Archives de l’auteur : François

Synthèse subjective du e-commerce en 2009 et perspectives 2010

Si on me demandait ce qui c’est passé en 2009, dans notre « petit écosystème », je dirais…

Le e-commerce ne connait pas la crise

Croissance du chiffre d’affaires à 2 chiffres, croissance du nombre de sites en ligne, … Les chiffres de la Fevad ne sont pas encore sortis, mais on sait déjà que 2009 aura bien résisté à la crise dans notre domaine, même si, dans la réalité, le bilan est contrasté.

Pour certains, l’année fut rude, alors que j’en connais chez qui la croissance a été très forte.

Cela dépend de la situation de chacun en fait. Pour un site en conquête sur son marché, c’est « la conquête de l’ouest ». Pour un site plus mature, déjà bien développé sur son marché, les choses sont plus difficiles.

Les gros mangent les petits

Zappos, 1 milliard $ de chiffre d’affaires, racheté par Amazon ;

Chez nous, Alapage, racheté par RueDuCommerce : bon, ok, c’est différent, France Télécom, ancien propriétaire, cherchait à se débarrasser de son activité e-commerce ;

Mais je pense que ce mouvement va s’accélérer. Pourquoi ?

Pour plusieurs raisons :

  • Cela peut sembler être une bonne solution, pour une entreprise qui souhaite acquérir rapidement une position sur le e-commerce, que d’acheter le « kit complet » : équipe, site, clients.
  • Pour un site bien développé sur son marché, cela peut être une bonne idée que de chercher à élargir son offre via d’autres sites, positionné sur d’autres niches. D’une certaine manière, c’est ce qu’à fait Amazon avec Zappos.

Le monde des éditeurs logiciels change

Après la fin de l’année très mouvementé dans le monde du décisionnel (Rachat de Cognos par IBM, et de Business Objects par SAP), 2010 a vu des mouvements également forts :

  • Rachat d’Omniture par Adobe ;
  • Après le rachat d’Optimost par Interwoven, interwoven c’est lui même fait racheté par Autonomy. Qui veut acheter Autonomy en 2010 😉 ?
  • Après le rachat de MySQL par SUN, Oracle rachète à son tour SUN. On se retrouve avec MySQL, base de données open source et gratuite, dans le giron du plus grand éditeur de base de données au monde !

Surement pleins d’autres mouvements que j’oublie… (tient, par exemple Skype, qui retrouve son indépendance après avoir été racheté par eBay).

Cela montre que le mode change… et va continuer à changer.

Surtout avec …

Google domine le monde Internet et « tire dans tous les sens »

Incroyable toutes les annonces de Google, avec pas mal de succès : évolution de GMail, moteur de recherche pour sites marchands, Android, qui commence à bien se développer, nouveaux service de navigation GPS, nouvelles fonctions pour Adwords, préparation d’un OS, intégration des contenus dynamiques dans les pages de recherche (Twitter, Facebook, …)…

Le moteur de recherche reste le canal d’acquisition majeur de la plupart des sites, et ça me fait toujours un drôle d’effet de penser qu’un seul gars peut changer une ligne de code, et changer la vie de millions de marchands…

Autre mouvement intéressant : les grandes manœuvres autour de la futur explosion des livres numériques.

A propos du livre numérique…

Amazon domine le monde du e-commerce et « tire dans tous les sens »

Pour 2009, Amazon a bien évolué, avec la monté en puissance de son Kindle, le livre électronique d’Amazon.

Intéressant de voir que, pour télécharger les livres, Amazon essaie de s’affranchir des opérateurs, en embarquant une connexion 3G, avec son propre accès (négocié pays par pays si j’ai bien compris).

Ah là là, ça tire fort pour les opérateurs, qui doivent composer avec des acteurs comme Microsoft, Apple, Amazon…

Amazon a également étendu son offre B2B, de « légo e-commerce », avec la montée en puissance d’Amazon EC2.

Petite révolution ce truc là, puisque ça bouleverse complètement l’hébergement, avec un coût plus faible que les hébergeurs traditionnels, et une souplesse inégalée (monter un serveur complet en 10 minutes par exemple).

Cela répond à un réel besoin du e-commerce, qui a besoin de bande passante pour les pics d’audience (Soldes par exemple).

