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Quelle stratégie pour eBay, avec toutes ces acquisitions ?

eBay a donc racheté Magento, mais également, il y a quelques mois, GSI.

Quelle peut être la stratégie de eBay ?

Quels sont les points communs entre ces acquisitions ?

  • Magento est une solution permettant de mettre en ligne, plutôt facilement, pour pas très cher, des sites e-commerce ;
  • GSI est l’acteur leader aux US, sur le e-commerce délégué ;

Clairement, le point commun de ces acquisitions est le e-commerce pro (je veux dire B-2-C ou B-2-B)

eBay essaye, ils le disent d’ailleurs, de se positionner comme acteur clé, pour « motoriser » le e-commerce, avec une offre très très large :

  • eBay pour le C2C ou la vente « sans magasin » (les power sellers)
  • GSI pour le e-commerce délégué, vers les grandes marques
  • Paypal pour tous les aspects paiement
  • Magento, pour bâtir la base d’un légo logiciel e-commerce

Je trouve l’idée intéressante, mais pour l’instant, je reste « à convaincre »  ( 😉 ) :

Je trouve en effet qu’il y a peu de cohérence logicielle entre ces briques, qui fonctionne fondamentalement sur des technos très hétérogènes (Java, PHP, …).

A suivre donc !

en attendant, je vous encourage à voir cette vidéo du patron d’eBay :

Tealeaf – Pour aller au delà du web analytics et améliorer son taux de conversion

Patrick Chancelier, qui vient de chez Adobe-Omniture, vient de lancer la commercialisation, en France, de Tealeaf.

Mais quelle est l’offre de Tealeaf ?

L’objectif est simple : il s’agit d’aider les e-marchants à vendre plus.

Comment ? En améliorant la compréhension de ce qui ne marche pas bien sur le site.

Tealeaf est une solution logicielle, qui commence par tout enregistrer ce que voient les internautes et ce qu’ils font sur le site.

A partir de cette base d’information, on dispose d’outils pour chercher les « points de ruptures » : vous savez, ces petits détails, qu’on ne voit pas forcément quand on conçoit un site, et qui perturbent les clients.

Une fois les problèmes identifiés, on peut sélectionner les clients ayant butés dessus, et « rejouer le film » : on peut passer, étape par étape, ce qu’on fait les clients, sur le site.

On peut également quantifier l’ampleur du problème, et donc se livrer à une analyse de « manque à gagner ».

Ces différentes analyses permettent de trouver, analyser et corriger les « points durs », en se concentrant sur les points les plus importants : ceux qui vont permettre d’augmenter le plus les ventes.

On est donc bien au delà de ce que propose les outils Analytics classique (d’ailleurs, les sites qui utilisent tealeaf travaillent en parallèle avec une solution d’Analytics classique). Ce domaine s’appelle le CEM : Customer Experience Management.

Autres exemples d’application : la solution peut être utilisée couplée avec un call center. L’idée, c’est de relancer les clients en fonction blocages rencontrés.

Bon, on peut imaginer bien d’autres scénarios d’usages…

La solution est vendue de manière classique : c’est une licence logicielle. La solution devra être installée sur deux serveurs, à côté des serveurs web Front Office.

Tealeaf cible plutôt les gros sites. La licence est vendue à partir de 100 000 €.

La société existe depuis 1999. Elle a été fondée par des anciens de SAP-Us.

Ils ont des références de rêve : Zappos ou Wallmart par exemple !

En europe, Tealeaf a notamment travaillé avec Wehkamp.nl, un site qui fait quand même 560 M€ en Hollande (l’autre pays du e-commerce 😉 ).

Vous trouverez plus d’info ici notamment.

A suivre !

eBay achète Magento

Bon, eBay avait déjà un bon pied dans la place.

Mais maintenant, eBay a donc 100% de Magento.

Quelle va être la suite de l’histoire ? On verra 😉

Bien sûr, au moment de l’acquisition, tout le monde nous dit que ça va continuer comme avant, avec plus de puissance, puissance apportée par eBay.

