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La ligne de conduite de Steve Jobs

Dans une récente interview, le patron, remplaçant éphémère de Steve Jobs, John Sculley, évoque, entre autre, la ligne de conduite de Steve Jobs, inchangée malgré les années :

  • beautiful design;
  • customer experience;
  • no focus groups;
  • perfectionism;
  • vision;
  • minimalism;
  • hire the best;
  • sweat the details;
  • keep it small;
  • reject bad work;
  • perfection and
  • systems thinker.

Simple et… brillant.

Et dans tout ça, Steve Jobs ne parle pas d’actionnaire, de gain, …

C’est ce qui manque, à mon humble avis, à pas mal de boites, gérées par… des gestionnaires.

Ultra Violet ou le retour de la revanche des DRM

Vous pensiez que les DRM, c’était fini ?

C’est mal connaitre les majors !

Pour faire simple, le monde est séparé en deux camps : ceux qui veulent mettre des DRM partout, et ceux qui n’en veulent pas.

Ceux qui veulent tout protéger veulent mettre des DRM sur les contenus, mais également mettre des systèmes de protection, un petit peu partout, pour limiter, freiner à l’extrême, la copie sans contrôle des contenus numériques.

Saviez vous qu’il y a des projets, bien avancés d’ailleurs, pour mettre de la sécurité y compris dans les écrans ?

En effet, ça sert à quoi de sécuriser un contenu, si on peut enregistrer le contenu, une fois décodé ?

Donc, pour empêcher ça, certains réfléchissent à pousser un système de codage complet, comme un tube blindé, qui irait jusqu’à l’écran. Si ça se développait, pour copier, il faudrait enregistrer l’écran avec une caméra.

Pour avoir pas mal réfléchi au sujet, ne ne crois pas du tout que de tels systèmes vont se développer. Pourquoi ?

Simplement parce que, pour un fabriquant d’ordinateur, ou d’écran, le piratage n’est pas son problème.

On peut lui imposer un système de sécurité.

Mais si le fabriquant estime que cela va à l’encontre de l’intérêt de ses clients, il s’arrangera pour qu’on puisse « casser » la sécurité… Tout comme le blocage des DVD en zone.

Le monde ou le contenu numérique à une diffusion complètement sous contrôle n’existe pas.

Comme le dit mieux que moi mon ami Serge Soudoplatoff, le partage de la pizza ne réduit pas la taille de chaque part…

La diffusion des contenus est tellement virale qu’elle est inévitable.

Mais les majors, les industries qui vivent sur un modèle de contenu payant ne sont pas prêt d’entendre ça, parce que ça remet en cause tout leur édifice, et que, pour toute entreprise, c’est vraiment très difficile de se remettre en cause.

Ils lutent, pour tenter de bâtir un « barrage contre le pacifique ».

Ultra Violet est la tentative la plus récente pour proposer une « DRM universelle ».

Il y a du beau monde derrière ce projet : Sony, HP, Fox, Paramount, Sony Pictures, Warner Bros, …

La nouveauté, c’est de permettre de lire le contenu protégé sur plusieurs terminaux : pc, tablet, mobile, …

On voit bien l’idée : offrir, avec un contenu protégé, un confort d’utilisation aussi grand que quand on pirate le contenu.

Mais, à mon humble avis, le problème n’est pas là.

Le problème est qu’il y aura toujours quelques gars pour copier le contenu, et ensuite le donner aux amis, puis aux amis d’amis, …

Et copier un contenu, c’est toujours possible après qu’il soit décodé (c’est ce qu’on appelle le « trou analogique de sécurité »).

Le prix du logiciel

Quand on achète une voiture, il y a un lien entre le prix payé et le cout de production.

On achète la R&D, l’usine de fabrication, les hommes qui passent du temps, la chaîne de distribution, le marketing.

Ajouter une petite marge, et hop, vous avez le prix de votre voiture.

C’est tout pareil pour l’électronique, sauf que dans ce cas, les marges sont ridicules.

Dans le monde physique, il existe des domaines ou le prix de vente est complètement débranché du prix d’achat. Il s’agit bien sûr du domaine du luxe.

Le travail marketing crée la valeur.

Le client achète du rêve, de l’image… Et le prix d’achat n’a plus rien a voir avec le prix de fabrication.

Bon, et dans le logiciel ?

Dans le monde du logiciel pro, bien souvent, les règles pour calculer les prix sont basés sur différents critères : puissance des serveurs, nombre de transactions, nombre de produits stockés dans le système, …

Quel est le rationnel derrière tout ça ?

Le logiciel coûte-t-il plus cher si il tourne sur plus de serveurs ?

(on ne parle pas de logiciels en mode SAAS, c’est un autre sujet)

Donc, non, il n’y a derrière ce type de prix qu’une seule logique : celle qui consiste à dire :

« Si vous utilisez plus mon logiciel, vous gagnez plus d’argent avec, et donc vous payez plus. »

Un responsable marketing d’une boite de soft me disait que le vrai bon prix, c’est de prendre un pourcentage sur le chiffre d’affaires du client.

Du point de vue de l’éditeur, qui veut gagner plus d’argent, je comprends bien la logique.

Je la comprends bien aussi parce que je me suis trouvé, avec Wokup et Medience, à traiter ce type de sujet.

Mais je n’ai, au fond, jamais été à l’aise avec ce type de pricing.

Pas à l’aise parce que cela ne repose sur rien, à part sur le fait que, en tant qu’éditeur, vous voulez gagner le plus d’argent possible.