A ce sujet, je suis près à prendre plusieurs paris :

  • Des offres d’hébergement vont sortir, basée sur Amazon EC2, avec une vrai couche « service verticalisé » par dessus ;
  • De gros sites vont basculés sur EC2, parce que c’est un moyen d’avoir un site en ligne plus rapide pour moins cher.

Montée en puissance des solutions open sources e-commerce

Pour Magento, 2009 est l’année de la consolidation.

Fini les problèmes de performance, la version actuelle a bien corrigé ce problème.

Prestashop a également bien évolué.

Ces deux solutions sont aujourd’hui assez matures.

Et alors ?

2010 promets d’être passionnante, avec des évènements majeurs à venir :

L’évolution du HTML, avec la montée en puissance du HTML 5.

La très probable sortie de la tablette Apple, un nouveau terminal pour acheter depuis le canapé ?

La sortie des premiers Google Netbooks, qui peuvent également changer la donne.

Il y a également des rumeurs, d’une offre de « service client en ligne » powered by Amazon… A suivre, ça serait parfaitement cohérent avec la stratégie actuelle.

La bataille rangée pour l’internet mobile, avec enfin des offres vraiment intéressantes. A ce propos, vous pensez qu’Apple va garder sa dynamique, ou qu’Android va rattraper son retard ?

Et surement pleins d’autres choses, auxquels je ne pense pas, ou qu’on n’a pas encore identifié…

Bref, 2010 promet d’être passionnant, alors, GO !

La révolution du cinéma et l’avènement de la 3D

Je suis allé voir Avatar en début de semaine.

A la surprise de ceux qui connaissent mes goûts (plus genre Hitchcock, François Truffaut, Woody Allen, que … Robert Zemeckis par exemple, désolé Ben…), j’ai plutôt été agréablement surpris.

Bon, le mauvais d’abord :

Bien sûr, le scénario est super… comment dire ? Nase ? Plat ? Déjà vu ? Oui, le scénario est bien un petit peu tout ça.

Fred dit que c’est un mélange de danse avec les loups avec les Schtroumpf.

Moi, je trouve que c’est plutôt un mélange de Pocahontas et starship trooper (pas vu remarque, je parle de ce que je ne connais pas…).

Bon, bref, l’histoire est sans intérêt, et hyper stéréotypé.

Ce qui ressort, c’est la culpabilité américaine à propos des indiens.

Mais l’intérêt du film n’est évidement pas là.

Pour ma part, dès les premières images, j’ai été cloué sur mon siège, en admiration (presque jubilatoire) devant un spectacle aussi féérique.

La 3D augmente considérablement le sentiment « d’y être ». C’est un plongeon dans un univers magnifique.

Je pense que ce film est emblématique de ce qu’est en train de devenir le cinéma : la 3D et les films d’animations vont de plus en plus envahir les écrans.

La 3D va d’ailleurs aller bien au delà du cinéma : sur tous les écrans en fait. C’est la grande révolution en cours.

On parle de 3D sans lunette, et cela va arriver sur les consoles de jeux bien sûr, mais également sur la télé, les ordinateurs (écrans 3D déjà en vente…), les téléphones…

Bon, ça, c’est un autre sujet…

A propos de la 3D, on peut se demander pourquoi l’expérience au cinéma n’est pas plus « profonde » que ça.

Certes, Avatar présente plusieurs scènes où la 3D est plutôt bien faite, mais au final, la profondeur de champ n’est pas si grande que ça.

Pour comparer, la publicité Haribo projeté au début du film est bien plus immersive : on nage au milieu des bonbons.

Alors, pourquoi ce n’est pas le cas avec un film ?

Mon hypothèse est la suivante : les films doivent pouvoir être vus en 2D et en 3D. Cela doit limiter les possibilités, et cela devrait donc s’atténuer avec le déploiement de plus en plus massif des salles équipées pour la 3D.

Sur ce, vous l’aurez remarqué, on est le 24 décembre, c’est Noël !

Je fais un break, et ce blog va tourner au ralenti jusqu’au 4 janvier.

Je vous souhaite à tous un excellent Noël, et de bonnes fêtes de fin d’année !

Discussion passionnée sur les méthodes de recrutement de Google

Encore une discussion passionnée un midi, chez Araok !

Le sujet : le recrutement chez Google.

C’est parti de Benjamin, qui nous a raconté l’histoire d’un gars qu’il connait, qui a passé pas mal d’entretiens, pour finalement être « boulé » avec comme raison ses résultats scolaires, pas au top.