Mais le risque, c’est que, comme cela arrive parfois après une telle acquisition, l’équipe des fondateurs partent : ils ont gagné de l’argent, et découvrent, après quelques mois, que c’est pas pareil, de bosser pour soi ou pour une plus grosse boite… Ils partent donc, après 1 ou 2 ans (lockup : souvent, pour ce type d’acquisition, l’acheteur met un lockup, les fondateurs doivent rester quelques mois pour récupérer 100% du gain).

Pour ebay, il me semble clair que l’enjeu principal est de développer plutôt vers les « petits – moyens » e-marchants, c’est à dire la Community Edition et Magento Go, la version SAAS.

A suivre, on en parlera bien sûr au prochain Bargento !

Vous pouvez en savoir plus avec cette FAQ (PDF).

En prime, la vidéo ou Roy et Yoav (CEO et CTO) présentent cette acquisition (ils rigolent pas) :

Bargento 2011 – C’est le 20 Juin !

Le Bargento cuvée 2011, c’est le 20 juin, toujours à cap 15, 3 quai de grenelle, paris, 15ème.

C’est un super évènement, avec pas mal de choses intéressantes cette année.

Horaire ConfÈrenciers Sujet
9h00 Magento Inc & la team Bargento Ouverture de Bargento 2011
9h30 Yohan Ruso Places de marchÈ et stratÈgie multi-canal
10h15 Ilan Benhaim & Gabriel Bouhatous Gestion de grands projets E-commerce
11h20 Zeev Suraski & Philippe Humeau Lancement officiel du Zend Cloud
13h45 Diane Mullenex et Annabelle Richard Marketing online : Attention aux piËges lÈgaux !
14h30 X.Bouteiller & un haut fonctionnaire Lutte contre la fraude et la cybercriminalitÈ
15h40 Emmanuel Haardt & Christophe le Bot B2B : La face cachÈe de Magento
16h25 MM. Gourlet & Croissant (Pictime) RÈussir le cross-canal (digital,magasin,catalogue)

Plusieurs intervenants clés seront présents pour animer cet évènement :

  • Ilan Benhaïm (co-fondateur de Vente Privée),
  • Yoan Ruso (PDG d’Ebay Fr),
  • Zeev Suraski (Co-fondateur de Zend/Php),
  • Roy Rubin, Bob Schwartz et Yoav Kutner (Magento Inc)

Et enfin, bien sûr, pas mal de choses à voir, avec 23 ateliers thématiques. Je dois en animer un d’ailleurs 😉

Alors, on se retrouve le 20 ?

Mettez un turbo dans votre boutique Magento

Magento est une solution connue pour avoir une certaine richesse fonctionnelle.

C’est également une solution avec une architecture logicielle évoluée : basée sur Zend Framework, très évolutif, …

Le prix à payer est que Magento est plutôt lent, et gourmand en ressources serveurs. Deux impacts : ça coûte cher au niveau serveur, et les taux de transformations peuvent être pénalisés si les pages se chargent trop lentement.

La solution, c’est de mettre une grosse puissance de calcul sur les (je dis bien LES) serveurs Front Office.

Bon, Seb me dit que j’exagère un peu ;). Si votre boutique n’a pas trop de produits, pas trop de visiteurs, pas la peine de dupliquer les serveurs Front !

Nitrogento vise à corriger tout ça :

Cette solution est un module Magento, qui met en place un certains nombre d’optimisations.

Les résultats sur les tests effectués sont plutôt (très) bons :

  • 6 fois moins de requêtes HTTP (grâce à l’utilisation de sprites)
  • 0,8 secondes pour charger une page d’accueil, au lieu de 2,5 sans le module Nitrogento

Vous pouvez voir tous les résultats des tests réalisés ici.

Les gains permettent principalement d’avoir un site qui répond plus vite, ce qui permet, mécaniquement, d’améliorer le taux de conversion, sans exploser la facture hébergement.

Derrière Nitrogento, il y a des équipes bien connues :

  • NBS, hébergeur spécialisé sur Magento,
  • La e-commerce Academy, spécialiste en formation sur Magento,
  • DnD, agence spécialisée en réalisation de sites Magento

Des équipes qui connaissent très bien Magento donc.

