’achète des baskets (bien réelles), dans le magasin virtuel Nike de Second Life.

Ce business est assez délicat. La raison principale est la suivante : quel est l’intérêt pour l’utilisateur d’acheter depuis le monde virtuel ? La question est d’autant plus valable qu’en fait, aujourd’hui, l’acte d’achat se termine dans le navigateur Web…

3) la « publicité virtuelle » : c’est la possibilité d’acheter des espaces de publicité, qui permettront de mettre en avant une marque dans le monde virtuel. Ce modèle (le même donc que celui des jeux) fonctionne, pour peu qu’on ait pris soin de bien qualifier l’environnement de l’annonce : fréquentation du lieu, type de public, …

Pour conclure…

Ce qui rend la situation plus complexe, c’est que les deux cas d’usage ne sont en fait pas bien séparés. Les univers de jeux sont également des espaces de rencontre, de chat, et réciproquement, on peut jouer dans la plupart des espaces de rencontre.

Ma conviction, c’est que ces univers vont se développer, quelques soient les acteurs qui réussiront sur ces marchés (donc pas nécessairement Second Life).

Pour les entreprises, il faut donc se préparer à intégrer ces nouveaux médias.

Harmonie…

Suivant les entreprises, les équipes, le centre de gravité n’est pas placé pareil.

Certaines entreprises sont centrées sur la technique. C’est la dictature de la technologie. Les commerciaux n’ont qu’à se débrouiller pour « fourguer » les magnifiques ouvrages réalisés par les équipes techniques. ça marche ? Non bien sûr !

D’autres entreprises sont centrées sur le commercial. Les commerciaux ramènent l’argent, ils ont donc le pouvoir. La technique n’a qu’à suivre. La technique est dans ce cas un outil, pas vraiment compris ni respecté. ça marche ? Non bien sûr !

Il y a d’autres modèles, les entreprises centrées sur les finances, sur les actionnaires, sur elles mêmes, sur le fonctionnement et l’organisation, … Il y a toutes sortes de perversions dans ce monde !

Logo Ying YangPersonnellement, je ne crois qu’en un seul modèle : l’entreprise idéale est centrée sur le marketing, et le marketing, c’est avant tout l’écoute. L’écoute des clients, l’écoute des actionnaires, des équipes techniques et commerciales, de la direction et des finances. Ce marketing là (marketing stratégique), ce n’est pas une dictature. La responsabilité de ces équipes marketing, c’est donc l’écoute, et la mise en place du processus qui permet de définir les meilleurs produits, les meilleures offres.

Vous en connaissez beaucoup, des entreprises qui ont ce mode de fonctionnement en France ?

Une semaine qui s’annonce rude !

La semaine prochaine va être chargée.

En plus du travail « courant », je serais :Logo de Mobile 2.0

  • Lundi au Mobile 2.0 organisé par l’excellent Services Mobiles (bravo Christophe pour l’organisation de cet évènement qui promet d’être passionnant). Ça fait maintenant longtemps qu’il y a beaucoup de réflexions et de projets sur le m-commerce (ou e-commerce en mobilité). Bien sur, il y a pleins d’idées très excitantes, bien sur, ça va marcher… La question clé, c’est : quand ce marché décollera-t-il vraiment ?
  • Mardi, mercredi, je serais sur le salon Online-Expo ;
  • Jeudi matin, Clever-Age organise un p’tit dej’ sur les framework Web RAD ;

L’empathie, un fondamental du commerce ?

Comment se mettre dans la posture qui permet de vendre mieux et plus ?

Pourquoi certains trouvent « naturellement » comment vendre et d’autre n’y arrivent pas ?

Et si, pour vendre, la principale qualité, c’était l’empathie ?

L’empathie, c’est se mettre à la place de l’autre jusqu’à ressentir ce qu’il ressent.

Appliqué au e-commerce, c’est faire des choix en fonction des attentes du client et pas uniquement en fonction des envies de marchand.

Exemple concrêt : le marchand souhaite avoir le maximum d’informations sur le client. Quoi de plus naturel alors que de faire remplir au client des formulaires, avec tout plein de questions, toutes très utiles pour la base CRM : l’âge, la date de naissance, la situation familliale,…

Mais le client, c’est quoi son intérêt là dedans ?

Je ne dis évidement pas qu’on ne peut rien demander au client !

Ce que je dis, c’est que dans la réflexion sur ce qu’on fait faire au client, il faut à tout moment faire l’effort de ce changement de posture : quel est l’intérêt du client, comment va-t-il « vivre » les différentes étapes qu’on lui impose ?

Et parfois, on peut être en face de choix simples : veut on absolument toutes ces données CRM, au risque de baisser le chiffre d’affaires, ou préfère-t-on maximiser les ventes, et collecter ces données quand on peut, et si le client le veut ?

(j’en parlais ce midi à ma femme, qui m’a dit que l’empathie, c’était carrément le fondement de notre société, c’est ce qui fait la différence entre une société « humaine » et la barbarie… 3 remarques : 1) Vous remarquerez que j’ai même pas peur d’embêter tout le monde chez moi avec mes réflexions professionnelles. 2) Là, ça dépasse carrément le cadre de ce blog. 3) Elle est patiente ma femme, non ?)

Le capitaine nous donne des conseils concrets pour les sites marchands

Deux billets que j’ai trouvé passionnant sur le site de capitaine-commerce :

Dans ce premier billet, notre cap’taine nous donne son point de vue sur l’ergonomie du bouton « Acheter » : sa taille, sa position dans la page…

Ce deuxième billet parle de l’abandon du panier : pourquoi, comment limiter la casse…