La question qu’on c’est posé est surtout la suivante :

Est-ce une bonne idée de ne recruter que « des premiers de la classe » ?

Certains défendent l’idée qu’effectivement, un très bon élève a développé des qualités, qui lui permettront de particulièrement bien s’adapter à l’entreprise.

D’autres (dont moi, je dois dire), pensent plutôt que :

  • C’est bizarre de s’intéresser aux résultats scolaires, au delà d’une certaine expérience. Il me semble que ce qu’à fait la personne après ces études fini par être plus important que son adaptation au système scolaire.
  • C’est prendre le risque d’avoir des profils un peu « homogène ».

Bon, je n’aurais jamais été recruté chez Google ;).

Les conseils d’un gars qui sait de quoi il parle…

Quand le patron de Zappos vous explique sa strétégie, ça vaut le coup de l’écouter… Il a quand même amené ça boite à faire plus d’un millard de $, en vendant des chaussures en ligne !!!

Dans cette vidéo, qui vient du Web 09, il explique qu’au lieu d’investir en marketing, il a préféré tout miser sur la qualité de la relation client.

Pourquoi ?

Premièrement parce qu’un client heureux revient. Et les chaussures, on est bien amené à en acheter plusieurs par an, pour soi ou pour ses proches (enfants, …).

Deuxièmement parce qu’une fois qu’on est super enthousiaste à propos d’un site, on va en parler autour de soi.

Alors, je vous invite à bien écouter ce gars là !

Bon, à mon humble avis, il aurait du investir un petit peu plus sur la plate forme technologique, qui était, je pense, le talon d’Achille de sa boite… Problème résolu en s’adossant à Amazon.

Merci Ben pour l’info !

3DSecure. La paix pour les e-marchands, l’enfer pour les clients ?

Cela fait un bout de temps qu’on parle de 3DSecure.

Jusqu’ici, je pensais quelque chose comme :

Le positif, c’est que le marchand ne paye plus pour les fraudes.

Le négatif, c’est un risque de baisse du taux de transformation

Suite à un billet sur capitaine, et à un commentaire de notre ami Alban, je me pose des questions.

La thèse d’Alban, c’est que la responsabilité passerait non pas du e-marchand vers la banque, mais du e-marchand vers… le consommateur.

Son explication est la suivante :

Puisque, pour acheter avec la carte 3DSecure, il faut utiliser le « code secret », l’utilisateur est responsable des usages frauduleux de la carte.

Et comme le « code secret » est la date de naissance, disponible sur en 3 clics sue internet…

Alors, ça serait ça la raison de l’empressement des banques à basculer sur 3DSecure ?

Messieurs les banquiers et spécialistes des paiements en ligne, rassurez moi, dite moi vite que c’est complètement faux !

(merci Christophe pour l’inspiration 😉 )

Augmenter votre performance avec Bazaarvoice !

Les principaux sites proposent des fonctions liées aux avis des internautes.

Vous avez du voir ça par exemple sur le site de la Fnac :

Ca n’a l’air de rien, mais cette fonction est en fait assez évoluée :

  • L’internaute peut noter le produit ;
  • Il peut mettre un commentaire, court et long ;
  • Les avis sur le site de la Fnac sont liés au compte client. Cela doit a priori limiter les avis bidons ;
  • Les autres internautes peuvent dire si un avis est utile ou pas ;
  • On peut voir tous les avis émis par une personne. C’est un moyen soit de vérifier que les avis sont « consistants », soit parce qu’un avis est vraiment intéressant, et qu’on s’intéresse aux autres avis de cette personne ;
  • On peut enfin partager ces infos sur Facebook, ou autres réseaux sociaux.
  • …

Cette fonction est également présente sur pas mal d’autres sites… Sur Sephora par exemple :

Sephora demande plus de choses, en proposant aux internautes de qualifier le produit (mythique, envoutant, …).

Bon, je pourrais multiplier les exemples, parce que Bazzaarvoice, qui fournis cette fonction, l’a mis en place sur la plupart des grands sites e-commerce en France, et dans le monde.

BazaarVoice fournis ainsi ses services à Dell au niveau mondial !

L’offre de Baazarvoice va en fait bien au delà ce qui est visible (comme bien souvent dans le e-commerce). Ils proposent :

  • La technologie pour afficher et capter les avis des clients ;
  • La modération des avis. Il est clair que les avis doivent respecter une charte. On peut ne pas aimer un produit et le dire. On ne peut pas par contre dénigrer de manière générale la marque, avoir des propos racistes, …
  • Expertise métier : BazaarVoice propose un consultant senior, par client. Ce consultant a comme mission de monter le ROI du projet.