Vous pouvez acheter le module pour moins de 500 € par an.

Une solution à suivre de près ! A voir en particulier comment cette solution s’en sort, si on utilise magento avec une solution de searchandising, qui rend le contenu de la page bien plus dynamique.

Achat VIP roule avec RBS Change

Achat VIP, acteur de la vente privée sur Internet, souhaitait faire évoluer sa plate forme e-commerce.

L’entreprise a choisi RBS Change pour faire tourner les différents sites e-commerce.

RBS Change est, comme Prestashop ou Magento, une solution e-commerce open source, PHP.

Les principales fonctions proposées par RBS Change sont :

  • Moteur multi site, multi langue
  • Gestion native de workflow, planification des mises à jours, gestion avancée des droits d’accès au Back Office,
  • Intégration d’un moteur de recherche avancé (SOLR en l’occurrence)
  • Modification de la charte graphique sans programmation

La solution a été créée par une société de services française, RBS, en 2005.

A la base, cette solution était propriétaire. Elle est devenue open source depuis 2009.

Vous pouvez essayer le front office ici.

Si vous voulez aller plus loin, et comprendre comment on peut adapter l’interface, c’est plutôt là.

Une autre solution à suivre ;).

Formation : Choisir les composants clés d’un site d’e-commerce

Je donne une formation, avec le Benchmark group, sur le thème du choix des composants clés, pour un site e-commerce.

Au lancement d’un projet e-commerce, le choix des composants clés est une étape particulièrement délicate et très structurante pour la suite.

Quelles technologies choisir ? A qui s’adresser : aux éditeurs ou à l’intégrateur avec qui on a l’habitude de travailler ? e-Commerce, CRM… Quelles briques assembler ? Faut-il faire des développements spécifiques pour certaines parties ? Enfin, questions particulièrement sensibles : comment minimiser les coûts et garantir une mise en œuvre rapide ?

Toutes ces questions, et bien d’autres, sont fondamentales pour réussir son projet e-commerce. Cette formation, qui présente à la fois une méthodologie rigoureuse et plusieurs cas pratiques, permet de prendre du recul sur l’ensemble de ces questions et de prendre des décisions en connaissance de cause.

A qui s’adresse cette formation ?
Cette formation s’adresse aux chefs de projet e-commerce (fonctionnel ou technique), responsables de sites ou de business units ayant à faire des choix de composants pour enrichir ou même bâtir un site e-commerce.

La prochaine session a lieu le 16 mai. Il reste quelques places…

Pour voir la fiche de la formation, c’est ici.

Pour s’inscrire, c’est là

Conception Modèle – Vue – Contrôleur

Je vous propose plusieurs billets, sur la conception logicielle de qualité.

Une bonne pratique, quand on veut faire du logiciel de qualité, c’est de séparer les fonctions en « couches ».

Ainsi, on a l’habitude, pour un système de publication web (e-commerce ou autre CMS) de séparer les choses en trois couches :

  1. Couche Présentation
  2. Couche « applicative »
  3. Couche d’accès aux données

C’est ce qu’on appelle le modèle MVC : Modèle Vue Contrôleur.

La première couche est simple à définir : c’est tout ce qui touche à la génération de la page HTML. Normalement, le code HTML doit être exclusivement regroupé dans cette couche.

Le dernière couche est également simple à comprendre : elle doit couvrir l’ensemble des accès au système de stockage des données : la base de données quoi. Elle regroupe donc, si le système est basé sur une base de données relationnelles, l’ensemble des accès SQL (il ne doit donc pas y en avoir sur les autres couches).

A partir de ces deux définitions, on peut déduire que la couche du milieux contient… le reste.

L’avantage de cette approche :

On ne mélange pas tout. Programmer l’accès à une base de données, ou programmer une interface HTML, ce n’est pas du tout la même chose.

Normalement, cela doit permettre de faire évoluer le site plus vite, d’améliorer sa qualité (moins de bugs).

Je dis normalement, parce qu’il faut bien savoir que… un mauvais programmeur fera du mauvais travail, quelque soit les règles qu’on peut mettre en place.

