Le prix, un drôle de truc…

Pour certains produits, le prix, c’est pas très compliqué :

Vous prenez le prix de revient du produit (matières premières, main d’œuvre, matériel pour la fabrication, …).

Vous ajoutez les différents coûts, des intermédiaires (transport, emballage, distributeur, …).

Vous n’oubliez pas, merci, la marge et la TVA (merci olivier 😉 ).

Et hop, vous avez le prix final.

Simple, mais finalement, les choses se passent de plus en plus rarement comme ça.

En fait, le prix est une variable marketing à part entière.

On peut considérer que l’objectif du marketing est de ne pas se battre uniquement sur les prix

Pour certaines marques, haut de gamme ou de luxe, le prix est un élément permettant d’associer une image de qualité au produit.

Payer un Leica 5000 € ou un foulard Hermes 275 €, cela fait parti du « package ».

carre hermes

Dans le monde du logiciel, le prix n’a jamais vraiment été lié aux coûts de productions…

Souvent, dans ce milieu, les réflexions sont :

  • Combien le client est il prêt à payer ?
  • Quelle valeur apporte le logiciel ?

Vous imaginez, si on réfléchissait comme ça dans d’autres domaine ?

Le comble, c’est un éditeur d’ERP, qui vend ses produits tellement chers qu’il n’a que des clients satisfait !

Comment ?

Très simple : pour signer une commande à plusieurs millions d’euros, la direction générale c’est forcément mouillé, devant le conseil d’administration par exemple

Après, qui ira dire que le projet c’est mal passé (ou n’a pas été rentable, …) ?

Personne, et surement pas la direction !

Maintenant, sur le moyen terme, je pense que ces politiques de prix ne tiendront pas, parce que si il y a un grand écart entre le prix de vente et le prix de fabrication, vous ouvrez simplement la porte à la concurrence.

6 commentaires

  1. Dans ton petit calcul initial, tu n’aurai pas oublié la marge 😉

    Une des difficultés sur calcul du prix (pour un produit que l’on fabrique), c’est l’amortissement des frais fixes. Par exemple, sur un logiciel qui aurai couté 1000 jours/homme. Si tu prévoir d’en vendre 1000 tu équilibre à un prix équivalent au cout d’un jour/homme. Mais si tu prévois d’en vendre seulement 100, le cout sera forcément de 10 jours/homme.

    Mais le problème c’est que des prévisions restent… totalement aléatoire !

  2. J’adore la théorie sur les clients des éditeurs ERP, d’autant que « ça le fait » toujours de gérer des gros budgets.
    Et quand on voit ça dans les grandes entreprises, je ne peux pas m’empêcher de les comparer aux clients lambda et autres petits entrepreneurs. Eux au moins ils réfléchissent au prix et à sa valeur. En effet, le consommateur d’aujourd’hui ne cède plus aux sirènes du marketing et souhaite payer le prix le plus juste. De là à dire qu’il est en avance sur les grandes entreprises…je le dis!

  3. @Olivier> La marge, c’est un sujet de riche ça ;). Oui, tu as raison.

    @Manu> C’est certain que quand on a moins de sous, on fait plus attention… Mais je te rassure, on fait également des c…
    Plus petites, c’est tout 😉

  4. La direction générale s’est forcément mouillee. Lorsque l’on veut faire le malin , il ne faut pas faire de fautes d’orthographe, et sachez une chose, vous n’étiez pas ne que je portais déjà un foulard Hermès  » les ponts de Paris » Bien le bonsoir mon cher.

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