Bazaarvoice propose donc la modération des avis.

Ils savent faire ça en pleins de langues, et font, par exemple, se service pour Dell, partout dans le monde. Ils ont près de 150 personne sur cette fonction !

Le produit est proposé en mode SAAS, à partir de 2000 € par mois, avec un prix basé sur les coûts + une marge :

  • Hébergement, lié au nombre de produits ;
  • CDN (cache réseau type Akamai), lié au nombre de pages vues ;
  • Modération, optionnel, lié au nombre d’avis consommateurs ;
  • Expertise métier ;
  • Développement.

BazaarVoice a une road map agressive, avec plus de 8 mises à jours de la plateforme par an.

Kamal, le responsable commercial basé à Paris, estime qu’on peut mettre en oeuvre sa solution à partir d’un chiffre d’affaires de 2 M€ annuel. Son approche commercial est de garantir un ROI très rapide, basé sur :

  • L’augmentation du taux de transformation (je lis des avis positifs, et j’ai plus confiance pour acheter) ;
  • L’augmentation du panier moyen (j’achète plus de produits ou des produits plus chers parce que j’ai super confiance) ;

A propos des avis négatifs, Kamal m’a donné une info que j’ai trouvé très intéressante : l’expérience de BazaarVoice, c’est qu’un internaute qui lit un avis négatif aura un meilleur taux de transformation qu’un autre internaute.

Pourquoi ? Probablement parce que, fort de cet avis négatif, il saura mieux trouver le produit dont il a besoin. Autre raison qu’on peut imaginer : cela augmente la confiance sur les avis positifs.

Toujours à propos de ces avis négatifs : il faut savoir que, sur les millions d’avis qu’à récolté Bazaarvoice, la note moyenne est de 4,3 sur 5.

Les internautes laissent donc, de manière très majoritaire, des avis positifs !

Les vidéos du Bargento 3

Olivier et moi avons animé la dernière conférence, lors du dernier bargento.

Avec Olivier, on a passé en revu pas mal de sites, réalisés sous Magento.

Objectif :

  • Montrer qu’on pouvait faire pleins de choses avec Magento
  • Analyser ce qui se fait, identifier les bonnes pratiques, alerter sur les moins bonnes idées.

Voici la vidéo, découpée en 4 parties :

Attention aux gadgets !

Vous avez envie d’ajouter des gadgets sur votre site ?

Attention à ne pas suivre l’exemple d’un site que je viens de tester, et qui affiche dans le coin « en bas à droite » un triangle, pour voir les avis des consommateurs :

bugavisclient

Moui…. Mais il se trouve que les navigateurs ne savent pas traiter les triangles. La zone est en fait un rectangle, avec une partie transparente.

Vous avez compris d’où venait le problème ? Le résultat, c’est que le bouton « Valider mon panier » n’est plus accessible !

Dommage !

Configurateur de tee shirts

Benjamin a dégoté un configurateur pour tee shirt de rugby :

rugby - Page d'accueil

Passionnant, le sujet des configurateurs. J’ai donc joué un peu avec.

rugby - entrée dans le configurateur

rugby - Détail

Il apparait tout de suite clair que cet outil a été conçu avec l’envie de :

  • Faire une page agréable, claire
  • Faire un système facile à utiliser
  • Avoir un bon taux de transformation

Certains aspects sont plutôt réussis. Le logiciel est ainsi effectivement esthétique, et les dégradés de gris sont plutôt réussis.

A noter également les couleurs « incitatives » rouges, pour ajouter le polo au panier.

Mais, à mon humble avis, on pourrai encore bien améliorer cet outil.

Ainsi, je pense que les options, présentés en « accordéon » en colonne de droite ne sont pas assez visibles. En arrivant sur le configurateur, on ne comprend pas naturellement ce qu’il faut faire pour entrer les différents paramètres.

Autre détail important : le configurateur ne semble pas être « réentrant ». Imaginez, vous avez passé du temps pour configurer le tee shirt de vos rêves, il est dans le panier.

Et bien on ne peut pas revenir dans le configurateur une fois le produit mis au panier. On ne peut donc pas modifier le tee shirt.