Autre paradoxe : programmer comme cela, en couche, cela augmente mécaniquement la taille du code.

Le programme le plus court sera celui ou vous mélangez tout…

Et pourtant, là aussi mécaniquement, moins il y a de code, et moins il y a risque de bug.

On est donc à la recherche d’un juste milieu.

Bon, ceci dit, personne de vraiment sérieux ne remet en cause le modèle de ces trois couches.

D’ailleurs, la plupart des plate formes e-commerce respectent cette structure : Magento, Prestashop, …

News from Oxatis

Oxatis est la solution leader en France pour lancer sa boutique e-commerce en mode SAAS.

J’ai passé une soirée avec Marc, et son nouveau DG, Philippe.

Voici quelques infos échangées :

Oxatis se développe, avec l’ambition d’être plus de 100 personnes rapidement, et un développement à l’international en cours… D’ou l’arrivée de Philippe en « renfort ».

Il faut dire qu’Oxatis a bouclé une belle levée de fonds de 4 M€, ce qui ouvre quelques perspectives ;).

Au niveau produit, pas mal de choses en cours, dont un outil intégré de publication vers les marketplaces, eBay, Priceminister,… et moteurs de shopping.

Comme cette fonction est intégrée à la solution e-commerce, cela permet d’aller beaucoup plus loin que ce que peuvent proposer des solutions externes, et de gérer finement le cycle de vie de cette publication. Exemple : remplacer automatiquement une annonce eBay une fois la vente faite. Autre exemple : retirer le produit des autres places de marchés une fois la vente d’un produit unique réalisée.

Autres axes de développement : depuis quelque temps maintenant, Oxatis développe des interfaces (web services), pour se brancher sur des services tiers, ou pour permettre à des tiers d’étendre Oxatis.

Exemple : Oxatis se branche sur les solutions Sage ligne 30 et 100.
Cela permet de synchroniser Oxatis avec ces ERP, pour la compta, les stocks, …

Au niveau mobilité, Oxatis propose déjà une interface back office sur mobile.

A venir : la possibilité pour les marchands de publier le site sur mobile.

Au niveau stratégie, et vision du marché, Oxatis pense que le potentiel de croissance est encore très fort en France.
Il suffit de comparer avec ce qui se passe en Uk ;
On a 70 000 sites en France, avec 3 à 3,5% des ventes qui se passent « en ligne ».
Au Uk, on est sur 200 000 boutiques en ligne, pour 9% du commerce en ligne.

On a donc un potentiel de croissance de près de trois fois !

Autre analyse qui m’a semblé intéressante : Oxatis vend, entre autre, son produit, pour les commerçants « locaux ».
Le bilan, c’est que ça marche très bien !
Dans ce scénario, on n’est pas dans une vision e-commerce nationale.
L’enjeu n’est pas le SEO !
On parle ici d’apporter un service additionnel aux clients locaux.
Il s’agit donc de communiquer sur la boutique en ligne depuis la boutique physique (cartes, affichage) et d’apporter un service complémentaire en ligne : information produit à tout heure, vendre à tout heure, …
Et ça marche : les commerçants qui essayent en redemandent : cela leur permet d’augmenter leur chiffre d’affaires à moindre cout !

Quelques chiffres sur Oxatis :

  • 40 Millions de pages vues par mois
  • 4 Millions de visiteurs uniques par mois
  • Plus de 200 000 commandes traitées
  • Les plus gros clients font jusqu’à 4 à 5 M€

Comment va évoluer le métier d’oxatis :

Des « petits e-marchands » de moins en moins experts, avec un écosystème de plus en plus complexe !

Le challenge pour vendre en ligne est de plus en plus élevé !

Ces marchands là ne peuvent pas agréger l’offre de plusieurs de prestataires.

Seule solution :

  • Avoir une plate forme « tout en un »
  • La plate forme doit de plus être extensible et évolutive
  • Enfin, les marchands doivent bénéficier d’un accompagnement local.

Enfin, dernière news, Oxatis lance les journées oxygène, les 13 et 14 mai 2011.