Et pour les éditeurs, cette stratégie conduit régulièrement à se faire « ratisser par le bas », avec des acteurs qui attaquent le marché avec une offre open-source, gratuite ou très peu cher.

Je ne pense pas que ce type de pricing va perdurer très longtemps.

Je pense qu’à terme, le marché ira vers un pricing raisonnable.

C’est quoi ça ?

C’est simple : un prix en relation avec les coûts liés à la production du logiciel.

Pour écrire un logiciel, il faut investir en R&D.

Puis, une fois le logiciel sorti, il faut poursuivre les investissements, pour améliorer le produits.

Vous pouvez donc estimer vos coûts, et en estimant le nombre de clients cibles, vous pouvez définir un prix de vente.

Bien sûr, avec ce type de calcul, le prix sera très variable en fonction du marché adressé. Plus vous diffuserez largement votre logiciel, et moins il coûtera cher (modulo les coûts marketing, plus élevé en cas de distribution large…).

Vous vous retrouvez dans une situation saine, ou votre prix est raisonnablement lié aux coûts.

Autre article sur le sujet :

Y a-t-il arnaque avec Google Adwords ?

Je discutais il y a quelques semaines avec un expert du sujet, acteur du e-commerce depuis bien longtemps.

D’après lui, pas de doute, il y a arnaque.

Son avis est le suivant :

Google ferait tout pour maximiser ses revenus sous Adwords, avec des algos « border line ».

Premier exemples, sur la manipulation artificielle du référencement naturel :

Google baisserait artificiellement le référencement naturel, dès qu’on se lancerait dans le référencement payant.

On voit bien quelle serait la logique derrière une telle manœuvre : puisque le client paye, autant « l’encourager » à payer plus, en limitant la part de trafic naturel.

Autre exemple : le prix des enchères.

Le prix du CPC des annonces de Google n’est pas transparent, puisqu’il est basé sur la « quality score ».

Je ne sais pas si c’est vrai, ça me semble très difficile à prouver.

Mais je me dis que :

  • Ce serait très risqué pour Google de faire ça, principalement vis à vis de la loie anti trust américaine ;
  • On a tendance, face à une boite comme Google, à imaginer des scénarios un peu « parano ». Dans la réalité, c’est sans doute pas si simple que ça de « tout recouper ».

Et vous, qu’en pensez vous ?

Tablette dual Screen, par Toshiba

Toshiba prépare la sortie d’un netbook, avec deux écrans, et pas de clavier.

On peut voir la bête sur les vidéos :

Bon, on voit tout de suite ou sont les problèmes :

Le tactile n’est peut être pas aussi fin que celui proposé par Apple

L’OS rame ! On le voit bien, quand on tourne le netbook, il faut attendre un peu avant que l’écran se réorganise.

A mon avis, le coeur du problème est bien là : Toshiba fait une belle « boite », mais sans la maîtrise complète de la couche logicielle, ils sont incapable de proposer un vrai concurrent de l’iPad d’Apple.

Je trouve ça incroyable, comment de grosses boites comme ça se sont laissé dépassé par le soft… Pourtant, c’est mou, le soft ;).

Via Vincent)

Rakuten rachète Price Minister pour 200 Millions d’Euros

La news vient de tomber : Rakuten vient de racheter PriceMinister pour 200 Millions d’euros !

D’après les différents articles, il semblerait que PKM ait un « lock up » de 5 ans, pour poursuivre le développement de la boite.

Le e-commerce est donc bien dans une logique de concentration, avec de très très gros acteurs, qui mangent les plus petits.

Bon, allez, je me lance, sur une estimation du chiffre d’affaires de price minister.

Ils annoncent 11 Millions de visiteurs uniques

Si on prend un taux de transformation de 1%, et un panier moyen de 60 €, on arrive à un chiffre d’affaire de :

11 M * 1% * 60 € * 12 mois = 80 Millions d’euros.

Price Minister aurait donc été acheté 2,5 fois son chiffre d’affaires, ce qui est plutôt élevé.

UPDATE :

Le JDN parle d’un CA de 50 Millions €.

Bon, le panier doit être plus bas (35 €) ?

Grosse discussion sur Twitter, pour savoir comment est calculé le CA de Price Minister.

UPDATE 2:

En téléchargeant ici le doc émis par Rakuten, on peut voir le CA 2009 : 40 M€.

Maintenant, ce CA, c’est le total des commissions de Price Minister ou le total des ventes du site ?

Comme Price Minister est une place de marché, on peut penser que c’est le total des commissions… Mais comme Price Minister se positionne en ‘tiers de confiance’ et encaisse la vente, on peut aussi imaginer que c’est le chiffre d’affaires des ventes.

Si on reprend mon calcul, avec un panier plus bas, on arrive a des résultats réalistes :

11 M * 1% * 30€ * 12 = 40 M€

Mais certains me disent que non, le volume des ventes est de 260 M€.

Je ne comprends pas comment on peut arriver à ce chiffre !

Reprenons l’équation :

11 M * Tx * 30€ * 12 = 260 M€ (de ventes générées)

Tx étant le taux de transformation

On obtient un taux de transformation de 7% !

Heu, je n’y crois pas…

Serges Soudoplatov nous donne sa vision du e-commerce

Serge Soudoplatov est venu parler de sa vision du e-commerce, lors de l’AG de la Fevad.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Serges prend du recul, et c’est bien ça qu’on aime chez lui :
Bon, c’est pris avec mon iphone. Je vous y verrais, vous, pour pas bouger pendant 20 minutes 😉 :

Les diapos :